Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

jeudi 22 juin 2017

Extrait d'un shooting - jeux de rôles

DSC_0256-ANIMATION

Posté par jourstranquilles à 07:48 - MES SHOOTINGS - Commentaires [0] - Permalien [#]

Terry Richardson (photographe)

terry315

terry31258

Posté par jourstranquilles à 07:47 - Photographe - Photographie - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le mythique NIKON F

nikon F

Posté par jourstranquilles à 07:25 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

« Par la culture, on peut réenchanter notre pays » Françoise Nyssen

Par  Maguelone Bonnaud, Éric Bureau et Emmanuel Marolle

Françoise Nyssen nous accueille en musique. « Je vais peut-être couper le disque, non ? » Et Françoise Nyssen, 66 ans, aussi simple que chaleureuse, démarre aussitôt la conversation sur Federico Mompou, compositeur espagnol « très minimaliste, très jazzy », qu’elle adore. Ça tombe bien. Pour sa première véritable interview, la ministre de la Culture a choisi de prendre la parole sur la musique qui sera fêtée un peu partout en France demain.

Vous avez des souvenirs particuliers de la Fête de la musique ?

Françoise Nyssen. Je l’ai toujours suivie à Arles. Et j’ai joué un peu de piano, mais je n’avais pas tellement confiance en moi. J’ai tenté d’apprendre le violoncelle à 50 ans, mais j’ai abandonné faute de temps…

Quelle musique écoutez-vous ?

J’aime toutes les musiques. Dans notre salle d’Arles (NDLR : l’ex-dirigeante de la maison d’édition Actes Sud a ouvert un centre culturel qui comprend une salle de concert), nous sommes spécialisés dans la musique baroque. J’ai une passion pour la musique de chambre. Je me suis fait ma discothèque toute seule. L’une des plus belles chansons du monde pour moi est « Une sorcière comme les autres » écrite par Anne Sylvestre et reprise par Pauline Julien (en 1977), une grande chanteuse québécoise militante.

Vous irez où demain ?

J’irai écouter des jeunes. L’éducation artistique et culturelle est l’un des axes forts pour moi. Elle aide les enfants à se constituer, à prendre confiance en eux, à s’exprimer. Toutes les études sur le cerveau montrent que c’est important d’appréhender la musique dès le plus jeune âge. La culture n’est pas juste un supplément d’âme, elle aide à se construire.

Pourquoi avez-vous accepté d’être ministre ?

Si on a la chance de pouvoir tenter quelque chose pour son pays, ce serait indécent de ne pas la saisir. J’ai rencontré Emmanuel Macron une fois, au Salon du livre. J’ai lu attentivement son programme culturel avant de dire oui. Ce qui m’a le plus convaincue, c’est l’idée que par la culture, on peut réenchanter notre pays.

Quels sont vos projets pour l’école ?

Des projets existent, comme Orchestre à l’école (des orchestres créés avec les élèves d’une même classe) ou Demos (Dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale qui permet aux enfants de jouer dans des orchestres classiques). L’objectif est de faire accéder tous les enfants à des initiatives de ce type. Dès ma nomination, je me suis rapprochée du ministre de l’Education (Jean-Michel Blanquer) pour que nous travaillions ensemble. Je crois beaucoup aux chorales que j’ai testées grandeur nature dans l’Ecole du Domaine du possible, que j’ai créée à Arles. Je suis une ministre travaux pratiques.

Les jeunes écoutent beaucoup de rap qui contient parfois des propos vulgaires, sexistes. Serez-vous vigilante ?

Le ministère de la Culture n’est pas un organisme de contrôle. Mais quand il y a des dérapages, je les condamne. Regardez sur l’affaire Hanouna par exemple (la séquence jugée homophobe sur C 8), j’ai réagi immédiatement en faisant part de ma consternation. La culture hip-hop fait partie de notre paysage culturel. Vendredi, j’ai rendu visite à l’association de cultures urbaines Da Storm (à Bouillargues près de Nîmes). Elle permet à des jeunes de se rassembler, de créer, de s’exprimer. La culture hip-hop, c’est d’abord cela.

Les jeunes consomment de plus en plus la culture gratuitement : de la musique, des films. Comment comptez-vous protéger les artistes ?

La condition de la diversité culturelle, c’est la juste rémunération des artistes et des créateurs. Le piratage est à ce titre un fléau, face auquel on ne peut pas rester les bras croisés. Il faut par ailleurs que toutes les plates-formes numériques contribuent au financement de la création. Je suis mobilisée aux niveaux national et européen.

La loi Hadopi pour lutter contre le piratage ne vous semble pas satisfaisante ?

Il faudra se poser la question de l’évolution de ce dispositif. Nous devrons renforcer les mesures de lutte contre les sites pirates, travailler davantage pour la pédagogie et promouvoir par ailleurs une offre payante attractive.

En quoi consistera la Maison commune de la musique que vous voulez créer ?

Nous avons le projet de rassembler l’ensemble des professionnels, notamment ceux de la musique enregistrée et ceux du spectacle vivant, qui ont beaucoup de défis similaires. Une mission sera lancée dans les jours qui viennent pour en définir le périmètre et les compétences. Attention, il ne s’agit pas d’une énième réflexion sur le sujet ! Je disposerai de recommandations opérationnelles à la fin du mois de septembre.

Où en est le passe Culture annoncé par Emmanuel Macron ?

C’est une porte d’entrée dans la culture pour les jeunes. Chacun recevra à ses 18 ans 500 € qu’il consommera comme il l’entend — spectacles, disques, livres, musées… Cette formule a été développée en Italie, où nous irons bientôt voir concrètement comment cela se passe.

Dans quels festivals irez-vous cet été ?

Le terrain est ma priorité. Je suis en quelque sorte la ministre de la Culture pour la cohésion des territoires (rires). Tous les ministres de la Culture vont traditionnellement à Avignon, à Aix-en-Provence, et c’est normal, mais j’aimerais bien ajouter des festivals où l’on va peu, voire jamais, comme les Suds, à Arles.

Que pensez-vous de la Philharmonie de Paris ?

C’est très réussi. Elle réunit aussi bien les habitants des quartiers populaires voisins et le public de l’Ouest parisien qui allait avant à Pleyel. C’est plus qu’une salle, c’est un écosystème qui a vu le jour, avec des initiatives fortes en matière d’éducation artistique et culturelle, et une coopération avec les territoires.

Quand les Français pourront-ils aller à la bibliothèque le dimanche ?

Le plus vite possible. Il n’est pas normal qu’elles soient fermées quand les gens ont le temps d’y aller. Les bibliothèques sont des lieux de vie et d’échange fondamentaux, notamment dans les quartiers populaires où les parents viennent passer des heures avec leurs enfants. Ce changement ne sera pas facile, mais je me suis exprimée la semaine dernière devant l’Association des bibliothécaires de France : ils savent qu’il faut évoluer. Erik Orsenna (nommé ambassadeur de la lecture) sera chargé de mobiliser les collectivités et les agents autour de cet enjeu.

Posté par jourstranquilles à 07:24 - Politique - Commentaires [0] - Permalien [#]

Danse - vu sur instagram

danse

Posté par jourstranquilles à 07:17 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Mais qui es-tu, Penelope ?

Par Ariane Chemin - Le Monde

LIVRE. La journaliste Sylvie Bommel se glisse avec délice dans la tête de Penelope Fillon, héroïne malgré elle de la dernière élection présidentielle.

« Jamais je n’aurais pensé que je m’intéresserais un jour au destin de Mme Fillon. » Sylvie Bommel est une enquêtrice des passions françaises. L’Hexagone ne cesse de l’étonner, de l’amuser. Elle y plante une jolie plume et y déploie un humour très british : ce fameux understatement, tournure d’esprit jamais vulgaire, si tolérante face aux bizarreries. Longtemps spécialiste d’économie et de management à L’Usine nouvelle et à Capital, cette journaliste désormais indépendante s’était fendue d’un long portrait fouillé du couple Macron, paru dans Pop Story en 2016, que L’Express a choisi de republier après la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle.

Mais comment résister à celle qui a fait basculer la présidentielle française de 2017 ? Pourquoi renoncer à éclairer l’un des plus grands mystères de l’année électorale qui s’achève, celui d’une femme n’aimant que l’ombre mais donnant son nom, à la suite de salaires qu’on soupçonne fictifs, à un scandale national ?

Devinant qu’elle ne lui accorderait aucun entretien, la journaliste s’est glissée dans la tête de Penelope – prononcer « pénélopi », et ne surtout pas mettre d’accents, insiste Mme Fillon –, et jusque dans ses habits : Sylvie Bommel choisit aussi de s’habiller « n’importe comment ». Même âge, même salaire que son héroïne, mêmes fringues : « Penny and me, me and Penny », comme elle dit.

« Si fragile, si malheureuse »

Tout fait sujet dans l’œil de l’auteur. L’« adorable Anabel », journaliste à l’Abergavenny Chronicle, la guide dans le berceau gallois de Penelope Fillon ; le « charmant père Soltner », curé de l’église Notre-Dame à Solesmes, joue le rôle de « boîte aux lettres » – il n’y en a pas devant le manoir des Fillon, « ce qui, on en conviendra, n’est pas très commode pour Penelope, qui est censée gérer le courrier »… On croise aussi un pénaliste qui décrypte les manières de l’avocat de Mme Fillon – tiens tiens, ce n’est pas le même que celui de son mari.

Tiens tiens, comment expliquer ? Mais pourquoi donc ? L’auteure n’a qu’un parti pris : celui du bon sens. Sylvie Bommel déteste la Penelope qui gagne beaucoup d’argent sans presque travailler, houspille celle qui se laisse aller à trop de soumission maritale, plaint la femme au foyer « si fragile, si malheureuse » qui se dévoile, en février 2017, dans un entretien accordé dix ans plus tôt au Sunday Telegraph, exhumé en plein « Fillongate ». L’auteure s’attache à Penelope, s’en détache, renoue quelques pages plus loin.

A la Bibliothèque nationale de France (BNF), la journaliste dépouille de vieux numéros du Maine libre et d’Ouest-France – aussi curieuse que le juge Serge Tournaire, chargé de l’enquête Fillon au pôle financier de Paris, qui a écrit aux Nouvelles de Sablé ou à L’Echo de la vallée du Loir pour savoir si Penelope a effectivement travaillé dans la circonscription de son mari. Elle y a déterré des archives inédites.

Ainsi cet entretien à L’Eperon, le magazine des cavaliers et cavalières comme Mme Fillon, qui confesse : « Les naissances des poulains de ma poulinière ont été des moments presque aussi émouvants que celles de mes enfants. »

A Paris, Mme Fillon bovaryse

Quelques pages plus loin, on voit passer un mystérieux cavalier. Plus que M. Tournaire sans doute, Sylvie Bommel aime les romans de Jane Austen, raffole de psychologie, et pense que les passions mènent le monde. On apprend dans son livre que « Penelope » a pleuré lorsque, son mari nommé premier ministre à Paris, elle doit vendre ses chevaux.

2007. Un tournant. A la capitale, Penelope Fillon bovaryse. Elle est décidément à contre-courant : dans les entretiens donnés à la presse anglaise affleurent son blues et son peu de sympathie pour son pays d’adoption – elle déteste les « coupes à la française », raconte son coiffeur. Alors que son mari trime à Matignon, Mme Fillon est victime d’« une déstabilisation psychologique » – ce sont les mots de son mari.

Sylvie Bommel s’attarde peu sur les goûts de luxe de François Fillon, préférant explorer une autre hypothèse : une épouse qui s’étiole, ce n’est pas idéal pour un mari qui veut devenir président. Les notules commandées par la Revue des deux mondes devaient agir comme un antidote au poison de l’ennui.

Acidité et fraîcheur

« Travailler ou ne pas travailler ? To be or not to be ? Devenir avocate ou se marier à un Français ? Gagner sa vie ou élever ses enfants à la campagne ? Etre indépendante ou avoir un compte joint ? Se sentir nulle ou se faire mousser ? Acheter un manoir ou vivre simplement ? Faire mieux que sa mère ou moins bien que sa fille ? C’est l’histoire de sa vie qu’il lui demande de raconter, le juge Tournaire », durant ses douze heures d’audition.

Dans la fameuse vidéo anglaise de mai 2007, Penelope Fillon s’offusque : elle n’a « jamais été l’assistante » de son mari. Mais précise : « J’ai un diplôme de français, j’ai fait du droit, j’ai un diplôme d’avocat. »

En fait, non. Le juge d’instruction apprendra dans le livre de Sylvie Bommel que ces diplômes de droit n’existent pas. Penelope est l’héroïne interlope d’un livre qui hésite entre comédie et tragédie, mais raconte mille autres choses : l’histoire d’un modèle politique mis à mal par le « dégagisme » du moment, d’une époque où un député se justifiait par des « tout le monde fait ça », d’un milieu, aussi : « J’ai marié en juillet mon fils aîné » ; ainsi parle François Fillon.

Pas de moqueries – si faciles dès qu’on parle de riches, de particules, de « province » –, mais pas de complaisance non plus dans ce livre frais et acide comme un berlingot anglais. Un exemple ? Telle la Miss Marple d’Agatha Christie, Sylvie Bommel a noté que François Fillon ne citait jamais Penelope dans Faire, le livre confession publié en 2015 chez Albin Michel pour préparer son accession à l’Elysée. Ah si, une fois, dans la dédicace. Avec deux accents aigus…

Penelope, de Sylvie Bommel, éditions JC Lattès, 264 pages, 17 euros.

Posté par jourstranquilles à 07:17 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Moi aux Frigos

moi aux frigos (1)

moi aux frigos (2)

Posté par jourstranquilles à 06:19 - Autoportraits - Jeux de rôles - Autodérisions - Commentaires [0] - Permalien [#]

Les colonnes de Buren

buren

Posté par jourstranquilles à 06:15 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Coco de Mer

coco317

Posté par jourstranquilles à 06:14 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Très bientôt au théâtre Edouard VII

theatre

Posté par jourstranquilles à 05:21 - Film, Théâtre, Spectacle, TV, Clip, Court métrage - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le Centre Pompidou déploie David Hockney, «l’œuvre du plus grand peintre vivant»

Originaire de Bradford, ville industrielle dans le nord de l’Angleterre, David Hockney a conquis le monde de l’art avec ses tableaux peuplés de piscines et de couleurs californiennes. Avant de fêter en juillet ses 80 ans, le gentleman du Pop Art expose à partir de mercredi 21 juin au Centre Pompidou-Paris 165 œuvres des derniers 60 ans. Entretien avec Didier Ottinger, le commissaire de cette rétrospective la plus complète jamais organisée sur l’artiste anglais, avec des peintures et des photographies, mais aussi des peintures « fax » et des installations vidéo…

RFI : Pourquoi est-il si important de connaître l’œuvre de David Hockney ?

Didier Ottinger : Parce que c’est une des œuvres majeures du siècle et c’est celle qui est reconnue par les Anglais – qui ont un sens précis des hiérarchies – comme l’œuvre du plus grand peintre vivant. C’est une opinion que je partage.

Ici, on est devant une des œuvres les plus récentes de David Hockney, une peinture réalisée en 2017, intitulée La naissance, la copulation et la mort. Que voit-on ?

C’est une illustration d’un sonnet du grand poète britannique T.S. Eliot (1888-1965) qui a exprimé ces trois valeurs dans lesquelles se résume l’existence. Peut-être c’est aussi la méditation de David Hockney sur un moment de son existence où il s’interroge sur le temps qui passe, la mort prochaine… je ne sais pas. Il faut lui poser la question. En tout cas, c’est délibérément un tableau avec une signification métaphysique.

Dans ses tableaux, il cite beaucoup de maîtres, de Vermeer en passant par Van Gogh, Picasso, Dubuffet, Pollock, Rothko, jusqu’au Jasper Johns et Francis Bacon. Quel nom faut-il particulièrement retenir pour comprendre l’œuvre de David Hockney ?

Il faut citer les deux piliers de l’œuvre de Hockney : Matisse d’un côté et Picasso de l’autre. Matisse, c’est la couleur, le plaisir, c’est le peintre de la joie de vivre, un projet qui appartient aussi à David Hockney. Picasso, c’est l’investigation, l’expérimentation formelle, la recherche de nouveaux espaces, l’engagement de l’artiste dans le monde de façon presque tactile. Ça, c’est aussi une composante dans l’œuvre de David Hockney. Quand on relie les deux, on a cet artiste anglais.

Au début de sa carrière, il réalise des Propaganda Paintings, il fait de la propagande artistique au service du végétarisme et aussi en faveur de l’homosexualité. Est-ce que l’homosexualité est un moteur essentiel pour la créativité de Hockney ?

Je pense qu’il faut l’interpréter au-delà des sujets qui sont des sujets de « propagande » en faveur de l’homosexualité. On le voit dans l’exposition, il y a des tableaux qui sont explicites sur ce point. Mais on peut aussi se dire que l’homosexualité n’est qu’une des modalités de l’érotisme fondamental qui habite l’œuvre de David Hockney. C’est une forme parmi d’autres, ni plus ni moins. Plus importante est cette pulsion érotique qui fait que les tableaux de David Hockney sont préemptifs, ce sont des tableaux qui saisissent leurs spectateurs, certains diront qu’ils l’embrassent.

Les piscines sont aussi un élément omniprésent dans l’œuvre du peintre britannique. Pourquoi est-ce pour vous n’est pas un élément réaliste, mais métaphorique ?

Les piscines ne sont pas si nombreuses dans l’œuvre de David Hockney. C’est vrai, c’est avec ces piscines qu’il est venu le peintre célèbre qu’on connaît. Mais les piscines, c’est une dizaine d’œuvres. La piscine, ce n’est pas non plus un sujet. Je crois que c’est pour lui une forme de métaphore pour l’espace pictural. Chaque surface de l’eau est un tableau. Et il le traite avec des moyens stylistiques qui sont ceux en particulier de la peinture de son temps.

Comment expliquez-vous le succès planétaire des toiles comme A Bigger Splash (1967) ou sa toile Portrait of an Artist (1972) où l’artiste (et l’amant de David Hockney) Peter Schlesinger regarde dans une piscine ?

C’est lié d’abord à la popularité de David Hockney lui-même. C’est un artiste qui a eu la chance d’apparaître dans un contexte où l’on célébrait absolument l’originalité, la créativité, l’art. C’est celui des swinging sixties anglaises. Portrait of an Artist est un tableau beaucoup plus sentimental, beaucoup plus narratif. A Bigger Splash devient un des tableaux les plus célèbres du monde, parce qu’il fait lui-même l’objet d’un film du même nom : A Bigger Splash, de Jack Hazan, sorti en 1973. Ce tableau est au cœur de la réalisation du film et donne à ce film toute une profondeur narrative qui plait à de nombreux spectateurs.

David Hockney a utilisé pour ses œuvres la photographie, la photocopieuse en couleur, il a même envoyé une image composée de 288 pages par fax pour une exposition… il adore toutes les techniques de reproduction d’images. Quelle est sa relation avec le monde numérique d’aujourd’hui, l’internet, les réseaux sociaux, Instagram ?

Il est absolument présent sur chacun des outils permettant de transporter des images. Il n’en rate pas une. Il est là, toute la journée, avec son iPad. Il envoie d’ailleurs des images qu’il réalise à ses amis. L’iPad lui sert de carnet à dessin et je suis sûre que si demain apparaît un nouvel outil plus sophistiqué encore, il s’en saisira. Mais il le fait avec l’idée de les mettre au service de ce qui est pour lui le plus important : la peinture. De ce point de vue, il se rapproche d’un Baudelaire qui disait : la photographie est l’humble servante de la peinture. Je pense que l’iPad, le fax, les photocopieuses et tout le reste ne sont que les humbles servants du grand projet de David Hockney qui est de démontrer que la peinture est encore aujourd’hui vivante.

Au début de sa carrière, son fil de conducteur était : l’art doit être accessible à tout le monde. A-t-il réussi ?

Si on regarde son succès et l’enthousiasme des spectateurs, on s’en rend compte, il a effectivement accompli son projet qui est de toucher, de séduire les spectateurs de ses œuvres.

David Hockney, rétrospective au Centre Pompidou-Paris, organisée en partenariat avec la Tate Britain, Londres, et le Metropolitan Museum of Art, New York, du 21 juin au 23 octobre 2017.

hockney219

hockney241

hockney347

Posté par jourstranquilles à 05:03 - Expositions - Commentaires [0] - Permalien [#]

Canicule et pollution à l’ozone, le mauvais cocktail pour les Parisiens

Par Stéphane Mandard - Le Monde

L’Ile-de-France est touchée par un épisode de pollution à l’ozone exacerbé par le fort ensoleillement. Ce polluant serait responsable de 500 morts par an.

L’été est à peine arrivé et la France suffoque déjà. 66 départements sont en alerte orange à la canicule depuis lundi 19 juin. Un « épisode de canicule précoce, intense pour la période » qui devrait durer au moins jusque jeudi 22 juin, précise Météo France.

Avec une pointe prévue à 36 degrés mardi à Paris, l’information n’a pu échapper à la vigilance des Franciliens. Pas sûr, en revanche, qu’ils soient au courant qu’ils sont également exposés à un épisode de pollution à l’ozone (O3), malgré la couche grisâtre (le fameux smog) qui recouvre la capitale ou les raclements de gorge des collègues au bureau.

Moins connu que les particules fines (PM10), responsables du pic de pollution de fin janvier en région parisienne, l’ozone est un polluant secondaire issu de la combinaison de polluants primaires (oxydes d’azote et monoxyde de carbone) avec des conditions de fort ensoleillement. Cet ozone dit « troposphérique » ou « de basse altitude » ne doit pas être confondu avec l’ozone stratosphérique qui nous protège des rayons ultraviolets.

« Absence totale d’information »

La procédure d’information et de recommandation a été déclenchée lundi 19 juin en Ile-de-France pour des concentrations d’ozone dépassant le seuil limite des 180 µg/m3 par heure. Elle a été reconduite mardi 20 juin et mercredi 21 juin, Airparif prévoyant des niveaux pouvant atteindre jusqu’à 230 µg/m3, soit juste en dessous du seuil d’alerte, fixé à 240 µg/m3.

Le seuil dit d’information correspond à « un niveau de concentration de polluants au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine de groupes particulièrement sensibles » comme les enfants, les personnes âgées ou souffrant de pathologies respiratoires et « qui rend nécessaires l’émission d’informations immédiates et adéquates à destination de ces groupes et de recommandations pour réduire certaines émissions ».

Au JT de 20 heures et dans les bulletins météo, il est bien question de cette France qui sue, mais pas un mot sur la pollution à l’ozone. « La qualité de l’information sur la canicule souligne en creux l’absence totale d’information sur le pic de pollution à l’ozone », fait remarquer Olivier Blond, le président de l’association Respire, qui soutient des victimes de la pollution de l’air. L’ozone contribue pourtant à la mortalité pendant les canicules. »

« Interaction entre la chaleur et l’ozone »

Santé publique France (anciennement Institut de veille sanitaire, InVS), estime ainsi que lors de la canicule de 2003, l’ozone aurait contribué à environ 380 décès prématurés (sur un total de 15 000 morts) et que son exposition chronique serait responsable chaque année de près de 500 décès pour causes respiratoires. « Les effets sur la santé de la canicule peuvent être accentués par l’exposition concomitante à l’ozone », alertait l’organisme lors du dernier pic à l’ozone, en août 2016.

Une étude de l’InVS portant sur neuf villes entre 1998 et 2006 met en évidence « une interaction entre la chaleur et l’ozone » et montre que « le risque de décès associé à une augmentation de 10 µg/m3 des niveaux d’ozone est plus important un jour très chaud. » Ce cocktail ozone-chaleur est réuni depuis dimanche en région parisienne.

Sur le site de la Mairie de Paris, relooké à la mode olympique, il y a bien tout en bas un onglet « Plan canicule » qui précise que « des salles rafraîchies seront ouvertes de 14 h à 18 h ». Lundi 19 juin, les Parisiens qui auront cliqué sur un autre onglet, « Stationnement résidentiel gratuit », auront aussi appris que « Airparif [prévoyait] pour la journée de mardi un épisode de pollution à l’ozone » et qu’« en raison de ce nouvel épisode de pollution, la Ville de Paris [rendait] le stationnement résidentiel gratuit lundi 19 et mardi 20 juin ». Les transports en commun, eux, ne sont plus rendus gratuits en cas de pic de pollution, depuis que Valérie Pécresse préside la région Ile-de-France.

Le préfet de police refuse la circulation différenciée

Mardi, cet onglet a été remplacé par un autre, plus explicite : « Pic de pollution : les mesures ». Où l’on apprend que Christophe Najdovski, adjoint à la Maire de Paris chargé des transports, a demandé au préfet de police de prendre trois mesures : la mise en place de la circulation différenciée avec l’interdiction des véhicules sans certificat sur la qualité de l’air ou Crit’air 5 et 4 (diesels immatriculés avant le 1er janvier 2001) ; le contournement de l’Ile-de-France par les poids lourds de transit ; la réduction de la vitesse maximum autorisée sur les grands axes.

Si les deux dernières mesures ont été appliquées mardi, le préfet de police a refusé de mettre en place la circulation différenciée mardi et mercredi. Il pourrait toutefois décider d’accéder à la demande de la Mairie de Paris pour la journée de jeudi 22 juin « si la situation n’a pas connu d’amélioration ».

« Le préfet de police invoque une réponse “graduée” mais nous n’avons pas la même analyse, explique au Monde Christophe Najdovski. Nous sommes à un niveau de pollution de 8/10 qui justifie de prendre des mesures plus énergiques que les mesurettes inefficaces que sont l’abaissement de 20 km/h ou le contournement des poids lourds ». Pour le maire adjoint de Paris, le refus de la préfecture s’explique par la « peur de prendre des mesures impopulaires ».

« Combien de morts faudra-t-il encore ? »

L’élu EELV rappelle qu’il avait demandé « au gouvernement précédent et à Ségolène Royal, l’automaticité de ce type de mesure en cas de pic de pollutions ». En vain. « Nous allons revenir à la charge auprès du gouvernement et de la préfecture pour obtenir des mesures plus efficaces dans la réduction des émissions de polluants qui passent par les restrictions de circulation », promet Christophe Najdovski.

Faute de pouvoir agir directement sur ce levier ni sur celui de la gratuité des transports collectifs (responsabilité de la région), la ville proposera la gratuité de Vélib’ et de la première heure d’Autolib’ à partir de mercredi.

Olivier Blond dénonce, lui, une situation « kafkaïenne ». « Pourquoi doit-on encore attendre trois jours pour prendre des mesures alors que Airparif a prévenu dès dimanche qu’il y aurait un pic de pollution à l’ozone ? s’interroge le président de Respire. Combien de morts faudra-t-il encore pour que les pouvoirs publics anticipent et adoptent une politique de prévention pour protéger les populations les plus sensibles ? »

Posté par jourstranquilles à 02:40 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Normal Magazine

normal1

normal2

Posté par jourstranquilles à 00:15 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 21 juin 2017

Courrier International

courrier

Posté par jourstranquilles à 21:14 - Presse - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le nouveau gouvernement

Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a dévoilé la composition du second gouvernement d’Edouard Philippe, mercredi 21 juin. Alors que les ministres MoDem François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard avaient quitté leur poste, deux autres personnalités du parti centriste, Jacqueline Gourault et Geneviève Darrieussecq, ont été nommées.

Au total, onze personnes entrent dans le nouveau gouvernement et une seule change de poste entre le premier et le second gouvernement dirigé par Edouard Philippe. Tour d’horizon.

Ceux qui entrent au gouvernement

Nicole Belloubet, 62 ans, ministre de la justice

Florence Parly, 54 ans, ministre des armées

Stéphane Travert, 47 ans, ministre de l’agriculture et de l’alimentation

Jacqueline Gourault, 67 ans, ministre auprès du ministre de l’intérieur

Nathalie Loiseau, 53 ans, ministre chargée des affaires européennes

Sébastien Lecornu, 31 ans et Brune Poirson, 37 ans, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique.

Jean Baptiste Lemoyne, 40 ans, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’europe et des affaires étrangères

Geneviève Darrieussecq, 61 ans, secrétaire d’Etat auprès du ministre des armées

Julien Denormandie, 36 ans, secrétaire d’Etat auprès du ministre cohésion des territoires

Benjamin Griveaux, 39 ans, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances

Ceux qui restent à leur poste

Gérard Collomb, 69 ans, ministre d’Etat, ministre de l’intérieur

Nicolas Hulot, 62 ans, ministre d’Etat, ministre de la transition écologique

Jean-Yves Le Drian, 69 ans, ministre de l’Europe et des affaires étrangères

Agnès Buzyn, 54 ans, ministre des solidarités et de la santé

Bruno Le Maire, 48 ans, ministre de l’économie

Françoise Nyssen, 65 ans, ministre de la culture

Jean-Michel Blanquer, 52 ans, ministre de l’éducation nationale

Gérald Darmanin, 34 ans, ministre de l’action et des comptes publics

Frédérique Vidal, 53 ans, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation

Annick Girardin, 52 ans, ministre des outre-mer

Laura Flessel, 45 ans, ministre des sports

Elisabeth Borne, 56 ans, ministre auprès du ministre de la transition écologique chargée des transports

Christophe Castaner, 51 ans, chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement

Marlène Schiappa, 34 ans, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité des femmes et des hommes

Sophie Cluzel, 56 ans, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées

Mounir Mahjoubi, 33 ans, secrétaire d’Etat chargé du numérique

Celui qui change de poste

Jacques Mézard, 69 ans, était ministre de l’agriculture et devient ministre de la cohésion des territoires

Posté par jourstranquilles à 21:14 - Politique - Commentaires [0] - Permalien [#]

Miles Aldridge

miles294

miles678

miles682

Posté par jourstranquilles à 21:03 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Jupiter contrarié

L'édito de Henri Vernet - Le Parisien

Quelle journée ! Premier jour de l’été, donc jour de la fête de la musique avec ce côté un brin burlesque des orchestres dans la cour de l’Elysée et de Matignon où les caméras guettent le remaniement. Et aussi... premier jour du reste du quinquennat de Macron-Jupiter. Car il n’a plus droit à l’erreur désormais s’il entend pour de bon renouveler la politique. Ce cafouillage magistral à l’occasion du remaniement, avec le départ surprise - et contraint, il ne faut pas s’y tromper - des trois ministres centristes et l’exfiltration du fidèle Richard Ferrand est une tâche sur ce début de mandat. Non seulement parce que ces quatre ministres « tombent » pour cause d’affaires. Mais aussi parce que ce jeune président au sang froid, qui prétendait tout maîtriser, tout contrôler, en maître des horloges ne se laissant pas dicter le tempo par les médias, paraît soudain manquer d’air. Contraint de passer à la trappe des pièces maîtresses de son dispositif alors même qu’aucun - contrairement à la sacro-sainte la jurisprudence Balladur - n’est mis en examen ! A l’évidence, la riposte, en termes de casting gouvernemental notamment, doit être puissante. Descendu de son nuage, Jupiter doit désormais entrer dans le vif du sujet : améliorer le sort des Français.

Posté par jourstranquilles à 20:39 - Politique - Commentaires [0] - Permalien [#]

Street Art

steet622

street256

street267

street391

street637

street978

street1347

street3697

street12458

Posté par jourstranquilles à 07:34 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le Panthéon se dépoussière pour séduire

Les Parisiens ne représentent que 10 % des 700 000 visiteurs annuels du monument. Des bornes interactives jalonnent depuis quelques jours le parcours des visiteurs. Objectif affiché, rendre la découverte du site plus ludique et moderne.

Par  Marie-Anne Gairaud

Vous n’avez jamais poussé les lourdes portes du Panthéon ? Rien de très étonnant : sur les 700 000 visiteurs annuels du monument, les Parisiens ne représentent que 10 % des curieux venus découvrir le site. « Le Panthéon, tout le monde pense le connaître : c’est une silhouette parisienne, un repère dans la capitale mais très peu de gens l’ont visité », admet Gaëtan Bruel, administrateur du monument. Et pourtant… le Panthéon ce n’est pas seulement la crypte où sont enterrés 80 grands hommes et femmes de la Nation.

C’est pour donner envie au public de venir que le Centre national des monuments a décidé de dépoussiérer un peu le lieu. Des bornes interactives jalonnent depuis quelques jours le parcours des visiteurs.

En cliquant sur les icônes « statues », ou « peintures », tout vous est décrypté. L’histoire du lieu aussi vous est racontée : pourquoi Louis XV a fait édifier le monument, les prouesses techniques réalisées pour ce bâtiment haut de 94 m bâti avec 11 000 t de pierres, sans charpente et sur des puits… d’argile. Un plan interactif permet aux promeneurs de mieux se retrouver dans cet immense et impressionnant monument.

Au fond, dans la salle de la maquette du Panthéon, réalisée par Jean Rondelet (l’élève de l’architecte Jacques-Germain Soufflot) pour convaincre Louis XVI de financer la fin du chantier, une tablette vous permet d’illuminer les différents lieux inaccessibles aux visiteurs : les tribunes, l’arc-boutant…

Une ouverture gratuite le 14 Juillet

Et dans la fameuse crypte, des extraits sonores de discours prononcés par les intéressées (comme la résistante Germaine Tillion) seront bientôt diffusés.

« Dans trois semaines, une bibliothèque permanente mettant 300 livres des grands hommes à disposition des visiteurs sera installée », précise Gaëtan Bruel. Et le 14 Juillet, à l’occasion de la fête nationale, le Panthéon ouvrira gratuitement tout l’après-midi ses portes et proposera des animations comme une « chasse aux symboles » pour les familles.

Autant de nouveautés qui méritent bien un petit détour par ce monument méconnu non ?

Ouvert tous les jours entre 10 heures et 18 h 30. Visite entre 7 et 9 € et gratuit pour les moins de 18 ans.

Posté par jourstranquilles à 07:24 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Georgia May Jagger et Tina Kunakey

georgia maya jagger et tina kunakey

Posté par jourstranquilles à 07:20 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Fête de la Musique (ce soir)

La Fête de la Musique fera son retour à Paris, comme dans toute la France, le mercredi 21 juin 2017. A cette occasion, les franciliens les plus musiciens d’entre vous envahiront les rues de la capitale et les bars pour honorer, comme il se doit, cette 36ème édition de la Fête de la musique.

Après une édition 2016 placée sous le sous le thème de « La musique plus forte que ... », la Fête de la Musique 2017, à ne pas manquer le mercredi 21 juin, a décidé de faire à nouveau parler d'elle avec une nouvelle et 36ème édition toute aussi exceptionnelle.

Rappelons que la Fête de la Musique a été créée en 1982 par le ministère de la Culture. « Faites de la musique, Fête de la Musique », la formule devenue mot d’ordre n’avait rien du slogan. Cette mobilisation des musiciens professionnels et amateurs, cette attention nouvelle portée à tous les genres musicaux, devenaient ainsi, à travers la réussite immédiate d’une manifestation populaire, la traduction d’une politique qui entendait accorder leur place aux pratiques amateur ainsi qu’au rock, au jazz, à la chanson et aux musiques traditionnelles.

La gratuité des concerts, le soutien de la SACEM, le relais des médias, l’appui des collectivités territoriales et l’adhésion de plus en plus large de la population, allaient en faire, en quelques années, une des grandes manifestations culturelles françaises.

D'ailleurs, elle commence à "s’exporter" en 1985, à l’occasion de l’Année européenne de la Musique. En moins de quinze ans, la Fête de la Musique sera reprise dans plus de cent pays, sur les cinq continents!

Posté par jourstranquilles à 07:16 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Extrait d'un shooting - masque anonymous

DSC_0004

Posté par jourstranquilles à 07:14 - MES SHOOTINGS - Commentaires [0] - Permalien [#]

Exposition : Marilyn Monroe

expo3

Posté par jourstranquilles à 07:10 - Expositions - Commentaires [0] - Permalien [#]

Pierre Sage (photographe)

pierre sage012

pierre sage2178

Posté par jourstranquilles à 06:58 - Photographe - Photographie - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le Bateau

19227522_208995219622406_1956260657326194688_n

http://www.lebateau.org/

Posté par jourstranquilles à 06:57 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

InOui : l’histoire d’un « bad buzz » qui a tourné à l’avantage de la SNCF

Par Éric Béziat

Plusieurs semaines de réflexions marketing et de luttes d’influence ont abouti à la création de la nouvelle griffe des TGV haut de gamme.

C’est l’histoire édifiante d’un lancement de marque à la fois raté et réussi. Celui d’inOui, la nouvelle griffe des TGV haut de gamme, dévoilée lundi 29 mai après trois jours de frénésie médiatique mais aussi plusieurs semaines de réflexions marketing et de luttes d’influence au sein du comité de direction de la SNCF.

« J’étais au Qatar le vendredi du week-end de l’Ascension, raconte Guillaume Pepy, président du directoire de la SNCF. J’ai allumé mon smartphone et je me suis demandé ce qui arrivait. »
Ce qui arrive ? Un scoop du Parisien qui fait grand bruit. Le quotidien vient de révéler, le 26 mai, que la SNCF a décidé de remplacer sa marque TGV par un nom venu d’on ne sait où : inOui.

Aussitôt, la Toile prend feu : le mot-dièse #inoui devient une tendance phare de Twitter. Indignations, moqueries… un torrent de « bad buzz » déferle. Quoi ? Notre TGV national disparaîtrait, englouti par la novlangue des marketeurs ? Les cheminots s’inquiètent en ligne. Les tweettos facétieux s’en donnent à cœur joie, rebaptisant le patron de la SNCF « Guillaume PepOui » ou nommant virtuellement le lutin Oui-Oui à la tête de la compagnie nationale.

« Le Parisien a sciemment déformé les faits pour faire du clic », râle un dirigeant de la SNCF. De fait, le quotidien, qui a dévoilé l’information en même temps que la lettre spécialisée Mobilettre, a fortement insisté sur l’effacement de la marque TGV au profit d’inOui.

« Le nom TGV ne disparaît pas, rappelle Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la SNCF, chargé de la stratégie et de la communication. TGV reste la marque ombrelle de deux gammes de prix associées. Ouigo, d’une part, qui signe notre offre grande vitesse low cost, et inOui, d’autre part, qui constitue le label d’un TGV à haut niveau de prestation. »

Bernés, trahis

Mais le mal est fait. L’opinion commune retient que la SNCF a sabordé le TGV, ce qui provoque, pendant ce week-end fatidique, une montée de tension entre la direction générale et SNCF Voyages qui pilote l’opération. Les hauts dirigeants de la SNCF sont furieux. Ils se sentent bernés par les journalistes et trahis par leurs équipes en interne lorsqu’ils découvrent que même les visuels prévus pour la campagne se retrouvent en ligne.

Quelques jours après l’épisode, M. Pepy prendra d’ailleurs son téléphone pour dire à Francis Morel, patron du groupe de presse propriétaire du Parisien, tout le mal qu’il pense de la présentation d’une information à son sens erronée. En parallèle, une enquête interne à la SNCF est lancée pour savoir d’où viennent les fuites. Elle est toujours en cours et serait en passe d’aboutir.

Comment en est-on arrivé à ce psychodrame ? Pour comprendre la séquence, il faut remonter à la création, en 2013, de la marque de TGV low cost : Ouigo. A l’époque, ce jeu de mot franglais n’émeut guère l’opinion. Il finit même par avoir son petit succès. Testé sur des panels de consommateurs, il séduit. Mieux, la marque Ouigo enregistre un indice de satisfaction de 93 %, jamais atteint par TGV. Bigre ! La SNCF aurait-elle déniché dans ce petit « oui » un sésame marketing ? En tout cas, l’entreprise se dépêche de le décliner : Ouibus pour les cars Macron, Ouicar pour la location de voitures entre particuliers.

La très secrète opération « Simone » est lancée

L’histoire va s’accélérer à partir de janvier 2017. Le nouveau directeur de la communication, M. Vicherat, fait le constat, avec M. Pepy, que l’offre commerciale pléthorique de la SNCF tourne à la cacophonie. « Il fallait ranger la chambre », constate-t-il.

Du coup, la très secrète opération « Simone » est lancée. Elle est destinée à rationaliser le portefeuille de marques et va conduire à la disparition rapide d’iDTGV. Dans le même mouvement, il est décidé qu’un nom sera donné à l’offre TGV à tarif normal.

SNCF Voyages fait alors appel à Enov, société spécialiste du marketing sémantique. Pour quelques milliers d’euros, le cabinet lyonnais réunit un panel d’une trentaine d’usagers du TGV pour travailler sur la création d’un nouveau nom. Evidemment, le « oui » de Ouigo est une figure obligée. SNCF Voyages a concocté une liste dans laquelle s’est glissé un peu anonymement inOui à côté de OuiStar et d’autres. Toutefois, un nom semble s’imposer de lui-même : OuiTGV, simple, efficace, et qui a le mérite de conserver les trois lettres magiques.

Mais nos panélistes ne vont pas aller où on les attend. Pour le groupe de clients, OuiTGV, c’est « plan-plan », c’est le TGV de maintenant, ce n’est pas la promesse de changement annoncée par l’ouverture des nouvelles lignes à grande vitesse vers Bordeaux et Rennes, et l’arrivée de trains neufs équipés de Wi-Fi. Le brainstorming des clients va préférer contre toute attente le bien plus ambitieux inOui.

Chez SNCF Voyages, on est enthousiaste. La patronne du département, Rachel Picard, défend la nouvelle proposition devant un comité exécutif dubitatif. MM. Pepy et Vicherat, favorables à OuiTGV, commencent d’ailleurs par s’y opposer. Après plusieurs semaines de négociations tendues, la haute direction finira par se laisser convaincre. « Cela nous permet d’adresser un message en interne, glisse l’un des responsables. De “vendre” à nos équipes le processus de transformation de l’entreprise. »

Deux petites semaines après le choc inOui, il n’est pas sûr que les dirigeants de la SNCF regrettent la séquence.

« Nous avons assisté à un renversement spectaculaire du mauvais buzz, constate Gilles Dansart, fondateur du site Mobilettre et grand connaisseur du secteur. L’attachement des Français à la SNCF et le talent de M. Pepy pour mettre des mots simples sur des choses compliquées y sont pour beaucoup. »
Pour preuve : un sondage tout récent indique qu’inOui jouit d’un taux de notoriété de 53 % huit jours seulement après sa naissance et que, selon 92 % des Français, ce nouveau nom n’a rien de dommageable pour l’image de la SNCF. « Pour atteindre si vite un tel niveau de notoriété, il nous aurait fallu dépenser 35 millions d’euros en publicité », conclut, malicieux, M. Pepy.

Posté par jourstranquilles à 06:47 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Vive l'été !

l7

Posté par jourstranquilles à 05:39 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 20 juin 2017

Gay Pride à Paris - save the date

gay

gay01

Posté par jourstranquilles à 06:58 - Société et toute sa complexité - Commentaires [0] - Permalien [#]

Extrait d'un shooting - portrait

kenny

Posté par jourstranquilles à 06:26 - MES SHOOTINGS - Commentaires [0] - Permalien [#]

Vu sur internet - j'aime beaucoup

18512669_227706654393617_2883137229985677312_n

Posté par jourstranquilles à 06:13 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 19 juin 2017

Erdeven (plage de Kerminihy) - juste après mon premier bain de l'année...

lundi

Posté par jourstranquilles à 20:03 - Autoportraits - Jeux de rôles - Autodérisions - Commentaires [0] - Permalien [#]

Exposition au Centre Pompidou

DSCN5842

Posté par jourstranquilles à 07:26 - Expositions - Commentaires [0] - Permalien [#]

La une de Libération de ce matin

lundi livbération

Posté par jourstranquilles à 06:59 - Presse - Commentaires [0] - Permalien [#]

Dégustez Pise...

pise

Posté par jourstranquilles à 06:39 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

David Hockney

hockney235

Posté par jourstranquilles à 06:38 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Extrait d'un shooting - gavroche

DSC_0384-COLLAGE

Posté par jourstranquilles à 06:37 - MES SHOOTINGS - Commentaires [0] - Permalien [#]

Extrait d'un shooting - portrait

DSC_9893

DSC_9907

Posté par jourstranquilles à 05:38 - MES SHOOTINGS - Commentaires [0] - Permalien [#]