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Jours tranquilles à Paris
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reflexion
9 août 2015

Qu'on se le dise !

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7 août 2015

Photographie. La transformation de transsexuels cubains

Claudia González, photographe d’origine chilienne, a grandi en Espagne. Elle a réalisé cette série de portraits de transgenres à Cuba en focalisant son objectif sur le diptyque “avant/après” du changement de sexe. Baptisé “Reassign”, du mot anglophone qui définit la phase chirurgicale de la transformation, ce travail a pour but de transformer également le regard du spectateur sur une communauté souvent contrainte à la prostitution et confinée dans la pauvreté.

Le projet de Claudia González a mûri en 2011 après une rencontre avec un mannequin qui lui a confié ses difficultés à faire accepter son statut sexuel. A Cuba, la photographe entre alors en relation avec un organisme public d’éducation sexuelle, le Cenesex, dirigé par la fille du président Raúl Castro, Mariela Castro. Cette institution bataille notamment pour une meilleure intégration de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) dans la société cubaine.

De prime abord, explique la photographe, “cet organisme s’est montré sceptique”, craignant une mise en scène spectaculaire et déformante de la transsexualité. Mais c’est tout l’inverse que se propose Claudia González : ses modèles posent de façon naturelle, “en restant eux-mêmes”, souligne-t-elle. “Il faut traiter le thème transgenre sous une forme documentaire afin que le public voyant ces photos parvienne à se rendre compte en un coup d’œil de ce que vivent ces ‘trans’ au quotidien, et pas seulement à Cuba”, a-t-elle ainsi confié au journal Diario de Cuba. Avec le parti pris de la photo d’identité, Claudia González a pris le contre-pied du voyeurisme auquel sont confrontés les transgenres, souvent représentés dans un contexte de prostitution. “Ces personnes ne vivent pas du tout dans la marginalité, précisait-elle au journal. Elles sont coiffeuses, infirmières ou diplômées de l’université.”

Le site de la photographe Claudia González

Ses portraits, réalisés dans le courant de l’année 2012, ont convaincu les institutions cubaines, et une exposition Reassign à La Havane est même envisagée. La photographe poursuit désormais son projet aux Etats-Unis et en Europe. “Quand Reassign a vu le jour, explique-t-elle, j’ai reçu des courriels de remerciement du monde entier, et pas seulement des transgenres eux-mêmes, mais aussi de leurs proches. Certains m’ont expliqué que les problèmes rencontrés par ces personnes existent partout, même dans des pays réputés plus tolérants, comme les Pays-Bas.” — Vu sur le site de Courrier International

http://www.claudiagonzalez.com/

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5 août 2015

21 millions d’esclaves dans le monde !

« Dans le monde entier, des criminels vendent des êtres humains… », dénonçait le secrétaire des Nations Unies, Ban Ki-moon, le 30 juillet. Il appelait les États à lutter contre l’esclavage qui emprisonne 21 millions de personnes dans le monde ! Loin de disparaître, il se développe :« L’argent peut acheter beaucoup de choses, mais il ne devrait jamais être capable d’acheter un être humain », écrit John Kerry dans un rapport américain sur le trafic des êtres humains (1) .Les femmes et les enfants sont les premières victimes. Les personnes kidnappées en Syrie, en Irak au Nigeria sont souvent vendues comme esclaves ! Les familles pauvres sur tant de continents sont aussi la proie des trafiquants. Abusées par leurs mensonges, elles leur confient leurs enfants, persuadées qu’ils iront à l’école ou trouveront du travail ! D’autres familles endettées sont prisonnières de leurs prêteurs qui les forcent à travailler sans répit : casseurs de briques du Bangladesh, coupeurs de canne à sucre dans des plantations au Brésil… Les Nations Unies déplorent que certains pays admettent l’esclavage : jeunes filles esclaves domestiques, enfants travaillant jusqu’au bout de leurs forces, migrants… Aucun continent ni aucun secteur n’échappent à ce trafic : dans les campagnes, dans les mines, dans les usines et les ateliers sordides où l’on fabrique vêtements, téléphones… dans les quartiers huppés des grandes villes et même dans les banlieues où« la pauvreté exploite la misère ». Ni la France ni l’Europe n’échappent à ce fléau qui se développe. Les mentalités et les modes en suscitent même de nouveaux :« L’esclavage existe toujours dans nos villes, y compris ici », a dénoncé le maire de Rome le 22 juillet, lorsque le pape François recevait soixante maires des grandes villes du monde. Ancien chirurgien, il observe que le trafic d’organes se développe, rapportait La Croix :« Dix mille opérations sont effectuées chaque année pour extraire des organes au bénéfice des riches patients du monde. » (2) À cette fin, les trafiquants n’hésitent pas à kidnapper des pauvres, et les États peu scrupuleux à développer la peine de mort ! Les Européens alimentent aussi la traite des êtres humains à travers les mères porteuses (GPA) :« Il s’agit d’une atteinte grave aux droits des femmes, à l’indisponibilité du corps humain et à l’intérêt supérieur de l’enfant de ne pas être traité comme un objet que l’on peut acquérir ou faire fabriquer. Il s’agit en réalité d’un trafic d’êtres humains », écrivait dans Libération (3) le Collectif pour le respect des personnes. Il est temps que les Européens retournent aux racines de leurs cultures, à celles qui enseignent le respect de l’être humain jusque dans sa fragilité. Pour le pape François, les esclavages anciens et nouveaux sont un crime contre l’humanité qu’il faut combattre :« Plus jamais d’esclaves. Nous sommes tous frères et sœurs. » (1) La Tribune de Genève, 30/07/2015. La Croix, 27/07/2015. Libération, 26/09/2014. (2) (3)

30 juillet 2015

Symbole de l’esclavage

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Ces entraves de chevilles, de la fin du XVIIIe siècle, étaient utilisées pour la traite des Noirs. Notamment lors des expéditions menées pour le commerce triangulaire, entre 1658 et 1793. Elles sont signées Da Costa, grande manufacture de forge située à Saint-Sébastien, au sud de Nantes. Il en existe différentes sortes, conservées dans les musées de Bordeaux, La Rochelle, Lorient, Le Havre et Paris.L’histoire. Ce système permettait de contraindre hommes, femmes et enfants africains destinés à l’esclavage. Capturés, transportés par bateau, ils étaient vendus pour travailler dans les plantations sur le continent américain. On a recensé environ 1 760 expéditions, pouvant contenir jusqu’à trois cents esclaves. À bord, les hommes étaient séparés des femmes et des enfants. Ils étaient enchaînés deux à deux par les chevilles. Les plus rebelles étaient également entravés aux poignets. Du XVIIe au XIXe siècle, la traite des Noirs a occupé une place déterminante dans le commerce nantais et contribué à enrichir la ville. Ces entraves ont été choisies comme pictogramme, au musée d’histoire de Nantes, pour matérialiser le parcours thématique « La traite des Noirs et l’esclavage ». La reconnaissance du passé négrier n’a pas été chose aisée pour la ville. De vifs débats avaient eu lieu au moment du tricentenaire du Code noir, en 1985. Un peu plus tard, en 1993, l’exposition Les Anneaux de la mémoire a u château des Ducs de Bretagne, a été une étape d’acceptation importante pour la mémoire nantaise. Dernier événement marquant en date, la venue de la militante Angela Davis le 10 mai, pour la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Article de Stéphanie LAMBERT. 

29 juillet 2015

La pensée unique ?

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29 juillet 2015

Jane Birkin demande à Hermès de "débaptiser" le mythique sac à son nom

La chanteuse ne veut pas être associée à des pratiques barbares. Jane Birkin a demandé à la maison Hermès de débaptiser le mythique sac en crocodile portant son nom, "jusqu'à ce que de meilleures pratiques" soient mises en place pour l'abattage de ces animaux, dans un communiqué transmis mardi à l'AFP.

"Ayant été alertée par les pratiques cruelles réservées aux crocodiles au cours de leur abattage pour la production des sacs Hermès portant mon nom, en tant que signataire des pétitions 'Mercy for animals' de Joaquin Phoenix, protestant contre tout mauvais traitement envers les animaux, j'ai demandé à la Maison Hermès de débaptiser le Birkin Croco, jusqu'à ce que de meilleures pratiques répondant aux normes internationales puissent être mises en place pour la fabrication de ce sac", indique Jane Birkin dans ce texte transmis par son agent.

L'un des sacs les plus chers du monde

Le Birkin, créé au début des années 1980 après une rencontre entre la chanteuse et le président d'Hermès d'alors, Jean-Louis Dumas, est l'un des sacs les plus chers du monde. Le modèle en crocodile, disponible à partir de 33 000 euros, s'arrache également aux enchères : début juin, un sac à main Diamond Birkin fuchsia en peau de crocodile a battu le record de ventes aux enchères pour un tel accessoire, trouvant preneur pour 202 000 euros chez Christie's à Hong Kong.

Les animaux "croupissent dans de sombres hangar"

L'organisation de défense des animaux Peta a lancé en juin une campagne pour demander à Hermès de "cesser immédiatement d'acheter et d'utiliser des peaux exotiques, et de vendre des accessoires en peau de crocodile et d'alligator". L'organisation a diffusé un film, après une enquête menée, dit-elle, dans des élevages envoyant leurs peaux dans des tanneries appartenant à Hermès. Elle affirme que les animaux "croupissent dans de sombres hangars ou dans de tristes fosses en béton et sont tués avant même d'avoir atteint l'âge adulte" et que "leur vie est aussi cauchemardesque que leur mort". 

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/hermes-pourquoi-jane-birkin-ne-veut-plus-associer-son-nom-au-celebre-sac-495135.html

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28 juillet 2015

Pour Jacques Séguéla, "même si on est clochard, on peut arriver à mettre de côté 1.500 euros"

Plus de six ans après sa malheureuse sortie sur France 2 - si "à 50 ans, on n'a pas de Rolex, on a quand même raté sa vie" - Jacques Séguéla en remet une couche.

Interrogé sur BFMTV, l’ancien publicitaire explique qu’ "il ne regrette pas de l’avoir dit"

"Ce n’est pas ce que je voulais dire", précise-il. Que voulait-il dire alors ? "Ça voulait dire que la vie est un rêve, qu’il faut rêver de tout. La Rolex est un symbole comme un autre et j’aurais pu dire une Ferrari, un stylo Bic, peu importe, un objet culte dont on a envie. Il n’y a pas de raison de dire aux gens ‘Vous êtes condamnés à ne jamais vous faire le plaisir de votre vie’. On a quand même le droit, même si on est clochard, on peut arriver à mettre de côté 1.500 euros ! On a le droit de rêver nom de Dieu !"

Jacques Séguéla ou comment s'enfoncer un peu plus quand on est un communiquant.

A propos de Jacques Séguéla voir mes précédents billets des 24 février 2014, 15 mai 2013, 23 février 2013 et 15 février 2012.

Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html 

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18 juillet 2015

Réflexion

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16 juillet 2015

La Bombe, soixante-dix ans après par Bruno Tertrais (*)

La date du 6 août 1945 est généralement retenue comme le début de « l’âge nucléaire ». C’est pourtant le 16 juillet de cette même année qu’a véritablement commencé l’ère atomique. Ce jour-là, la première bombe atomique explosait dans le désert d’Alamogordo, au Nouveau-Mexique. En secret. Sans témoins dans cette région désolée des États-Unis, même si certains habitants remarquèrent une étrange lueur au lointain. Il est remarquable que la Bombe n’ait pas été employée depuis les frappes sur Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945. Jusque dans les années 1980, la majorité des experts estimaient à peu près inévitable un nouvel usage de l’arme dans les dix à vingt ans suivants. C’est à bon droit qu’il y a dix ans, lors de son discours de récipiendaire du Nobel, l’économiste et stratège américain Thomas Schelling soulignait que l’événement le plus important depuis 1945 était tout simplement… le fait qu’aucune guerre nucléaire n’ait eu lieu. La dissuasion a donc fonctionné. Tous les pays qui se sont dotés, légalement ou pas, de l’arme atomique, ont adopté cette logique. Ils considèrent que les armes nucléaires ne sont pas des moyens militaires comme les autres : elles ont pour vocation essentielle de prévenir une agression militaire majeure. Même en Corée du Nord… Les craintes que l’on pouvait avoir au sortir de la Guerre froide sur l’émergence de nouveaux États nucléaires qui verraient leurs armes comme des moyens de « bataille » n’avaient donc pas lieu d’être. Mais quid de l’avenir ? La dissuasion fonctionnera-t-elle toujours ?

« Les risques de conflit nucléaire subsistent »

Depuis la fin de la Guerre froide, le nombre d’armes nucléaires dans le monde a diminué de plus de la moitié. Le risque d’un conflit atomique « total », aux conséquences effroyables pour la planète, n’est plus d’actualité. Mais il suffit de quelques bombes pour faire une guerre nucléaire… Or, le nombre de détenteurs de cette arme a augmenté : Inde, Pakistan, Corée du Nord. Même si l’on s’inquiète à juste titre des bruits de bottes en Europe orientale, et que la crise iranienne est loin d’être définitivement réglée, c’est en Asie que les risques de conflit atomique sont les plus grands. Cinq États nucléaires – six en comptant les États-Unis, dont la présence militaire dans la région va croissant – s’y font face. Ils développent leurs arsenaux, tout en entretenant des contentieux territoriaux et idéologiques majeurs. Le risque le plus fort est sans doute celui d’un emploi délibéré de l’arme nucléaire par le Pakistan. Le scénario n’est pas difficile à imaginer : un nouvel attentat terroriste en Inde du même type de celui de Mumbai (2008) ; la mobilisation des forces du pays par le gouvernement nationaliste de M. Modi ; une crise qui s’envenime et débouche sur une action militaire indienne sur le territoire pakistanais ; l’escalade des deux côtés… Le risque d’emploi par la Corée du Nord n’est pas non plus négligeable. Le régime de Kim JongUn est en effet particulièrement enclin à la prise de risques, et ici encore, un scénario d’escalade militaire incontrôlée est loin d’être exclu. Voilà pourquoi, soixante-dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les enjeux stratégiques de l’Asie sont toujours aussi importants pour l’Europe. (*) Maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique.

11 juillet 2015

Zahia et Peta...

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