Il y aura des pauvres à Noël…par Hervé Bertho
Pendant que d’aucuns se soucient du bien-être animal et se demandent s’il est raisonnable de gaver les canards pour mettre du foie gras sur les tables des fêtes, les chiffres de la pauvreté ne cessent de gonfler… La période de Noël n’est pas qu’un moment de recueillement joyeux, c’est aussi tout un cortège d’abondances profanes, un vaste éventail de nourritures terrestres qui fait un curieux pendant à cette crise dont on parle chaque jour sous le soleil de l’austérité. Une austérité qui pourrait bien créer 25 millions de nouveaux pauvres en Europe dans les dix ans à venir. Cela donnerait quelque 145 millions de pauvres en Europe : un quart de la population ! Cela gâche un peu la fête… Depuis cinq ans, la crise économique a évolué en crise humanitaire en Europe. Chômeurs ou travailleurs pauvres, familles monoparentales, retraités, jeunes, migrants, les fins de mois tombent dès les premiers jours et la misère exclut de la société : on décroche… Et la violence s’installe. Les néonazis grecs en mal de bouc émissaire s’en prennent aux immigrés comme aux syndicalistes. La Grèce est d’ailleurs redevenue un pays émergent ! C’est-à-dire un pays pauvre en voie de redéveloppement… Qui sera le prochain ? Oxfam, réseau d’organisations de solidarité internationale qui font sonner les alarmes dans le monde entier, joue les Cassandre aux oreilles d’un monde sourd. Oxfam rappelle que l’on a déjà observé le phénomène en Asie, en Amérique latine et en Afrique dans les années 80 : l’austérité ne paie pas quand ce sont les droits sociaux, l’éducation et la santé qui sont sacrifiés sur l’autel de la rigueur des comptes publics. Le sauvetage des banques a coûté 4 500 milliards d’euros. Les banques vont bien désormais et les milliardaires n’ont jamais été si nombreux. Mais les pauvres sont à la fois plus pauvres et plus nombreux… La Croix Rouge, qui compte par millions les bénéficiaires dans ses files d’attentes, le dit crûment :« C’est de mal en pis. La situation humanitaire en Europe est plus qu’inquiétante » . Et d’ouvrir des pistes : investir davantage dans le capital humain que dans le capital, la santé publique, la protection sociale, tout ce qui fait le bien commun, les biens en commun pour vivre ensemble et pas les uns à côté des autres. La finance elle-même peut aussi être source d’espoir comme le montre le Comité catholique contre la faim dans le monde (CCFD), qui marie l’épargne des uns et le développement des autres. Le fonds« faim et développement » date de 1983. Il compte désormais 5 000 souscripteurs et a rapporté 23 millions d’euros. Une goutte d’eau. Certes. Mais Noël, c’est aussi l’occasion de se dire que le meilleur est possible et que les gouttes d’eau feront un océan. oxfamfrance.org ccfd-terresolidaire.org croix-rouge.fr
Emily Ratajkowski photographiée par Bruce Weber
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— Emily Ratajkowski (@emrata) 18 Décembre 2013
Le GI Castel débarque sur Twitter et Facebook
Au camp Kilmer, dans le New Jersey (États-Unis), Louis Castel en a assez de boire du lait. Il rêve« d’un bon côtes-du-rhône » . Un cri du cœur lancé dans son dernier message Facebook, posté le 9 décembre… 1943. Le GI est prêt à s’embarquer pour l’Europe pour participer, dans un peu de plus six mois, à la Bataille de Normandie. Louis Castel est né de l’imagination des équipes du Mémorial de Caen, avec Ouest-France, France-Bleu et France 3 Basse-Normandie, à quelques mois du 70ème anniversaire du Débarquement allié, qui aura lieu en juin.
Sa guerre au jour le jour
À partir d’aujourd’hui, ce jeune soldat virtuel va raconter sa guerre au jour le jour (les préparatifs, le Débarquement, la Libération) sur les réseaux sociaux du XXI esiècle. Avant son départ pour le Royaume-Uni, le Franco-Américain comptait déjà hier 1 519 « fans » sur Facebook et 564 abonnés sur Twitter (@louiscastel44).« Nous proposons une autre façon de raconter l’Histoire », résume Franck Moulin, directeur de la communication du Mémorial. Parmi les cibles privilégiées : le jeune public.« Avec Louis Castel, il ne s’agit pas d’un cours d’histoire ni d’une visite de musée. On présente l’histoire dans l’intimité d’un GI. » Les équipes du Mémorial ont subtilement mélangé plusieurs histoires vraies, validées par des historiens, pour faire vivre Louis Castel.« Je suis né le 19 mars 1920 à Paris, dans le IXème arrondissement, explique le soldat sur son profil Facebook. J’ai étudié un an le droit avant d'entrer à l’école des Hautes études commerciales. Le stage en entreprise obligatoire m ’a conduit aux États-Unis, à New York, chez un fournisseur de mon père. C ’était en 1939. La guerre a éclaté et je suis resté. » Avant Louis Castel, un autre soldat a fait le buzz sur les réseaux. Léon Vivien a fini sa vie le 22 mai 1915. Poilu de 1914, il a été imaginé par le musée de la Grande Guerre du pays de Meaux. Le jour de sa mort, il avait plus de 60 000 « fans » sur sa page Facebook.
Thierry Mugler Haute Couture Spring/Summer 1997 Full Show
Pour avoir un aperçu du style Mugler
(à rapprocher de la revue Mugler Follies)








