Richard Avedon (photographe)
Naomi Campbell, 1995 pour Pirelli photographiée par Richard Avedon
Naomi Campbell, 1995 pour Pirelli photographiée par Richard Avedon
L'ancien président sud-africain Nelson Mandela, 94 ans et de santé très fragile, a quitté samedi l'hôpital de Prétoria où il a été admis il y a neuf jours en raison d'une pneumonie. "Il va maintenant recevoir des soins à domicile", précise le communiqué. La décision de le renvoyer chez lui, probablement dans sa résidence de Johannesburg, a été prise "en raison d'une amélioration constante et graduelle de son état général", indique la présidence. Le président Jacob Zuma a remercié les médecins, ainsi que "tous les Sud-Africains et les amis de l'Afrique du Sud dans le monde pour leur soutien". Le prix Nobel de la paix 1993 avait déjà été hospitalisé en janvier 2011 puis en décembre 2012 pour des infections pulmonaires, probablement liées aux séquelles d'une tuberculose contractée pendant son séjour sur l'île-prison de Robben Island, au large du Cap, où il avait passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime de l'apartheid. En décembre 2012, alors qu'il vivait retiré dans son village d'enfance de Qunu, dans la région du Cap oriental, il avait été ramené en avion à Pretoria. Il avait alors passé 18 jours à l'hôpital avant d'être autorisé à regagner son domicile de Johannesburg, à proximité des centres de soins les meilleurs du pays. Mandela a été de 1994 à 1999 le premier président noir de son pays, élu alors que la majorité noire venait d'obtenir pour la première fois le droit de vote. Il est complètement retiré de la vie politique et, en raison de sa santé déclinante, il n'est plus apparu en public depuis la finale de la Coupe du monde de football, en juillet 2010 à Johannesburg.
Photo : Mandela par Patrice Murciano
Pour découvrir le N°5 sous toutes ses coutures, rendez-vous au Palais de Tokyo, où se tiendra prochainement une exposition entièrement dédiée au parfum culte de la maison Chanel.
Œuvres d’art, photos, films, archives : l’univers du mythique N°5 de Chanel s’exposera, à partir du 5 mai prochain, à l’occasion d’une rétrospective unique. Des sources d’inspiration de Mademoiselle Chanel jusqu’à la réinterprétation de ses amis artistes, Cocteau, Picasso ou Apollinaire, pas une pièce ne manque à l’appel… De quoi redécouvrir complètement ce parfum légendaire. Exposition N°5 Culture Chanel, du 5 mai au 5 juin 2013 au Palais de Tokyo, 13 avenue du Président Wilson, 75016 Paris. www.5-culture.chanel.com.
Photo : Catherine Deneuve pour Chanel n°5
Une danseuse balinaise, en tenue d'apparat, ondule son corps. Dans un monastère indien, des artistes composent une mosaïque avec du sable. En Turquie, le soleil éclaire le mont Nemrut, aux vestiges archéologiques millénaires. Impossible de ne pas penser au poème de Baudelaire L'Invitation au voyage en découvrant les premières images, absolument sublimes, de Samsara, de Ron Fricke. Ce chef opérateur de génie, ayant œuvré notamment sur Star Wars : Épisode III, de George Lucas, marque son retour à la réalisation vingt et un ans après Baraka (1992). Plus qu'un documentaire, ce long métrage, tourné en 70 mm, est une suite de photographies vivantes, palpitantes, des merveilles que recèle notre planète. L'absence de dialogues est compensée par une musique zen enveloppante, envoûtante. Un appel à la rêverie, à la contemplation, à la méditation et au lâcher prise.
Ron Fricke s'est donné un objectif : filmer le beau, la couleur et la diversité. Mais pas seulement. On est dépaysé par un volcan hawaïen en éruption, hypnotisé par le masque du pharaon Toutankhamon et fasciné devant la ferveur de milliers de pèlerins en prière à La Mecque. Le mot "samsara", qui signifie en sanskrit "ensemble de ce qui circule", représente dans l'hindouisme la ronde des naissances, des morts et des réincarnations.
S'il se défend de diffuser un message politique, le cinéaste provoque de sacrés contrastes en dévoilant la réalité de notre société contemporaine, qui procède par empilements horizontaux ou verticaux : un ballet de voitures sur une bretelle d'autoroute à Los Angeles, un hôtel vertigineux à Dubai, le travail à la chaîne et les élevages en batterie des usines agroalimentaires chinoises, les bidonvilles à Manille…
Une réflexion sur la mondialisation
Samsara n'épargne rien ni personne, du soldat au visage mutilé par la guerre au ventre de l'obèse qui envisage une opération de chirurgie esthétique. Ron Fricke relance la réflexion sur la mondialisation, tout en racontant une aventure extraordinaire. "Nous avons sillonné 25 pays pendant cinq ans. Chaque plan a exigé beaucoup de travail. On a fait une randonnée à Betatakin, une ruine indienne en Arizona. C'était une marche de quatre heures avec le matériel, sous une chaleur écrasante. À l'écran, le plan ne dure que huit secondes!"
Samsara***
De Ron Fricke. 1h42. Sortie mercredi.