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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mercredi 12 juillet 2017

AURAY - Urgences. L'accueil d'été à l'hôpital du Pratel rouvre ce jeudi

auray hopital

Article de Guillaume Hubert - Source : Le Télégramme

Pour répondre aux besoins estivaux, les urgences de l'hôpital du Pratel ouvrent du 13 juillet au 18 août. Un service essentiel pour décharger les urgences de Vannes, selon Thomas Maréchal, directeur du site.

« Un service de proximité souvent décisif l'été ». Thomas Maréchal, directeur du centre hospitalier Bretagne Atlantique, développe : « si quelqu'un fait une crise cardiaque sur un territoire excentré, comme la presqu'île de Quiberon, gagner une demi-heure de transport par rapport aux urgences de Vannes, ça peut tout changer ». D'où l'importance d'un service d'urgences à Auray, sans lequel celles de Vannes seraient engorgées l'été. « Nous avons déjà eu un mois de juin particulièrement soutenu au centre hospitalier de Vannes, avec 250 patients par jour durant la Semaine du golfe, contre 170 en hiver », justifie le directeur.

Près de 40 patients par jour

À l'hôpital du Pratel, presque 40 patients ont été traités chaque jour l'été dernier. « Sauf après le 15 août, où on a constaté une fréquentation plus faible. C'est notamment pour ça que nous fermons le 18 août cette année », explique Thomas Maréchal. Le service ouvre cette année deux jours plus tard et ferme trois jours plus tôt. Il assure que ces cinq jours d'accueil estival en moins par rapport à 2016 ne sont pas dus à des coupes budgétaires, mais à « une adaptation plus juste par rapport aux besoins de la population ».

Dix postes dont deux médecins

Les patients seront pris en charge de 9 h à 20 h, sauf pour les urgences les plus graves, transférées sur Vannes. Le personnel provient d'effectifs détachés du site vannetais.

Un recrutement de plusieurs contractuels a eu lieu au printemps. Principalement sur des postes d'infirmières, d'aides-soignants et de personnel d'entretien. Cette ouverture estivale est aussi un moyen de tester de futurs salariés permanents, pour le directeur de l'hôpital : « nous recrutons également dans le cadre de mutations. Chaque année, nous prenons en CDI à Vannes des contractuels qui ont prouvé leur qualité durant l'été à Auray ». Une sorte de phase test.

Le Smur et la Maison Médicale en renfort

Deux urgentistes sont présents chaque jour de 9 h à 20 h. En dehors des horaires d'ouverture, le Service mobile d'urgence et de réanimation (Smur) du Pratel reste mobilisé et accessible via le 15, comme toute l'année.

Pour les soins courants, la maison médicale du 45 avenue Wilson sera ouverte en semaine de 20 h à minuit, le samedi de 12 h à minuit et le dimanche de 8 h à 22 h.

« La proximité permet des transferts. Le rôle premier des urgences, c'est l'intervention rapide et la bobologie, pas les maux de tête. La maison médicale est là pour ça ». Chacun son rôle !

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lundi 10 juillet 2017

Barre d'Etel

barre etel

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dimanche 9 juillet 2017

La Bretagne impuissante face aux algues vertes

Par Martine Valo

L’étendue des surfaces couvertes d’ulves a triplé au printemps malgré une baisse des nitrates dans les rivières.

C’est une Annus horribilis pour la Bretagne, la pire depuis quinze ans. Les échouages massifs d’algues vertes battent tous les records. Apparues exceptionnellement tôt dans la saison sur le littoral des Côtes-d’Armor et du Finistère, les proliférations d’ulves ont couvert, en avril et en mai, des superficies trois fois et demie plus importantes que la moyenne depuis 2002.

Malgré un certain repli en juin, des plages ont dû être fermées au public, alors que débute la saison touristique. Les données, même provisoires, relevées lors des vols d’observation du Centre d’étude et de valorisation des algues (CEVA) sont formelles : le bilan s’annonce catastrophique. L’espoir d’une amélioration, amorcée en 2010, s’éloigne.

Dans la région, élus et représentants de l’Etat s’en étaient félicités avant ce retour brutal des marées vertes malodorantes. Las, pour le moment l’étendue de ces épais dépôts sur les plages est 50 % à 70 % supérieure aux sept saisons précédentes.

Les responsables bretons auraient préféré focaliser l’attention sur leur deuxième plan pluriannuel de lutte contre un phénomène qui s’est beaucoup aggravé depuis la décennie 1990, et qu’ils présentaient mercredi 5 juillet. Lors d’un comité de pilotage, les huit baies les plus touchées (la Fresnaye, Saint-Brieuc, Lieue de Grève, Locquirec, Horn-Guillec, Guisseny, Douarnenez et La Forêt-Concarneau) ont détaillé la façon dont elles comptent lutter pour endiguer cette invasion récurrente de leurs plages.

Ramassage et prévention

Au total, 55 millions d’euros doivent être engagés pour la période 2017-2021, à la fois pour financer le ramassage – quotidien si nécessaire –, et le volet préventif – c’est-à-dire essentiellement des mesures visant à aider les agriculteurs à améliorer leurs pratiques. Le programme précédent devait s’élever à 134 millions d’euros entre 2010 et 2016, mais seule une centaine de millions d’euros a finalement été engagée, et même moins selon la région.

Une part des crédits sont destinés à l’acquisition de connaissances, même si le processus de prolifération des algues vertes est déjà bien compris : dans les baies peu profondes, les ulves prospèrent grâce à la lumière et surtout aux nitrates. Ces substances proviennent des excès d’azote déversés en partie sous forme d’engrais minéral, et majoritairement lors des épandages d’« effluents d’élevage », autrement dit lisiers de porcs, fientes de volaille, bouses de vaches. Une matière organique dont la région ne manque pas, elle qui produit un tiers des poulets et élève 56 % des porcs (soit 7,3 millions d’animaux) des cheptels français.

Un hiver doux, lumineux et épargné par les tempêtes a encore accentué les proliférations d’ulves, tapies en masse sous la surface de l’eau depuis l’automne précédent.

Dans les Côtes-d’Armor et le Finistère, un hectare cultivé reçoit en moyenne 170 kg d’azote organique par an, 180 kg dans le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine. Les sols de la région ne peuvent absorber de tels tonnages qui ruissellent, se retrouvent dans les nappes phréatiques, puis dans les cours d’eau avant d’atteindre le littoral.

Sous-sol de la région saturé de nitrates

Moins de fosses à lisier qui débordent, plus de prairies et moins d’épandages : les recettes sont connues aussi. Moyennant des compensations financières et des accompagnements techniques, elles sont en partie mises en œuvre dans les huit baies les plus touchées. De fait, les quantités de nitrates ont baissé ces dernières années dans les rivières, mais on est encore bien loin du compte tant le sous-sol de la région reste saturé.

La Bretagne est devenue, en janvier, à sa demande et à titre expérimental, la première collectivité locale chargée de coordonner les politiques de l’eau sur son territoire. Cette compétence que n’ont pas les autres régions, l’oblige a priori à avancer, mais elle reste prise dans la contradiction d’un modèle agroalimentaire qui la pollue tout en pesant lourd dans son économie. C’est ainsi que dans le Finistère, à Landunvez, à Plovan et ailleurs, des propriétaires de porcheries déjà très importantes se sentent soutenus dans leur souhait de s’étendre encore, y compris contre l’avis des commissaires enquêteurs.

Lundi 3 juillet, le vice-président du conseil régional chargé de l’environnement, Thierry Burlot, et le préfet de Bretagne, Christophe Mirmand, se sont rendus dans une exploitation du Trégor, afin de souligner leur satisfaction vis-à-vis des efforts des exploitants et les assurer que la puissance publique serait là pour les accompagner vers « une agriculture rémunératrice qui génère de faibles fuites d’azote dans le milieu ».

« Tsunami »

Mercredi, lors du comité de pilotage rassemblant les huit baies, l’association Eau et rivières de Bretagne a fait valoir ses doutes sur le plan de lutte et déploré l’insuffisance des « objectifs affichés de réduction des nitrates à l’horizon 2027 ».

Le matin, Halte aux marées vertes, une autre association très virulente sur le sujet, était venue dénoncer chez le préfet des Côtes-d’Armor le « tsunami d’algues vertes » qui frappe la région. Son combat à elle porte sur l’hydrogène sulfuré – un gaz mortel –, qui émane des algues lorsqu’elles entrent en putréfaction.

Le 23 juin et les jours suivants, la municipalité d’Hillion a ainsi dû fermer au public quatre de ses plages pour des raisons de « santé publique ». Plusieurs accidents ont eu lieu dans cette baie, en 2009, une année noire en Bretagne.

Le danger se concentre dans les lieux peu accessibles aux tracteurs chargés de racler les couches d’ulves avant qu’elles ne pourrissent. Rien que dans les Côtes-d’Armor, 78 vasières et fonds d’estuaires ont été identifiés dans 59 communes du littoral comme présentant des risques. Cet inventaire mis à jour est désormais public et consultable sur le site de la préfecture. C’est nouveau. Les bulletins mensuels d’observation du CEVA, eux, ne le sont toujours pas.

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samedi 8 juillet 2017

Sénat. Michel Le Scouarnec laisse la place

auray

Michel Le Scouarnec va laisser son fauteuil de sénateur à la rentrée.

En septembre prochain les grands électeurs investis en fin de semaine dernière lors des conseils municipaux se prononceront sur les trois sénateurs à élire pour représenter le Morbihan. Michel Le Scouarnec n'en fera pas partie. Il s'apprête à laisser la place, après ce dernier mandat... On dira contrasté

C'est une grande page d'histoire locale qui va se tourner en septembre prochain. Michel Le Scouarnec, après 28 années ininterrompues de mandat, va se retrouver sans fonction électorale. « J'avais déjà dit qu'après 65 ans, il était évident que je ne devais plus me présenter », sourit l'ancien maire d'Auray et bientôt ancien sénateur. « Je n'ai pas vraiment réfléchi à la suite... Il y a la famille d'abord. Mais je vais certainement m'investir dans une ou plusieurs associations, certainement avec mon épouse... Il est temps qu'on puisse s'impliquer ensemble... ».

Difficiles débuts

Toujours aussi passionné par le combat politique au sens noble du terme et par la vie de la cité, Michel Le Scouarnec va quitter le Sénat avec quelques regrets teintés d'amertume. « Je me suis senti plus utile à la population comme maire qu'au Sénat », avoue-t-il sans qu'on le pousse. « On passe beaucoup trop de temps sur des sujets qui, au final, ne sont pas écoutés ». Pragmatique et à l'écoute des besoins de la population pendant sa période en mairie d'Auray, Michel Le Scouarnec a découvert un autre monde, dans les coursives et les bancs du Sénat. « Je me souviens d'un débat sur l'école maternelle avec Luc Chatel... Cela avait été très, très dur. C'était ma première vraie intervention dans l'hémicycle. À minuit. On va dire que je n'avais pas vraiment été préparé à ce qui m'attendait. La scolarisation des enfants de maternelle et de moins de 3 ans était évoquée. J'étais alors dans la Majorité de gauche. L'opposition n'était pas d'accord et affirmait que rien n'était budgété. Il y a eu une suspension de séance. C'était un vrai bazar. On ne savait pas si on allait reprendre. Il m'a été demandé de faire un rappel au règlement, quelque chose auquel personne ne m'avait préparé... Après, toutes mes interventions ont été faciles. C'est comme si j'avais commencé par un col dans le Tour de France avec une série de plats à suivre ».

« Qu'est-ce qu'on a vraiment fait bouger ? »

Au-delà des mots, on sent se dessiner chez Michel Le Scouarnec une déception après ces six années passées au coeur de ce rassemblement d'élus qui apprennent à se connaître, viennent d'environnements et de territoires différents, n'ont pas obligatoirement les mêmes objectifs et les mêmes attentes. « Cela a été très dur au départ. J'ai toujours apprécié les relations humaines et j'ai toujours pensé au territoire plus qu'au parti auquel j'adhérais. Il faut le dire : je ne suis pas un spécialiste du combat politique ». Les luttes de pouvoir et d'appareils, pas vraiment la tasse de thé de l'Alréen. Il préfère faire bouger les choses pour la population. Mais là aussi, frustration : « Qu'est-ce qu'on a fait évoluer pour la population pendant six ans ? Très peu de choses. Un document fort sur le dopage ? Oui, mais est-ce que cela a réglé le problème en France ? On peut en douter », soupire-t-il avec sa franchise habituelle, qu'on imagine désarmante dans certains cénacles parisiens. « L'impression de ne pas avoir été écouté par les différents ministres auxquels je posais des questions me restera ».

À y relire à deux fois, l'image d'un homme politique usé se dessine. Mais c'est bien mal connaître Michel Le Scouarnec. Car au moment de refermer son passage au Sénat, l'homme fort de la politique alréenne de ces 30 dernières années préfère conclure sur le positif : « Nous avons fait de belles choses sur le travail saisonnier notamment, sur nos propositions sur l'expérimentation dans les dents creuses, même si cela devra encore repasser dans les mois qui viennent au Sénat... De nombreux maires sont venus me remercier pour ce combat des dents creuses. J'ai fait des rapports sur la pêche, sur les gens du voyage. J'ai rencontré beaucoup de monde, j'ai reçu un millier de personnes durant ces six années, proposé 262 questions écrites et 18 orales pour les séances particulières... Même la réserve parlementaire, à laquelle j'étais plutôt hostile, car j'assimilais cela à du clientélisme, a servi la population en établissant des liens encore plus forts et en donnant un coup de pouce important à certaines petites communes... ». Michel Le Scouarnec va donc passer la main. Il restera un observateur attentif du paysage politique en cours de renouvellement. « Il ne faut pas que les mêmes partis dominent les deux assemblées pour que le débat démocratique demeure. J'espère que la gauche continuera à se faire entendre. On a besoin de ça ».

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vendredi 7 juillet 2017

Brest. Des lettres de Jack Kerouac aux enchères

lettres

Les lettres de correspondance entre Jack Kerouac et Youenn Gwernig seront vendues aux enchères, lundi, à Brest.

Photo DR
Catherine Le Guen - Le Télégramme

La correspondance entre Jack Kerouac (1922-1969) et Youenn Gwernig (1925-2006) à la fin des années 60 sera vendue aux enchères, lundi, par Adjug'art, à Brest, au cours des deux journées de vente de « L'Âme bretonne ».

La part bretonne de Jack Kerouac sera livrée aux enchères lundi à Brest. La lecture de « Satori à Paris » a conduit Youenn Gwernig, le poète breton, alors installé à New York, à contacter, en 1966, l'auteur de la Beat Generation. Les deux hommes vont se lier d'amitié et échanger une correspondance jusqu'au décès de Jack Kerouac.

Rendez-vous manqué

Ces lettres, la plupart tapées à la machine, le photographe René Tanguy les connaît bien : il les avait en poche quand il a marché sur les traces des deux hommes en Bretagne, au Canada et aux Etats-Unis, pour son livre « Sad Paradise, la dernière route de Jack Kerouac » (*) dans lequel elles sont reproduites en fac-similé et traduites.

« Kerouac, c'était toute mon adolescence. Quand Youenn Gwernig, que j'ai photographié en 1999, m'a montré cette correspondance, j'étais scotché. C'était des lettres inédites que presque personne ne connaissait, même de l'autre côté de l'Atlantique. J'avais demandé à l'une des filles de Youenn de me les traduire, parce que c'était un mélange d'argot new-yorkais des années 60, de joual (NDLR : français québécois) avec des mots de breton mais ces lettres ont un contenu très fort. Ils avaient même commencé à écrire un livre ensemble », dit René Tanguy qui a sorti ces lettres de l'oubli en publiant son livre. À partir de cette correspondance, il a construit un récit photographique. Ces lettres montrent bien toute la recherche d'identité bretonne de Kerouac. Elles racontent une amitié et un rendez-vous manqué de Kerouac avec la Bretagne de Youenn. Un faux-bond qui a failli coûter une amitié mais les deux hommes ont renoué peu avant le décès de Kerouac.

Toutes les correspondances connues de Kerouac aux États-Unis s'arrêtent pratiquement en 1966, ces lettres sont quasiment les dernières et sont d'autant plus précieuses. Difficile d'en apprécier la valeur marchande, l'estimation se situant entre 30 et 50.000 €.

« Ce sont des documents extrêmement rares, Kerouac reste important aux États-Unis. Bien sûr, j'aimerais que cela reste dans un musée breton mais c'est une vente exceptionnelle. Et c'est marrant que cela parte de Brest en pleine commémoration de la venue des Américains en 1917 et quelques mois après la sortie de " Sad Paradise " », ajoute René Tanguy.

Du même coin de Bretagne

Gwernig pensait sauver Kerouac de son alcoolisme en le faisant venir en Bretagne, mais l'auteur de « Sur la route » meurt avec le billet d'avion dans la poche. « Tous deux ignoraient à ce moment-là qu'ils étaient issus quasiment du même coin de Bretagne, près d'Huelgoat (29) ».

(*) Sorti en octobre 2016 aux éditions Locus Solus.

Pratique

La vente « L'Âme bretonne » d'Adjug'art aura lieu dimanche et lundi, à 14 h 15. Des faïences, tableaux, objets d'art populaire, dont des pièces de la collection Hemar, ainsi que des costumes seront aussi dispersés. Les lettres seront vendues en un seul lot le lundi après-midi.

L'exposition commence aujourd'hui de 17 h à 20 h, et se poursuit demain, de 15 h à 20 h, dimanche et lundi de 9 h 30 à 10 h 30, à la salle des ventes, 13, rue Traverse, à Brest.

Voir mes précédents billets sur Jack Kerouac

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ETEL : Canot « Émile-Daniel ». Un acteur de l'été

etel bateau sauvetage

Le nouveau petit train n'est pas le seul fil rouge de l'été étellois. S'y ajoutent les croisières sur la ria à bord du « Thalassa » et les embarquements à bord de « l'ange gardien d'Étel », l'ancien canot de sauvetage « Patron-Émile-Daniel ». Sept sorties sont déjà planifiées : les prochaines auront lieu les mardis 11 et 19 juillet à 15 h. Les adhérents peuvent embarquer (douze maxi), et l'adhésion peut être souscrite à bord (réservation : tél.06.29.46.11.43). Une demi-heure avant les sorties, le public peut assister à la mise à l'eau depuis l'abri au bout du quai, par le seul mécanisme à bossoirs subsistant en France.

Moules-frites ce vendredi

Ce canot, classé Monument historique depuis 2016, est entretenu par une association qui avait mené sa restauration en 2003-2004 et le fait naviguer lors des festivités maritimes. Pour aider à son action, elle invite à un moules-frites, ce vendredi, midi et soir, sous la criée.

Pratique

Repas moules-frites ce vendredi 7 juillet sous la criée ; services à 12 h et 19 h.

Kir, moules-frites, fromage et far : 13 €. Menu enfant : 7 €.

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jeudi 6 juillet 2017

Pont-Aven. « La modernité en Bretagne »

La nouvelle exposition « La Modernité en Bretagne-2 » est ouverte jusqu'en janvier. Cette exposition du Musée de Pont-Aven complète - et achève - le remarquable travail déjà réalisé sur l'influence de l'École de Pont-Aven dans la peinture.

Le premier volet de ce travail sur la modernité en Bretagne couvrait une période allant de 1870 à1920. Ouverte en février dernier, cette exposition temporaire a attiré plus de 40.000 visiteurs. Avec la deuxième partie le Musée des Beaux-arts propose une (re)découverte des peintres sur la période 1920-1940. Les deux volets forment un ensemble cohérent sur « les sources d'inspiration et les influences qui émergent entre 1870 et 1940 en Bretagne », rappelle la conservatrice, Estelle Guille des Buttes-Fresneau.

111 oeuvres exposées

Pour conduire le visiteur, l'équipe du musée a mis en perspective 111 oeuvres : 95 de collections particulières et 16 de collections publiques, dont celles de la ville de Concarneau (29). Le travail de 21 artistes retrace la vie esthétique de cette époque, qui va de Jean-Julien Lemordant à Mathurin Méheut. Au total : 62 oeuvres graphiques, 31 peintures et - c'est une première pour ce musée -, des sculptures. Comme le rappelle la conservatrice, « l'exposition accorde une place de choix aux sculpteurs, en présentant 15 oeuvres dont dix bronzes, deux bois, un plâtre, une céramique et un granit ». L'amateur retrouvera ainsi Joseph Savina, René Quillivic ou encore les oeuvres monumentales de François Méheut.

Le renouveau esthétique

Avec la volonté de mettre en lumière cette quête de la modernité en Bretagne, cette nouvelle réflexion esthétique met en valeur des oeuvres dont les sujets portent sur la vie portuaire, le littoral breton, le vent ou encore les travailleurs locaux. Elle montre qu'« à travers diverses techniques, ces artistes mettent au service de la Bretagne leur créativité et leur talent ».

L'édition du catalogue « La modernité en Bretagne-2. De Jean-Julien Lemordant à Mathurin Méheut (1920-1940) » poursuit celui consacré à la première exposition. Et l'ensemble des deux volumes retrace toute la richesse de l'École de Pont-Aven et toutes ses influences esthétiques.

www.museepontaven.fr

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SOUTENEZ LE FESTIVAL PHOTO DE LA GACILLY

Plus de 31 photographes internationaux invités…

35 expositions regroupées en 15 galeries en plein air…

Plus de 600 photos exposées…

4 mois de festivités et près de 400 000 visiteurs…

Du haut de ses 14 ans le Festival a la vigueur et l’énergie de l’adolescence ! Associatif, il est devenu au fil du temps l’un des plus grands festivals photo d’Europe, reconnu pour son excellence artistique et pour son expérience immersive au cœur d’un patrimoine historique, naturel et humain exceptionnel.

Et ça, ça nous touche. C’est une reconnaissance du bien-fondé du projet qui nous anime : soutenir la création artistique, promouvoir le territoire, défendre une conception ouverte et mutuellement enrichissante de la relation à l’Autre et à l’ailleurs, et proposer une occupation partagée de l’espace public. En ce sens, le Festival photo La Gacilly est un manifeste. Sans culture, point d’humanité.

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mardi 4 juillet 2017

Premier contact du chef des armées avec les forces de la dissuasion

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Par Nathalie Guibert - Le Monde

En visite à l’Ile Longue puis à Brest mardi 4 juillet, le président Macron passera quelques heures en plongée à bord du sous-marin nucléaire Le Terrible.

S’il est un choix, un ordre, que le chef de l’État français devra assumer seul, c’est bien celui de lancer l’arme atomique. Emmanuel Macron devait embarquer mardi 4 juillet sur Le Terrible, le dernier-né des quatre sous-marins nucléaires lanceur d’engins (SNLE) français. Le président devait être hélitreuillé, depuis la base de la marine nationale de l’Ile Longue, à Brest, pour une plongée de plusieurs heures qui formera son premier contact avec les forces de la dissuasion.

Renouvellement des armes

En 2012, un 4 juillet aussi, son prédécesseur François Hollande s’était prêté à la manœuvre en plongeant durant quatre heures à bord du Terrible, qui rentrait de patrouille. C’est « pour connaître directement l’instrument qu’il commande » que Valéry Giscard d’Estaing avait quant à lui décidé de passer 24 heures à bord du SNLE, pour ce qui fut, le 7 novembre 1974, sa première visite officielle aux forces armées. Il est le seul président de la Ve République à ce jour à avoir passé une nuit à bord.

M. Giscard d’Estaing était alors le troisième locataire de l’Elysée nouvellement élu à plonger, mais le premier de l’ère nucléaire. Emile Loubet, en 1901, tout comme le père de la dissuasion, Charles de Gaulle, en 1962, avaient embarqué dans des sous-marins classiques.

Candidat, M. Macron s’est inscrit dans la continuité stratégique au regard de l’arme atomique. « Plusieurs puissances développent aujourd’hui leurs forces nucléaires, certaines d’entre elles n’hésitent pas à les manier à des fins de démonstration et d’intimidation. Dans ce contexte, j’entends maintenir nos capacités de dissuasion sur le long terme », avait-t-il déclaré le 18 mars dans son discours sur la défense. « Je prendrai les décisions nécessaires au renouvellement des deux composantes, océanique et aéroportée, qui sont complémentaires », avait-il ajouté.

Les crédits alloués aux forces nucléaires – 3,9 milliards d’euros en 2017, soit 22,5 % du budget d’équipement de la défense – doivent doubler après 2020 pour une décennie. En jeu : le renouvellement des armes. Cet effort de modernisation, déjà décidé, couvre principalement la réalisation des quatre SNLE de troisième génération dont la mise en œuvre est prévue entre 2035 et 2048, et qui seront équipés des versions futures du missile nucléaire intercontinental M51.

En attente d’un discours sur la dissuasion

Au cours de son mandat, M. Macron doit en outre définir le futur porteur de l’arme nucléaire aérienne de moyenne portée : ce pourra être un avion de chasse comme aujourd’hui, mais aussi un avion gros porteur multirôles, ou un drone. Les décisions sont attendues avant 2022, pour les appareils comme pour les têtes nucléaires des missiles qu’ils emporteront à l’horizon 2035-2040. Le programme de simulation des armes, enfin, qui pallie l’arrêt des essais décidé en 1996, doit être développé.

La visite brestoise du président prévoit à terre des « échanges avec des salariés de PME sous-traitantes ». On peut y voir la marque du député Jean-Jacques Bridey, devenu président de la commission de la défense de l’Assemblée, qui fut rapporteur de la mission d’information sur les enjeux industriels de la dissuasion en 2016, avant d’être un animateur de la campagne Macron. « Un euro investi dans la dissuasion nucléaire engendre vingt euros dans l’économie », affirmait son rapport, le secteur pesant selon lui 17 000 emplois.

La plongée de M. Macron n’épuisera pas le sujet. La tradition française inscrit dans le mandat présidentiel un grand discours sur la dissuasion, domaine qui comporte une dimension déclaratoire importante. En 2008, Nicolas Sarkozy, alors président, avait annoncé la réduction d’un tiers de la composante aéroportée, précisant que la France disposait de moins de 300 têtes nucléaires. En 2015, M. Hollande avait détaillé pour la première fois la composition de l’arsenal, et achevé l’évolution de la doctrine « anticités » française, l’arme atomique ne menaçant plus explicitement de détruire les populations mais les centres de pouvoir de l’adversaire.

macron pour sous marin

Emmanuel Macron hélitreuillé au dessus du sous-marin "Le Terrible"... ça c'est terrible ! il fait un stage commando ? J'aimerais bien être à sa place. C'est génial.

m1

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dimanche 2 juillet 2017

AURAY - 1862-2017. De la vapeur à la LGV

gare uray

Avant son grand lifting qui devrait débuter dans quelques mois, dans le cadre du PEM (Pôle d'Échange Multimodal), la gare d'Auray passe ce week-end dans une autre dimension avec l'arrivée des premiers usagers de la Ligne grande vitesse (LGV). En voiture pour le début du siècle.

Que de chemin parcouru par le train entre l'inauguration de la ligne de chemin de fer de Lorient à Nantes le dimanche 21 septembre 1862 à Lorient et l'arrivée de la Ligne à grande vitesse le dimanche 2 juillet 2017.

Autres temps, autres fêtes, ce 21 septembre 1862, Mgr Dubreuil, évêque de Vannes, est apparu à 2 h 30, précédé de bannières et suivi par de nombreux prêtres qui entonnaient des chants religieux (*). Le pasteur des Morbihannais devait procéder à la bénédiction de la locomotive. Auray a organisé le 24 septembre 1862 un banquet dans le salon d'honneur de l'Hôtel de ville. Elle bénéficiait non seulement d'une station sur la ligne Nantes-Lorient, mais était choisie comme tête de la ligne à destination de Napoléonville (ligne inaugurée à Pontivy le 18 décembre 1864) et, cerise sur le gâteau, son port de Saint-Goustan était doté d'un service quotidien de bateau à vapeur reliant Belle-Ile et le continent.

La gare était Brechoise

La gare de chemin de fer, construite sur le territoire de Brech, est mise en service en 1862 et prend le nom de gare d'Auray. Deux ans plus tard, la ligne de Pontivy est ouverte. La situation de la gare engendre alors des inconvénients importants. Les contraventions qui y sont constatées et les réclamations liées à ce nouveau mode de transport sont traitées par la justice de paix de Pluvigner. C'était bien trop loin pour régler les conflits. La police d'Auray n'avait alors aucun pouvoir dans la gare pas plus que dans les faubourgs.

Extension d'Auray

Face à ce problème, le conseil municipal d'Auray réclame avec insistance une extension de son territoire. En 1865, la commune compte 3.867 habitants. Elle se trouve un peu à l'étroit entre Pluneret et Brech, deux communes d'une étendue considérable. La solution envisagée était de prendre 100 hectares et 150 habitants à Pluneret et 361 hectares et 409 habitants à Brec'h, ainsi la gare et les faubourgs passeraient sous le contrôle de la police alréenne. Cette proposition rencontre une vive opposition des communes concernées. Le désir de rester en dehors des limites de l'octroi d'Auray, la crainte de voir un système de surveillance plus efficace s'étendre aux cabarets établis dans les faubourgs et aux abords du chemin de fer sont pour beaucoup dans la résistance manifestée par les populations concernées par l'annexion.

L'intérêt général est cependant évident : les habitants du quartier trouveront des avantages pour l'exercice du culte, l'état-civil et l'instruction primaire. Aussi le conseil municipal de Brec'h accepte la perte des faubourgs et de quelques hameaux, mais souhaite garder sa gare. Soutenu par le Conseil général et le garde des Sceaux, le projet de loi du préfet du Morbihan est adopté au Conseil d'État le 30 mars 1865. La gare dépendra désormais d'Auray.

Retour au présent. Dimanche, les premiers usagers de ligne grande vitesse (LGV) seront accueillis à 16 h, par une grande haie d'honneur formée par les Alréens. La gare sera animée de 13 h 30 à 20 h 30. Des concerts sont programmés à partir de 13 h 30. Le parvis de la gare sera ainsi animé par Spontus (13 h 30 à 14 h 15 puis 15 h 30 à 16 h 30) et Zygomates (entre 17 h et 20 h). En partenariat avec le groupement d'agriculteurs bio du Morbihan (Gab 56) et le comité régional de conchyliculture (CRC), les producteurs du pays d'Auray se mobiliseront et proposeront une dégustation d'huîtres, tisanes, cidres, jus, plantes aromatiques et autres produits locaux bio.

* Sources, Pierre Robino, historien de la Société d'histoire pays d'Auray

gare d'auray autrefois

Posté par jourstranquilles à 07:25 - Bretagne - Commentaires [0] - Permalien [#]