Centre Pompidou : Mona Hatoum jusqu'au 28 septembre 2015
Le Centre Pompidou présente l’exposition la plus complète à ce jour de l’œuvre de Mona Hatoum. proposant un aperçu de la pluridisciplinarité de ses travaux depuis les années 1970. L’exposition regroupe plus de 100 œuvres représentatives de la diversité des supports explorés par l’artiste. à savoir la performance, la vidéo, ta photographie, installation, la sculpture et les œuvres sur papier. Le parcours, non chronologique, organisé par affinités formelles et sensibles, reflète la complexité à travers laquelle l’artiste parvient à bousculer les idées reçues sur le monde qui nous entoure. Mona Hatoum s'est tout d'abord fait connaître par ses performances et ses vidéos, dans lesquelles le corps se faisait ['interprète d'une réalité divisée, assiégée par le contrôle politique et social. Dans les années 1990, elle s'éloigne progressivement de cette forme de création narrative et se tourne vers la sculpture et l’installation à grande échelle. Les meubles et autres objets familiers, qui occupent une place prééminente dans sa production, y sont modifiés ou agrandis, témoignant d'une réalité marquée par un environnement suspicieux, insidieux et hostile. Ces œuvres d’apparence vulnérable ou déroutante , nous présentent un monde troublé par ses conflits et ses contradictions. Tout ceci s'articule selon les langages du minimalisme, de l'art cinétique ou conceptuel, ainsi qu'à l'esprit du surréalisme.
Née à Beyrouth en 1952 de parents palestiniens, Mona Hatoum est en visite à Londres en 1975 lorsque la guerre civile éclate au Liban. Dans l'impossibilité de rentrer, elle reste à Londres où elle étudie lart. De nationalité britannique, elle demeure au Royaume-Uni après la fin de ses études. Depuis 2003, elle partage son temps entre Londres et Berlin.
« Over my dead body » - 1988-2002
Sur cette œuvre grande comme un panneau publicitaire, Mona Hatoum se représente de profil, regardant un soldat en plastique posé sur son nez. L'image est humoristique, mais aussi complexe et contradictoire. Elle joue de l'échelle pour inverser les relations de pouvoir en réduisant le symbole de la virilité à une petite créature, pas plus grande qu'une mouche. que l'on pourrait chasser d'une chiquenaude.
Photos prises par Faustine au Centre Pompidou
Charlotte Gainsbourg et sa fille Alice...
Les premières images de Charlotte Gainsbourg et de sa fille Alice pour Comptoir des Cotonniers sont sur elle.fr !
La Bretagne sous le regard des réalisateurs
Dans leur livre La Bretagne au cinéma, sorti le 13 août, Maria et Nolwenn Blanchard racontent comment les réalisateurs perçoivent la région. Les deux Alréennes ont choisi 103 films tournés entre 1913 et 2013.
L’initiative
Jacques Tati, Alain Resnais ou Christophe Honoré : tous ont un point commun. Ils ont tourné au moins un de leurs films en Bretagne. Ce sont ces tournages qui ont intéressé Maria et Nolwenn Blanchard. Les deux sœurs alréennes ont écrit ensemble La Bretagne au cinéma pour rendre hommage à leur région.
Dix thèmes
« Nous ne voulions pas faire un simple catalogue des films qui ont été tournés en Bretagne, raconte Nolwenn. Nous voulions vraiment montrer comment les réalisateurs parlent de notre région. » Après avoir visionné près de 400 films, les sœurs en ont fait ressortir dix thèmes. La mer, l’histoire, la révolte, la carte postale ou encore, les vacances d’été sont autant de représentations de la région. « C’est intéressant de voir comment les réalisateurs traitent différemment une même thématique », souligne la jeune femme. En prenant des notes à chaque visionnage, les filles en ont fait leur propre analyse « en tant que Bretonne et cinéphile », selon Maria.
Un an et demi de travail
Entre les premiers visionnages et la parution du livre, un an et demi s’est écoulé. « On avait sous-estimé le travail », reconnaît Nolwenn en souriant. Durant six mois, les deux sœurs ont sélectionné, visionné et réparti les différents films en fonction des thèmes. L’année suivante a été consacrée à l’écriture, la relecture et la recherche iconographique. Dans leur travail, les filles ont été aidées par leur père, Loïc Blanchard. Il a effectué la relecture et a réalisé les deux derniers thèmes. « L’iconographie, c’est vraiment le travail le plus long et le plus éprouvant », concède-t-il. À chaque visionnage, ils devaient noter les séquences qui pourraient servir d’illustration.
Entrecroiser les savoirs
Nolwenn s’intéresse à la culture bretonne. L’ethnomusicologue pense d’ailleurs orienter ses travaux sur la musique bretonne l’année prochaine. Maria, passionnée de cinéma, est, quant à elle, devenue réalisatrice. L’alliance entre les deux sœurs leur a donc permis d’entrecroiser leurs savoirs. « Moi j’ai le côté culture bretonne et Maria le côté cinéma », résume Nolwenn.
Pour cinéphiles et amoureux de la Bretagne
Mais le livre ne s’adresse pas qu’aux Bretons. Si ces derniers reconnaîtront des endroits qu’ils connaissent dans certaines scènes, les autres pourront les découvrir. « Ce livre est aussi un guide pour ceux qui ont envie de découvrir la Bretagne sous un angle original », considère Loïc Blanchard. Après un an et demi de travail, les deux Alréennes semblent satisfaites de leur livre. « On a pris beaucoup de plaisir à regarder ces films et à écrire le livre. J’espère que ce plaisir, les lecteurs le ressentiront aussi, sourit Maria, en terminant ce livre, on s’est dit qu’on en ferait bien un autre, avec notre autre sœur cette fois. » Il ne reste plus qu’à trouver un sujet. Article de Lise ABOU MANSOUR.
Éditions Riveneuve, riveneuve. com ; 38 €.











