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jeudi 18 octobre 2018

Vu dans la rue

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En Arabie saoudite, le prince héritier Mohammed Ben Salman dans l’ouragan Khashoggi

Par Benjamin Barthe, Beyrouth, correspondant - Le Monde

A 33 ans, « MBS » a gravi les échelons du pouvoir à toute vitesse et avait les faveurs des Américains. Mais l’assassinat du journaliste, le 2 octobre, à Istanbul, jette un doute sur son ascension.

Sur les images de sa rencontre avec le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, mardi 16 octobre, dans un palais de Riyad, il apparaît souriant et détendu. Pourtant, Mohammed Ben Salman, le prince héritier saoudien, homme-orchestre de la monarchie, joue son avenir politique dans l’ouragan médiatique soulevé par la disparition de Jamal Khashoggi.

Pour les bons connaisseurs du royaume, il est inconcevable que les agents saoudiens, à qui est imputé l’assassinat de ce journaliste et dissident, le 2 octobre, à Istanbul, aient pu opérer sans son aval. Photos et témoignages à l’appui, le New York Times a rapporté qu’au moins quatre d’entre eux font partie de sa garde rapprochée. « L’opération porte définitivement la marque de Mohammed Ben Salman, dit l’universitaire Nabil Mouline. Vu la configuration actuelle du système politique saoudien, le donneur d’ordre, c’est lui. »

Le haut-le-cœur planétaire suscité par les révélations sordides de la presse turque – de la scie à os qui aurait permis de démembrer le corps de Jamal Khashoggi, jusqu’au médecin légiste qui aurait écouté de la musique tout en exécutant sa basse besogne – a gagné les rangs du Parti républicain américain, jusque-là fan du numéro deux saoudien, surnommé « MBS ». « Ce type est un engin de démolition, s’est écrié le sénateur Lindsey Graham, dans une interview à la chaîne conservatrice Fox News. Rien ne se passe en Arabie saoudite sans qu’il en soit informé. C’est un individu toxique. Il ne peut pas devenir un dirigeant sur la scène mondiale. »

Un souverain bis

Les défections en cascade enregistrées par le « Davos saoudien », prévu la semaine prochaine à Riyad, de la part de mastodontes de la finance, comme le PDG de BlackRock, le plus grand gestionnaire de portefeuilles du monde, constitue un plébiscite anti-MBS supplémentaire. L’an passé, l’édition inaugurale de cette foire aux investisseurs avait tourné au triomphe du prince héritier, qui avait dessiné, devant des entrepreneurs bluffés, les contours d’une nouvelle Arabie, high-tech et « modérée ».

La deuxième édition scellera-t-elle son déclin ? L’homme que l’on voyait déjà régner cinquante années d’affilée a-t-il compromis ses chances d’accéder au trône ?

Agé de 33 ans, Mohammed Ben Salman a gravi les échelons du pouvoir à toute vitesse, dans le sillage de son père, le roi Salman, intronisé en janvier 2015. Il a non seulement ravi le poste de dauphin à son cousin, l’ex-ministre de l’intérieur Mohammed Ben Nayef, mais il s’est aussi imposé comme un souverain bis.

Sa réputation de réformateur, portée par quelques mesures spectaculaires, comme l’autorisation faite aux femmes de conduire et la réouverture des salles de cinéma, a été progressivement entachée par des initiatives calamiteuses, comme l’intervention militaire au Yémen, le blocus du Qatar et la démission forcée du premier ministre libanais, Saad Hariri.

Paranoïa

Sur la scène intérieure, le jeune prince a fait montre d’une brutalité similaire, en neutralisant, sans ménagement, tous les pôles de pouvoir susceptibles de lui faire de l’ombre. Des pontes de la famille royale aux magnats de l’économie, en passant par les prédicateurs islamistes et les défenseurs des droits de l’homme, toutes les voix capables de développer un discours alternatif ont été bâillonnées. Y compris celles des militantes féministes, pourtant séduites par ses mesures de libéralisation sociale.

C’est ainsi qu’a émergé un nouveau pouvoir, concentré dans les mains du duo Salman-Mohammed, le fils occupant le devant de la scène et le père, octogénaire à la santé vacillante, lui offrant sa protection politique. Une couverture en forme de blanc-seing, sauf sur la question de Jérusalem, où le roi, en juillet, a recadré son héritier, qui était tenté de reconnaître l’annexion de la partie orientale de la ville sainte par Israël.

L’hyper-centralisation du système va de pair avec une forme de paranoïa. Depuis que des coups de feu ont été tirés en avril à proximité d’un palais – sans que l’on ait su de quoi il s’agissait, des rumeurs affirment que le prince héritier passe l’essentiel de son temps sur son yacht, au large de Djeddah.

Le 17 août 2017, Saoud Al-Qahtani, le « spin doctor » (conseiller en relations publiques) de MBS, fameux pour ses tweets au vitriol, avait appelé la population à former une « liste noire » de sympathisants du Qatar, accusé de conspirer contre Riyad. Des « traîtres » qu’il promettait de traîner en justice. Le même jour, en réponse à un opposant réfugié à Londres, il publiait un message glaçant : « Le dossier assassinat a été rouvert. »

« Khashoggi, le gêneur par excellence »

Le nom de Jamal Khashoggi figurait-il dans ce « dossier » et sur cette liste noire ? Depuis son exil américain, cette ancienne figure de la presse saoudienne, longtemps proche de la famille royale, rédigeait des tribunes dans le Washington Post et courait les conférences et les plateaux télévisés. Dans ses écrits et dans ses interventions, il dévoilait la face noire du prince héritier, sapait la fable du modernisateur, en butte aux extrémistes et à l’immobilisme de sa société.

Ses critiques portaient d’autant plus qu’elles émanaient d’un homme du sérail, attaché à son pays, et qu’en trente ans de carrière, il s’était constitué un vaste réseau de contacts parmi trois institutions très influentes : la presse, les think tanks et le Congrès américain. A plusieurs reprises, Saoud Al-Qahtani, l’inquisiteur en chef de l’exécutif, l’a appelé aux Etats-Unis, pour lui faire miroiter un poste de conseiller du prince. En vain.

« Jamal Khashoggi était le gêneur par excellence, estime un fin connaisseur du royaume. Il débinait le pouvoir saoudien depuis Washington, au moment où le royaume a absolument besoin des Etats-Unis, pour faire refluer l’Iran. Que MBS ait cherché à le faire taire, je n’ai guère de doute là dessus. C’est dans l’air du temps. D’Erdogan à Poutine, en passant par Khamenei et Xi Jinping, tous les despotes du monde se sentent autorisés à faire ce qu’ils veulent. »

L’erreur fatale de MBS a été de ne pas comprendre que ce qui lui rendait Khashoggi insupportable, le rendait aussi intouchable. Sa renommée et son implantation aux Etats-Unis faisaient de lui l’inverse exacte de Giulio Regeni. La mort de ce jeune étudiant italien en février 2016, très probablement sous la torture des services de sécurité égyptien, n’a causé de scandale que dans les étroites limites de son pays.

Amateurisme crasse

« Que MBS n’ait pas compris cette réalité (…), qu’il ait pu croire qu’il s’en tirerait posent de sérieuses questions sur son jugement et sa fiabilité, sans parler des réponses définitives que cela apporte sur sa moralité », écrit, atterré, l’ambassadeur américain à Tel-Aviv, Daniel Shapiro, dans les colonnes du quotidien israélien Haaretz.

A supposer que les Etats-Unis et la Turquie lui offrent une échappatoire, en s’accordant par exemple sur la thèse de l’interrogatoire qui a mal tourné, aussi peu crédible soit-elle, MBS ne serait pas sortie d’affaire. Il devra toujours assumer la responsabilité d’une opération à l’amateurisme crasse et de deux semaines de déclarations mensongères. Des décisions funestes, qui ont plongé le royaume dans la pire crise qu’il ait jamais connu depuis les attentats du 11-Septembre, dont quinze des dix-neuf auteurs étaient Saoudiens.

Pour autant, il n’est pas du tout acquis que ce fiasco monumental conduise à la mise à l’écart du dauphin saoudien. Si le président américain Donald Trump passe l’éponge, comme ses récentes déclarations le laissent entendre, la seule personne susceptible de lui barrer la voie du trône est le roi, son propre père. « Ce ne serait pas la première fois qu’on dépose un prince héritier, dit Joseph Bahout, analyste à la Fondation Carnegie. Et son père lui a déjà tapé une fois sur les doigts. Que va-t-il lui dire cette fois-ci ? Impossible de deviner. Ce n’est plus de la science politique, c’est du Shakespeare. »

Partie de poker

« Je parie sur un retour au statu quo ante, se risque un homme politique libanais qui a ses entrées à Riyad. La probabilité que le roi conclue que son fils est un danger pour le royaume n’est pas plus grande que 5 %. » « Si les Etats-Unis ne demandent pas sa tête, il survivra, car en Arabie, il n’y a pas d’opinion publique », abonde un diplomate onusien, qui a rencontré le prince héritier par le passé.

Dans cette partie de poker, la famille royale fait figure de joker. Humiliée par MBS, profitera-t-elle de son affaiblissement pour redresser la tête et demander une réorganisation de l’ordre de succession ? Sur le papier, plusieurs princes ont la légitimité suffisante pour se présenter comme des recours : Mohammed Ben Nayef, le prince héritier déchu, Mitaeb Ben Abdallah, fils du défunt roi Abdallah, et Ahmed Ben Abdelaziz, un frère de Salman.

Leur marge de manœuvre paraît cependant très limitée. Le premier vit en résidence plus ou moins surveillée à Riyad, avec l’interdiction de voyager. Même chose pour le deuxième, qui a perdu le contrôle de la Garde nationale, une armée bis de 80 000 hommes. Quant au troisième, qui a fait parler de lui début septembre, dans une courte vidéo, où il critiquait la conduite de la guerre au Yémen, il réside à Londres et ne semble pas pressé de rentrer dans le royaume. Aucun d’entre eux n’a pris la parole depuis le début de l’affaire Khashoggi. Et si Donald Trump ne se décide pas à lâcher MBS, il est probable qu’ils resteront muets.

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Milo Moiré

milo69

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Vérité

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Ce que révèle la fascination pour les sexualités « exotiques »

Par Maïa Mazaurette - Le Monde

On l’a vu avec #meetoo, le désir n’est pas toujours un compliment. L’heure est aujourd’hui aussi à la dénonciation des stéréotypes (étalon noir, Chinois raffiné…). Un imaginaire raciste qui raconte, selon notre chroniqueuse Maïa Mazaurette, la tragique absence de culture sexuelle européenne. Mais il n’est jamais trop tard pour changer.

A l’époque où j’ai grandi, l’érotisation des corps « exotiques » ne se questionnait même pas : j’avais le choix entre le sensuel Amant chinois de Duras, les lycéens japonais des mangas, les beaux Indiens des westerns, la musique de Prince, les pectoraux de Sayid dans « Lost », les mots troublants de Césaire au programme du bac : « Et ce ne sont pas seulement les bouches qui chantent, mais les mains, mais les pieds, mais les fesses, mais les sexes, et la créature tout entière qui se liquéfie en sons, voix et rythme »…

Les Blancs non seulement clamaient leur attirance pour les non-Blancs, mais souhaitaient les épingler à leur tableau de chasse sexuel (une fascinante version humaine du safari). Il fallait avoir « essayé » un Noir comme on essaierait un chemisier ou la tarte flambée. L’angélisme des générations antérieures, passées parfois par les colonies, était encore plus flagrant (« ces gens sont formidables »). Indifférents à leur propre couleur, les Occidentaux réduisaient ces partenaires sexuels à leur peau… et demandaient, en plus, qu’on leur donne des médailles du mérite. Etre antiraciste, c’était ça.

En 2018, cette vision unilatérale du monde, ces bons sentiments, ne sont plus acceptables. On l’a vu avec le mouvement #metoo : le désir n’est pas toujours un compliment. Il peut même être un mauvais traitement.

En l’occurrence, les personnes racisées en ont ras-le-bol de la fascination des Blancs qui les assigne à des stéréotypes : l’étalon noir et sa tigresse, le Chinois raffiné, le Japonais pervers, les Maghrébins chauds comme la braise, les femmes asiatiques forcément soumises… Cette exaspération s’exprime sur Twitter (#jenesuispastanegresse, #misogynoir), dans des livres (La Légende du sexe surdimensionné des Noirs, par Serge Bilé), dans des podcasts comme le Tchip sur Arteradio ou Code Switch sur NPR). Cette lassitude se heurte à la confusion des antiracistes d’hier : peut-on être un mauvais allié quand on couche hors-sol ? Très manifestement, oui.

Hiérarchie du désir

D’ailleurs, ce désir se traduit-il réellement dans les faits ? En 2014, le site de rencontres OkCupid révélait que les femmes noires et les hommes asiatiques avaient beaucoup moins de succès que les autres (ils recevaient 15 % ou 20 % moins de messages), tandis que les hommes blancs et les femmes asiatiques étaient particulièrement recherchés. Ces chiffres ont été confirmés par l’analyse de données Facebook de 2013. Cette hiérarchie du désir se traduit dans les unions : en France, 14 % des mariages sont mixtes (Ined, 2015), dont un quart implique deux partenaires européens. Traduction : neuf fois sur dix, on finit par se caser dans sa propre « couleur ». La fétichisation des minorités se double donc d’un maintien des distances de « sécurité » qui rappelle les mots de Freud : « Là, où ils aiment, ils ne désirent pas et là où ils désirent, ils ne peuvent aimer. »

On objectera qu’il est naturel d’avoir des préférences, ou d’avoir un type. Sauf que le regard se forme culturellement, et peut en conséquence être déconstruit, reconstruit et augmenté. Le fait de reconnaître plus facilement les visages des personnes appartenant à sa propre ethnie s’appelle le cross-race effect. Ce biais cognitif influe sur nos capacités à individualiser les minorités, à comprendre leurs émotions et in fine, à les désirer. L’histoire ne s’arrête heureusement pas là. En s’exposant à d’autres visages, on apprend à les intégrer à son univers mental. Les préférences peuvent donc être questionnées : nous n’en sommes pas victimes.

La fascination occidentale s’exporte en outre dans le domaine de pratiques sexuelles spécifiques : le bondage au Japon, le twerking des filles des cités qui savent bouger des fesses (comme chacun sait), le kunyaza du Rwanda, le Kamasutra et le tantra de l’Inde, les harems des Arabes, l’innocence des Indo-Américains…

Autant de projections qui alimentent l’essai Sexe, race & colonies, paru en septembre aux éditions La Découverte sous la direction de Pascal Blanchard – et dont les choix esthétiques (1 200 illustrations) ont fait débat (montrer ou ne pas montrer ?). On peut y lire : « Le corps de l’“Autre” est pensé simultanément comme symbole d’innocence et de dépravations multiples : un corps qui excite autant qu’il effraie. Dans ce contexte, les femmes “indigènes” sont ainsi revêtues d’une innocence sexuelle qui les conduit avec constance au “péché” ou à une “dépravation sexuelle atavique” liée à leur “race” : tout ceci confortant la position conquérante et dominante et du maître et du colonisateur. »

Le point de vue du colonisateur

Position conquérante ? Certainement. Position dominante ? Pas de manière unilatérale, d’autant que le temps des colonies est passé, en transformant les codes de la performance ou de la beauté : la pornographie vante les prouesses des Noirs, la pop culture tombe sous le charme de la minceur et la lisseté « naturelles » des Asiatiques. Car l’étrange contrepoint de ces clichés, c’est qu’« ils » (les Noirs, les Arabes, les « autres ») sont mieux membrés que les Blancs, plus musclés, plus performants, et qu’« elles » sont plus fermes que les Blanches, plus douces, meilleures coucheuses, plus soumises, moins soumises. (Le point de vue adopté est celui du colonisateur : les vainqueurs écrivent l’histoire, ils écrivent aussi le désir.)

Outre cette persistante tendance à imaginer que l’herbe soit plus verte dans le champ (de coton) du voisin, cette idéalisation en dit long sur les angles morts de la blanchité. Elle projette en effet, en creux, le reflet inversé d’un quotidien perçu comme médiocre : une sexualité trop ennuyeuse, trop réprimée, des corps trop couverts, des voyeurismes impossibles, des fétichismes inassumables, des vierges pas assez vierges, des homosexualités, bisexualités ou transexualités trop difficiles à vivre…

Cet imaginaire raciste renvoie à une tragique absence de culture sexuelle européenne : sous les stéréotypes, le roi est nu. Car du côté de l’héritage érotique occidental… ce n’est pas exactement Byzance. Les compétences « de souche » se réduisent de prime abord au missionnaire, au tout-pornographique et à la honte. La grande invention restera la ceinture de chasteté (bon, d’accord, et le vibrateur).

Cette admiration pour les corps et sexualités « exotiques » enferme en outre les Blancs dans le rôle de novices impuissants, d’amants essentiellement incapables, attendant d’être initiés par un sombre inconnu. Quitte à se délester de tout sens de l’initiative. Quitte à créer une nouvelle charge pour les racisés : celle d’alimenter les fantasmes et la formation sexuelle de la classe dominante (sans oublier de remercier les Blancs de leur généreux intérêt). Cette déresponsabilisation est une lâcheté et une paresse : rien n’empêche aux Occidentaux d’apprendre par eux-mêmes de nouvelles formes d’érotisme et de nouvelles pratiques.

On ne peut pas réduire les minorités à leur peau sans se réduire soi-même : sortir des stéréotypes anciens ou contemporains, c’est augmenter le champ de tous les possibles. Si le sexe est politique, comment ne pas s’enthousiasmer pour ce programme-ci ?

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Tournage - Saint Denis

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Lars von Trier, aux racines du mal

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Par Aureliano Tonet

Rencontre chez lui à Copenhague avec le très controversé cinéaste danois alors que sort son dernier film, l’horrifique « The House that Jack Built ».

L’architecte danois Bjarke Ingels, fameux pour tordre les dogmes de sa profession, expose au Kunsthal Charlottenborg, un musée d’art contemporain de Copenhague, sa collaboration avec son compatriote Lars von Trier, cinéaste non moins doué et roué.

Ensemble, ils ont bâti une maison à partir d’un matériau des plus macabres : une pile de cadavres – en réalité, des mannequins de silicone grimés. Avant d’être exposé, l’édifice a servi de décor pour The House That Jack Built, le nouveau film de Von Trier, présenté hors compétition à Cannes. C’était le grand retour du réalisateur sur la Croisette sept ans après en avoir été tenu à l’écart en raison de propos lors d’une conférence de presse où il déclara notamment « comprendre Hitler ».

En salle mercredi 17 octobre, The House That Jack Built raconte l’histoire d’un architecte médiocre, sexiste et néonazi qui, incapable de dessiner sa propre maison, finit par en construire une avec les dépouilles de ses victimes – l’homme est tueur en série à ses heures.

Lars von Trier habite dans une maison autrement chaleureuse, au nord de Copenhague. Depuis sa naissance, il y a 62 ans, il n’a jamais quitté cette banlieue aisée et boisée. Mobilier clair, canapé épais, lumières douces ; un gâteau achève de nous souhaiter la bienvenue. Les Danois ont un adjectif – « hyggelig » – pour décrire ces intérieurs qui respirent le confort et le bien-être. « Ici, ce n’est pas très “hyggelig”, corrige le cinéaste. Ce n’est pas assez petit, et il n’y a pas de bougies. » Quid de ces chandelles, dans les recoins ? « Ah oui…, admet-il, rigolard. C’est la marque d’une présence féminine. Les femmes aiment les bougies ; moi pas. »

Terrain glissant

Un nounours, échappé des décors de Diretkor (2006), lorgne des livres de Stephen King et Somerset Maugham, posés sur la table basse : « Mon petit-fils joue avec… »

Cheveu long, barbe blanche, chemise à motifs tropicaux sur teintes militaires, Von Trier préfère s’attarder sur le tableau qui surplombe la table à manger. Il représente l’épisode biblique du Massacre des innocents, quand le roi Hérode ordonna le meurtre de tous les bébés mâles, à Bethléem : « Ça a été peint par des étudiants en art, d’après une gravure de la Renaissance. Il y a plein d’erreurs, voyez le nez, les hanches…, pointe-t-il. Lorsque mes garçons – des jumeaux – étaient petits, je les prévenais : regardez bien ce tableau, voilà ce qu’il vous coûtera d’être un homme. »

Lars est hilare. Il sait que, en reprenant à gros traits l’antienne de Jack (« Les hommes sont victimes », martèle le serial killer), il s’aventure sur un terrain glissant. Depuis un an, le mouvement #metoo a amplifié les accusations de misogynie à son encontre.

Dans la presse danoise, neuf femmes ont dénoncé le « climat toxique » que faisait régner l’associé de Von Trier, Peter Aalbaek Jensen, au sein de Zentropa, la maison de production qu’ils ont cofondée en 1992. Le temps où l’entreprise se targuait d’être à la pointe du féminisme semble bien loin, quand elle produisait les « premiers films pornographiques réalisés par et pour des femmes », à la fin des années 1990. Soupçonné de harcèlement sexuel, Jensen a été démis de toute fonction managériale – son nom figure encore, cependant, au générique de The House That Jack Built, en tant que producteur exécutif.

« Qui n’a pas été déclaré coupable est présumé innocent »

Le 17 octobre 2017, sur Facebook, la musicienne Björk a décrit par le menu les épreuves que lui aurait fait subir Von Trier sur le tournage de Dancer in the Dark, Palme d’or en 2000 : attouchements, avances, dénigrement constant…

« Internet est une invention formidable, qu’aucun écrivain de science-fiction n’aurait pu prédire, répond-il, agacé par la sonnerie d’un portable qui résonne dans la cuisine. Quiconque a été blessé peut faire part de ses griefs ; c’est une bonne chose. Mais, dans le même temps, il est devenu plus facile de répandre des mensonges. Cet effet de zoom accroît ce qu’on appelle au Danemark le “Parlement de la rue”. Je crois en la loi ; qui n’a pas été déclaré coupable est présumé innocent. »

Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir attaqué Björk en diffamation ? « J’y ai songé, mais elle ne fait pas tant de mal que ça. Oui, je l’ai serrée dans mes bras – comme tous mes acteurs après une scène dure –, pour la réconforter. Mais je n’ai jamais eu d’ambitions érotiques avec elle. Le premier jour du tournage, elle s’est assise sur mes genoux… C’est un étrange enfant sauvage. Elle a écrit à Nicole Kidman que je dévorais l’âme de mes actrices, pour lui déconseiller de jouer dans Dogville (2003)… Une partie de sa colère vient, je crois, de la haine que vouent les Islandais aux Danois, qui ont conquis leur île, il y a des siècles. »

Il lève les yeux vers deux autres peintures, dans l’entrée : « Ce couple fait partie de la famille Trier, il y a cinq générations. Une lignée de marchands juifs… Leurs portraits veillent strictement sur moi. » Qu’auraient-ils pensé de sa scandaleuse déclaration cannoise de 2011? Sur cette question comme sur les autres, la rhétorique de Von Trier obéit au même mouvement : rétractation, digression, provocation, nouvelle rétractation, etc.

« Les édifices fantastiques » d’Albert Speer

« La Shoah est une abomination, affirme-t-il, avant de marquer une pause. Je me suis toujours intéressé aux criminels. Qu’est-ce qui pousse un homme à une telle extrémité ? Quand je dis que je comprends Hitler, je dis que j’essaie de comprendre ces êtres humains-là, dont Jack fait partie. A mes yeux, le criminel devient une “deuxième victime”, dans la mesure où il est emprisonné, tué, etc. »

Son regard se pose sur la télévision, derrière laquelle trône une énorme peinture brunâtre, utilisée pour le générique d’Antichrist (2009) : « Il existe une chaîne danoise spécialisée sur la seconde guerre mondiale. Quand je tombe dessus, je dois dire que je reste scotché. L’autre jour, j’ai vu des images de sévices perpétrés sur des officiers SS juste après la guerre, en Europe de l’Est, par les libérateurs… C’est presque aussi sadique que… »

Il ne finit pas sa phrase. Compare le cinéma à la guerre, pour mieux avouer que, lorsqu’il jouait à la bataille militaire, enfant, il se rangeait derrière les nazis – à l’âge même où il tournait ses premiers films, en Super 8. Evoque les « édifices fantastiques » d’Albert Speer, l’architecte du IIIe Reich, qui « fut le seul dignitaire nazi à dire non à Hitler ». S’égare encore et encore, sans guère se soucier d’exactitude historique. Puis, énième rétropédalage : « Quand j’affirme que je suis nazi, je veux dire que j’ai des origines allemandes. Pour les Danois, “nazi” et “allemand” sont presque synonymes. »

En 1989, sur son lit de mort, la mère de Lars von Trier lui révèle qu’il n’est pas juif : son père biologique n’est pas Ulf Trier, qui l’a élevé jusqu’à son décès en 1978, mais Fritz Michael Hartmann, issu d’une famille d’artistes allemands. Employé au ministère danois des affaires sociales – comme la mère de Lars, dont il était le supérieur –, Hartmann participa à la résistance. « J’ai essayé d’entrer en contact avec lui… Il m’a dit de ne lui parler qu’à travers son avocat. Et qu’il pensait que ma mère s’était protégée pendant leur rapport sexuel. » Les lettres F.U.C.K., tatouées sur quatre doigts de sa main droite, tremblent de plus belle : « C’était un vrai connard. »

Des airs de vieillard moribond

Car, quels que soient les détours qu’emprunte sa dialectique, tous le ramènent à cet infranchissable seuil maternel. Il a beau louer les méandres de ses artistes favoris – David Bowie et ses zigzags, Glenn Gould et ses contrepoints, Andreï Tarkovski et ses miroirs… Décrire sa lutte contre les pathologies – alcoolisme, T.O.C. – qui lui donnent des airs de vieillard moribond. Diagnostiquer les hauts et les bas de sa filmographie (« Melancholia est trop joli et commercial, mais il a de la vitalité ; The House That Jack Built est un film malade, né du désir de filmer un homme ignoble, après tant d’héroïnes positives »). Insister sur la dose d’humour qui sous-tend, par-delà les torrents de bile et les tollés, son ténébreux talent. Se décréter incurable (« Faire des films ne me guérit pas, ça me mine encore plus »)…

Il a beau dire tout et son contraire, en somme, il n’est rien qui ne l’arrache au souvenir de cette femme, Inger Host, féministe, communiste, nudiste, érudite, qui l’éduqua sans la moindre règle, mais avec de grandes espérances : « J’ai passé ma vie à combler les attentes de ma mère. Je suis devenu artiste. J’ai racheté et embelli sa maison, puis celle d’un architecte dont elle était éprise… C’est la maison où nous sommes, et où je vis depuis vingt ans. »

Ses yeux se perdent à travers la baie vitrée, sur les champs blonds et orangés où il s’ébrouait, petit. Puis sur la rivière, en contrebas, dont il craignait le courant et la pollution. Lars von Trier n’a-t-il jamais cessé d’être cet enfant, pour qui toute joie se paie, fatalement, d’effroi ?

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La une de Libération ce matin

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Dita Von Teese au Casino de Paris avec The art of the Teese

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Dita Von Teese, la plus glamour des icônes Américaines, sera de passage à Paris, pour deux soirs seulement, avec son spectacle "The art of the Teese". Sa tournée européenne s'arrêtera au Casino de Paris les jeudi 8 et vendredi 9 novembre.

Entre glamour et séduction, le spectacle néo-burlesque "The art of the Teese" a déjà attiré de très nombreux spectateurs au Canada, en Australie et aux Etats-Unis. Il ne manque plus qu'à Dita Von Teese de combler les Parisiens.

L'icône du burlesque s'était déjà produite en Europe par le passé notamment avec son célèbre numéro du verre de Martini. Mais la pin-up n'avait encore jamais joué son spectacle en intégralité sur le vieux continent. Ce sera désormais chose faite.

En 2016, Dita Von Teese avait donné une série de 33 shows exceptionnels au Crazy Horse pour les 65 ans du célèbre cabaret parisien.

Pour ce spectacle, Dita Von Teese viendra avec toute sa panoplie : tenues glamour vintage, talons aiguilles signés Louboutin, cheval de manège bariolé, coeur rouge scintillant, baignoire dorée... Tout ce qui a fait la renommée de la pin-up de 45 ans sera bien présent sur scène.

Avec "The art of the Teese", c'est une soirée 100 % sexy et glamour qui vous attend. Dita, qui conçoit et supervise absolument tout dans ses spectacles, a prévu des jeux de lumière sensuels, de la musique sexy et de nombreux effets visuels.

Au menu très alléchant de ce spectacle de cabaret érotique moderne, des numéros exclusifs d'effeuillage, mais aussi le fameux numéro du verre de Martini dans lequel l'accessoire sera remplacé par une coupe de champagne recouverte de 150.000 cristaux Swarovski, la "Rhinestone Cowgirl" dans laquelle Dita est accompagnée d'une charmante escorte masculine, "Lazy", son numéro d'effeuillage en technicolor ou encore "Swan Lake Stripteese", un hommage au ballet de l'opéra. La promesse est de taille.

Envie de passer une soirée ultra glamour en compagnie de Dita Von Teese ? Ne tardez pas à réserver, les places pour son show à Paris partent très vite alors que les représentations de Londres, Berlin et Amsterdam affichent déjà complet.

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mercredi 17 octobre 2018

Toilet Paper

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Calendrier Pirelli - backstage Laetitia Casta

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Massacre du 17 octobre 1961

Derrière cette date se cache l'existence affirmée et escamotée d'un peuple et d'une foule, visibles et invisibles sur le sol français, que l'Etat a tenté d'effacer et censurer.

17 octobre 1961: le déni d’une histoire- Libération

Tribune. 17 octobre 1961 : une manifestation massive et pacifique d’Algériens sans armes a lieu dans Paris, à l’appel du FLN. Sa répression systématique et violente a entraîné sans doute plus d’une centaine de morts. Pourquoi le rappeler, alors que la page de la guerre d’Algérie pourrait sembler se tourner ? Le chef de l’Etat a reconnu la responsabilité de la France dans la disparition et l’assassinat de Maurice Audin, après avoir qualifié la colonisation de «crime contre l’humanité», lors d’une visite en Algérie en tant que candidat. Il est question d’ouvrir plus largement les archives, restées très surveillées (1). Des mesures de dédommagement des harkis sont annoncées. Il serait question d’une «mémoire apaisée». Convié au banquet commun de la mémoire, chacun s’y retrouverait.

Sur le plan de la recherche historique, depuis le livre pionnier de Jean-Luc Einaudi (2), c’est le moment de la mise à distance, du travail d’histoire venant compléter le travail de mémoire. Une discussion historiographique s’est pourtant développée sur les responsabilités du caractère sanglant de l’événement : non seulement Maurice Papon et la préfecture de police, mais son ministre, Roger Frey, et le Premier ministre Michel Debré, en sont très nettement les auteurs. Côté algérien, une certaine responsabilité de la Fédération de France du FLN, dans les tensions précédant le 17 octobre. Ces avancées de la recherche, issues de divers horizons, y compris non universitaires, sont décisives tant elles mettent en évidence la responsabilité directe de la tête de l’Etat (3).

Mais quelque chose résiste aux mémoires officielles, et ne s’inscrit pas encore dans l’histoire collective, malgré la célébration de l’événement en Algérie. Malgré la reconnaissance partielle de l’événement par François Hollande en 2012. Malgré la présence d’une plaque à peine visible, pont Saint-Michel, depuis 2001, apposée par Bertrand Delanoë sur la margelle du quai, côté île de la Cité. On a beau lire, suivre les traces du parcours des manifestants, de Nanterre et Courbevoie à Paris, retrouver les lieux où l’on matraquait, où l’on tirait, boulevard Bonne-Nouvelle, devant le Rex, boulevard Saint-Michel, au pont de Neuilly, où l’on jetait des Algériens dans la Seine, où l’on en parquait d’autres après les avoir fait monter de force dans des bus de la RATP, quelque chose relève encore d’un déni.

Cela s’est passé dans l’espace public, mais n’a pu être vu, ou à peine : cette action des forces de l’ordre au service d’un Etat, dans une république à peine née, contre la présence d’un peuple. Contre ce geste collectif que l’Etat a tenté d’effacer, avant même qu’il n’ait eu lieu, si cela avait été possible, en arrêtant plus de 12 000 manifestants. Au point d’en faire transporter plusieurs centaines sur le sol algérien pour les placer dans des centres de rétention et pour certains les y envoyer à la mort. Un crime colonial, en pleine décolonisation (4).

Derrière cette date se cache l’existence à la fois affirmée et tout aussitôt violemment escamotée d’un peuple et d’une foule, visibles et invisibles sur le sol français, en pleine guerre d’Algérie. Peuple à qui on refusait encore l’indépendance, pourtant implicitement acceptée par le pouvoir gaulliste qui s’apprêtait à négocier avec le FLN. Foule dont la présence attestait déjà le phénomène de l’immigration algérienne, dans les bidonvilles, à La Goutte d’or ou Belleville, en banlieue et ailleurs ; présence aujourd’hui fantasmée en «grand remplacement», en «islamisation rampante de la France».

Une fois l’analyse faite des circonstances de l’événement, des raisons objectivables et non objectivables du déclenchement de la violence des forces de l’ordre ce jour-là, de l’échelle des responsabilités, du chef de l’Etat aux simples policiers, il reste ce surgissement intempestif, et violemment escamoté, à l’histoire longtemps censurée (5). Il ne fallait pas que les Algériens, colonisés et immigrés, soient acteurs et sujets de l’histoire, ou le deviennent. Le 17 octobre est le double moment d’un acte collectif constituant et de son refoulement physique et symbolique.

(1) Fabrice Riceputi, La bataille d’Einaudi. Comment la mémoire du 17 octobre 1961 revient à la République, Le passager clandestin, 2015.

(2) Jean-Luc Einaudi, La bataille de Paris. 17 octobre 1961, 1991 (réédition Points Seuil, 2007).

(3) Jean-Paul Brunet , Police contre FLN, le drame d’octobre 1961, 1999 ; Jim House et Neil MacMaster, Paris 1961. Les Algériens, la terreur d’Etat et la mémoire, Taillandier, 2008 (traduction). Marie-Odile Terrenoire, Voyage intime au milieu de mémoires à vif. Le 17 octobre 1961, Recherches, 2017.

(4) Emmanuel Blanchard, La police parisienne et les Algériens (1944-1962), Paris, Nouveau Monde, 2011.

(5) Marcel et Paulette Péju, Le 17 octobre des Algériens, préface de Gilles Manceron, suivi de La triple occultation d’un massacre, par Gilles Manceron, La Découverte, 2011.

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FIAC du 18 au 21 octobre.... Qu'on se le dise !

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Extrait d'un shooting - couple

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L' Asie rêvée d'Yves Saint Laurent

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Colette

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Une inscription remet en question la date de la destruction de Pompéi

Par Pierre Barthélémy

Un graffiti retrouvé dans une maison récemment fouillée prouve que la ville n’a pas été détruite par le Vésuve le 24 août 79, mais deux mois plus tard.

Deux petites lignes inscrites au charbon sur un mur à hauteur d’homme. Un modeste graffiti qui modifie l’histoire d’un des sites archéologiques les plus connus du monde, Pompéi, et met un terme à une vieille querelle entre érudits au sujet de la date exacte à laquelle le Vésuve, en entrant en éruption, a détruit la célèbre ville romaine ainsi que ses voisines Herculanum, Stabies et Oplontis, en l’an 79 de notre ère.

Depuis toujours, les historiens s’appuient sur une copie du texte où Pline le Jeune raconte la catastrophe à l’historien Tacite et évoque le neuvième jour avant les calendes de septembre, soit le 24 août. Les archéologues ont, de leur côté, émis de plus en plus de doutes au sujet de cette datation, les indices recueillis sur le terrain plaidant pour une éruption volcanique survenant en plein automne.

Entêtement de certains « pompéianistes »

L’inscription récemment mise au jour dans la Maison au jardin, un des édifices actuellement en cours de fouille à Pompéi, fait pencher en faveur de cette seconde hypothèse.

Présenté mardi 16 octobre à l’occasion de la visite sur place d’Alberto Bonisoli, ministre italien des biens et activités culturels, ce graffiti donne la date de son inscription : « XVI K NOV », ce qui signifie « le seizième jour avant les calendes de novembre », soit le 17 octobre. Si la ville avait été ensevelie sous les cendres du Vésuve depuis le 24 août, son auteur n’aurait pu écrire ce minuscule texte près de deux mois plus tard…

Pour la spécialiste des peintures romaines Alix Barbet, directrice de recherche honoraire au CNRS, cette découverte met un terme à un débat qui n’avait plus vraiment lieu d’être, n’eût été l’entêtement de certains « pompéianistes » à s’accrocher à la date du 24 août : « Des recherches récentes permettaient déjà d’affirmer que ce n’était pas la bonne date. On a observé beaucoup de fruits d’automne à Pompéi : noix, figues, châtaignes, pruneaux, grenades et même des sorbes qui se récoltent encore non mûres entre septembre et octobre. » Des historiens ont toutefois argué que les fruits pouvaient être d’importation ou dater de l’année précédente.

Présence de braseros

Alix Barbet met en avant un autre élément agricole important : « On a la preuve que les vendanges étaient terminées. Il y avait de la lie, ainsi que des pépins de raisin, et les grands récipients en terre cuite étaient pleins et scellés dans deux villas. Or, les textes des agronomes antiques, comme Columelle mais aussi Pline l’Ancien, précisent que les vendanges commençaient à l’équinoxe d’automne – le 21 septembre – pour se terminer au coucher des Pléiades, le 11 novembre. »

D’autres éléments indiquent une date automnale pour la catastrophe : la présence, dans les maisons pompéiennes, de nombreux braseros, pas vraiment utiles au mois d’août, ou les gros vêtements que portaient certains habitants.

Reste à comprendre d’où provient l’erreur initiale et à savoir à quelle date exacte le Vésuve est réellement entré en éruption. La réponse se trouve probablement dans… le texte de Pline le Jeune. Ainsi que l’explique Alix Barbet, « des épigraphistes ont, ces dernières années, ressorti d’autres copies de sa lettre à Tacite dont certaines mentionnent le neuvième jour avant les calendes de novembre et non pas celles de septembre ».

Quelque part, au Moyen Age, un copiste s’est probablement trompé dans la date, et son erreur s’est répercutée jusqu’à notre début de troisième millénaire… Pompéi a donc été ensevelie sous les cendres le 24 octobre 79 et non pas le 24 août, et c’est la semaine prochaine que la ville antique célébrera le 1 939e anniversaire de sa destruction.

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Ministre de l'Intérieur...

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« Ni Mohammed Ben Salman ni la relation américano-saoudienne ne sortiront indemnes de l’affaire Khashoggi »

Par Sylvie Kauffmann - Le Monde

C’est la transgression de trop : après le meurtre probable du journaliste saoudien en Turquie, les Occidentaux ne peuvent plus fermer les yeux, estiment l’éditorialiste au « Monde » Sylvie Kauffmann dans sa chronique hebdomadaire.

Avec une certaine classe, la ministre canadienne des affaires étrangères, Chrystia Freeland, a retweeté, lundi 15 octobre, un communiqué commun des gouvernements français, britannique et allemand demandant aux autorités de Riyad de mener « une enquête crédible » sur le sort du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, disparu le 2 octobre après être entré dans le consulat de son pays à Istanbul (Turquie). « Le Canada, a-t-elle précisé, soutient fortement nos alliés sur cet important sujet. »

La cheffe de la diplomatie canadienne n’est pas rancunière. Lorsque, cet été, Ottawa s’était attiré les foudres de l’Arabie saoudite pour avoir osé demander la « libération immédiate » de militantes des droits de l’homme arrêtées, ses alliés européens n’avaient pas fait assaut de solidarité. Riyad, furieux de cette requête, venait pourtant d’expulser l’ambassadeur du Canada, de geler tous les nouveaux contrats, de suspendre les liaisons aériennes directes entre les deux pays et de retirer les bourses des étudiants saoudiens au Canada.

La démesure de cette réaction traduisait le durcissement en cours à Riyad. Fin septembre, Chrystia Freeland avait essayé de renouer le dialogue à New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU) ; son collègue saoudien l’avait traitée par le mépris. « Nous, on n’a rien fait, c’est votre faute, avait déclaré le ministre Adel Al-Jubeir devant les médias canadiens. Vous nous devez des excuses. Libération immédiate ? Et si, nous, on exigeait l’indépendance immédiate du Québec ? »

Le département d’Etat américain avait quant à lui refusé de prendre parti dans ce contentieux « entre deux proches alliés », curieusement mis sur un pied d’égalité.

Lucidité retrouvée

Mais face à l’affaire Khashoggi, l’indulgence coupable des Occidentaux à l’égard des excès du jeune et impétueux maître de l’Arabie saoudite, le prince héritier Mohammed Ben Salman, alias « MBS », n’est plus tenable.

Il y a deux raisons à cette lucidité retrouvée. Le caractère transgressif, d’abord, de ce qui ressemble fort au meurtre de Jamal Khashoggi, journaliste longtemps bien en cour à Riyad avant de s’éloigner du régime, au point de s’exiler aux Etats-Unis il y a un an.

Dans la première de ses chroniques mensuelles au Washington Post, le 18 septembre 2017, il s’en expliquait : « L’arrestation de plusieurs amis, il y a quelques années, a été douloureuse pour moi. Je n’ai rien dit. Je ne voulais perdre ni mon travail, ni ma liberté. J’étais inquiet pour ma famille. Aujourd’hui, j’ai fait un autre choix. J’ai quitté ma maison, ma famille et mon travail, et j’élève la voix. »

Jamal Kashoggi, 59 ans, n’était pas de ces opposants endurcis, habitués des geôles et coutumiers de la répression. Cet homme placide, cultivé, faisait partie de l’establishment. C’est précisément ce que ses anciens maîtres ne pouvaient lui pardonner : pour les régimes autoritaires, pire que les irréductibles, il y a ceux qui changent de camp. Cela a failli coûter la vie à Sergueï Skripal, empoisonné au Novitchok en mars de cette année à Salisbury, dans le sud de l’Angleterre : les services secrets russes détestent les traîtres.

Triple transgression

La transgression de Riyad sur Khashoggi, si son meurtre est confirmé, est triple : éliminer un journaliste gênant ; aller l’éliminer en territoire étranger ; et le faire, qui plus est, dans des locaux consulaires qui, comme toutes les représentations diplomatiques, devraient être des sanctuaires. « C’est gravissime », résume un diplomate européen. Le luxe de détails macabres distillés aux médias par les enquêteurs turcs – sans jamais en produire la preuve matérielle – sur le traitement réservé à Jamal Khashoggi par ses tortionnaires présumés a fait le reste.

La deuxième raison pour laquelle Washington, en particulier, a décidé de ne plus se taire face à l’Arabie saoudite tient à la place centrale qu’occupe ce pays auprès des Etats-Unis depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. Le président américain avait choisi Riyad, en 2017, pour sa première visite à l’étranger. Il y a vu le moyen d’isoler l’Iran. Il a encouragé une proximité entre son gendre Jared Kushner et MBS, tous deux trentenaires.

Premier producteur de pétrole, l’Arabie saoudite est aussi le plus gros client des marchands d’armement. Au printemps, le prince héritier saoudien, encore auréolé de son image de réformateur, a fait une tournée de plus de deux semaines aux Etats-Unis, où les grands noms de la Silicon Valley, de Wall Street, de Hollywood et des médias lui ont fait le meilleur accueil.

Mais avec l’affaire Khashoggi, ces grands noms se détournent. Un par un, ils se désistent du show économico-financier de MBS prévu le 23 octobre – surnommé le « Davos du désert » au grand dam du Davos de la montagne, le vrai, qui nie toute association. A Washington, le Congrès gronde. Des sanctions ne s’imposeraient-elles pas, comme cela a été le cas contre la Russie dans l’affaire Skripal ? MBS se cabre, menace à son tour.

Sauver la face

Lundi, Donald Trump a semblé avoir trouvé une possible sortie de crise, susceptible de préserver sa relation privilégiée avec l’Arabie saoudite. Le roi, auquel il a téléphoné, lui ayant juré tout ignorer, ce regrettable incident doit être l’œuvre de « tueurs incontrôlés », a obligeamment suggéré le président.

Puis il a dépêché son secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, à Riyad et à Ankara pour convaincre ces deux incorrigibles trublions de sortir du déni et de se mettre d’accord sur une explication à peu près acceptable – « crédible », diraient les Européens. Histoire de sauver la face, puisqu’il est trop tard pour sauver Khashoggi.

Ni MBS ni la relation américano-saoudienne ne sortiront indemnes de cette affaire. La crise est sérieuse. MBS ? « Il a de très bonnes idées, et il a de très mauvaises idées », nous disait, il y a quelques mois, un homme d’affaires américain qui s’était entretenu avec lui. Donald Trump, visiblement, préfère ignorer les mauvaises.

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mardi 16 octobre 2018

Jamal Kashoggi

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La lettre politique de Laurent Joffrin

Remaniement : second souffle ou zéphyr ?

Enfin Fesneau vint… Si l’on considère que la nomination de ce fidèle de François Bayrou est l’une des nouveautés les plus notables de ce remaniement, on a la mesure du changement annoncé ce matin par l’Elysée. On pourrait prendre d’autres exemples : Attal, Wargon, Guillaume, Nuñez, Dubos ou Pannier-Runacher… Illustres inconnus du grand public, seconds couteaux promus premières gâchettes. On voit à l’énumération de ces vedettes de l’ombre que ce remaniement a peu de chances de bouleverser l’opinion. Le «second souffle» attendu de l’opération, dixit le communiqué gouvernemental, se ramène pour l’instant à une haleine de bébé, un zéphyr politique. Certains avaient parlé d’un tournant. C’est un tournant en ligne droite. Le même communiqué n’en fait pas mystère, d’ailleurs, puisqu’il est souligné que la nouvelle équipe aura le même «mandat politique» que l’ancienne. On change sans changer tout en modifiant sans infléchir.

La nomination de Franck Riester à la Culture est la seule arrivée d’un certain poids : l’homme, fort honorable, est connu pour sa constance, son habileté politique et son esprit d’indépendance, quoique circonscrit jusque-là à une droite plus ou moins ouverte. Françoise Nyssen apprend à ses dépens qu’une brillante réussite dans la société civile – dans l’édition en l’occurrence – ne présage en rien d’un succès ministériel. Contrairement à une idée reçue, le métier politique suppose des compétences particulières qui s’apprennent le plus souvent au contact des électeurs et non des lecteurs.

Les promotions internes sont plus éclairantes : Castaner, soutien de la première heure, rogue à souhait, prend l’Intérieur avec un ancien préfet, Nuñez, frotté aux questions de sécurité. Il s’occupera sans doute des élections autant que du maintien de l’ordre. Jacqueline Gouraud, femme politique d’expérience, affable et ferme, est promue ministre d’Etat pour s’occuper «des Territoires», selon le jargon en vigueur. Autre geste envers le Modem, et surtout signal lancé aux élus locaux et à la France rurale, jusqu’ici hérissés par le style macronien et par quelques réformes désagréables.

Les équilibres internes à la majorité ont été pesés au trébuchet, ce qui explique sans doute, outre l’indécision élyséenne, l’inhabituelle longueur de la séquence. La rhétorique du nouveau monde est respectée, à en juger par le nombre de responsables de peu d’expérience politique qui rejoignent le gouvernement. Mais le dosage d’apothicaire qui préside à l’opération – une mesure de LREM, cent grammes de Modem, un zeste d’Agir – nous ramène aussitôt à l’ancien. De la difficulté d’échapper aux règles classiques…

Constance ou entêtement ? Emmanuel Macron garde le cap, jugeant que seuls des résultats tangibles – qui ne viendront pas tout de suite – lui permettront de remonter la pente dans l’opinion. L’opposition aurait tort de juger la chose impossible. Mais ses difficultés de casting illustrent bien l’une des faiblesses majeures de son régime. Il perd en un an Bayrou, Sarnez, Hulot, Collomb. Il gagne Attal, Wargon, Dubos, Pannier-Runacher. En notoriété, on passe de l’Olympia au radio-crochet. Tous viennent d’En marche. Mais s’il y a une marche dans ce remplacement, c’est celle qu’on descend.

LAURENT JOFFRIN - Libération

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Eté indien

été indien

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Louvre Lens

louvre lens

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URGENT-Gouvernement: Composition du gouvernement (Elysée)

Sur proposition du Premier ministre, le Président de la République a mis fin aux fonctions de :
 
Monsieur Jacques MÉZARD, ministre de la Cohésion des territoires ;
 
Madame Françoise NYSSEN, ministre de la Culture ;
 
Monsieur Stéphane TRAVERT, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation ;
 
Madame Delphine GÉNY-STEPHANN, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances.
 
Il a nommé :
 
Monsieur Jean-Michel BLANQUER, ministre de l’Education Nationale et de la Jeunesse ;
 
Monsieur Christophe CASTANER, ministre de l’Intérieur ;
 
Madame Jacqueline GOURAULT, ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales ;
 
Monsieur Franck RIESTER, ministre de la Culture ;
 
Monsieur Didier GUILLAUME, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation ;
 
Monsieur Marc FESNEAU, ministre auprès du Premier Ministre, chargé des Relations avec le Parlement ;
 
Monsieur Sébastien LECORNU, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales, chargé des collectivités territoriales ;
 
Monsieur Julien DENORMANDIE, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales, chargé de la ville et du logement ;
 
Madame Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations ;
 
Madame Emmanuelle WARGON, secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et solidaire ;
 
Madame Christelle DUBOS, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé ;
 
Monsieur Mounir MAHJOUBI, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances et du ministre de l’action et des comptes publics ;
 
Madame Agnès PANNIER-RUNACHER, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances ;
 
Monsieur Gabriel ATTAL, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education Nationale et de la Jeunesse ;
 
Monsieur Laurent NUNEZ, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur.
 
Le Président de la République réunira le Conseil des Ministres, avec l’ensemble des membres du Gouvernement, ce mercredi 17 octobre 2018, à 10 heures.

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Le tout nouveau Ministre de l'Intérieur

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Ali Mahdavi (photographe)

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Extrait d'un shooting - bondage

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La féminité abusive selon Zoé Duchesne dans sa performance "Poupée"

zoé

C’est une ex-mannequin qui a décidé de passer de l’autre côté du miroir. La Québécoise Zoé Duchesne, 36 ans, beauté brune assez spectaculaire, a enchainé les shootings et les campagnes beauté avant de tout plaquer. « Paradoxalement, alors que j’ai gagné ma vie en montrant mon corps, je n’en pouvais plus d’attendre d’être un objet à la merci du regard d’autrui, continuellement en train d’attendre d’être choisie ». Après un épisode dépressif, Zoé trouve une arme pour rebondir : l’appareil photo que lui offre un ami. La jeune femme se poste alors face à son miroir, enfile une perruque blonde. Il manque un truc : elle recouvre goulument ses lèvres d’un rouge outrancier, façon Cicciolina. Un moyen de reprendre le contrôle sur son image en créant un avatar à mille lieues de la grande fille toute simple qu’elle semble être dans la vie. « Poupée, c’est mon alter ego, une créature qui parodie l’hyperféminité voire l’hyperexualisation que véhicule souvent notre époque ». Son expo à la galerie Marguerite Milin mêle 25 courts métrages et une trentaine de tableaux, aussi puissants que dérangeants.

« Poupée », à la Galerie Marguerite Milin à Paris, 46 rue du Château d’Eau, 75010 Paris. Jusqu’au 28 octobre.

« Poupée ou l'injonction de la féminité », le 20 Octobre 2018 à 17h au Sentier des Halles.

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Johnny Hallyday, un dernier album à la couleur rock affirmée

Par Sylvain Siclier

« Mon pays c’est l’amour », cinquante-et-unième et ultime opus studio du chanteur mort le 5 décembre 2017, sera commercialisé vendredi.

Lundi 15 octobre, en début d’après-midi, c’est l’effervescence des grands jours dans les locaux parisiens de Warner Music France, filiale française de la major américaine du disque Warner Music Group.

Ce grand jour, c’est celui de la présentation à la presse de Mon pays c’est l’amour, le dernier album studio de Johnny Hallyday, mort le 5 décembre 2017, à l’âge de 74 ans. A l’entrée, deux files, l’une pour les médias (presse écrite quotidienne nationale et régionale, magazines, télévision, radios), l’autre pour une trentaine de fans conviés à l’écoute. En attendant d’entrer, certains chantent Allumer le feu ou Que je t’aime.

Après une courte présentation, au cours de laquelle il a été précisé que durant la conférence de presse il ne sera question que de l’album, de la musique et de la carrière de Johnny Hallyday, l’écoute commence. Dans la grande salle où le chanteur « avait répété ses deux dernières tournées », indiquera plus tard Thierry Chassagne, président de Warner Music France, pour chacune et chacun, un casque audio dont les écouteurs transmettent une lumière bleue, donnant à l’assemblée une étrange allure.

En dix chansons, auxquelles s’ajoute un instrumental, en cinquième position dans l’ordre du disque, un premier constat, celui d’une couleur rock affirmée, avec, dans la majorité des cas, un tempo assez enlevé – seule Pardonne-moi est dans un mouvement lent, quand généralement dans les précédents albums d’Hallyday, dont Rester vivant en 2014 et De l’amour en 2015, on trouvait un équilibre entre ballades et rock. La prise de son claire valorise autant la présence vocale du chanteur que la formation de base, avec guitares, électriques et acoustiques, claviers (piano et orgue), basse et batterie. Sur certaines chansons, une section de cuivres, des chœurs, des arrangements de cordes et de vents.

Les thèmes chers au chanteur

Si les musiques ont été toutes composées par Maxim Nucci, dit Yodelice, compositeur et réalisateur de l’album, ou co-composées pour quatre d’entre elles avec Yarol Poupaud, les textes sont signés par plusieurs auteurs. Pierre Jouishomme, Christophe Miossec, Pierre-Yves Lebert, Jérôme Attal, déjà là sur d’autres albums, et des nouveaux venus, Katia Landreas, le duo Yohann Mallory et Hervé Le Sourd pour trois chansons, et Boris Lanneau, un fan, qui avait proposé en 2015 des textes à Bertrand Lamblot, directeur artistique de Warner Music France, dont Tomber encore qui a plu à Hallyday.

Musicalement avec son accroche de piano, l’alliance avec l’orgue, des clochettes, ce Tomber encore, l’une des chansons les plus réussies, a l’allure d’un rock façon Bruce Springsteen. Ailleurs, des références au rock à la Rolling Stones, avec croisement des guitares en lead-rythmique, sont perceptibles.

Ecrire pour Hallyday c’est être, comme tant d’autres avant, en relation avec les grands thèmes chers au chanteur. La référence fondatrice au rock’n’roll (Made in rock’n’roll, adaptation par Pierre-Dominique Burgaud de Let The Good Times Roll, de JD McPherson), l’évocation des Etats-Unis (L’Amérique de William, avec des paysages de motels, de drive-in, de grands espaces, une approche country avec sonorités probables de dobro, pedal steel), l’homme amoureux avec ses désirs et ses faiblesses (Pardonne-moi, Back in LA, Tomber encore), le battant. Dans 4 m2, un thème social écrit par Pierre-Yves Lebert, celui de l’enfermement d’un prisonnier, l’une des chansons les plus réussies, un rock-blues.

A l’issue de l’écoute, qui a permis d’entendre un album bien dans la manière d’Hallyday, Thierry Chassagne, Rose-Hélène Chassagne, directrice du label Warner, Maxim Nucci, Bertrand Lamblot et Sébastien Farran, le manager de Johnny Hallyday, sont revenus sur certains éléments de la genèse de cet album.

En mars 2017, Johnny Hallyday avait posé sa voix sur les maquettes instrumentales de Pardonne-moi, Un enfant du siècle et Je ne suis qu’un homme. Ce sont « ces prises vocales qui ont été conservées et qui étaient extraordinaires », explique Bertrand Lamblot. Pour les sept autres chansons, la voix a été enregistrée entre fin septembre et début octobre. « Johnny a fait peu de prises pour chaque chanson, a indiqué Maxim Nucci. Le cas échéant, on a fait un travail traditionnel de composite de différentes prises, qui est un montage des meilleures parties de sa voix. »

Huit cent mille exemplaires disponibles vendredi

C’est en août 2017, à Los Angeles, qu’ont été enregistrées les musiques. Avec Dean Parks et Val McCallum aux guitares, Brad Cole aux claviers, Davey Faragher à la basse et Matt Chamberlain à la batterie. En tout, vingt-deux compositions – dont les trois qui étaient à l’état de maquette et qui ont été réenregistrées alors –, parmi lesquelles Johnny Hallyday a choisi celles qu’il souhaitait chanter. Il n’y a pas à la suite de ces séances « d’autres chansons que les dix de l’album », précise Bertrand Lamblot.

Les arrangements de cordes et de vents, sous la direction d’Yvan Cassar, des parties de choristes, les interventions d’une section de cuivres de haut niveau – les cinq musiciens de l’album Rester vivant –, des ajouts de guitares par Maxim Nucci et Yarol Poupaud pour deux chansons, tout cela discuté et décidé avec Johnny Hallyday, ont été effectués après sa mort. L’album ayant été finalisé fin janvier 2018 avec le mixage par Bob Clearmountain, familier des enregistrements de Johnny Hallyday depuis plus de quinze ans.

C’est donc à partir du vendredi 19 octobre dans les magasins – certains seront ouverts dans la nuit, à partir de minuit – et sur toutes les plateformes de diffusion en ligne que sera commercialisé ce dernier album. La mise en place pour ce 51e album studio d’Hallyday sera « exceptionnelle avec 800 000 exemplaires », a indiqué Thierry Chassagne. Un nombre qui n’a pas été vu pour un artiste français depuis des années.

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Centre Pompidou

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"L'homme fidèle" avec Laetitia Casta et Lily Rose Melody Depp

lhomme fidela avec laetitia casta

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MIRO au Grand Palais

Réunissant près de 150 œuvres dont certaines inédites en France et couvrant 70 ans de création, cette rétrospective retrace l’évolution technique et stylistique de l’artiste.

Miró crée à partir de ses rêves et nous ouvre les portes de son univers poétique.

Il transforme ainsi le monde avec une apparente simplicité de moyens, qu’il s’agisse d’un signe, d’une trace de doigt ou de celle de l’eau sur le papier, d’un trait apparemment fragile sur la toile, d’un trait sur la terre qu’il marie avec le feu, d’un objet insignifiant assemblé à un autre objet.

Miró fait surgir de ces rapprochements étonnants et de ces mariages insolites un univers constellés de métamorphoses poétiques qui vient réenchanter notre monde.

"Pour moi, un tableau doit être comme des étincelles. Il faut qu’il éblouisse comme la beauté d’une femme ou d’un poème".

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lundi 15 octobre 2018

Carte Blanche à Tomás Saraceno : ON AIR

Palais de Tokyo from Jacques Snap on Vimeo.

L’exposition ON AIR se présente comme un écosystème en mouvement, accueillant une chorégraphie à plusieurs voix entre humains et non-humains, où les oeuvres révèlent les rythmes et trajectoires communs, fragiles, et éphémères qui unissent ces mondes. ON AIR se construit grâce à la multitude de ces présences, animées et inanimées, qui y cohabitent.

L’exposition est comme un ensemble, qui révèle la force des entités qui peuplent l’air et la manière avec laquelle elles nous affectent : du dioxyde de carbone (CO2) à la poussière cosmique, des infrastructures et fréquences radio à de nouveaux couloirs de mobilité aériens. Ces histoires invisibles, qui composent la nature dont nous faisons partie, nous invitent à repenser poétiquement notre manière d’habiter le monde – et à réévaluer notre manière d’être humain.

Alors que les activités industrielles prédatrices exploitent la Terre, épuisent ses ressources et menacent d’entières écologies, ON AIR célèbre de nouvelles manières d’imaginer une planète libérée de frontières et d’énergies fossiles, au travers de nouveaux modes de production de la connaissance. De cette manière, l’exposition répond aux défis posés par l’Anthropocène, terme proposé pour décrire une époque de la Terre dans laquelle nous vivons désormais, et qui a débuté lorsque les activités humaines ont eu un impact global sur l'écosystème terrestre. C’est ainsi particulièrement au travers des activités de l’Aerocene, un projet artistique interdisciplinaire initié par Tomás Saraceno, qui cherche à réactiver un imaginaire commun afin de collaborer éthiquement avec l’atmosphère et l’environnement, que les visiteurs sont invités à s’engager collectivement dans un exercice d’harmonisation planétaire.

ON AIR réunit une grande variété de collaborateurs, rassemblant des institutions scientifiques, des groupes de recherches, des activistes, des communautés locales, des visiteurs, des musiciens, des philosophes, des animaux non-humains, des phénomènes célestes, qui participent tous à la vie de l’exposition. Des ateliers, des concerts, des séminaires ouverts au public enrichissent régulièrement une exposition transformée en une vaste « jam-session cosmique », résonnant au rythme des rencontres et d’assemblées nées de nouvelles solidarités entre espèces.

Les journées « ON AIR live with... »

L’exposition ON AIR, qui réunit quotidiennement un chœur de voix humaines et non-humaines, accueille pendant toute sa durée des événements qui viennent l’enrichir et la métamorphoser, et particulièrement au cours des trois journées “ON AIR live with...”, un vendredi par mois, lors desquelles les visiteurs sont invités à prendre part à d’autres formes de conversation. À chacune de ces occasions, le 26 octobre, 23 novembre, et 14 décembre, un séminaire rassemble chercheurs, activistes et artistes au sein des espaces d’exposition, des workshops sont proposés au public ainsi que des concerts exceptionnels et inédits de « jamming with spiders » d’Alvin Lucier, Eliane Radigue et Evan Ziporyn.

Commissaire : Rebecca Lamarche-Vadel

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Jean Paul Gaultier aux Folies Bergère

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L'ÉDITO de Charles de Saint Sauveur : Macron II

Quinze interminables jours. C’est ce qu’il aura fallu à Emmanuel Macron et Édouard Philippe pour procéder au remaniement, qui devrait - logiquement - être dévoilé ce mardi. Jamais un exécutif n’avait mis autant de temps pour accoucher d’un nouveau gouvernement. Un délai d’autant plus surprenant qu’il n’aura rien de révolutionnaire, le Premier ministre restant en place. Puisque les éléments s’y mettent, les inondations dramatiques dans l’Aude ont reporté une ultime (?) fois cette annonce : on ne voit pas comment il aurait pu en être autrement, sauf à s’enfoncer un peu plus dans le ratage - commencé à la fin août - de cette séquence politique. L’Elysée a beau dénoncer le « petit clapotis médiatique » qui a accompagné ces deux semaines, le feuilleton laissera des traces, en mettant au jour la vulnérabilité d’un président tout à son registre inébranlable Jupiter. N’est-ce pas un mal pour un bien, au fond ? Cette valse-hésitation est peut-être l’occasion pour le jeune président de « casser » son image cassante. De revoir son logiciel personnel en montrant un peu moins de hauteur hautaine et un peu plus de compassion. Sa visite attendue dans l’Aude, auprès des sinistrés, lui en offrira aussi l’occasion. Plus qu’un gouvernement Philippe III, les Français attendent une ère Macron II. LE PARISIEN

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Extrait d'un shooting - mode

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Moi Magazine

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Banksy peut-il échapper aux règles du marché ?

Par Laurence Bertrand Dorléac, professeur d'histoire de l'art à Sciences Po

L’artiste critique le marché de l’art, ce qui n’empêche pas qu’il soit parfois rattrapé par la spéculation, explique la professeure d’histoire de l’art Laurence Bertrand Dorléac.

Depuis que l’économie de l’art existe, depuis l’Antiquité, les artistes jouent au chat et à la souris avec leurs commanditaires, leurs mécènes, leurs collectionneurs. Mais le monde actuel qui fétichise avant tout la performance financière relègue l’art comme jamais derrière sa valeur marchande. C’est agaçant pour toutes celles et tous ceux qui voudraient que l’on parle d’autre chose que d’argent, et l’artiste britannique Banksy en fait partie.

La semaine dernière, pendant la foire londonienne de Frieze, il a troublé le rituel bien rodé d’une salle de ventes par son œuvre d’art totale que l’on n’oubliera pas de sitôt. Les faits sont à présent connus : alors que sa Girl with Balloon (2006) vient d’être achetée chez Sotheby’s à Londres pour la somme considérable de plus de 1 million de livres sterling (1,133 million d’euros), au dernier coup de marteau, une alarme sonne et l’œuvre sort de son cadre pour passer à travers une broyeuse à papier qui la découpe à moitié en lamelles.

Une vidéo rend compte de la stupéfaction du public et du personnel de la salle des ventes devant cette scène imaginée par Banksy, qui déclare juste en riant sur Instagram : « Adjugé, vendu ! » Son post sur le réseau social, où il raconte avoir longtemps médité sa bombe à retardement, au cas où l’œuvre serait vendue, cumule plus d’une dizaine de millions de vues. Sa machinerie rappelle la sculpture autodestructrice de Jean Tinguely dans les jardins du MoMA en 1960 : avec son Hommage à New York, lui aussi voulait redonner à l’art un rôle sur la place publique.

Mélange de poésie et de politique

Banksy multiplie les interventions qui mélangent la poésie et la politique à travers le street-art, inventé dans les années 1960 pour sortir du cadre policé des collections. On reconnaît désormais dans les rues d’Angleterre et de Navarre ses révolutionnaires masqués qui lancent des fleurs, ses policiers qui s’embrassent, ses gavroches, son Steve Jobs qui porte un ordinateur et un baluchon pour rappeler à Calais que le créateur d’Apple est un fils d’immigré syrien arrivé aux Etats-Unis dans les années 1950. Toujours à Calais ­– où l’on a besoin d’abris pour les réfugiés –, il a récemment envoyé le bois qui avait servi à la construction de son parc d’attractions à Weston-super-Mare, près de Cardiff, où l’on parodiait Disneyland.

CÔTÉ MARCHÉ, IL A DÉJÀ ESSAYÉ DE DÉTOURNER LA RÈGLE DU JEU EN 2004 EN FAISANT IMPRIMER UN FAUX BILLET DE 10 LIVRES À L’EFFIGIE DE LADY DIANA

On ne sait pas grand-chose de celui qui surgit pour disparaître aussi vite, mais il est devenu archipopulaire : quand ses pochoirs sont menacés de destruction ou d’être recouverts de peinture, des pétitions circulent pour les défendre. Il a dû faire partie dans les années 1990 d’un groupe de graffeurs proche de la scène underground artistique et musicale de Bristol. Côté marché, il a déjà essayé de détourner la règle du jeu en 2004 en faisant imprimer un faux billet de 10 livres à l’effigie de Lady Diana (au lieu de la reine d’Angleterre), ou quand il a changé la « Bank of England » par la « Banksy of England ». Il a pratiqué la dépense gratuite en dispersant tout cela lors du carnaval de Notting Hill et il a vendu ses œuvres pour 60 dollars pièce dans la rue alors qu’elles coûtaient déjà 160 000 dollars (138 000 euros) sur le marché.

Il s’est fait récupérer au moins une fois en beauté quand l’une de ses pièces a tellement plu qu’elle est restée dans la collection permanente du British Museum : il avait introduit un artefact qui représente au fusain un homme préhistorique en train de pousser un chariot de supermarché.

Cette fois encore, avec son œuvre déchirée en lambeaux chez Sotheby’s, il risque de voir augmenter sa cote, mais le vieux rêve des artistes d’échapper au marché et à la marchandisation a la vie longue. Sa petite fille au ballon circule encore dans les rues et sur Internet pour échapper aux calculs mortifères. Elle a joué une réfugiée syrienne (dans la campagne de soutien aux enfants organisée par les ONG), elle a servi de cadeau promis par Banksy à toutes celles et tous ceux qui voulaient bien voter à Bristol contre le candidat conservateur, en 2017. Et même si la police est intervenue à cette occasion pour rappeler que recevoir quelque chose en échange d’un vote relève de l’infraction pénale, la fillette ne s’arrête pas là. Dans les escaliers de Londres, l’artiste a d’ailleurs inscrit à côté d’elle : « There is always hope », il y a toujours de l’espoir dans la tradition grinçante de l’humour romantique anglais.

Laurence Bertrand Dorléac est également l’auteure de Contre-déclin : Monet et Spengler dans les jardins de l’histoire, collection Art et artistes, Gallimard, 2012.

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Mes deux Mitsubishi...

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Vu dans le métro - Save the date : Dominique A

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Cette semaine c'est la FIAC

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«Clashes on Gaza’s border»

Déjà récompensé en 2007 à #Bayeux (prix photo et prix du public), Mahmud Hams , 38 ans, se voit à nouveau attribuer le prix en photo pour «Clashes on Gaza’s border». Un cliché réalisé dans une zone «d’accès très difficile et très dangereuse», qui fait partie de ces «lieux à couvrir sans endroits pour se protéger», a souligné Thomas Coex, chef de la couverture photo d’Israël et des territoires palestiniens de l’AFP. Au moins 205 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le 30 mars, la plupart lors de protestations le long de la frontière, selon des sources palestiniennes.

fronde

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Le remaniement est attendu lundi dans la journée

Par Virginie Malingre - Le Monde

De retour d’Arménie vendredi soir, Emmanuel Macron a mené une « large consultation politique » tout le week-end et livré enfin ses derniers arbitrages.

Le remaniement le plus long. Après son retour d’Arménie, vendredi 12 octobre dans la soirée, Emmanuel Macron a repris ses tractations politiques, qui se sont poursuivies tout le week-end. Même ceux de la Macronie historique qui avaient quitté Paris pour assister au mariage d’Ismaël Emélien, le conseiller spécial du président de la République, n’ont pas totalement décroché.

La constitution de la nouvelle équipe gouvernementale devrait être connue lundi 15 octobre dans la journée. Vraisemblablement après le retour du premier ministre Edouard Philippe, qui devait passer la matinée à Nantes et rentrer à Paris pour déjeuner avec le chef de l’Etat.

Le processus avance « dans le calme », a déclaré Emmanuel Macron dans un entretien à France 24 et RFI, vendredi soir, à l’issue du sommet de la francophonie qui se tenait à Erevan. Un tel remaniement « c’est important, ce sont des engagements, et donc il faut faire les choses avec méthode, au bon rythme (...) J’essaie de faire les choses de manière professionnelle », a-t-il affirmé.

« Le président a beaucoup consulté samedi et dimanche », fait savoir l’Elysée, où l’on parle d’ « une large consultation politique ». Il s’est entretenu avec Edouard Philippe, Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, et Christophe Castaner, le délégué général de La République en Marche. Il a également « beaucoup » parlé avec François Bayrou, confie-t-on dans son entourage, et discuté avec le centriste Jean-Louis Borloo, ainsi qu’avec certains élus locaux.

« Les remaniements n’ont jamais rien changé »

Plus de dix jours après la démission de Gérard Collomb le 3 octobre, Matignon et l’Elysée se savent très attendus sur ce remaniement qui aura pris un temps record dans l’histoire de la Cinquième république. Invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, dimanche 14 octobre, François Bayrou, qui a affirmé avoir « la chance de parler avec le président presque tous les jours », a voulu minimiser les enjeux de ce changement d’équipe, évoquant de simples « ajustements » et quelques « réglages ». « Les remaniements n’ont jamais rien changé », veut également convaincre le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, « les cimetières politiques en sont remplis ».

« En prenant beaucoup de temps pour ce remaniement, l’exécutif a créé des attentes fortes », nuance un député LRM, « il faut qu’il en sorte quelque chose qui nous donne un second souffle ». « Le signal qu’il enverra sera observé, comme toujours, en termes d’équilibre politique ou territorial. Ce qui m’intéresse, c’est le nouvel élan qu’il sera capable d’engager. La durée du processus excite les attentes et les appétits et interdit à la nouvelle équipe de décevoir », a expliqué de son côté Gilles Le Gendre, le président du groupe LRM à l’Assemblée nationale, dans un entretien au Figaro, le 10 octobre.

De fait, les choix d’Emmanuel Macron seront examinés à la loupe, pour savoir s’ils maintiennent l’équilibre subtil que le président tente de réaliser entre ses alliés du Modem, la droite et la gauche, le monde politique et la société civile, les hommes et les femmes. Ou s’ils renforcent le poids de la droite modérée, avant les élections européennes qui pourraient donner l’occasion d’une alliance entre LRM et les amis d’Alain Juppé et de Jean-Pierre Raffarin notamment.

Dans ce contexte, la rencontre entre la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, et Alain Juppé à Bordeaux, vendredi 12 octobre, n’est donc pas passée inaperçue. « Il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette entre ce qu’elle pense et ce que je pense sur l’Europe », lui a répondu l’ex-premier ministre dans un clin d’œil aux propos d’Édouard Philippe, mercredi, sur ses relations avec le chef de l’État. Le maire de Bordeaux, qui se dit « pas compétent pour le remaniement », n’a pas caché qu’il se réjouirait de voir entrer des juppéistes au sein du gouvernement. « En général, j’aime bien soutenir des amis », a-t-il souri.

Un second souffle

L’exécutif espère que ce remaniement mettra un point final à la mauvaise séquence dans laquelle MM. Macron et Philippe sont englués depuis l’affaire Benalla et apportera un second souffle au chef de l’Etat. « La semaine sera consacrée à engager cette nouvelle étape du quinquennat », commente-t-on à l’Elysée, « notamment en relançant le lien avec les territoires ». L’agenda d’Emmanuel Macron pour les jours à venir est à cet égard éloquent. Mardi, à l’Elysée, il recevra le matin Jean Rottner, président du Conseil régional du Grand Est et Hervé Morin, président des régions de France, puis l’après-midi Gérard Larcher, président du Sénat, et Dominique Bussereau, président de l’Association des départements de France. Vendredi, le chef de l’Etat recontrera également Xavier Bertrand, président du Conseil régional des Hauts-de-France.

« Le président veut évoquer avec eux la république contractuelle » , qu’il a mise au cœur de son action, lors de son discours devant le Congrès, le 9 juillet, explique l’un de ses conseillers. « La première phase [du quinquennat] a été d’une grande verticalité mais elle était nécessaire. Aujourd’hui, nous devons davantage nous appuyer sur toutes les forces de progrès. Seuls on va plus vite, mais ensemble on va plus loin », avait expliqué au JDD daté du 7 octobre le président de l’assemblée nationale, Richard Ferrand.

Le remaniement devrait porter la trace de cette préoccupation alors que les relations entre l’Etat et les collectivités locales sont tendues. Ces dernières se plaignent de ne pas avoir un interlocuteur unique : les dossiers les concernant sont traités par trois ministères, l’intérieur, la cohésion des territoires et Bercy. Il devrait faciliter ce « pacte girondin » qu’Emmanuel Macron appelle de ses vœux.

Au plus bas dans les sondages, le chef de l’Etat devrait aussi chercher à renouer avec les Français. Après l’affaire Benalla, la démission de Nicolas Hulot puis celle de Gérard Collomb, dans un contexte où les résultats de la politique menée tardent à arriver, le président est conscient qu’il lui faut à la fois « reprendre de la hauteur et paraître moins déconnecté », confie l’un de ses proches. A l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale, Emmanuel Macron a d’ailleurs prévu une « itinérance mémorielle » inédite, qui le verra, du 4 au 9 novembre, se déplacer dans onze départements du Grand Est et des Hauts-de-France.

Lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, François Bayrou l’a par ailleurs exhorté à s’exprimer devant ses concitoyens. « Je suis certain qu’il doit le faire et je pense qu’ il le fera », a-t-il glissé, ajoutant qu’Emmanuel Macron « aurait dû sortir de l’Elysée pour aller à la rencontre » des Français cet été, après l’affaire Benalla.

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"Le Cubisme" au Centre Pompidou

expo cubisme pompidou

Tout ce que vous devez savoir sur le cubisme, en somme, est à Beaubourg. On pourrait considérer la prochaine exposition du Centre Pompidou comme la bible de ce courant pictural majeur du début du XXème siècle. Picasso, Duchamp, Picabia, Delaunay, Braque, Léger, Derain... Les plus grands noms du cubisme se sont tous donnés rendez-vous à Beaubourg pour cette exposition exceptionnelle qui sonde les étapes clés du courant en faisant dialoguer peintures, sculptures... Au total 300 oeuvres d'art pour la première fois toutes réunies dans une seule et même exposition qui appréhende notamment l'écho du mouvement cubiste sur la société actuelle et ses arts. Incontournable.

Le Cubisme, du 17 octobre 2018 au 25 février 2019, Centre Pompidou, Place Georges Pompidou 75004 Paris

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Bondage

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VOGUE

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La Servante écarlate

La Servante écarlate (titre original : The Handmaid's Tale) est un roman de science-fiction dystopique écrit par Margaret Atwood publié en 1985 et traduit en français en 1987.

Ce livre est la première dystopie de l'auteur, qui a aussi publié en 2003 le roman Le Dernier Homme (Oryx and Crake). Le livre a été adapté au cinéma sous le même titre par Volker Schlöndorff en 1990 et a fait l'objet d'une série télévisée (The Handmaid's Tale : La Servante écarlate) en 2017 sur Hulu

Ce livre est la première dystopie de l'auteur, qui a aussi publié en 2003 le roman Le Dernier Homme (Oryx and Crake). Le livre a été adapté au cinéma sous le même titre par Volker Schlöndorff en 1990 et a fait l'objet d'une série télévisée (The Handmaid's Tale : La Servante écarlate) en 2017 sur Hulu. Ce roman de science-fiction décrit un futur dystopique, peut-être proche, où la religion domine la politique dans un régime totalitaire et où les femmes sont dévalorisées jusqu'à l'asservissement. Elles sont divisées en classes : les Épouses, qui dominent la maison et sont les seules femmes ayant un semblant de pouvoir, les Marthas qui entretiennent la maison et s'occupent aussi de la cuisine, les Éconofemmes, les épouses des hommes pauvres et les Tantes enfin qui forment les Servantes habillées d'amples robes écarlates dont le rôle est la reproduction humaine. Toutes les autres femmes (trop âgées, infertiles, etc.) sont déportées dans les Colonies où elles manipulent des déchets toxiques. Dans ce futur, le taux de natalité est très bas à cause de la pollution et des déchets toxiques de l'atmosphère. Les rares nouveaux-nés sont souvent « inaptes ».

L'héroïne du roman, rebaptisée Defred, est une Servante. Elle ne peut pas séduire, son rôle est la reproduction. Elle raconte peu à peu son histoire, se remémore sa famille : Luke, son mari ; sa fille ; Moira, sa meilleure amie, dans la vie « d'avant » ; sa mère... Son unique raison de vivre, ce à quoi elle se raccroche pour ne pas sombrer, ce sont ses souvenirs.

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Milo Moiré

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Le Pape François

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"Munkey Diaries", Jane Birkin publie son journal intime

Jane Birkin se livre comme jamais dans ce livre confession, nourri d'extraits de son journal intime, datant de 1957 à 1982. On pensait tout connaître de l'icône. Vous allez être surpris.

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"J'ai écrit mon journal à partir de 11 ans, adressé à Munkey, mon confident, ce singe à peluche, gagné dans une tombola. Il a dormi à mes côtés, il a partagé moa vie avec John, Serge, Jacques, il a été témoin de toutes les joies et toutes les tristesses. Devant la dévastation de mes enfants, j'ai déposé Munkey dans les bras de Serge dans le cercueil où il reposait, tel un pharaon. Mon singe pour le protéger dans l'après-vie. En relisant mes journaux, il me semble flagrant qu'on ne change pas. Ce que je suis à 12 ans, je le suis encore aujourd'hui. Les journaux sont forcément injustes, on montre ses cartes, il y a des versions de tout, mais là, il n'y que la mienne. J'ai pris comme principe de ne rien arranger, et croyez-moi, j'aurais préféré avoir des réactions plus sages que celles que j'ai eues..." C'est avec ces mots que Jane Birkin ouvre son livre nourri d'extraits de son journal intime, datant de 1957 - elle a alors 12 ans -, à 1982. C'est à son singe en peluche, Munkey, que l'icône se livre à coeur ouvert, parlant de son enfance en Angleterre à sa vie parisienne où elle rencontre les hommes de sa vie, dont Serge. Son couple, elle le raconte sans concession, noircissant ses pages au rythme de la fougue passionnelle. "Je refuse la puissance de son amour, son autorité, sa supériorité. Je veux savoir ce qu'est la vie toute seule avec moi. Je dois savoir". Car Jane a toujours voulu être une femme libre, indépendante, choisissant avec justesse et conviction ses films comme ses envies musicales.

Sentant que sa relation avec Gainsbarre se consume, elle quitte tout et part à l'hôtel avec ses filles, Kate et Charlotte. Son singe reste son intime confident. "Voilà Munkey, tu sais tout... [...] comment la vie avec Serge est devenue insupportable, son ivrognerie, et moi sa marionnette.", témoin de chiffon de ses déchirements amoureux, notamment quand elle est séduite par Jacques Doillon. Jane n'épargne rien au lecteur. Ses envies d'en finir, parfois, ses excès de bonheur, souvent. Un bonheur qu'elle a toujours voulu donner aux gens qu'elle aime. Au fil de sa plume acérée, Jane Birkin parle du grand amour, fou, qui peut révéler comme détruire. Son journal intime est une pure confidence à fleur de peau, qui raconte la femme complexe derrière l'icône adorée. À lire absolument, ardemment.

Jane Birkin, Munkey Diaries, éditions Fayard, 22.50 euros, disponible en librairie

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