"Salut les p'tites louves et loups,
Avec plus de deux mois d'avance, nous démarrons le mystérieux projet : la forêt de Brocéliande, qui est pour les initiés un des plus grands lieux alchimiques en Europe ; cette installation monumentale en parfaite harmonie avec le Code de l'Urbanisme, s'isncrit comme un des projets les plus grandioses de l'histoire de la Demeure du Chaos depuis 13 ans. Cela nécessitera plusieurs centaines d'IPM avec un travail de ferronerie en atelier dément. Rien que pour le plaisir des yeux, nous vous envoyons le croquis final et dès ce week-end, le premier arbre va surgir ! Et il y en aura comme celà systématiquement dans tout les 9 000 mètres carrés de la Demeure du Chaos.
Une forêt mythique de la légende arthurienne, où se déroulent de nombreux récits mettant en scène Merlin, les fées Morgane et Viviane, ainsi que certains chevaliers de la table ronde. Les textes y situent plusieurs hauts lieux et hauts faits, notamment le val sans retour où Morgane piège les hommes infidèles jusqu'à être déjouée par Lancelot du lac, et la fontaine de Barenton réputée pour faire pleuvoir. Brocéliande serait aussi le lieu de la retraite, de l'emprisonnement ou de la mort de Merlin. Ce lieu est aussi un pélerinage pour les druïdes parmi les premiers grands initiés."

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Thierry EHRMANN (photographié le 11 novembre 2010)
Localisation de la forêt de Brocéliande
La forêt de Paimpont est la localisation possible la plus anciennement revendiquée et la plus reconnue pour Brocéliande depuis le milieu du XIXe siècle, mais pas la seule. Les auteurs anciens étant muets sur la localisation de Brocéliande, il existe plusieurs hypothèses de valeurs inégales pour la situer. Pour Wace, elle se situe en Bretagne armoricaine alors que pour Chrétien de Troyes elle semble se situer outre-Manche. L'une de ces hypothèses serait que Brocéliande n'a jamais existé, et qu'il s'agirait d'un mythe relayé par Wace, puis repris par Chrétien de Troyes à partir du texte de ce dernier6.
La première revendication physique de Brocéliande date de 1467, lorsque la charte des « Usemens et Coustumes de la foret de Brecilien », est écrite le 30 août 1467 au château de Comper par un certain Lorence, chapelain du comte de Laval. Le manuscrit reprend le texte de Wace jusque dans la description de la fontaine qui ferait pleuvoir : « […] il y a une fontayne nommée la fontayne de Bellenton, auprès de laquelle fontayne le bon chevalier Ponthus fist ses armes, ainsi que on peult le voir par le livre qui de ce fut composé ». L'auteur, une personne avertie, donne ses sources en citant le Roman du chevalier de Ponthus. Dans Hauts lieux de Brocéliande, Claudine Glot voit dans cette charte la plus ancienne localisation de Brocéliande identifiée aux terres de Guy de Laval, seigneur de Comper7, bien avant la vague romantique du XIXe siècle. Aujourd'hui on peut visiter cette forêt, en Bretagne. Il s'agit de la forêt de Paimpont.
À cette époque, les grandes familles bretonnes tentent d'appuyer leur gloire en revendiquant la possession de terres arthuriennes, ainsi, en 1475, les Rohan affirment descendre d'Arthur et posséder le château de la Joyeuse Garde « où le roi Arthur tenait sa cour ». Les Laval, reconnaissant en leur terre de Brecilien, le Brecheliant de Wace, inventent la « fontaine magique » et se proclament ainsi seigneurs de Brocéliande8.
Aux XVIIIe et XIXe siècles, les auteurs romantiques défendent différentes localisations : l'abbé de La Rue évoque la forêt de Lorges près de Quintin9, Châteaubriand l'identifie à Becherel, écrivant d'ailleurs : « Au douzième siècle, les cantons de Fougères, Rennes, Bécherel, Dinan, Saint-Malo et Dol, étaient occupés par la forêt de Brécheliant ; elle avait servi de champ de bataille aux Francs et aux peuples de la Domnonée. Wace raconte qu'on y voyait l'homme sauvage, la fontaine de Berenton et un bassin d'or. »10. Certains auteurs, dont le plus imaginatif semble être Blanchard de la Musse, retrouvent la charte des Usemens de Brecilien datée de 1467, et placent le Tombeau de Merlin et le val sans retour dans les environs de Montfort et de Paimpont11. Dès la fin du XVIIIe siècle, « l'identification entre la forêt de Paimpont et Brocéliande constitue comme une sorte de vérité historique »12 et en 1835, elle fait pratiquement l'unanimité.
Depuis les années 1980, des auteurs, comme J.-C.Even ou le professeur J.-C.Payen pour ne citer qu'eux, commencent à la mettre en doute, plaçant Brocéliande à Huelgoat, à Paule, dans la région de Dol voire en Normandie (ce qui, pour cette dernière hypothèse du moins, est contraire aux textes les plus anciens. Source : Wikipedia.