Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Jours tranquilles à Paris

Publicité
22 octobre 2011

Vu à la MEP - José Medeiros

Le candomblé est une des religions afro-brésiliennes pratiquées au Brésil mais également dans les pays voisins tels que l'Uruguay, le Paraguay, l'Argentine ou encore le Venezuela. Mélange subtil de catholicisme, de rites indigènes et de croyances africaines, cette religion consiste en un culte des orixás (prononcé « oricha »), les dieux du candomblé d'origine totémique et familiale, associés chacun d'entre eux à un élément naturel (eau, forêt, feu, éclair, etc.). Se basant sur la croyance de l'existence d'une âme propre à la nature, le candomblé a été introduit au Brésil par les multiples croyances africaines des esclaves issus de la Traite des Noirs entre 1549 et 1888.

e5_1bD'abord confiné parmi la population africaine esclave, prohibé par l'Église catholique romaine et criminalisé par de nombreux gouvernements, le candomblé a prospéré secrètement jusqu'à l'abolition de l'esclavage en 1888. Peut-être est-ce dû au syncrétisme qui permettait aux adeptes de cacher leurs dieux d'Afrique sous les traits des saints catholiques. Sous la dictature, cette religion fut aussi combattue par le gouvernement jusqu'en 1984. Cette religion afro-brésilienne est aujourd'hui l'une des religions les plus populaires du Brésil dont les adeptes proviennent de toutes les couches sociales. Les femmes y tiennent un rôle important. Elle dispose également de plus d'une dizaine de milliers de lieux cultuels dans lesquels se déroulent les divers rites et cérémonies religieux. Lors du dernier recensement national, 3 millions de brésiliens (1,5 % de la population totale) ont déclaré pratiquer le candomblé. On dénombre ainsi plus de 2 230 maisons (terreiros, en portugais) dans la seule ville de Salvador da Bahia. qui caractérise la culture religieuse brésilienne explique la participation croissante et massive, d'un grand nombre de brésiliens, aux rites du candomblé. En effet, l'apport culturel offert par le candomblé (rites, danses, musique, fêtes) est incontestable : l'univers du candomblé est devenu partie intégrante de la culture et du folklore brésiliens.

19102011386

L'exposition regroupe un ensemble de 25 tirages modernes argentiques du photographe brésilien José Medeiros. Ces tirages font partie d'un exceptionnel reportage consacré à une cérémonie d'initiation au candomblé -religion afro-brésilienne- dans la ville de Bahia. Intitulé As Noivas dos deuses sanguinarios (les fiancées des dieux sanguinaires), il a été réalisé en 1951 pour la revue O Cruzeiro.

En 1951, le journal A Tarde reproduit un reportage de Paris Match consacré au candomblé publié le 12 mai de cette même année. Cet article, intitulé "Les possédées de Bahia" et illustré de quatorze photographies du cinéaste Henri Georges Clouzot, défraie immédiatement la chronique et suscite l'indignation dans certains milieux. On lui reproche son sensationnalisme et les préjugés qu'il véhicule sur la religion afro-brésilienne très présente dans le Nordeste du Brésil. Cependant, il se distingue par la qualité de ses images, et le caractère inédit du sujet traité.

e5_3bPiquée au vif, la rédaction du Cruzeiro décide de réaliser un reportage consacré au candomblé et de trouver ainsi l'occasion d'y porter un autre regard : le regard du Brésil sur un aspect souvent caché de sa propre culture. Elle envoie à Bahia son photographe vedette, José Medeiros, accompagné du journaliste Arlindo Silva. Les deux reporters partent à la recherche d'un terreiro - communauté où se pratique le culte afro-brésilien - qui accepte que les journalistes soient présents pendant les cérémonies religieuses et photographient ses fidèles. Ils se heurtent tout d'abord à une grande réticence de la part de la communauté afro-brésilienne de Bahia qui tient à garder secret ses rituels et considère la photographie comme une source potentielle de danger. Toutefois, grâce à un intermédiaire, ils se font accepter par un terreiro secondaire, situé dans la périphérie de Bahia, qui, le soir même, s'apprête à célébrer l'initiation de trois novices (Iyaôs).

Le reportage publié en septembre 1951 est illustré de trente-huit photographies de José Medeiros. Elles nous montrent les différentes phases de la cérémonie d'initiation : la réclusion des novices, les danses, les incisions pratiquées sur le crâne et les bras, les sacrifices d'animaux. Le reportage provoqua, dès sa sortie, la désapprobation d'une grande partie des adeptes du candomblé de Bahia qui y vit la violation de ses secrets et une profanation de lieux sacrés. Le reportage connut malgré tout un immense succès et marqua les esprits.

Six ans plus tard, en 1957, José Medeiros publie un ouvrage intitulé "Candomblé", illustré de soixante-cinq clichés, dont près d'une vingtaine inédits. Si le reportage de 1951 reste emprunt d'un certain sensationnalisme - notamment par les textes d'Arlindo Silva - cet ouvrage privilégie une démarche anthropologique et accorde une place privilégiée à la photographie. Les images de José Medeiros laissent entrevoir toute leur puissance évocatrice.

Malgré la polémique qui a accompagné la publication du reportage de 1951, la série de José Medeiros consacrée au Candomblé reste l'un des plus importants travaux photographiques jamais réalisés sur ce sujet et marquera l'histoire du photojournalisme brésilien.

En 2005, les 20 000 négatifs et clichés de José Medeiros ont intégré le fonds iconographique de l'Institut Moreira Salles. Cinquante-deux ans après la première parution de l'ouvrage Candomblé, cette importante institution culturelle brésilienne a pris l'initiative de rééditer une version augmentée de cette publication.

e5_2b

Publicité
22 octobre 2011

A Meudon la Forêt

16102011377

16102011380

16102011378

21 octobre 2011

Diane Arbus au Jeu de Paume

21 octobre 2011

Street Art - aux "frigos" (Paris)

DSC_7248

21 octobre 2011

Hôtel de la Marine - Place de la Concorde - Paris

Publicité
21 octobre 2011

A Montparnasse...

DSC_0038

DSC_0041

21 octobre 2011

Extrait d'un shooting - fétichisme

20100225_041016_1

21 octobre 2011

CHIC ART FAIR

68950017DETAILS PRATIQUES

Vendredi 21, samedi 22, dimanche 23 de 12h à 20h

Lundi 24, de 12h à 17h

Dans un climat festif et original, généreux et intime à la fois,CHIC ART FAIR réunit 60 galeries dans le hall d’exposition du 1er étage de la Cité de la Mode et du Design

Section art contemporain sous la direction artistique d’Eric CORNE

ESPACE 2.13 PM, Boissiere + Gomendio art contemporain, GALERIE CAMAC, CASTANGALERIE, GALERIE CATHERINE HOUARD, Galerie Claire Corcia, Galerie E.G.P, Galerie Elizabeth Couturier, EXIT art contemporain, Galerie Nathalie Fiks, Golden Brain, GALERIE GZ, Galerie Lazarew, LESS IS MORE PROJECTS, Lili Ubel Gallery, MAISON D’ART Gallery, Galerie Mariska Hammoudi, Mathilde Hatzenberger Gallery, Mazel Galerie, Monade Nomade, NOWALL GALLERY, Galerie L’Œil du prince, Polysemie, PvonK,

Quai Est, School Gallery, Galerie TALMART, Galerie W, XPO Gallery, Zombrart Consulting

Section design, éditions et multiples

Artisan Social Designer, Bernard Chauveau Editeur, coming soon Galerie, DMA,Granville Gallery, INDEX OF DESIGN, LE PIED DE BICHE, LN Edition, outdoorz gallery, Revillon d’Apreval Design, SERGEANT PAPER, SPECIMEN EDITIONS, UP TO ART, URDLA

Section photographie sous la direction artistique d’Emiliana TEDESCO

Galerie 1161, Anzenberger Gallery, AskoA, Camera16 Contemporary art, La company, agence de photographes,  LES DOUCHES - LA GALERIE, Eve de Medeiros, Flaere Gallery, GALERIE FLORENCE MOLL, Galerie Hautefeuille, GALERIE MADE, Agence Revelateur, Temps Machine, VisionQuest Gallery

Un parcours atypique s’installe sur les Docks de Seine et dans les coursives, sous la houlette des architectes du lieu Dominique Jakob et Brendan Mac Farlane, qui en reprennent les clés et ouvre sur un univers stimulant URBAN ATELIER (Rez de Seine YA+K collectif Rez de Quai Les Frères Ripoulain, Studio 21bis, Molénac, Raphaël Denis, Mardi Noir,  au Premier étage, Charlotte Charbonnel).  Egalement sur le rez de Seine Le Pied de Biche.

20 octobre 2011

FIAC - Jardin des Tuileries (vu ce soir)

20102011402

La somme des hypothèses, 2011

Bois, acier, aluminium

5 m de diamètre

Présentée par Bertrand Grimont, Paris

Vincent Mauger est né en 1976 à Rennes. Il vit et travaille à Nantes. Les éléments de bois qui constituent La Somme des hypothèses, évoquent une explosion qui semble s’étendre indéfiniment dans l’espace. Pourtant, cette sculpture monumentale pourrait hypothétiquement se replier autour de son noyau d’où se dégage une force immense.

20102011403

Le Cri, l’Ecrit 2007

Bronze polychrome et or

3,07 x 1,30 x 1,55 m

Présentée par Jérôme de Noirmont, Paris

Né en 1961 à Luçon en France, Fabrice Hyber vit et travaille à Paris. Le cri, l’écrit est une version de la sculpture monumentale de Fabrice Hyber réalisée en 2006 sur commande du Ministère de la Culture et de la Communication pour la commémoration de l’abolition de l’esclavage. L’oeuvre figure la coupe verticale de trois maillons d’une chaine insérée dans une pierre dont le dernier est ouvert. Telle une dissection biologique, la coupe permet de découvrir un réseau veineux ainsi que des graffiti et des messages d’espoir au coeur des maillons, mais également sur leur surface noir charbon.

20102011406

Benches for the Tuilereries Garden, 2011

Métal, grès

70 x 230 x 70 cm

Présentée par Mehdi Chouakri, Berlin

Mathieu Mercier est né en 1970. Il vit et travaille à Paris. Dans une démarche inspirée des ready-made de Marcel Duchamp, son travail se consacre majoritairement à l’appropriation d’objets du quotidien. En outre, il n’hésite pas à utiliser des matériaux non nobles (mélaminé, aggloméré, plexiglas) comme support de ses oeuvres, interrogeant l’uniformisation de nos sociétés contemporaines et se posant en héritier du mouvement minimaliste. Isolant les objets ainsi réalisés de tout contexte décoratif ou meublant, il en ôte tout caractère utilitaire afin de se consacrer uniquement à leur aspect artistique.

20102011405

Another Time VI, 2007

Métal

191 x 59 x 36 cm chacun

Présentée par Thaddaeus Ropac, Paris

Antony Gormley est né en 1950 à Londres où il vit et travaille. L’artiste ravive l’image de l’homme dans ses sculptures à travers une exploration en profondeur du corps en tant qu’espace de mémoire et de transformation. Il utilise son propre corps comme sujet, outil et matériau. Depuis 1990, il développe son intérêt pour la condition humaine et explore le corps collectif et la relation entre soi et les autres dans des installations à grande échelle. Dans les Tuileries, trois sculptures auto-anthropomorphes sont installées, à l’image des installations déjà réalisées, entre autres, en 2010 à New-York.

20102011420

Una misteriosa bola, 2011

Zinc, acier, bois

5 m de diamètre

Présentée par ACDC, Bordeaux

Antoine Dorotte est né en 1976 en France. Una misteriosa bola est une boule recouverte d’écailles, qui pourrait appartenir au règne animal, mais dont le diamètre imposant et le matériau utilisé — le zinc — lui confèrent une dimension architecturale. La sphère, à l’aspect mi-animal mi-végétal, entre pangolin et artichaut géant, est une sculpture-gravure évolutive. Le zinc est amené à changer de teinte en fonction des conditions d’installation, de l’environnement et du climat. La peau métallique de « la bola » est donc sujette à différentes mues, à d’irréversibles métamorphoses, processus témoignant d’une entropie à l’oeuvre.

20102011414

Rivières, 2005

Parpaings

Dimensions variables

Présentée par Yvon Lambert, Paris

Né en 1976, Vincent Ganivet vit et travaille à l’Ile Saint-Denis. Développant une pratique artistique de l’absurde et de l’éphémère, il crée des oeuvres à partir de matériaux bruts, d’objets et de phénomènes quotidiens détournés de leur fonction initiale : ses sculptures en béton jouent sur le détail, la fuite et l’attente. Les catastrophes semblent toujours imminentes… Comme un tour de passe-passe, les objets révèlent leur vie cachée, le banal trouve une beauté, l’accident une poésie. Rivières proviennent d’une série réalisée à l’aide de parpaings, matériaux privilégiés par l’artiste : il présente trois oeuvres massives dont l’équilibre savamment calculé nous apparaît précaire.

20102011417

Miss Satin, 2006-2008

Fonte d'aluminium, alliage d'aluminium, vis en acier chromé ; 3 parties

340 x 257 x 220 cm

Présentée par Eva Presenhuber, Zürich

Urs Fischer est né en 1973 à Zürich, en Suisse. Il vit et travaille à New York et à Zürich. Cette sculpture en aluminium de grande taille tire son origine de petits modèles d’argile façonnés à la main. Des traces, notamment des lignes de la paume, demeurent visibles à la surface du métal, révélant un processus créatif qui ne pourrait pas être plus primaire, ni, en même temps, plus arbitraire. De par sa taille monumentale, la sculpture oscille entre abstraction et figuration, quelque part dans le no man’s land entre spécificité et universalité, entre individualité formelle concrète et catégorie générique. Ainsi, lorsqu’on l’interroge sur ses oeuvres récentes, l’artiste utilise des termes comme « archétype » ou « brutalité ». Urs Fischer est à la recherche de l’inconnu et parvient, ce faisant, à la racine même de sa propre créativité.

Toutes les photos ont été prises avec mon téléphone Nokia N8

Le site de la FIAC

20 octobre 2011

Mort de Kadhafi

2572560

No comment...

Mouammar Kadhafi faisait partie de la liste des "Prédateurs de la Liberté de la Presse" - R.S.F.

m_Pim0026

Reporters sans frontières a appris la mort du colonel Kadhafi, le 20 octobre 2011, au pouvoir en Libye pendant plus de quarante ans. L’organisation rappelle que Mouammar Kadhafi, renversé le 23 août dernier, suite à la prise de Tripoli, a été un des principaux prédateurs de la liberté de la presse depuis la création de Reporters sans frontières en 1985. Nous rendons hommage aux victimes de ce régime sanglant, aux journalistes emprisonnés et aux cinq journalistes tués depuis mars 2011. La mort d’un dictateur ne doit pas signifier l’arrêt des enquêtes et consacrer le règne de l’impunité. Nous espérons que ce tournant dans l’histoire politique de la Libye marquera également le renouveau de la presse.

Selon un bilan de Reporters sans frontières, 5 journalistes ont été tués, 32 emprisonnés, 8 interpellés, 15 ont été victimes d’enlèvements, et 30 ont dû quitter le territoire depuis le début de la rébellion, le 15 février 2011.

Publicité