Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 17 décembre 2017

C'est ce soir sur France 2...

ce soir macron

Après sept mois de mandat, Emmanuel Macron répond aux questions de Laurent Delahousse dans une édition spéciale du 20h France 2

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Coco de Mer

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Bayrou propose que le MoDem et LRM bâtissent une « maison commune » pour les prochaines élections

A l’occasion du congrès du parti centriste, le maire de Pau a salué samedi « la complémentarité » entre le MoDem et LRM.

Réélu à la tête du MoDem, François Bayrou a proposé samedi 16 décembre la construction d’une « maison commune » avec La République en marche (LRM), en ouverture du congrès du parti centriste. Dans son viseur : les élections européennes de 2019 et les municipales de 2020.

« Je veux défendre l’unité de la majorité, je suis pour que la majorité constitue une maison commune, que se bâtisse une organisation qui nous permettra tous ensemble de préparer les échéances électorales qui viennent », a notamment affirmé le maire de Pau. Selon lui, la « complémentarité » entre le MoDem et LRM est une « donnée essentielle » pour la vie politique française dans les années à venir.

Le nouveau délégué général du parti fondé par Emmanuel Macron, Christophe Castaner, et le premier ministre Edouard Philippe, sont d’ailleurs venus s’adresser samedi aux près de 600 cadres et adhérents du MoDem présents dans ce congrès qui se déroulait dans un hôtel parisien.

Pour le chef du gouvernement, « la recomposition (politique) n’est pas achevée, tout le monde n’est pas à destination, beaucoup ne se sentent pas à leur place ».

« Je vois la gauche et la droite nous regarder comme la poule regarde le couteau : ils se regardent mourir en se demandant ce qui s’est passé. La gauche nous trouve très à droite, la droite nous trouve très à gauche. Ces reproches s’annulent et, c’est pour nous, le plus beau des compliments. »

Une quarantaine de députés MoDem

Par ailleurs M. Bayrou a ensuite demandé aux 13 000 adhérents du MoDem d’élaborer un « nouveau projet social pour le pays ». Un projet qui devra avoir le souci de l’équilibre entre dimension économique et « exigence de justice », a-t-il poursuivi.

« Nous ne sommes pas les seuls dans la majorité à avoir cette marque de fabrique, mais c’est notre identité, et c’est pourquoi nous avons une responsabilité particulière »

Candidat à l’Elysée en 2002, 2007 et 2012, François Bayrou avait renoncé à se présenter à la dernière élection présidentielle pour soutenir Emmanuel Macron, ce qui a permis au MoDem de faire bonne figure lors des élections législatives suivantes.

Il a aujourd’hui une quarantaine de députés (47 avec cinq apparentés), une ministre, Jacqueline Gourault, auprès du ministre de l’intérieur, et une secrétaire d’Etat, Geneviève Darrieussecq, auprès du ministre des armées. Mais bien que très largement minoritaire au sein de la majorité présidentielle, le parti de François Bayrou se considère comme une boîte à idées pour l’équipe au pouvoir.

« Le MoDem est une composante de la majorité qui fait son travail de proposition, avec son identité propre. Cette différence existe : on a une fibre sociale, on représente le centre en France », dit son secrétaire général, Yann Wehrling.

Par ailleurs, le MoDem est toujours empêtré dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Les enquêteurs cherchent à savoir si le parti centriste a utilisé des fonds dévolus à l’embauche d’assistants pour ses eurodéputés afin de rémunérer en partie des cadres du mouvement employés à d’autres tâches. En octobre, le siège du MoDem avait notamment été perquisitionné dans le cadre de cette affaire. Source : la Matinale du Monde

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Extrait d'un shooting - la salopette

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Bretagne - QUIBERON

 

 

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National Gallery of Victoria - Melbourne

100 crânes géants occupent une place centrale dans une nouvelle exposition à la National Gallery of Victoria. L'œuvre de cinq tonnes, appelée Mass, fait partie de l'exposition de blockbusters d'été - NGV Triennial. @ngvmelbourne #Art #Mass #NGVTriennial #Skull #Melbourne # 7News

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Ailona Hulahoop

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Miss France 2018

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Après plus de trois heures de suspense d’une longue cérémonie qui s’est déroulée, ce samedi 16 décembre, depuis le M.A.CH 36 de Châteauroux, Miss Nord-Pas-de-Calais a été élue Miss France 2018. Elle succède ainsi à Alycia Aylies.

Passionnée de mode et de photographie, cette étudiante de 23 ans d’un mètre 76 voit un de ses rêves de petite fille se réaliser. Se définissant comme étant persévérante et déterminée, elle comptait sur sa chevelure rousse pour faire la différence. «Je pense que c’est un avantage, pour les photos de groupe peut-être. Ça fait un an qu’ils sont ainsi. En fait, je l’ai décidé au cours d’un défilé où on m’avait bombé les cheveux en roux. À l’époque, tout le monde m’a dit que ça m’allait super bien. Au début, j’étais un peu réticente à l’idée de sauter le pas. Et puis, finalement, je l’ai fait et ça m’a plu! Il y a eu un avant et un après. Aujourd’hui, je ne pourrais plus retourner à ma couleur naturelle, le blond foncé. Je trouve que ça me va mieux au teint.»

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Miss Nord-Pas-de-Calais élue Miss France 2018. Maëva Coucke, 23 ans, est étudiante en première année de licence de droit.

Miss Nord-Pas-de-Calais, Maëva Coucke, 23 ans, a été élue Miss France 2018, samedi 16 décembre à Châteauroux (Indre), succédant à la Guyanaise Alicia Aylies, qui fut la première Miss Guyane à décrocher la couronne. La jeune femme, 1,76 m, étudiante en première année de licence de droit, a devancé Miss Corse, première dauphine, Miss Ile-de-France, deuxième dauphine et Miss Champagne-Ardenne et Miss Réunion, les deux dernières finalistes.

Trente femmes de 18 à 24 ans prétendaient au titre, à l’occasion de la 88e cérémonie diffusée en exclusivité sur TF1.

« Message aux Français »

Deux mois après le déclenchement de l’affaire Harvey Weinstein, la cérémonie a été dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes, par Sylvie Tellier, Miss France 2002 et directrice générale de la société Miss France.

Un clip en noir et blanc intitulé « Les miss se mobilisent contre les violences faites aux femmes » a été diffusé juste avant le défilé en maillots de bain. « Je suis libre de choisir qui je veux, libre de dire non… Je suis forte, confiante, je suis belle, je suis moi », pouvait-on entendre dans cette courte vidéo. « Il ne faut pas oublier que l’année dernière en France, tous les trois jours, une femme est morte sous les coups de son mari », a ensuite rappelé Iris Mittenaere, Miss France 2016, sacrée Miss Univers en 2017. « Miss France se doit de soutenir cette cause », a-t-elle ajouté.

L’annonce du thème de l’émission n’avait pas convaincu les associations féministes, qui voient dans la cérémonie une célébration de la « femme objet ». La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, avait cependant salué une occasion « de sensibiliser un grand nombre de familles assises devant leurs téléviseurs ». « Les Miss peuvent envoyer un message à tous les Français ! », a-t-elle déclaré dans Le Parisien-Aujourd’hui en France de samedi.

Fin octobre, l’élection de Miss Pérou, retransmise en direct à la télévision, avait été utilisée par les candidates pour dénoncer les violences faites aux femmes. « Mon nom est Camila Canicoba et mes mensurations sont 2 202 féminicides en neuf ans dans mon pays », avait lancé une candidate. « Une fillette meurt toutes les dix minutes [dans le monde] victime de l’exploitation sexuelle », « plus de 70 % des femmes au Pérou sont victimes de harcèlement de rue », « 81 % des auteurs d’agressions sexuelles sur des jeunes filles de moins de 5 ans sont proches de la famille », ont alors enchaîné d’autres jeunes femmes en robes à paillettes dorées.

Fêtes populaires

Cette 88e édition de Miss France avait aussi été placée sous le signe des fêtes populaires, avec un jury coprésidé par le couturier Jean Paul Gaultier et Iris Mittenaere. Les chanteuses Nolwenn Leroy et Lorie Pester, l’humoriste Anne Roumanoff, le rugbyman Vincent Clerc et le comédien espagnol Agustin Galiana, comptaient aussi parmi les jurés. Le chanteur britannique Ed Sheeran était l’invité d’honneur de la cérémonie. Jean-Pierre Foucault a animé cette soirée pour la 23e fois. La dernière édition avait attiré pas moins de 7,6 millions de téléspectateurs.

Les grandes fêtes françaises, comme le 14-juillet, le Carnaval de Nice ou les fêtes foraines, ont été évoquées tout au long de la cérémonie par les prétendantes, mises en scène dans une dizaine de tableaux chorégraphiés. A égalité, le jury et les téléspectateurs ont désigné les cinq finalistes parmi douze candidates sélectionnées par les organisateurs.

Les téléspectateurs avaient toutefois le dernier mot pour désigner seuls la lauréate et ses deux dauphines, en votant par téléphone et SMS. Auparavant, les téléspectateurs pouvaient poser des questions aux finalistes depuis les réseaux sociaux.

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Paris s’engage contre la grossophobie: «Le regard des gens est destructeur»

SOCIETE Dans le cadre de la semaine parisienne de lutte contre les discriminations, la Ville de Paris organise ce vendredi un événement contre les violences et discriminations grossophobes…

« Baleine », « grosse vache », « Baloo ». Ces insultes, elle les entend depuis toute petite. A 25 ans, Alixia, habitante des Hauts-de-Seine, pèse 100 kg à cause d’une thyroïde instable, et a toujours été victime au quotidien de discrimination par rapport à son poids. « Dans les transports, les gens me lancent des regards de dégoût et ne s’assoient pas à côté de moi. Quand je mange dehors, des insultent fusent », explique-t-elle à 20 Minutes. « A force qu’on me dise que je ne dois pas manger vu comment je suis grosse, j’en suis arrivée à me dégoûter de la nourriture et de moi-même », ajoute la jeune femme.

Pour faire face à ce phénomène, la Ville de Paris organise ce vendredi un événement contre les violences et discriminations grossophobes. « L’occasion de mettre en lumière une forme d’inégalité de traitement peu reconnue », annonce l’Hôtel de ville. Définie comme une « aversion ou attitude hostile envers les personnes en surpoids, grosses ou obèses », la grossophobie s’accompagne en effet d’une stigmatisation, de préjugés et d’une importante violence sociale.

« Dégoût », « vide » et « totale impuissance »

« Quand je postule à un emploi, une amie qui a des compétences inférieures est retenue. Pas moi », reprend Alixia, qui est loin d’être seule dans cette situation. En France, 15 % des adultes sont concernés par l’obésité, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et d’après le baromètre du Défenseur des droits et l’Organisation internationale du travail (OIT), 20 % des demandeurs d’emploi obèses disent avoir été discriminés à l’embauche. Sans compter les moqueries, les remarques désobligeantes et les injures.

Aniela, 22 ans, est aussi victime de grossophobie depuis son enfance. « Gros tas », « tu es grosse, personne ne t’aimera », entendait-elle dans la cour de l’école. Aujourd’hui, le rejet fait toujours partie de son quotidien. « Mon père ne manque pas une occasion pour me rappeler mon surpoids. Tant et si bien que je n’assiste plus aux réunions de famille. » Chez le médecin aussi, ce sont toujours les mêmes remarques qui reviennent. « Vous ne vivrez pas vieille », lui assène son docteur.

« Ce mal-être a engendré un sentiment de dégoût, de vide et de totale impuissance. En plus d’un manque de confiance en moi, cela m’a dégoûté de mon corps. Le regard des gens est destructeur, mais le nôtre est encore plus violent », explique la jeune fille auprès de 20 Minutes qui a lancé un appel à témoignages sur le sujet, faisant affluer aussi un certain nombre de commentaires de nature grossophobe.

« Ils saoulent les gros, ils coûtent cher à la sécu »

« Le jour où les gros auront à payer de leur poche les frais occasionnés par leur manque de discipline alimentaire, on aura beaucoup moins d’obèses pour se plaindre que la société est vilaine avec eux et qu’ils sont discriminés, les pauvres choux [à la crème] », note un internaute. « Ils saoulent les gros, ils coûtent cher à la sécu en plus et ils bouffent plus que de raison et ne font pas de sport. Ils n’ont qu’à pas aller chez McDo tous les soirs en pensant qu’une salade McDo, c’est bon pour le régime », lance un autre.

« Pour les gens, un gros gène, mange la part des autres, sent mauvais », s’insurge Freddy sur ces nombreux clichés. « Pour la société, être gros veut encore dire que la personne n’est pas performante », déplore de son côté Hélène Bidard, adjointe à la maire de Paris chargée de toutes les questions relatives à l’égalité femmes-hommes, la lutte contre les discriminations et des droits humains, à l’initiative de l’événement de vendredi, rappelant que l’obésité touche principalement les couches moyennes et populaires.

Gabrielle Deydier, dans son livre On ne naît pas grosse  publié le 15 juin dernier aux éditions Goutte d’Or, indique que si 15 % de l’ensemble de la population est au smic, le taux grimpe à 26 % chez les Français obèses. « Quand les gens pauvres sortent leurs enfants pour leur faire plaisir, ils leur achètent un Happy Meal au MacDo à 4 euros, car le cinéma coûte deux fois plus cher. Nous vivons dans une société schizophrène : grossir devient de plus en plus facile, mais les obèses sont des pestiférés », explique-t-elle dans un entretien à l’Express. Le tout dans un contexte de tyrannie de l’apparence.

« Dans la capitale de la mode, c’est comme si ce n’était pas un sujet »

« Les discriminations envers les personnes de forte corpulence, et à l’apparence physique en général sont une réalité. Mais la question n’est pas abordée par les pouvoirs publics », s’exclame Hélène Bidard, regrettant « le culte de la minceur, voire de la maigreur, qui est diffusé par les entreprises, le monde de la mode et les médias ». Un phénomène exacerbé à Paris. « Dans la capitale de la mode, c’est comme si ce n’était pas un sujet. Il y a une volonté de rendre invisible les gros dans la ville ». Alors, pour faire prendre conscience de la problématique et « pour que ces personnes se retrouvent pleinement dans la ville et s’y inscrivent de plein droit », la mairie va émettre ce vendredi un certain nombre de préconisations et lancer la campagne: « Grossophobie stop ! Ensemble réagissons ».

« Les personnes grosses ne parlent pas, ne portent pas plainte et entrent dans un cycle d’enfermement », insiste Hélène Bidard. En effet, peu de condamnations sont enregistrées pour discrimination à l’apparence physique, introduite pourtant dans la loi du 16 novembre 2001. Mais selon Alixia, ce sont les regards des gens et de la société qui doivent d’abord changer car « la grossophobie détruit, réellement ».

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Extrait d'un shooting - en mode bûcheron

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Vannes

Le père Noël débarquera au port de Vannes ce dimanche 17 décembre à 15h avant de déambuler dans les rues du centre-ville de Vannes.

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Charlotte Gainsbourg

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Vu sur instagram - j'aime bien

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la une de Charlie Hebdo

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samedi 16 décembre 2017

Moi en 2012 dans un court métrage - prémonitoire ?

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Bonne hygiène de vie...

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Extrait d'un shooting - variations de poses

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Débat : en quoi "Blow up" d'Antonioni serait-il "inacceptable" ?

Une professeure de l'université de Californie à Los Angeles (UCLA) Laure Murat, considère "Blow up" de Michelangelo Antonioni comme un parangon de violence faite aux femmes (Libération du 12 décembre). On s'interroge.

On vit une époque bizarre. Dans la foulée de l’affaire Weinstein, la parole des femmes se libère, d’autres affaires font surface, les violeurs et autres agresseurs sexuels sont cloués au pilori de l’opinion, bientôt peut-être de la justice. Il y a un avant et un après, les mentalités et comportements vont évoluer, du moins l’espère-t-on, et les hommes abusifs y regarderont à deux fois avant de forcer sexuellement une femme (ou un autre homme). Jusque-là, tout va bien, on se réjouit de ce changement de paradigme et on approuve sans réserve.

En revanche, ce qui inquiète, c’est de voir le cinéma victime collatérale de cette grande avancée dans les relations hommes-femmes. Dans Libération, une première salve fut tirée par un des chroniqueurs réguliers maison, Daniel Schneidermann : partant d’un angle intéressant (le sexisme et le regard masculin dans une partie du cinéma), le chroniqueur finissait par noyer le bébé dans l’eau du bain en reprochant à Almodovar d’avoir esthétisé un viol dans Parle avec elle (Almodovar ?! Le grand portraitiste des femmes, trans, gays et lesbiennes, réduit d’une phrase en symbole de la domination masculine), ou en cataloguant Belmondo harceleur de Jean Seberg dans A Bout de souffle, confondant allègrement acteurs et personnages, réalité et fiction. Le deuxième tir vient d’être envoyé par Laure Murat, professeure à UCLA, toujours dans Libération (12 décembre). Le titre de sa tribune a de quoi secouer tout honnête cinéphile : « Blow up, revu et inacceptable ».  Qu’est-ce qui est inacceptable dans ce chef-d’œuvre selon Laure Murat ? La façon dont se comporte le photographe et personnage principal du film vis-à-vis de ses modèles. L'universitaire ne tolère plus cet « étalage d’une misogynie et d’un sexisme insupportables », mais ajoute, « dont rien ne dit d’ailleurs qu’Antonioni la cautionne personnellement ».

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Cinéaste moderne

Laure Murat aurait peut-être du s’arrêter plus longuement sur la dernière partie de sa propre phrase. En effet, rien ne dit qu’Antonioni approuve son personnage. D’une manière générale, un auteur ne cautionne pas nécessairement tous les agissements de ses personnages de même que le sens général d’un film n’est pas réductible à la personnalité d’un de ses personnage.  Cette règle est peut-être encore plus vraie s’agissant d’Antonioni, cinéaste moderne : moderne, notamment parce que son regard marque une distance avec ses personnages, ne leur imprime pas une valeur morale absolue (bon ou méchant, ça n’existe pas dans son cinéma qui travaille les zones de gris et le mystère de l’existence). Antonioni n’a jamais recours au sentimentalisme, au pathos, et aux processus d’identification usuels du cinéma grand public et notamment hollywoodien (c’est la fameuse « froideur » antonionienne). Dans Blow up, il montre un photographe de mode qui se conduit en effet comme un petit coq égotiste, macho, désagréable avec ses modèles féminins (mais aussi avec son assistant masculin), mais le cinéaste n’indique jamais s’il en pense du bien ou du mal, laissant le jugement moral à la libre appréciation de chaque spectateur. Non seulement rien ne dit qu’Antonioni approuve son photographe, mais peut-être même qu’il en pense la même chose que Laure Murat, qu’il a précisément voulu montrer une domination masculine odieuse toujours à l’œuvre dans le cool swinging London et dans le milieu de la mode à travers ce photographe imbu de lui-même.

Quant à la scène de viol, il s’agit d’un jeu sexuel certes un peu brusque mais où les deux filles sont autant actives que l’homme : y voir un viol, c’est pousser le bouchon (et quand bien même serait-ce un viol, comment affirmer avec certitude que l’impavide auteur en ferait la promotion ?). Ce que Laure Murat omet de dire, c’est que Blow up est autant fasciné que distant face à ce swinging London, sa pop, son rock, sa libération sexuelle, et cette fascination critique se retrouve dans le regard posé sur le personnage joué par David Hemmings : le cinéaste ne fait rien pour susciter l'empathie du spectateur pour ce personnage opaque et désagréable. Le sujet de Blow up, c'est ce qu'on voit, croit voir ou ne voit pas dans une image. Au lieu de faire de ce film une publicité pour le viol avec un simplisme qui laisse pantois, la chercheuse aurait pu prolonger cette réflexion sur ce que dit ou cache une image, mais aussi resituer Blow up dans le contexte général de l’oeuvre du maestro qui a consacré sa vie de cinéaste à magnifier les femmes, à les filmer à égalité ou plus en valeur que les hommes, à mettre en crise la masculinité et le couple traditionnel bourgeois, à mille lieues de tous les clichés conscients ou inconscients sur les hommes prédateurs et les femmes proies.

La fiction n'est pas la réalité

Au-delà de Blow up, il faudrait selon Laure Murat, relire toute l’histoire de l’art, du cinéma, de la littérature à l’aune de l’affaire Weinstein, en faisant « l’analyse en profondeur de l’histoire des représentations, des discours, de leurs ambiguités et de leurs effets et avec une désacralisation de l’esthétisme, dont l’empire étouffe tout jugement » (c’est nous qui soulignons). Cette phrase-là laisse abasourdi.  « Désacraliser l’esthétisme », c’est vider l’art de sa substance, de sa raison d’être, c’est vouloir tuer l’art en le réduisant à du journalisme, à du commentaire sociologique, à de la réthorique politique ou morale dénuée de tout effort de transfiguration. « Analyser les discours, leurs ambiguités, leurs effets », pourquoi pas, mais à condition de ne pas faire dire à un film d’Antonioni ce qu’il n’a jamais dit. A condition de ne pas réduire à néant l’ambiguité, la part de mystère, qui fait souvent le prix des œuvres artistiques. A condition de ne pas vouloir transformer les œuvres en slogans militants ou en vecteurs obligés de correction politique. A condition aussi de ne pas imaginer que les effets des œuvres induisent automatiquement les comportements des spectateurs dans la vie. Désolé, j’ai beau adorer Blow up, je ne me suis jamais conduit dans la vie comme le personnage joué par David Hemmings, j’ai vu des dizaines de films mettant en scène des meurtres, des tueurs en série, des viols, des massacres, des bastons et je n’ai jamais frappé, tué ni violé quiconque.

On a l’impression d’enfoncer une porte mille fois ouverte mais répétons-le encore : il ne faut pas confondre le réel et la fiction, la réalité et le fantasme, les pensées et les passages à l’acte, le lieu du vécu et le lieu du symbolique. L’art en général, le cinéma en particulier, sont des endroits où se produisent un tas de choses interdites dans la vie et dans la société par la morale commune (et c’est heureux). Les Grecs appelaient cela la catharsis. On va au cinéma pour voir des gens s’aimer, triompher d’épreuves, porter haut le Bien, mais aussi éventuellement pour les voir se détester, se trahir, s’entretuer et semer le Mal, on y va pour voir des héros ou héroïnes mais aussi des bad girls et des bad boys, on y va pour voir et ressentir tout le spectre émotionnel possible y compris la peur ou l’inquiétude, pour y sublimer toutes nos mauvaises pensées et mauvaises pulsions, toutes nos angoisses, parce qu’elles reflètent nos vies ou au contraire parce qu’on ne tient pas à les vivre dans la vraie vie. On aime Psychose mais personne n’a envie d’être réellement Norman Bates ni sa proie. On aime Star wars ou James Bond sans forcément se prendre pour un super héros qui va tomber toutes les femmes d’un claquement de doigts. On sait faire le distingo entre les contes et la vraie vie.

Godard, Hitchcock, Scorsese

Si on analyse les discours et leurs effets sans tenir compte de l’esthétisme, en prenant l’affaire Weinstein comme nouveau baromètre absolu et le male gaze comme critère à charge et unique, en posant de surcroit une équivalence entre les agissements d’un personnage et ceux de l’auteur et/ou des spectateurs,  je crains que n’y survivent pas les œuvres de Godard, de Pasolini, d’Hitchcock, de Scorsese, pas plus que celles de Sade, de Flaubert ou de Bataille, ni celles de Bosch, de Degas, de Picasso ou de Bacon (liste évidemment non exhaustive). Quand Laure Murat parle du cinéma comme « promoteur du viol » ou reconducteur des violences sexistes, on a juste envie de rappeler que le viol et la violence sexiste existaient bien avant le premier vagissement des frères Lumière. Sauf à confondre causes et effets, le cinéma est au mieux ou au pire un reflet du monde, de la société, des courants de pensée de son époque, et surtout de l’imaginaire individuel des cinéastes. Ces derniers étant de plus en plus des femmes et des membres de la communauté LGBT, le cinéma évolue forcément et va continuer après cent ans d’indéniable domination masculine, laquelle n’a toutefois pas empêché que naissent des chefs-d’œuvre ni que s’expriment des cinéastes masculins non machistes et non dominants. Mille fois oui au féminisme, mille fois oui à l’égalité hommes-femmes, mille fois oui à la lutte contre les « porcs », mille fois oui au combat contre les codes masculinistes, mais non aux lectures erronées, anachroniques et simplistes des grands films, non à un révisionnisme tâtillon et procédurier qui voudrait envoyer une part de l’histoire de l’art devant le même tribunal que Harvey Weinstein. Que le regard change au fil des époques, soit, mais de là à rendre un chef-d'oeuvre inacceptable, non. Nous avons revu Blow up et n’y avons rien décelé d’inacceptable, au contraire : c’est un film indispensable pour toute personne aimant l’art cinématographique et curieuse de savoir ce qu’est une oeuvre qui résiste magnifiquement à l’épreuve impitoyable du temps

Le rôle du photographe de mode est directement inspiré de David Bailey qui, à l'époque, vivait avec Catherine Deneuve.

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Extrait d'un shooting - fétichisme avec balletsboots

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C'est le pied !

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Fermeture du concept store Colette: «Si Paris est le centre du monde, Colette est le centre de Paris» pour Loïc Prigent

 

Last #colettegaragedoor by our homie @klyonsnatborn THANK YOU Kevin 💙 #coletteforever #colette



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INTERVIEW Le « concept store » Colette ferme le 20 décembre. Le journaliste et documentariste Loïc Prigent livre à « 20 Minutes » ce que la boutique représentait à Paris et dans le monde…

Tic-tac, tic-tac. Non, ce n’est pas le bruit de l’Apple Watch dont la présentation mondiale s’est faite chez Colette en 2014 mais le compte à rebours avant la fermeture du concept store le plus célèbre de Paris, sis au 213, rue Saint-Honoré (Ier). Avis aux fashionistas ou aux curieux, le dernier jour est mercredi (à ceux qui espèrent un destockage une fois la boutique fermée, ne rêvez pas, fait savoir Colette).

A 20 Minutes, quand on s’est demandé comment parler de la fermeture de Colette, on s’est dit qu’il fallait faire un article joyeux. Qui de mieux que le sémillant  Loïc Prigent ? Le journaliste, documentariste et écrivain a été client de la boutique mais a aussi collaboré à une paire de lunettes avec Colette et See Concept. Une chance pour nous, il a accepté l’interview.

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Loïc Prigent lors de l'exposition «Entendu au Bon Marché par Loïc Prigent» en février 2017.

Loïc, Colette ferme le 20 décembre. Était-ce un bon spot pour dénicher les petites phrases que l’on retrouve dans votre livre J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste* ?

Oui, carrément ! Colette, c’est un vortex de la mode, de la consommation de la mode et de la pensée de la mode. Si je me souviens d’une petite phrase entendue chez Colette ? Pou pou pou, non je ne vois pas trop et j’aime bien laisser planer le mystère sur l’endroit où je les entends.

Comment définiriez-vous le concept Colette ?

Colette, c’est l’idée d’un magasin-tout, avec à la fois des choses extrêmement chères et des planches de skate. Il n’y a pas qu’une seule cible, ça parle à plein de cibles et de la même façon. Et ce, sans être un grand magasin. Car Colette reste un petit magasin, une tête d’épingle. Colette (Roussaux, fondatrice du concept) et Sarah (Andelman, sa fille) y font tout avec une équipe ultra efficace. J’ai fait une dédicace de mon livre chez Colette et je vois Colette avec une poignée d’argent dans la main, des pièces de 10 centimes. Je lui demande pourquoi et elle me répond : « C’est pour votre dédicace ! Votre livre coûte 6,90 euros, les gens vont donner 7 euros, il me faut des pièces de 10 centimes. » (sourire) Çà, c’est incroyable. M. Lafayette ou Mme Printemps ne font pas ça. C’est la clef du succès, sûrement. Être à ce point humain à tout prévoir, tout penser et le faire soi-même. Colette, c’est aussi l’idée d’une sélection complètement dingue. Quel que soit votre goût, on joue du sourcil de surprise. Colette peut faire peur, je comprends cette crainte initiale, mais il y en a pour tout le monde tout en étant hyper exigeant.

Vers quels concepts stores les habitués de Colette vont-ils se tourner ?

Vers le net. Impossible de dire qu’il n’y aura pas un autre lieu. J’espère. Il y a un intérêt. Certaines marques, lieux vont émerger. Des marques ont saisi une partie du système en excitant le consommateur avec des collaborations, avec le renouvellement. Chez Colette, tu clignes des yeux et ça disparaît. Colette, c’est aussi des surprises. J’y ai acheté beaucoup de t-shirts, de livres. Leur sélection de livres était incroyable.

Qu’avait Colette de plus que les autres ? D’être l’original ? Son originalité ?

Si Paris est le centre du monde, Colette est le centre de Paris. Quand Rihanna vient à Paris, elle va chez Colette. Beyoncé, Madonna, etc. aussi. En pop musique, ils vont tous chez Colette, dans la mode aussi. Dans d’autres secteurs aussi j’imagine. Colette est une centrifugeuse.

En 2014, le lancement de l’Apple Watch s’est fait au 213, rue Saint-Honoré. Où se feront ces premières mondiales aujourd’hui à Paris ?

Les Galeries Lafayette ont plein de projets dont un sur les Champs-Elysées dans l’ancien Virgin. Je ne suis pas inquiet sur la possibilité physique d’un lieu à Paris fédérateur ou iconique. Le 21 décembre, on ne va pas aller vivre dans les catacombes (rire). C’est génial que Colette ferme. Aujourd’hui, les marques vont jusqu’à l’usure de l’usure. Là, il n’y a pas de trahison du client, du vendeur. C’est fantastique de faire ça.

Vous avez été associé à une collaboration avec Colette. Votre livre ou vos DVD y ont été vendus. Ça fait quoi d’être dans ses rayons ?

Le DVD Le Jour d’avant se vendait très bien chez Colette. C’est quelque chose qui fait du bien à l’ego. C’est une validation d’être dans sa sélection. Pour moi, c’est anecdotique, c’est quelques ventes en plus, je ne suis pas une marque, mais pour plein de marques, c’était hyper important d’y être. Pour les jeunes créateurs, c’était une planche de salut ou un tremplin d’être vendu chez Colette. Dans vos premières saisons, si vous étiez sélectionné et vendiez chez Colette, vous pouviez vendre partout ailleurs. Là, il y a un problème assez important de visibilité qui va venir pour de jeunes marques ou celles qui émergent. Sarah allait dans leurs showroom, achetait, achetait. Thom Browne ou Julien David sans Colette aurait eu des soucis de visibilité, de vente.

* J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste, Loïc Prigent. Points. 6,90 euros.

colette

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David Lachapelle

lachapelle

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In memorem : 16 décembre 2011 - Naufrage du TK BREMEN sur la plage de Kerminihy - Erdeven

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Ellen von Unwerth

ellen216

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Les Gardiennes - vu hier soir

Pendant la Première Guerre mondiale, les hommes ont quitté les villages pour le front. Les femmes reprennent le flambeau comme Hortense, travailleuse infatigable qui embauche Francine, une jeune femme de l’assistance publique, chargée de la seconder à la ferme. Sa propre fille Solange rechigne aux travaux des champs. Entre Hortense et Francine, un respect et une reconnaissance mutuels s’établissent d’emblée. D'ailleurs, après la guerre, Hortense aimerait garder la jeune femme auprès d'elle. Quand Georges, le fils d'Hortense, revient lors d'une permission, il tombe sous le charme de Francine. Alors que leur histoire démarre, il doit repartir à la guerre.

Les Gardiennes est adapté du roman d'Ernest Pérochon, écrit en 1924. Il a été tourné en Haute-Vienne, dont les paysages sont particulièrement adaptés au tournage d'un film d'époque. Il s'agit du huitième long-métrage de Xavier Beauvois, très présent au cinéma en tant qu'acteur depuis l'an dernier. Après l'excellente série Dix pour cent, le film marque la seconde collaboration à l'écran entre Nathalie Baye et sa fille Laura Smet.

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Une paire d'ananas..... (je sais c'est facile !) - vu sur internet

ananas

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vendredi 15 décembre 2017

Les Etats-Unis mettent fin à la "neutralité du net"

Les Etats-Unis mettent fin à la "neutralité du net" : cinq questions pour comprendre cette décision qui bouleverse les règles d'internet

La circulaire que doit adopter jeudi 14 décembre la commission fédérale américaine des communications (FCC) va abroger l'un des principes fondateurs d'internet. Franceinfo décrypte les conséquences de cette décision aux grandes répercussions outre-Atlantique.

Ce projet enterre l'un des principes fondateurs d'internet. Le gendarme américain des télécoms a voté, jeudi 14 décembre, l'abrogation de la neutralité du net en adoptant la circulaire "Restoring Internet Freedom" ("restaurer la liberté d'internet" en anglais).

Le "père de l'internet" Vinton Cerf, le créateur du World Wide Web, Tim Berners-Lee, et 19 autres "pionniers du net" ont critiqué cette circulaire. Dans une lettre ouverte à la commission fédérale américaine chargée des télécommunications, la FCC, ils ont exhorté le président de la commission à annuler le vote. En vain. Bien que technique, ce sujet pourrait radicalement transformer l'accès aux données sur internet. Quelles sont les motivations d'une telle réforme ? Peut-elle remettre en cause la neutralité du net français ?  Franceinfo fait le point sur ce sujet brûlant en cinq questions.

La neutralité du net, c'est quoi ?

La neutralité du net signifie que tous les fournisseurs d'accès à internet doivent traiter tous les contenus de manière égalitaire. Et ce quelle que soit leur origine. Ainsi, la neutralité du net interdit aux fournisseurs d'accès à internet (FAI) de moduler la vitesse de débit ce qui permet d'éviter de faire une discrimination en fonction du contenu qui passe dans leurs tuyaux. Les données que vous consultez sur différents moteurs de recherche doivent, par exemple, vous arriver à la même vitesse.

Le concept date des débuts d'internet. On doit le terme à Tim Wu, professeur de droit, qui a théorisé dans les années 2000 ce concept remontant aux années 1970, quand les régulateurs ont cherché à empêcher le fournisseur AT&T, qui possédait alors le monopole des télécommunications, de bloquer ou perturber l'essor des nouvelles sociétés de téléphonie. Mais ce n'est qu'en 2015 que la FCC a finalement pu assimiler les fournisseurs d'accès à internet à haut-débit à des entreprises de télécommunications, et que cette régulation leur a été étendue.

Pourquoi est-ce important ?

Pour les entreprises technologiques et les défenseurs des droits numériques, la fin de la neutralité du net signe ni plus ni moins la mort de l'internet dans sa forme actuelle. Sans neutralité du net, les FAI pourraient moduler la vitesse de débit internet à leur guise en fonction des contenus. Ils pourraient ainsi imposer des frais supplémentaires aux entreprises en échange d'une meilleure vitesse de débit, et mettre ainsi sur pied un "internet à deux vitesses".

Les jeunes entreprises technologiques, qui n'ont pas les moyens de Google ou de Facebook, seraient alors désavantagées. La nouvelle directive est "une barrière à l'innovation et à la concurrence", estime Ferras Vinh, du Centre pour la démocratie et la technologie, qui défend la neutralité. Quant aux gros utilisateurs de données comme Netflix ou d'autres services de vidéo en continu, ils pourraient répercuter ces coûts supplémentaires sur le prix de leurs abonnements.

A qui cela profite-t-il ?

Les FAI pourraient extraire une rente considérable d'un internet à deux vitesses. Mais ils pourraient aussi se servir de cette nouvelle liberté pour bloquer ou ralentir des contenus qui leur font concurrence. Car les gros fournisseurs d'accès à internet américains sont eux-mêmes créateurs de contenus : ComCast possède par exemple NBCUniversal, et AT&T cherche de son côté à racheter le groupe Time Warner, qui possède des studios mais aussi des chaînes comme CNN ou HBO. Ces grands groupes américains pourraient ainsi être tentés de ralentir les contenus de leurs concurrents, comme Netflix, pour favoriser les leurs, comme le pointe Variety (en anglais). 

Seule limite : les FAI devraient gérer la hiérarchisation des contenus et de leurs clients de manière transparente. En cas de plaintes, elles seront traitées par une autre agence, la Commission fédérale de la concurrence, spécialisée dans la protection des consommateurs et les règles anti-monopole.

Pourquoi la FCC souhaite l'abroger ?

"Quel est le problème que vous essayez de régler ?" C'est la question posée par le sénateur du Massachussetts Ed Markey au nouveau patron de la FCC en juillet. Ajit Pai, nommé par le président Donald Trump à la tête de la FCC, s'est lancé à l'assaut de la neutralité du net pour, assure-t-il, "restaurer la liberté d'internet".

Pour les partisans de son projet, les règles actuelles ont le défaut d'assimiler les opérateurs à des services publics. De plus, ils arguent que cette régulation empêche les investissements dans de nouveaux services comme les vidéo-conférences, la télémédecine et les véhicules connectés qui ont besoin du haut-débit.

Les activistes qui défendent la neutralité du net présentent Ajit Pai comme la marionnette du fournisseur d'accès à internet et entreprise de télécommunication Verizon, pour qui il a travaillé entre 2001 et 2003.

Cela peut-il avoir un impact en France ?

Bien que très américain, le débat sur la neutralité du net concerne indirectement de nombreux autres pays qui fondent leurs législations internet sur le modèle outre-Atlantique. L'Union européenne a voté des directives en novembre 2015, applicables depuis le 30 mars 2016. Deux grands principes sous-tendent la neutralité du net : les FAI ne peuvent pas discriminer les contenus transmis sur le réseau et les internautes peuvent y consulter et y diffuser librement des contenus, rappelle Le Monde. La décision américaine "n’aura pas d’impact direct en Europe", affirme Sébastien Soriano, le patron de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, l'Arcep, chargé de l’application de la neutralité du Net en France, interrogé par le quotidien.

L'Arcep a rendu un premier diagnostic de la neutralité du net en France le 30 mai 2017. Comme dans d’autres pays, le régulateur a fait le choix de ne pas sanctionner directement les manquements à la neutralité, mais d’échanger avec les opérateurs. "L’Arcep préfère parfois attendre d’être saisie par les utilisateurs pour imposer aux opérateurs de respecter les règles édictées au niveau européen", critiquait au printemps l’association de défense des libertés numériques La Quadrature du Net.

L'industrie des télécoms risque aussi de mettre sous pression la neutralité du net en Europe, car les équipements terminaux comme les smartphones ou box et leurs systèmes d’exploitation ne sont pas traités par le règlement européen. "Cette question va monter en intensité, au fur et à mesure que les terminaux vont devenir plus intelligents et décider de choses à notre place", résume Sébastien Soriano pour Le Monde. De nouvelles recommandations devraient être formulées à ce sujet en 2018.

internet

Le régulateur américain des communications met fin au principe de la neutralité du net

Pour les défenseurs de la neutralité du Net, l'abrogation de cette règle ouvre la porte à la création d'un «internet à deux vitesses»: certains sites d'un débit plus rapide en payant plus alors que d'autres peuvent être pénalisés par exemple car ils représentent une concurrence aux opérateurs de télécommunications.

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Ailona Hulahoop

ailona568

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Laetitia Casta photographiée par Herb Ritts

herb ritts

laetitiacastaThis moment shared with Herb Ritts is still in my heart. A great man, a huge talent, very sensitive. Unforgettable. Love this picture a lot. It was for Pirelli.

Ma rencontre avec Herb Ritts sera toujours dans mon coeur. Un grand homme, talentueux, sensible. Inoubliable.

#herbritts #photographer #icon

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Paul Morel

paul morel23

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Emmanuel Macron sera l'invité du "20 heures" de France 2 dimanche soir - save the day...

Politique intérieure, actualité internationale... Après sept mois de mandat, Emmanuel Macron sera l'invité du "20 heures" de France 2 dimanche soir

Une longue interview, pour aborder de nombreux thèmes de l'actualité. Le président de la République, Emmanuel Macron, sera l'invité du "20 heures" de Laurent Delahousse, dimanche 17 décembre sur France 2. Au cours d'un entretien d'environ 40 minutes, enregistré cette semaine, le chef de l'Etat s'exprimera sur ses premiers mois à l'Elysée, sur sa vision de l'exercice du pouvoir ou encore sur son rapport au temps et son destin personnel. Un entretien que vous pourrez regarder et commenter en direct sur franceinfo.

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Milo Moiré

milo2225

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Musée des Arts Décoratifs

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Le Palais Idéal du Facteur Cheval

Un monde fantastique et naïf

C’est La Mecque de l’art brut, celle qui a fait fantasmer les surréalistes avant d’être classée par le ministre Malraux. Une utopie sortie tout droit de l’imagination d’un facteur aussi artiste que stakhanoviste : plus de trente ans lui auront été nécessaires pour bâtir, seul, à partir de 1879, cette cité de pierres, escargots et coquillages assemblés au mortier. Les fées mythologiques se mélangent aux animaux dans un pastiche exotique délirant. De quoi faire voyager l’esprit dans le monde, à la recherche de divinités enfouies qui illustrent ici les façades entre grottes et colonnes. Imaginez ensuite cette surabondance baroque sur une butte de la Drôme, au milieu de la nature luxuriante, et vous obtenez la carte postale.

facteur cheval

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jeudi 14 décembre 2017

Triomphe de César à Beaubourg

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Près de 1800 personnes se sont précipitées au Centre Pompidou pour découvrir une rétrospective attendue depuis des décennies. Seulement 150 convives, collectionneurs, historiens de l'art et proches ont dîné ensuite au cœur des collections.

Dès 19h, ce lundi 11 décembre à Beaubourg s'annonçait particulier, pour ne pas dire historique. Malgré la pluie froide d'hiver, une foule incroyable se pressait pour accéder à la Galerie 1 au niveau 6, soit tout en haut de l'escalator dessiné comme un trait rouge par les architectes Renzo Piano et Richard Rogers, il y a 40 ans. Là, les attendait un grand homme de l'art qui était tout petit, un artiste expansif dans tout son décorum bohème, un personnage parisien qui incarnait Saint-Germain-des-Prés en ses heures glorieuses de l'après-guerre, un trublion né à Marseille monté à Paris avec son accent, son charme espiègle et ses expressions intraduisibles, un gai luron qui cachait son angoisse sourde dans une frénésie de travail. Bref, un mythe.

Paris avait donc enfin rendez-vous avec César, né César Baldaccini le 1er janvier 1921 à Marseille dans le quartier populaire de la Belle-de-Mai, «l'équivalent de Saint-Denis», dit-il dans un des nombreux films d'archives où il œuvre directement à l'usine de Villetaneuse (Seine-Saint-Denis). La rétrospective marque presque les 20 ans de sa disparition, de terrible maladie, le 6 décembre 1998 chez lui à Paris.

Cet événement fut longtemps l'Arlésienne des expositions. Artiste populaire, fêté, reconnu dans la rue, présent un peu partout dans l'espace public, César n'avait pas eu les honneurs de Beaubourg.

La rétrospective spectaculaire que lui consacrent, jusqu'au 26 mars, le monument parisien et le directeur du Musée national d'art moderne (Mnam), Bernard Blistène, est une sorte de revanche posthume à la Monte Cristo.

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé?

César avait pourtant eu le Pavillon français de la 46e Biennale de Venise en 1995, grâce à l'insistance de Catherine Millet, tête d'ArtPress et femme de conviction qui lutta pour l'imposer aux institutions françaises et internationales: elle était là, lundi soir, tout sourire, dans sa sage robe prune d'héroïne bunuélienne. César avait eu son exposition au Jeu de Paume en 1997 grâce à l'historien de l'art et grand critique, Daniel Abadie: il était là, rond et jovial, qui discutait avec le jeune galeriste des Nouveaux Réalistes, George-Philippe Vallois, et savourait la reconnaissance d'un artiste qu'il défend depuis toujours (l'exposition continua sur sa lancée jusqu'en 1999, alla à Malmö, Milan, Mexico, Sâo Paulo et Montevideo). César exposa pourtant sa Suite milanaise, quinze coques de voitures Fiat Marea peintes de couleur monochrome selon la gamme du constructeur, à la Fondazione Mudima de Milan, du 15 mai au 10 novembre 1998 (elle fut présentée l'année suivante à Nice, Dijon et Bâle): elle est là cette Suite milanaise qui clôt en beauté le parcours.

1800 bronzes en 25 ans

Le gros du public, et quel public, restait longtemps, tout étonné de redécouvrir un homme aussi public que César.

Quelque 1800 personnes se sont empressées de venir à ce vernissage bondé et murmurant. Il ressemble, par son affluence, à celui, légendaire et beaucoup plus chic, de la première exposition César à la galerie Claude Bernard en 1959: chic en marine et œil vert, Claude Bernard était là lui aussi, plutôt du côté des Fers soudés et des sculptures défiant la pesanteur de leurs ailes de métal que de celui des Compressions et des Expansions qu'il rejeta d'instinct, se fâchant alors violemment avec son cher artiste.

Bronzés comme des transfuges de Marrakech, les galeristes Pierre et Marianne Nahon qui lui succédèrent dans la carrière de César, se désolaient «qu'il n' y ait qu'un seul bronze dans cette rétrospective, , alors que César en créa une quarantaine en vingt-cinq ans, chacun tiré à douze exemplaires, soit près de 1800 pièces disséminées dans le monde de l'art».

Pierre Nahon vient d'ailleurs de publier César, l'âge de bronze qui dresse un portrait vif du disparu: «Une barbe poivre et sel, broussailleuse, presque aussi compacte que ses compressions de filasses; au-dessus, deux yeux gris, graves, interrogateurs; c'est César au milieu des années 70 revenu à Paris, avec ses sabots, sa chemise à fleurs, son gilet de paysan, un peu étranger encore à son atelier de Montparnasse» (Éditions Galilée).

Pareille affluence n'est pas coutumière dans une exposition du Centre Pompidou, classiquement découpée en une succession de plus ou moins petites salles. «La jauge était de 400 personnes maximum en même temps pour Paul Klee, L'ironie à l'œuvre, souligne sa commissaire, Angela Lampe.

La scénographie complètement ouverte de la rétrospective César - une idée de Bernard Blistène, atténuée par Stéphanie Busuttil, dernière compagne de l'artiste et présidente hyperactive de la Fondation César, mise en œuvre avec talent par Laurence Le Bris - ouvre grand le regard. Il peut ainsi s'offrir une vision panoramique de l'œuvre. Cet espace large permet au public de se promener comme il l'entend, aussi longtemps qu'il l'entend, des Empreintes aux Championnes, des Fers soudés, beautés archaïques, aux Enveloppages si pop que tout le monde découvre avec stupeur.

L'Esturgeon, spectaculaire fer forgé et soudé de 1954 ouvre la visite comme un panneau de signalisation sorti de la nuit des temps: acheté à l'artiste dès 1955, ce trésor du Centre Pompidou était une révélation pour beaucoup, même pour Georges-Philippe Vallois qui ne le connaissait «qu'en photo».

L'éditeur José Alvarez, créateur des Éditions du Regard, de retour de Washington où exposait Anselm Kiefer, et l'artiste Gérard Fromanger.

D'Amos Gitai à Yoyo Maeght

Beaucoup de curiosité et d'étonnement, donc, dans ce public qui brassait toutes les catégories d'amateurs.

De la styliste Chantal Thomas, frange toujours bien noire, au céramiste, ébéniste, architecte d'intérieur, décorateur et designer, Olivier Gagnère. Du cinéaste israélien Amos Gitai, solitaire et concentré en diable derrière son écharpe rouge et noire, à l'artiste Jacques Villeglé, pétillant et rieur, avec son foulard de gentilhomme.

De François de Ricqlès, président de Christie's, fuyant les questions sur le Salvator Mundi de Léonard de Vinci vendu au prix record de 450,3 millions de dollars, le 15 novembre 2017 chez Christie's à New York, à François Sarkozy, frère cadet de l'ex-président de la République, élégance impeccable et sombre des beaux quartiers.

D'Adrien Maeght, sourire fané et front plissé d'héritier, à Yoyo Maeght, sa fille cadette et son challenger. D'Emmanuel Clavé, tous cheveux dehors comme une rock star, petit-fils du peintre Antoni Clavé et conseiller en patrimoine artistique, aux artistes joyeux d'une France jadis contestataire, Jean-Pierre Raynaud et Gérard Fromanger.

De Diane à Bernar Venet qui racontaient leur dernière visite à César, comment ils l'avaient «fait rire en lui racontant les déboires d'Arman avec ses 9 maîtresses et son épouse». De Jean-Paul Claverie, éminence de la Fondation Vuitton, tout heureux du succès de son exposition Le MoMA à Paris, à Guillaume Durand, personnalité télévisuelle mais ce soir-là, surtout le fils de Lucien Durand, né le 14 juillet 1920, fondateur de la galerie Lucien Durand qui fut la première à montrer César (on l'avait annoncé, mais l'âge s'est imposé).

Crazy Horse au menu

De Daniela Luxembourg, visage «nude» qui défend l'œuvre de César sur le marché américain et dans les collections huppées de New York, à Alfred Pacquement, qui fut un directeur du Mnam de 2000 à 2013 tendance minimaliste, donc sans mettre César à son programme (fair-play, il admirait le résultat). D'Albert Elbaz, merveilleux couturier qui laissa l'image d'un rêve fluide et féminin à la maison Lanvin, à la star des pâtissiers, Pierre Hermé, jeune marié comblé, qui soupirait que Ladurée ait emporté les macarons à empreintes et le gâteau en forme de sein, marron glacé et fine couche d'or, qui sont de délicieux produits dérivés César. Heureux élu des affaires, Francis Holder (Ladurée, Paul, etc) marchait le front haut, comme un guerrier.

À 21 heures, 150 convives quittèrent la rétrospective César pour gagner les collections permanentes où 14 tables avaient été dressées au milieu des chefs d'oeuvre. Un privilège absolu, jusque-là réservé aux dîners de gala de la Société des amis du Musée national d'art moderne (son nouveau président depuis septembre, Léopold Meyer, était là).

Sur une proposition de Stéphanie Busuttil, fine silhouette de sirène en pantalon noir à nageoires et léger corsage d'organza vert cru, ce dîner César, financé par la fondation, avait mis le midi au cœur des tables blanches: frais mimosa, romarin et thym bien verts.

Chaque table avait un nom de série: Serge Lasvignes , président du Centre Pompidou, était comme il se doit à la table Centaure, avec l'épouse de l'"artiste, Rosine Baldaccini, longs cheveux blancs et beau regard caché sous les sourcils; Bernard Blistène, commissaire de la rétrospective, architecte de son beau catalogue à fenêtres et directeur du Mnam, à la table Championne (il fit, sans notes, un discours épatant, digne du Prix d'éloquence du barreau); la blondissime Stéphanie Busuttil, légataire de l'œuvre et femme de tête derrière son joli minois nacré, à la table Fanny-Fanny; son époux, le galeriste belge bien connu d'ArtBasel et de toutes les grandes foires contemporaines, Sébastien Janssen, haute stature et sourire d'enfant, à la table Expansion; Jean-Pierre Raynaud, haut comme une girafe, à la table Expansion.

Chacun mangea religieusement son dessert, petit sein en or dont le galbe fut moulé sur le sein d'une danseuse du Crazy Horse par César le manuel. L'art, c'est décidément tous publics.

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Extrait d'un shooting - le maïs

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Miles Aldridge

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Message des FEMEN

FEMEN - Le président égyptien Al Sissi est un être paradoxal. Il a éjecté un président, issu des Frères musulmans et jugé trop favorable aux bigots, mais il a conservé son ordre moral autoritaire. Les homosexuels sont harcelés, humiliés et jetés en prison. L'autre catégorie harcelée avec insistance est celle des femmes. Aujourd'hui, c'est donc Shyma, une jeune chanteuse de 21 ans qui en fait les frais. Arrêtée le 18 novembre, elle a depuis été jugée et condamnée à 2 ans de prisons fermes.  Dans le prophétique clip de sa chanson, Andy Zoroof (j'ai des problèmes), la chanteuse inciterait la jeunesse à la débauche. Dans l'Égypte ultra conservatrice d'Al Sissi, on ne plaisante pas avec la débauche. Le berceau de la danse orientale et le pays d'Oum Kalthoum s'érige dangereusement en tombeau des libertés individuelles. Petit à petit l'ordre moral assassine la culture. Shyma (et le réalisateur du clip, condamné pareillement') n'a commis aucun crime, sa présence en prison est scandaleuse, elle doit être immédiatement libérée
# FreeShyma!!

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Miss Tic - save the date

miss tic dedoicace

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Le photographe de mode Bruce Weber à son tour accusé d'abus sexuels

Une plainte a été déposée par le mannequin Jason Boyce, pour des faits datant de 2014.

bruce weber

Bruce Weber à New York le 7 septembre 2017.

ABUS SEXUELS - Après Terry Richardson, un autre grand nom de la photographie de mode, Bruce Weber, est accusé d'avoir abusé d'un jeune mannequin, dans une plainte déposée à New York.

Selon la plainte déposée vendredi 1er décembre devant la Cour suprême de l'Etat de New York, Bruce Weber, 71 ans, qui a travaillé pour Vogue et aidé à forger l'image de marques comme Calvin Klein, Ralph Lauren et Abercrombie & Fitch, aurait abusé de ce mannequin, Jason Boyce, en décembre 2014, lors d'une séance photo dans son studio à Manhattan.

Bruce Weber aurait demandé à Jason Boyce, alors âgé de 28 ans, de se dévêtir avant de procéder à des attouchements et d'obliger le jeune homme à l'embrasser.

"Avec juste de la confiance, tu pourrais vraiment aller loin (...) Jusqu'où veux-tu aller? Quelles sont tes ambitions?" lui aurait murmuré le photographe, selon la plainte déposée par l'avocate californienne Lisa Bloom.

La plainte vise également l'agence de mannequinat qui employait Boyce et son patron, Jason Kanner.

La plainte affirme que Bruce Weber "a eu un comportement similaire avec d'autres mannequins masculins" qui lui auraient été envoyés par l'agence, Soul Artist.

"Trouble émotionnel"

Lisa Bloom a indiqué à l'AFP avoir reçu depuis vendredi "d'autres appels avec des plaintes similaires", sans plus de précision.

Après cette expérience, Jason Boyce dit avoir déménagé en Californie et renoncé au mannequinat, "redoutant une industrie dans laquelle M. Weber était considéré comme un photographe de premier rang et l'un des champions des mannequins masculins".

Jason Boyce réclame dommages et intérêts, invoquant le "trouble émotionnel" causé et des "pertes économiques" après son retrait de l'industrie de la mode.

En octobre, le photographe Terry Richardson, connu pour ses photos provocantes et soupçonné depuis des années de harceler sexuellement ses mannequins, avait été "lâché" par les magazines Vogue et Vanity Fair, propriétés du groupe Condé Nast.

Le groupe avait indiqué qu'il ne travaillerait plus avec Terry Richardson, qui s'est distingué notamment par son travail pour Yves Saint Laurent, Marc Jacobs ou Tom Ford, après un article dans le Sunday Times britannique le qualifiant de "Weinstein de la mode".

Depuis les révélations sur le producteur de cinéma Harvey Weinstein, accusé d'avoir violé, violenté ou harcelé plus d'une centaine de femmes, la liste d'hommes de pouvoir américains accusés d'abus sexuels, parfois pendant des années, ne cesse de s'allonger.

Les secteurs américains du divertissement, de la politique, de la culture et des médias sont les premiers concernés, avec des dizaines de personnalités accusées, qui ont pour la plupart été limogées ou suspendues.

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Ah que Johnny !

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Tourisme. Qui vient en Bretagne ?

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Qui sont les touristes qui viennent en Bretagne ? Ont-ils évolué depuis 2005 ? L'enquête menée par le comité régional du tourisme en Bretagne (*) a recensé le passage de près de 13 millions de touristes en 2016 et confirme le rétrécissement de la durée des séjours.

De dix jours en moyenne en 2005, la durée des séjours est passée à 7,5 jours en 2016, avec toujours un pic d'activité pendant la période juillet-août mais aussi davantage de nuitées à l'automne, notamment. L'autre enseignement majeur de cette étude concerne le maintien du nombre de nuitées dans l'hôtellerie traditionnelle (hôtels et campings), qui préservent leurs flux face à la poussée des hébergements non marchands (locations entre particuliers).

17 % d'étrangers

L'étude met également en évidence la diminution des visites de Franciliens (- 1 million depuis la dernière enquête de 2005) et l'intérêt grandissant pour la visite des sites naturels et les îles.

En Bretagne, en 2016, 83 % des nuitées étaient réservées par des Français, 17 % par des étrangers. En Finistère, la proportion d'Allemands serait passée devant celle des Anglais, d'après les statistiques établies par Océanopolis, premier site touristique payant de Bretagne, avec 415.000 visiteurs en 2016. Le parc de découverte des océans lance d'ailleurs, cette année, des traductions en allemand, en plus de celles en anglais. 46 % des touristes séjournent en famille, 42 % en couple, 14 % avec des amis et 4 % viennent seuls. La moyenne d'âge tourne autour de 39 ans.

Poussée de la réservation en ligne

L'automobile reste à 87 % le mode de transport le plus utilisé pour venir en vacances en Bretagne. 7 % des touristes utilisent le train, 6 %, le bateau, et 6 %, le camping-car. Les critères du choix d'hébergement sont d'abord la localisation, ensuite le prix et la possibilité de réserver en ligne, qui l'emporte sur les questions de décoration et de style ou d'offre adaptée aux familles.

La dépense moyenne par jour et par personne a augmenté en euros constants depuis 2005 (47,20 € par jour et par personne) pour un budget moyen des séjours de 1.222 €, stabilisé en raison de la diminution de nombre de jours passés en Bretagne.

Impact de la météo

Et l'impact de la météo ? Elle détermine évidemment l'organisation et la fréquence des courts séjours en dernière minute mais ne semble pas avoir d'impact sur le gros de l'activité touristique de juillet et d'août. Les touristes bretons consommeraient davantage durant les étés à la météo mitigée. Un avantage qui peut se perdre, en cas de conditions météo durablement dégradées, puisque les visiteurs adeptes de plus courts séjours peuvent plus facilement zapper et rejoindre un autre lieu de vacances.

Enfin, le taux de satisfaction après des vacances passées en Bretagne reste élevé puisque 61 % des touristes bretons se disent extrêmement satisfaits de leur séjour et 38 % plutôt satisfaits, 99 % des visiteurs ayant l'intention de séjourner de nouveau dans la région.

La Bretagne reste la troisième des 13 régions françaises les plus fréquentées.

* L'enquête « Reflet » a porté sur l'étude de 15.700 retours de questionnaires recueillis sur l'ensemble du territoire breton (143 points d'enquête) entre le week-end de Pâques et le 11 novembre 2016, à l'ouest d'une ligne Pornic/Château de Fougères.

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Milo Moiré

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Paris Match

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Le Crime de l'Orient-Express - actuellement en salles

Pascal Le Duff

Film policier de et avec Kenneth Branagh, avec Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Daisy Ridley, Penélope Cruz, Willem Dafoe et Judi Dench.

Alors qu'il rêvait de vacances méritées après avoir évité de justesse une guerre de religion devant le Mur des Lamentations, Hercule Poirot doit enquêter sur un meurtre commis à bord de l'Orient-Express. Tous les passagers sont des suspects et une avalanche bloque l'avancée du train. Le célèbre détective belge devra éveiller tous ses sens pour résoudre cette étrange énigme.

Le prologue donne déjà une idée claire de la personnalité du nouveau Poirot, fidèle à ce que l'on en connaît mais plus complexe.

Plus grand dilemme de sa carrière

Cette ouverture enjouée et précise souligne son tempérament quasi maniaque, son esprit de déduction inégalé mais aussi ses nouvelles bacchantes, assez magistrales. Il est dépeint comme un être bienveillant qui voit le monde tel qu'il devrait être et en repère les imperfections pour les corriger. Son code moral est rigide, il désapprouve le meurtre sous toutes ses formes et ne tolère aucune exception. Farouchement attaché à la notion de bien et de mal, il devra pourtant revoir ses certitudes. Le récit s'ancre d'ailleurs plus sur la psychologie de Poirot et de ses proies que sur la résolution d'un assassinat.

Ici, il est un homme avant tout porté par une forme de mélancolie sourde devant faire face au plus grand dilemme de sa carrière.

Le jeu de Branagh tranche avec les précédentes incarnations de Poirot, notamment celle d'Albert Finney dans la dernière adaptation de ce même livre. Il respecte les intentions d'Agatha Christie, notamment sur son génie à saisir le moindre détail qui lui permettra de tout comprendre à une vitesse éclair, en particulier son art de se trouver au bon endroit au bon moment et de ne pas rater les indices précieux. Chaque parole ou action, avant ou après le drame, lui sera utile lors de la confrontation finale mise en scène ici comme une reproduction de la Cène.

Casting de première classe

Michelle Pfeiffer est une divorcée entreprenante recherchant son énième mari et flirtant avec Poirot, Johnny Depp un homme d'affaires antipathique aux moeurs douteuses, Daisy Ridley (doublement à l'affiche cette semaine, grâce à la sortie du nouveau volet de « Star Wars ») une demoiselle en détresse dotée d'une forte personnalité mais aussi d'une grande fragilité, Penélope Cruz une grenouille de bénitier, Willem Dafoe un médecin victime de ses préjugés...

Le casting de première classe est mis en valeur par la réalisation dynamique qui leur permet d'exister autrement que comme des archétypes utiles à l'intrigue. L'écriture est dynamique, les dialogues virtuoses, avec une impression de mouvement constant. En bloquant la troupe au bord d'un précipice, Branagh accentue l'impression de danger constant, le huis-clos ne se limitant pas à l'intérieur du train mais s'élargissant aux extérieurs. Malgré la dimension tragique du récit, la personnalité enjouée de Poirot s'illustre dans des dialogues enlevés.

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Au boulot !

 

 

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Roy Stuart

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Nuit de noces

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