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Jours tranquilles à Paris
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reflexion
7 juillet 2015

L'artiste Milo Moiré arrêtée pour des selfies entièrement nus place du Trocadéro à Paris

THE NAKED LIFE - “How little abstraction can art tolerate?” (2015) from Milo Moiré

https://twitter.com/hashtag/milomoire?src=hash

ART - Elle s'appelle Milo Moiré, elle est suisse et son nom, comme sa plastique, vous disent certainement quelque chose car cette artiste se fait régulièrement remarquer en se livrant à des performances, entièrement nue dans l'espace public. Dimanche, elle a été arrêtée à Paris, place du Trocadéro, alors qu'elle prenait des selfies dans le plus simple appareil avec des touristes.

Cette artiste qui se dénude depuis 2007 s'est déjà promenée nue dans le tramway de Bâle. Mais Milo Moiré s'est surtout fait un nom en expulsant des "œufs" remplis de peinture de son vagin, nue comme un ver, devant l'entrée de la foire d'art contemporain de Cologne en 2014.

Un an plus tard, la Suissesse s'est lancée dans une nouvelle série d'autoportraits intitulés “NACKT SELFIES” soit, "selfies nus". Et en pleine performance ce dimanche à 17 heures face à la Tour Eiffel, l'artiste de 32 ans, a été emmenée au poste. Selon son manager, interrogé par le quotidien suisse Le Matin, Milo Moiré a été arrêtée car il est interdit, en France, de se montrer nu sur la voie publique. Elle a passé la nuit en cellule et a été relâchée 24 heures plus tard.

Milo Moiré doit connaître ce mardi la décision de la justice et risque gros puisqu'en droit pénal, "l'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende", peut-on lire dans l'article 222-32.

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https://www.facebook.com/milomoire

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7 juillet 2015

Réflexion

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19 juin 2015

Réflexion.... politique

19 juin 2015

Zahia pose pour PETA

17 juin 2015

Réflexion

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14 juin 2015

La terreur règne en Arabie

Nous souffrons parfois d’un silence aveugle face aux barbaries de nos pseudo-alliés. Nous en avons déjà parlé ici. Et il faut malheureusement en reparler, encore et encore. Ce pays ami qu’est l’Arabie Saoudite vient de confirmer les dix ans de prison et les mille coups de fouet, condamnation ignoble infligée à Raïf Badawi dont le seul crime est d’avoir osé penser et écrire… Les éditions Kero publient avec le soutien d’Amnesty International un recueil de ses textes interdits (1) qui lui ont valu cette condamnation qui indigne le monde entier. Lisons ses textes, publiés sur la toile pendant trois années. On y entend une pensée humaniste en marche. Sa voix lumineuse se dresse contre les tyrannies, celle des islamistes comme celle de« l’extrême droite réactionnaire européenne qui se réclame du Moyen Âge ». Sa plume critique la pensée religieuse et revendique sa séparation d’avec la politique. Il raille les astronomes de la charia et la litanie des châtiments, il en appelle au courage du respect des opposants, il interroge la société saoudienne qui reste aux portes de la modernité et ploie« sous le joug d’un ordre théocratique ». Il aurait pu fuir, comme nombre de penseurs sur le chemin de l’exil« en quête d’air pur, loin des sabres de l’autoritarisme religieux ». Ce n’est pas une métaphore : les lames s’aiguisent et s’abattent… Il croupit dans une geôle sordide, loin de sa femme et de ses enfants réfugiés au Canada. Il vit la terrible attente de la prochaine séance de flagellation. L’intolérance sunnite, la pratique de la décapitation au sabre, la soumission absolue de la femme contrainte sous les voiles… Tout le monde sait quel paradis terrestre sont les sables d’Arabie. La terreur que les fanatiques armés de l’État islamique imposent sur les terres acquises au drapeau noir n’a rien à envier aux règles de la charia en vigueur chez les pétromonarchies dont l’œuvre diplomatique contraint ses interlocuteurs au cynisme. Charybde et Scylla cohabitent sous notre nez. Aujourd’hui, Raïf Badawi n’est pas seulement un étendard pour ceux qui défendent la liberté d’expression en Arabie Saoudite. Son martyr en fait une icône pour tous ceux qui dans le monde sont confrontés aux violences commises au nom de l’intolérance et des fanatismes. Avec lui et pour lui, au nom de toutes les autres victimes, il faut redire sans relâche que la liberté d’expression ne se négocie pas. Cette liberté ne s’arrête pas aux marches des palais des princes des sables ni aux frontières des marchés des économies de l’énergie des fossiles. Ici, le silence diplomatique n’est plus seulement cynique. Il devient un déshonneur. (1) 1 000 coups de fouet, parce que j’ai osé parler librement, Kero, 64 pages, 3 €.

14 juin 2015

Réflexion

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14 juin 2015

Des Nord-Coréens réduits à l’esclavage

Des dizaines de milliers d’ouvriers travailleraient à l’étranger pour leur État, qui récupérerait 70 % de leurs salaires. Ils seraient 20 000 Nord-Coréens à travailler sur des chantiers à l’étranger, selon le rapport de Marzuki Darusman, rapporteur spécial de l’ONU pour la Corée du Sud. Certains sont basés au Qatar, pour la préparation du Mondial de football 2022. D’autres, en Chine ou en Russie. L’Observatoire de la Corée du Nord, basé à Séoul, relève le chiffre à 100 000 travailleurs, dans quarante pays. Ces « travailleurs-esclaves » seraient surexploités, en échange d’une promesse de rémunération anecdotique. Lors d’un discours à Genève, lundi, le diplomate nord-coréen Kim YongHo a rejeté ces chiffres. Faux témoignages, selon lui. Il a exigé la démission du rapporteur spécial de l’ONU. Selon plusieurs témoignages, le régime de Kim Jong-Un récupérerait 70 % du salaire total des travailleurs étrangers, sur des comptes qu’il contrôle. Il s’élève à 3 000 rials (515 $), en moyenne, pour le Qatar. En enlevant les frais de nourriture et de logement, les ouvriers garderaient 10 % de leur salaire. Interrogé par le Guardian , un ouvrier, à Doha, déclare :« Nous sommes là pour gagner des devises étrangères pour notre pays. » Le régime de Kim Jong-Un, accusé de crimes contre l’humanité et de poursuivre son programme nucléaire, fait l’objet de sanctions internationales qui le privent de devises étrangères. Pyongyang chercherait à faire le plein. Cela lui permettrait, par exemple, d’acquérir du matériel étranger, ou des composants pour son programme nucléaire. En tout, ce serait l’équivalent de 3 milliards de dollars (près de 2,8 milliards d’euros) de devises étrangères qui iraient, chaque année, dans les caisses du régime. Un montant quasi équivalent aux importations (3,5 milliards de dollars, environ 3,2 milliards d’euros). En proportion de son PIB en 2008, 28 milliards de dollars (26 milliards d’euros), la somme est énorme. Article de Benjamin CHABERT.

13 juin 2015

Non à l'excision !

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11 juin 2015

Raif Badawi

raif

"Je suis originaire de Djizan. un petit village du Sud brûlant saoudien. J'ai eu une enfance heureuse, avec sept frères et trois sœurs. Mes parents étaient très conservateurs, mais nous nous entendions bien. Jusqu'à ce que je rencontre Raif. Je me souviens... c'était par téléphone. Raif a passé un coup de fil chez moi par erreur, et nous avons commencé à parler. Un véritable coup de foudre ! Un mois après, il me demade en mariage.

Eperdument amoureuse je suis obligée de prendre mes distances avec ma famille. Mon père n'accepte pas Raif et cet amour si soudain. Qu'importe. Avec mon nouvel époux, écrivain aux idées  progressistes, nous nous créons notre paradis Je donne naissance à nos trois enfants : deux filles et un garçon. En 2006, Raif crée son blog au nom de la liberté d'expression et des droits de l'homme. Notre vie devient alors un cauchemar. Dès 2008, Raif est sous le coup d'une fatwa pour apostasie. On doit déménager, se cacher... Nous tentons de quitter le pays, mais nos comptes sont gelé& Un an plus tard, parce qu'un fils en Arabie Saoudite,  quel que soit son âge, doit une obéissance totale à son père, Mon beau-père fait ordonner à Raif, devant un tribunal, de stopper ses activités. Nous sommes des lors surveillés : Raif ne peut plus travailler ni sortir du territoire... Pour nous protéger je pars en Egypte, puis au Liban avec nos enfants. Quand le père de Raif tente de me les prendre, nous filons au Canada, le 31 octobre 2013. Derrière moi, je laisse Raif en enfer. On s'appelle plusieurs fois par jour. Un matin de 2012, un homme me répond : « Qu'est-ce que vous voulez ? » Je comprends très vite que Raif est en prison. Dévastée, trois jours plus tard, je parle à mon man. On tente d'organiser sa défense. En vain ! Ilest condamné le 7 mai 2014 pour «insulte envers l'islam». Il sera flagellé cinquante fois le 9 janvier 2015, sur la place de la masquée de Djedda, devant une centaine de personnes. Depuis, il est en attente d'un nouveau jugement dans une cellule sordide. Je ne perds pas espoir, C'est mon combat. Ma raison de vivre."

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