Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 23 avril 2018

Extrait d'un shooting - idées diverses

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Dita von Teese

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Les enjeux de la visite d’Emmanuel Macron à Washington

Par Marc Semo - Le Monde

Le président français, qui se rend aux Etats-Unis lundi évoquera le terrorisme, l’Iran et le commerce international avec son homologue Donald Trump.

La visite d’Etat d’Emmanuel Macron, lundi 23 avril à Washington, est la première d’un dirigeant étranger depuis l’installation de Donald Trump à la Maison Blanche. Le président américain a ainsi voulu souligner l’importance qu’il accorde à sa relation avec son « ami » Emmanuel Macron. Ce dernier l’avait reçu avec faste pour le défilé du 14-Juillet et il ne veut pas être en reste.

Les trois jours de la visite d’Emmanuel Macron et de sa femme se dérouleront en grande pompe. Entretien dans le bureau Ovale à la Maison Blanche, dîner à Mount Vernon, la maison de George Washington, adresse au Congrès comme pour tous ses prédécesseurs de la Ve République, à l’exception de François Hollande. Comme Valéry Giscard d’Estaing en 1976, il s’exprimera en anglais pendant une trentaine de minutes. Un discours pour « rappeler les valeurs communes et la volonté de continuer à écrire l’histoire ensemble », souligne l’Elysée. Il a accordé également un grand entretien, diffusé dimanche, à Fox News, la chaîne réactionnaire qu’affectionne Donald Trump. Le président français, accompagné lors de cette visite par Jean-Yves Le Drian (affaires étrangères), Florence Parly (armées) et Bruno Le Maire (économie) abordera dans ses entretiens avec son homologue tous les grands sujets internationaux.

Terrorisme

Il y a une évidente convergence dans le caractère prioritaire de la lutte contre le terrorisme, y compris contre ses financements, alors que se tiendra à Paris une conférence internationale sur le sujet les 25 et 26 avril. La France comme les Etats-Unis veulent finir d’éradiquer l’organisation Etat islamique (EI) de son ancrage territorial syro-irakien, mais Emmanuel Macron espère aussi convaincre son interlocuteur de maintenir les quelque 2 000 hommes, notamment des forces spéciales, déployés au nord-est de la Syrie dans le territoire contrôlé par les FDS (Forces démocratiques syriennes) à dominante kurde. Soumis à la pression de son électorat et fidèle à ses promesses de campagne, Donald Trump voudrait au contraire pouvoir rapatrier les « boys » dès que possible.

Ils parleront aussi du Sahel. L’intervention au Mali, en 2013, a convaincu le Pentagone de la détermination française, et la présence, aux côtés d’Emmanuel Macron, de Jean-Yves Le Drian, passé de la défense aux affaires étrangères, est un atout. D’où le soutien américain, désormais affirmé, à la force militaire du G5 Sahel, initiée par la France et réunissant le Tchad, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie.

L’Iran

La lutte contre la prolifération nucléaire et chimique sera aussi au cœur des discussions et notamment le dossier du nucléaire iranien sur lequel Paris et Washington ont de sérieuses divergences d’approche, malgré des préoccupations communes, notamment sur le programme balistique développé par Téhéran. Donald Trump n’a jamais caché son hostilité « à l’horrible accord » de juillet 2015 entre les « 5 + 1 » (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, plus l’Allemagne, et Téhéran), gelant pour dix ans le programme nucléaire iranien.

Le 13 octobre, le président américain avait refusé de certifier, comme la loi américaine le lui demande, que l’accord avec l’Iran est conforme aux intérêts américains, et de proroger la levée des sanctions contre Téhéran. Donald Trump a posé la date du 12 mai comme ultimatum à ses alliés européens pour qu’ils s’entendent avec l’Iran, afin de « remédier aux terribles lacunes » du texte. Il réclame davantage d’inspections et, surtout, des gages pour l’après alors que l’accord limitant l’activité nucléaire de Téhéran est censé expirer entre 2025 et 2030.

La France s’emploie, avec les autres signataires européens, l’Allemagne et le Royaume-Uni, à le compléter avec des « recommandations fortes », y compris la menace de nouvelles sanctions à propos des missiles balistiques, afin d’augmenter la pression sur Téhéran et de donner des gages au président américain. Le retrait des Etats-Unis donnerait en effet le coup de grâce à l’accord de 2015, même si les autres signataires, à commencer par les Européens, continueraient à en respecter les termes.

Le limogeage du secrétaire d’Etat Rex Tillerson et son remplacement par « le faucon » Mike Pompeo, combinés à la nomination de John Bolton comme conseiller à la sécurité nationale, sont perçus comme un durcissement de la politique américaine de mauvais augure pour l’accord iranien. « Même si le président américain n’a pas encore arrêté sa décision, les signaux reçus ne sont guère encourageants », reconnaît l’Elysée.

Les négociations commerciales

C’est, avec le climat, l’autre grande pomme de discorde, depuis que, le 8 mars, l’administration Trump a relevé de 25 % les taxes douanières sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium, tout en épargnant – seulement provisoirement – les intérêts des Européens. Ceux-ci ont jusqu’au 1er mai pour négocier des exemptions permanentes. « On espère que cette visite va être utile pour mieux expliquer nos positions, mais on n’espère pas de “deal”, on ne prévoit pas d’engranger d’accord lors de ces trois jours », explique l’Elysée, soulignant que « ce n’est pas vraiment l’objet de cette visite, c’est une visite très politique ».

Ces sujets seront aussi abordés deux jours plus tard par la chancelière allemande qui arrive à Washington le 27 avril. Mais ses relations avec Donald Trump sont très mauvaises depuis le début. Le président américain s’en est pris, avant et après son élection, à l’Allemagne en général et à la chancelière en particulier pour dénoncer les excédents commerciaux du pays, menacer le secteur de l’automobile de droits de douanes accrus et critiquer l’accueil des réfugiés depuis 2015.

« Pour les Etats-Unis, le numéro de téléphone de l’Europe, sa figure de référence, était Angela Merkel. Désormais, c’est Emmanuel Macron », relève Yves Bertoncini, de l’institut Jacques Delors. Un constat partagé par Célia Belin, chercheuse à la Brookings Institution qui, dans Foreign Affairs, relève que « la France, désormais, est le meilleur interprète des intérêts européens aux Etats-Unis ».

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Côte sauvage - Presqu'île de Quiberon

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Bella Hadid

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Grève SNCF à nouveau aujourd'hui et demain....

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dimanche 22 avril 2018

Emmanuel Macron en visite d'Etat aux Etats Unis

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Peter Knapp à la Cité de la Mode et du Design

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Gif animé : J. Snap

Jusqu’au 10 juin, la Cité de la mode et du design célèbre la photographie de mode de Peter Knapp à travers plus de 100 clichés. Artiste star des années 60 et 70, il a marqué par son esthétique d’avant-garde et ses scénographies.

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Ellen von Unwerth - photographe

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Gare du Nord - Paris

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Dernier jour aujourd'hui : BERCK - 32ES RENCONTRES INTERNATIONALES DE CERFS-VOLANTS

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Extrait d'un shooting - homme ou femme ?

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Anne, ma chère Anne

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Anne, chère Duchesse des Bretons, c’est un pur sacrilège ! Et un abominable forfait. Le reliquaire de votre cœur, pieusement conservé depuis votre Grand Départ, a été nuitamment dérobé dans votre bonne ville de Nantes. Sachez que dans toute la Bretagne, ce forfait a provoqué grand émoi et vif courroux car ce trésor semblait aussi bien protégé qu’une paire d’andouilles à la foire de Guémené, en votre Pays Pourlet.

Duchesse, croyez-le, votre peuple breton vous porte toujours grand respect. Avec certes moins de dévotion qu’au temps où vous fîtes votre tour de Bretagne et que le peuple vint en grande multitude vous voir passer en si bel équipage. Il vous pardonna de ne point parler breton et garda toujours pour vous profonde affection, nonobstant les siècles qui ont changé le cours des choses et dénoué les frontières. Votre château de Nantes n’est plus en Bretagne dépecée et des cuistres jacobinisés ont même ourdi de faire payer l’octroi sur les routes de votre duché, malgré les engagements de votre royal époux. Mais sous l’action résolue de lointains descendants de Sébastien Le Balp, coiffés de bonnets écarlates, cette taxe fut définitivement portée en terre par Madame Royal.

Je ne parle point de la sœur du Roi mais de l’ex-favorite de Normal le Débonnaire qui régna durant cinq années sur le Royaume de France. Un monarque qui pensait bien plus à aller nuitamment, coiffé d’un heaume, se dénouer l’aiguillette dans quelque ruelle obscure plutôt que de tenir son fief où frondeurs et factieux ourdissaient de sombres desseins. De guerre lasse, il décida d’abdiquer et son successeur, Macron 1er, aurait assurément l’heur de vous plaire. Il a des dehors de gentil damoiseau jactant plaisamment de carabistouille et de poudre de perlimpinpin. Mais sous son gant de velours, c’est une main de fer qui a lancé prestement la Grande Réforme. Après le règne chaotique de Normal le Débonnaire, il entend tout à la fois pourfendre les extrêmes agissants, les privilèges des corporations et les béances du Trésor royal. Ce qui provoque moult clameurs et charivaris.

Et par bonheur, Duchesse, l’écho nous est parvenu, à la nuit tombante d’hier, que votre si précieux reliquaire a été retrouvé dans l’état où il fut dérobé. Gens d’armes et maréchaussée auront vite saisi les malandrins au collet. Les Bretons vont être saisis de contentement et au risque d’attenter aux lois de séparation, j’ose, comme au temps jadis, rendre grâces au Ciel et prier Dieu de vous garder en sa sainte protection.

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Street Art

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Ailona Hulahoop

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Bruxelles plein le cornet

Elevées fin 2016 au rang de «chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de la fédération Wallonie-Bruxelles» par la ministre de la Culture, les baraques à frites sont à elles seules une raison valable de séjourner dans la ville. Visite de quelques spécimens.

Malheur à ce couple de touristes brésiliens qui s’en vient ingénument commander à Camil des «french fries», car à Bruxelles, la frite n’a qu’une nationalité : belge. Point barre. Ouvert à Anvers, puis déplacé à Bruges, il existe en tout cas, dans le plat pays, un musée qui, en 350 œuvres, fait le tour de la question (depuis une lithographie «fondatrice» d’Auguste Daumier). Or qui dit frite dit baraque à frites, ou fritkot en V.O., une cambuse si emblématique qu’elle n’a guère réussi à s’exporter que dans le nord de la France et le sud des Pays-Bas. Décrétée «chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de la fédération Wallonie-Bruxelles» fin 2016 par la ministre de la Culture, la culture du fritkot n’est donc pas à prendre à la légère : environ 80 % de la population y souscrit (96 % avouant, en 2013, manger des frites au moins une fois par mois). Pourtant, «nous vivons une époque charnière», admet Bernard Lefèvre, président de l’Union nationale des frituristes, en référence au fait que mi-janvier un jeune studio d’architectes belge, Moto, a remporté, parmi les 52 dossiers déposés, un concours visant à transformer d’ici à 2019 une dizaine de baraques en «icônes design». Etat des lieux avant rénovation.

Friterie de la Barrière, paquet et phallus

«Une petite cabane intégrée dans le paysage, tellement laide et sans prétention qu’on finit par l’apprécier.» Tel est le portrait-robot qu’on dresse de cette aïeule du food truck chez l’échevin de l’urbanisme. Située dans la commune de Saint-Gilles depuis quarante ans, la Friterie de la Barrière diffère pourtant des autres, en ce sens qu’elle est recouverte de lattes de bois. «Pour faire plus joli», suggère laconiquement une vendeuse si peu aimable qu’on la soupçonne de ne pas être belge.

D’une façon générale, la friterie est un tel fanal que n’importe quel autochtone sait indiquer son emplacement. Difficile de se planter concernant celle de la Barrière Saint-Gilles : sur le même trottoir pavé qu’une école (maternelle, primaire et secondaire) aux murs de brique rouge dont le seul nom, l’Institut des filles de Marie, suffit à imposer le plus dévot des respects… Juste en face d’un mur peint représentant un phallus si immense que, même au repos, nul(le) ne peut l’ignorer. Renseignement pris, l’œuvre de street-art a été réalisée de nuit, un week-end de septembre 2016, par un inconnu. Evidemment, sur le coup ça a fait du barouf, toutes les radios et télés du pays ne manquant pas de rappliquer. De son côté, l’adjoint au maire délégué à la Culture et à la Propreté publique a déclaré très solennellement, quant à l’avenir de l’œuvre, qu’«aucune position» n’avait encore été arrêtée au sein du conseil municipal.

Un an et demi plus tard, le fait est que la bite XXL (trois mètres, à vue d’œil) n’a pas bougé d’un poil sur la façade devant laquelle passent chaque jour les écoliers et clients de la friterie, qui viennent y acheter un grand ou un petit «paquet», ainsi qu’on nomme usuellement le cornet.

La Maison Antoine, adoubée par Hallyday

Institution parmis les institutions européennes voisines, la friterie Antoine a été fondée en 1948 par un couple de forains et adoubée par le New York Times. Elle garde la cote (Johnny Hallyday ou Angela Merkel s’y sont sustentés - pas ensemble) et, rançon du succès, le lieu turbine tant qu’il ne faut pas escompter discuter le bout de gras avec le personnel retranché derrière la vitre.

Récemment refait, avec écrans lumineux sur lesquels s’affichent les menus (autour de la frite virevoltant un éventail de sauces et d’emplâtres - fricadelle, poulycroc, ragouzi - comme autant de seppukus pour véganes), vidéosurveillance et comptoir en (faux ?) marbre, le fritkot a pourtant des allures de Fort Alamo. Il est sédentarisé sur la place Jourdan et on y fait la queue au beau milieu d’un extravagant ballet de tractopelles qui déplacent des tonnes de pierres et de terre, l’esplanade en question opérant sa mue dans l’air du temps piétonnier - terrasses agrandies, fontaines…

Au Tram de Boitsfort, la patate star au sec

La Rolls de la friterie est un ancien tram reconverti en temple de la Bintje (la patate star de l’ébouillantage) et du «blanc de bœuf» (la graisse non raffinée utilisée pour la friture) sur Watermael-Boitsfort, la plus prospère des 19 communes de Bruxelles-Capitale. Un panneau explique que les produits y sont vendus un peu plus chers qu’ailleurs, mais le contexte bucolique s’y prête, de même que l’effort consenti au niveau de la déco. A savoir, dans les jaunes et verts, la vieille motrice avec fauteuil en skaï noir d’un T7000 long de 14 mètres.

Friterie dans un tramway de Watermael -Boitsfort

Sauvée de la casse après une quarantaine d’années de bons et loyaux services dans les transports locaux, la voiture, qui roule désormais pour des «awesome flavours» («saveurs dingues»), a été amputée de sa banquette, afin d’y faire entrer la friteuse au forceps. Détail non négligeable, pour les jours où le ciel chouine, on y passe commande à l’intérieur. Ce qui permet d’être temporairement au sec - et incite à la plus grande compassion pour les employés qui, eux, baignent plusieurs heures par jour dans le graillon.

Friture de la Chapelle, 50 ans d’effluves

A propos d’odeurs, la Friture de la Chapelle, qui vient de fêter son demi-siècle, a été jadis dans le collimateur d’élus qui s’étaient mis en tête de la déloger, au motif que ses effluves incommodaient une école du coin. Une pétition plus tard, la question était réglée. Camil peut continuer à faire «la même chose depuis trente-quatre ans»,au même rythme, «malgré un peu de tension et de cholestérol, comme tout le monde». A savoir rassasier une clientèle cosmopolite aux portes du quartier des Marolles, célèbre pour son marché aux puces.

Baromètre de la fréquentation touristique, le secteur a connu des hauts et des bas, surtout après l’attaque de 2014 contre le musée juif, situé non loin. «La présence massive de policiers et de militaires a fait fuir les gens. Mais ça commence à aller mieux», observe la vigie depuis son fritkot adossé à l’église Notre-Dame de la Chapelle. Dans les mois à venir, l’échoppe sera remplacée, à l’initiative de la Ville, par une autre un peu plus grande et mieux équipée. L’emplacement devrait aussi varier de quelques mètres. «En attendant, je reste ici, tous les jours sauf le dimanche», tient à préciser Camil, sur l’air de celui à qui on ne la fait pas. Ajoutant : «La seule raison pouvant m’inciter à fermer, c’est de ne plus avoir de pommes de terre. Mais ça reste quand même très rare.»

Gilles Renault Envoyé spécial à Bruxelles - Libération

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Le Tram de Boitsfort, un ancien tram reconverti en temple de la Bintje. Photo Rip Hopkins. Agence VU

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Eva Ionesco

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Innocence: premier roman

Elle s’appelle Eva, elle est adorable avec ses boucles blondes et ses bras potelés. Une enfant des années 70. Ses parents se séparent très vite.   Dès lors, sa mère l’enferme dans un quotidien pervers et éloigne le père par tous les moyens en le traitant de «  nazi  ». Photographe, elle prend Eva comme modèle érotique dès l’âge de quatre ans, l’oblige à des postures toujours plus suggestives, vend son image à la presse magazine.

Emportée dans un monde de fêtes, de déguisements et d’expériences limite, entre féerie et cauchemar, la petite fille ne cesse d’espérer et de réclamer l’absent qui seul pourrait la sauver de son calvaire. Mais sa mère, elle-même fruit d’un inceste, maintient l’enfant-objet sous emprise et attendra deux ans avant de lui annoncer la disparition de son père. Enfin, à l’adolescence, le scandale explose.

Comment survivre parmi les mensonges, aux prises avec une telle mère, dans une société qui tolère le pire ? Une seule voie, pour Eva devenue adulte mais restée une petite fille en manque d’amour : mener l’enquête sur son père, tenter de reconstruire ce qui a été détruit. Une expérience vertigineuse.

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samedi 21 avril 2018

Happy Birthday to You !

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Actuellement en salles...

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La Corée du Nord suspend ses programmes nucléaire et balistique

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Par Philippe Mesmer, Tokyo, correspondance - Le Monde

Kim Jong-un a déclaré qu’il allait fermer un site d’essais nucléaires, une décision aussitôt saluée par Washington et Séoul mais jugée insatisfaisante par Tokyo.

La Corée du Nord suspend ses activités nucléaires et ses essais de missiles balistiques intercontinentaux. Annoncée par l’agence officielle KCNA, puis par la télévision officielle, la décision effective samedi 21 avril a été prise lors d’une réunion du Comité central du Parti du travail au pouvoir, réuni le 20 avril pour la première fois en six mois.

Dans une résolution consacrée à « la grande victoire de la ligne de suivi simultané du développement économique et de la construction d’une force nucléaire », Pyongyang signale son intention de « démanteler le site d’essais nucléaires situé dans le nord du pays pour démontrer de manière transparente la suspension des tests nucléaires ».

La décision s’accompagne d’engagements en faveur du développement économique du pays, conformément à la politique dite de « byongjin » prévoyant un développement en parallèle du nucléaire et de l’économie.

La République populaire et démocratique de Corée (RPDC, nom officiel de la Corée du Nord) s’engage également à participer aux efforts internationaux pour l’interdiction des essais nucléaires. Comme elle l’a toujours affirmé, elle promet de ne jamais utiliser d’armes atomiques à moins d’être menacée ou d’être la cible de provocations nucléaires.

De fait, la décision prise ne prévoit aucun démantèlement des armes nucléaires et des missiles déjà construits. La question des missiles à portée intermédiaire, qui inquiète notamment le Japon, n’est pas non plus évoquée.

A une semaine du sommet des deux Corées

« C’est une très bonne nouvelle pour la Corée du Nord et le monde – Grand progrès ! Impatient de nous retrouver pour notre sommet », a néanmoins tweeté Donald Trump après l’annonce de Pyongyang. La Maison Bleue, la présidence sud-coréenne, a pour sa part salué « une avancée significative » à même de créer un « environnement positif » pour les sommets à venir. Toutefois, le Japon a émis des réserves, jugeant cet engagement insatisfaisant. Le ministre nippon de la défense, Itsunori Onodera, regrette que la Corée du Nord n’ait pas mentionné « l’abandon de missiles balistiques de courte et moyenne portée ».

Le troisième sommet intercoréen de l’histoire, après ceux de 2000 et de 2007, doit se tenir le 27 avril au village de la trêve de Panmunjon, dans la zone démilitarisée entre les deux Corées. Il réunira le président sud-coréen Moon Jae-in et le dirigeant du Nord Kim Jong-un.

Un sommet entre M. Kim et le président américain Donald Trump est aussi envisagé début juin, dans un lieu encore à déterminer. Il s’agirait d’une première historique, aucun président américain en exercice n’ayant jamais rencontré de dirigeant du Nord. Les discussions devraient se concentrer sur les activités nucléaires et de développement de missiles de Pyongyang.

Le Nord aurait évoqué la nécessité de mesures de dénucléarisation par étapes et synchronisées. Les Etats-Unis appellent au démantèlement de son programme nucléaire, de manière complète, vérifiable et irréversible.

Un réchauffement engagé par Moon Jae-in

L’environnement favorable observé actuellement contraste avec celui de 2017. L’an passé, les tensions n’avaient fait que s’exacerber dans la péninsule. Pyongyang avait enchaîné les essais de missiles, dont certains capables d’atteindre le territoire américain, et avait mené son sixième essai nucléaire. « La grande cause historique de mettre au point une force de frappe nucléaire est réalisée », s’était alors félicité Kim Jong-un, signalant que le programme touchait à sa fin.

En réponse, l’administration Trump avait tout fait pour que les sanctions les plus fermes soient imposées par le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) au régime nord-coréen et elle avait multiplié les déclarations menaçantes. A l’époque, rappelait le 19 avril M. Moon, « L’ombre de la guerre menaçait la péninsule coréenne »,

Le changement a été amorcé par le discours du Nouvel An de Kim Jong-un qui a ouvert la voie au dialogue. La reprise des discussions a été facilitée par les efforts de Moon Jae-in, qui a toujours plaidé en faveur des négociations.

Depuis, les rencontres symboliques se multiplient. La sœur de Kim Jong-un, Kim Yo-jong, a ainsi participé, le 9 février, à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pyeongchang, en Corée du Sud. Début mars, une délégation du Sud menée par le conseiller à la sécurité nationale Chung Eui-yong s’est rendue à Pyongyang. C’est à cette occasion que les sommets ont été évoqués.

Parvenant à un traité de paix

M. Chung a également négocié la mise en place de la première ligne de communication directe entre les bureaux de Moon Jae-in et ceux de Kim Jong-un. Elle a été inaugurée le 20 avril. D’après la Maison Bleue, la présidence sud-coréenne, MM. Moon et Kim devraient s’entretenir par ce biais avant leur sommet.

Outre le nucléaire, Séoul aimerait profiter des rencontres à venir pour faire avancer l’idée de véritablement mettre fin à la Guerre de Corée (1950-1953) en parvenant à un traité de paix, entre les deux Corées et avec les Etats-Unis. Le conflit s’est en effet arrêté sur un simple armistice signé uniquement par la Corée du Nord et les Etats-Unis au nom des forces de l’ONU, en l’absence de tout représentant du Sud.

« Nous devrons faire preuve de beaucoup d’imagination et devrons trouver des solutions innovantes pour faire des sommets un succès et ne pas répéter les erreurs du passé », a déclaré M. Moon. « Nous aimerions assurément assister à la fin officielle de l’armistice. C’est quelque chose que nous soutiendrons », déclarait le même jour la porte-parole du secrétariat d’Etat américain Heather Nauert.

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Tous les jours curieux = tljc

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Charlie Hebdo

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Pierre Niney

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« MOSAERT FABRIQUE » EN EXCLUSIVITÉ AU BON MARCHÉ RIVE GAUCHE

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Le Bon Marché Rive Gauche accueille depuis le 7 avril, le trio Mosaert. Formé par Coralie Barbier, Paul Van Haver, alias Stromae, et Luc Junior Tam, ce collectif belge touche aussi bien à la mode qu'à la musique, à la vidéo qu’au graphisme.

En exclusivité et en édition limitée, le trio présente au Bon Marché Rive Gauche sa nouvelle collection, la « Capsule n°5 », avec pour la première fois des produits Lifestyle qui viennent compléter des pièces Mode.

Le trio a imaginé la « Mosaert Fabrique », sous la forme d'une usine fantastique afin de faire découvrir aux visiteurs leur univers. Une fabrique au sens premier puisqu'il est question de montrer les coulisses de leur processus de production et leur bouillonnement créatif.

Connu pour ses collections unisexes et colorées, le trio Mosaert, originaire de Bruxelles, s'est inspiré pour sa nouvelle collection des motifs Art Déco et Art Nouveau .

Sur les t-shirts, bombers et autres chaussettes, les arabesques, les papillons et les végétaux emblématiques de ces deux courants artistiques sont ici modernisés avec des couleurs vives pour donner des imprimés très graphiques, la signature de Mosaert.

Pour la première fois, des pièces Lifestyle inédites et fabriquées en Europe viennent compléter la collection Mode, comme du linge de maison, des coussins, de la vaisselle ou un fauteuil qui reprennent les mêmes codes esthétiques.

Une collection Le Bon Marché Rive Gauche composée d’une bougie, d’un carnet, d’un tote bag, et d’une pochette sans oublier une sélection de produits à La Grande Epicerie de Paris affichent pour l’occasion les imprimés Mosaert.

A travers deux installations de 150 mètres carrés qui investissent le rez-de-chaussée du Bon Marché, Mosaert joue avec les codes industriels : des tuyaux blancs, des panneaux « Casque obligatoire » ou « Interdit aux escarpins » ou encore des parcours fléchés qui habillent les sols et les murs du magasin. Pour illustrer le processus de création, les vêtements défilent sur des rails, comme s’ils étaient en cours de production.

Enfin, le visiteur est invité à découvrir la collection et plonger un peu plus dans l'univers de Mosaert avec notamment une installation vidéo et un morceau créé exclusivement par Stromae pour le lancement de la « Capsule n°5 ».

https://www.24sevres.com/fr-fr/le-bon-marche/vu-au-bon-marche/mosaert-fabrique

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Reportage photographique : Jacques Snap

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vendredi 20 avril 2018

BERCK - 32ES RENCONTRES INTERNATIONALES DE CERFS-VOLANTS

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Reportage photographique : Jacques Snap

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Jardin Marie Trintignant - Paris

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Pascal André Heimlicher

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Sexualités plurielles, pourquoi tant de niches ?

Par Maïa Mazaurette - Le Monde

Fictosexuel, panromantique, asexuel… Si la catégorisation de nos sexualités connaît une croissance exponentielle, c’est parce que les vieilles catégories ne correspondent plus à notre réalité contemporaine, affirme Maïa Mazaurette, chroniqueuse de « La Matinale ».

Etes-vous autosexuel (vous n’avez de désir que pour vous-même) ou homoflexible (homo avec des exceptions) ? Panromantique (vous aimez tout le monde mais ne couchez avec personne) ou skoliosexuel (vous ne convoitez que les queers) ? Les ficto préfèrent les personnages de fiction, les abrosexuels changent d’avis constamment. Si vous cherchez une liste exhaustive, bon courage : le champ des dénominations sexuelles est mouvant, surprenant, inspirant. Il prolifère, connaît des tendances autant que des grands classiques. Et si la multiplication des sous-catégories comme des petits pains fait parfois sourire, pour d’autres, elle est un motif de tension permanente.

Car c’est bien la raison principale de la catégorisation exponentielle de nos sexualités : les vieilles catégories (homme-femme, homo-hétéro, bisexuel les jours de fête) ne marchent plus. Elles traînent des millénaires de codes qui ne correspondent pas à notre réalité contemporaine… et franchement, ça n’est pas une mauvaise nouvelle qu’on sache enfin compter plus loin que deux. Connaissez-vous beaucoup de gens adorant se compliquer la vie pour rien ? Non ? Eh bien, nous nous compliquons la vie pour quelque chose : nous sous-catégorisons parce que nous en avons besoin, et parce que les valeurs associées traditionnellement à la masculinité ou à la féminité, l’absence de fluidité attendue dans nos orientations sexuelles ont pris un coup de vieux. Genre, orientation : tout est à reconstruire.

Certains objecteront que c’est beaucoup de bruit pour peu de morts d’hommes (ah, les morts d’hommes…). Sauf qu’il s’agit parfois, effectivement, de vie ou de mort. Ces questions ne sont pas cosmétiques. Se déclarer gay dans un pays aux lois homophobes revient à mettre ses jours en danger. On a vu récemment des individus se décrire comme androphiles plutôt qu’homosexuels, en réaction à ce qu’ils perçoivent comme les « excès » des cultures gays. Et chacun peut comprendre que les personnes intersexes, ou en transition, en aient assez de choisir entre deux identités qui ne leur correspondent pas. Notons aussi que la division strictement binaire du monde n’est pas universelle : à mesure que nous nous globalisons, nous ne pouvons plus ignorer l’existence de genres autres que masculin ou féminin, ou d’orientations sans rapport avec les nôtres (les Grecs n’étaient pas homosexuels sous prétexte qu’ils couchaient parfois avec des garçons) – ce que nous considérons comme « plus simple » ne l’est pas pour le voisin.

On n’aime pas tous les hommes, ni toutes les femmes

En l’occurrence, le fait de nommer implique de pouvoir penser et agir pour ses intérêts. Nous avons besoin de l’étiquette « transsexuel » ou « transgenre » pour organiser les toilettes de la Cogip, certes, mais aussi pour gérer les problématiques spécifiques des prisons ou des événements sportifs – on ne peut pas écarter ces réalités sous prétexte que « c’est compliqué ». Quel message envoie-t-on quand on affirme qu’on préfère changer des êtres humains plutôt que des étiquettes ? Quand on dit qu’il faut se fondre dans les catégories préétablies, quitte à se raboter aux angles ?

Les qualifications plus classiques d’hétéro/homo/bi sont tout aussi contestables. Si vous réfléchissez à vos préférences, sont-ce vraiment les organes génitaux qui comptent ? Si vous aimez les femmes, préféreriez-vous une relation avec un homme incroyablement féminin, ou avec une femme à l’apparence et aux habitudes traditionnellement masculines ? Par ailleurs, avant de jeter votre dévolu sur les pénis ou les vagins (ou les deux, c’est dimanche), sans doute désirez-vous les humains plutôt que les animaux, les bien portants plutôt que les malades, les vivants plutôt que les morts. Pourtant, personne ne vous oblige à placer « non-nécrophile » en première ligne de vos attirances. Vous n’aimez pas tous les hommes, ni toutes les femmes : vous en aimez certains, et certaines. Vous pouvez n’en aimer sentimentalement aucun des deux (catégorie aromantique) ou ne jamais éprouver d’attirance sexuelle pour personne (catégorie asexuelle).

IL Y A FORT À PARIER QUE LA GÉNÉRATION MILLENIALE, QUI A GRANDI EN PIOCHANT PARMI 56 GENRES DIFFÉRENTS SUR FACEBOOK, S’EMPARERA NATURELLEMENT DES ÉTIQUETTES, ET PLUS ENCORE, DE L’IDÉE QUE LES ÉTIQUETTES NE SONT PAS GRAVÉES DANS LE MARBRE

Vous pourrez bien sûr débouler dans la conversation avec le rasoir d’Ockham. Prière cependant de ne pas trébucher sur la lame : s’il faut s’en tenir à un argument purement statistique, à l’heure actuelle, seuls les hétéros existent (remarquez, avec une catégorie unique, c’est sûr que les moutons sont bien gardés). Mais ce serait oublier le pouvoir performatif des catégories : peut-être vous considérez-vous comme hétérosexuel de base parce que votre vocabulaire, votre éducation, votre dressage ne vous ont pas laissé le choix. Parce que justement, en l’absence de mots, vous avez été incapable de questionner vos attirances réelles, encore moins de les affiner. Il y a fort à parier que la génération milleniale, qui a grandi en piochant parmi 56 genres différents sur Facebook (dont « autre »), s’emparera naturellement des étiquettes, et plus encore, de l’idée que les étiquettes ne sont pas gravées dans le marbre (combien de femmes autoproclamées bisexuelles pendant leur vingtaine le sont-elles encore à leur quarantaine ? Combien d’hommes hétéros acceptent volontiers les fellations d’autres hommes ?).

Les mots permettent d’entamer le dialogue

Et parce qu’il faut poser la question qui fâche : au fait, qu’est-ce qui nous dérange dans la multiplication des niches ? Votre nièce queer sapiosexuelle perturbe-t-elle votre existence ? Est-il plus communautariste d’être gay ou hétéro ? (Vous avez quatre heures.) Même chose pour la féminisation des titres : va-t-on réellement arrêter de dormir si le mot « autrice » se répand ? Allons : ne serait-ce pas une question de flemme ? Les mots permettent d’entamer le dialogue : si on refuse les mots, n’est-ce pas une manière d’affirmer qu’on refuse de comprendre – qu’on refuse même de poser la question ?

Avoir un langage adapté à son temps et ses pratiques, c’est poser des repères autant que des capacités d’organiser et désorganiser ses interactions au monde. C’est pouvoir rechercher les supports de désir qui nous conviennent. C’est reconnaître dans une foule l’homme qui nous fera chavirer. C’est se connaître soi-même, pas seulement à grandes lignes (de fuite). C’est jouir de raccourcis dans une conversation. C’est s’autoriser des réinventions : si vous voulez acheter vos croissants ce matin façon phénix priaposexuel semilibertin uro-orienté en troisième décan du Verseau, personne ne vous en empêche.

Enfin, même les adeptes de la plus immense mauvaise foi admettront que cette complexification du monde n’est nullement limitée aux sexualités (comme vous le rappelleront bientôt vos formulaires de déclaration d’impôt). On entend moins râler quand il s’agit de pouvoir choisir entre huit cents variétés de pâtes italiennes !

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Suspension du visa de « Cinquante nuances plus claires » : « La subjectivité n’est pas absente de cette décision de justice »

Par Sylvie Kerviel - Le Monde

Dans sa chronique, Sylvie Kerviel, chef adjointe du service Culture du « Monde », revient sur l’arrêt de la cour administrative d’appel de Paris qui suspend le visa délivré au film, demandant qu’il soit interdit aux moins de 12 ans.

« Conte de fées moderne » ou promotion « complaisante » du sadomasochisme ? L’arrêt est passé quasi inaperçu et pourtant il mérite qu’on s’y arrête. Le 15 mars, la cour administrative d’appel de Paris a suspendu le visa délivré au film Cinquante nuances plus claires, nouvelle déclinaison de la série de bluettes érotiques Cinquante nuances de Grey, demandant que le film soit interdit aux moins de 12 ans.

Le film de James Foley, sorti le 7 février et encore à l’affiche en France, a vu son visa révisé en urgence par la commission de classification du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). La justice avait été saisie par l’association Promouvoir, proche des catholiques traditionalistes, qui avait déposé une requête en référé pour obtenir une classification plus sévère de ce film – les deux premiers volets avaient été interdits aux moins de 12 ans –, « en raison de sa promotion du sadomasochisme ». Le héros collectionne menottes, fouets et autres instruments qu’il utilise pour des jeux sexuels avec sa partenaire.

CETTE DÉCISION INTERVIENT APRÈS LA MISE EN APPLICATION DU DÉCRET DU 8 FÉVRIER 2017 RÉVISANT LES CRITÈRES DE CLASSIFICATION DES FILMS

Cette décision, en défaveur du ministère – qui se fonde sur l’avis de la commission pour délivrer les visas d’exploitation –, intervient après la mise en application du décret du 8 février 2017 révisant les critères de classification des films.

Ce texte avait été élaboré justement pour contrer les actions en justice, particulièrement celles entreprises par l’association menée par l’infatigable André Bonnet, « l’homme qui décide de la classification des films en France », comme le qualifie ironiquement Vincent Maraval, producteur et distributeur, dont le film Love, réalisé par Gaspar Noé, s’était vu interdit en 2015 aux moins de 18 ans.

« Une erreur d’appréciation »

Elle avait attaqué, la même année, le premier volet de Cinquante nuances de Grey (2015) pour obtenir un relèvement à 16 ans de l’âge d’interdiction qui avait été fixé à 12 ans, mais elle avait été déboutée. Comme elle l’avait été, en décembre 2016, pour le film d’animation Sausage Party, dont elle avait demandé, en vain, une interdiction plus sévère que celle autorisant le film aux plus de 12 ans.

Les juges, qui avaient visionné le film minute par minute et notamment la scène finale où des produits alimentaires s’entrepénètrent dans un chariot de supermarché, avaient eu ce commentaire savoureux : « Si, durant trois minutes, des aliments et autres produits de consommation, dont aucun ne figure au demeurant un mineur, simulent explicitement diverses pratiques sexuelles, cette scène se déroule dans un univers imaginaire, et ne peut être interprétée comme incitant le spectateur mineur à en reproduire le contenu. »

Cinquante nuances plus claires, que Le Monde avait présenté lors de sa sortie comme « un soap opera sous perfusion », « contient plusieurs scènes représentant des pratiques sexuelles à caractère sadomasochiste », a relevé la cour. Et de préciser : « Si ces scènes sont simulées et relativement brèves au regard de la durée du film, elles sont traitées avec complaisance et sont susceptibles d’être perçues par un très jeune public comme décrivant des pratiques banales dans le cadre d’une relation amoureuse. »

La cour estime que « la ministre de la culture a commis une erreur d’appréciation, au regard des exigences tenant à la protection de l’enfance et de la jeunesse ». L’Etat devra verser à l’association la somme de 1 000 euros. L’avocate du ministère de la culture avait défendu « un film s’apparentant à un conte de fées moderne ».

« Notre société a besoin d’art et de liberté »

Pour cette nouvelle action en justice contre Cinquante nuances plus claires, l’avocate de Promouvoir s’est appuyée sur le nouveau décret demandant que les critères de classification prennent désormais en compte « la sensibilité et le développement de la personnalité propres à chaque âge ». Une formulation censée, dans l’esprit des rédacteurs du texte, permettre d’en finir avec la subjectivité qu’impliquait le texte précédent, qui évoquait des scènes « susceptibles de porter atteinte à la sensibilité des adolescents ».

Or, la subjectivité n’est pas absente de l’arrêt, comme le fait remarquer un spécialiste du droit du cinéma, qui s’étonne que la cour ait pu estimer que les scènes à caractère sadomasochiste « sont traitées avec complaisance ».

LE CHANGEMENT DE FORMULATION N’EMPÊCHE EN RIEN LA CONTESTATION EN JUSTICE ET LA RÉVISION DES VISAS

C’est l’ancienne ministre de la culture Fleur Pellerin qui, en septembre 2015, avait commandé à Jean-François Mary, alors président de la commission de classification des œuvres du CNC, un rapport après une succession d’annulations des visas, à l’initiative de l’association Promouvoir. Il s’agissait d’établir des critères de classification qui soient mieux adaptés aux jeunes grandis avec Internet et qui permettent aux cinéastes d’évoquer des sujets tels que le sexe et la violence sans risquer de se voir relégués à des circuits de diffusion condamnant leur existence tant artistique qu’économique.

« Il faut redonner à la ministre et à la commission de classification la marge d’appréciation que l’appropriation par des juges avait singulièrement réduite ces derniers temps », avait déclaré M. Mary en remettant son rapport.

On le voit, le changement de formulation n’empêche en rien la contestation en justice et la révision des visas. Les associations de professionnels du cinéma avaient peut-être un peu vite salué le nouveau décret, notamment l’ARP, société civile des auteurs-réalisateurs-producteurs, qui s’était félicitée qu’un texte vienne « préserver et sécuriser la liberté des créateurs, la spécificité de la création artistique et sa diffusion ». « Plus que jamais, notre société a besoin d’art et de liberté, et certainement pas d’un retour à un ordre soi-disant moral », avait-elle déclaré dans un communiqué.

Le film d’Abdelatif Kechiche Mektoub My Love, sorti en salle le 20 mars, s’ouvre sur une scène de sexe, brève mais intense. La commission de classification a estimé que cela ne justifiait pas une interdiction aux moins de 12 ans. On attend avec intérêt de voir si ce visa sera contesté ou non en justice.

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Extrait d'un shooting - glamour

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