Nue dans New York
Merci @ericasimone, nue dans New York, pour son interview… Et ses images ! http://t.co/4XLKZAoeP2 pic.twitter.com/Ad0Whf5TR7
— Lui Magazine (@lui) 25 Avril 2014
PHOTO est paru
Courrez vite en kiosque, où le n°#508 de #PHOTO_Magazine magazine vous attend depuis aujourd'hui ! pic.twitter.com/6nnG9xP4vF
— PHOTO (@PHOTO_Magazine) 6 Mai 2014
Voir mes précédents billets sur Pierre et Gilles : 26/04/2014, 22/04/2014, 16/04/2014, 12/04/2014, 11/04/2014, 10/04/2014, 09/04/2014, 08/04/2014, 06/04/2014, 27/04/2013, 17/05/2012, 15/04/2012, 01/04/2012, 11/02/2012, 30/06/2011, 25/06/2011, 24/06/2011, 23/06/2011, 02/06/2011, 07/10/2010.
Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html
Voir aussi : http://www.france24.com/fr/a-affiche/20140506-pierre-et-gilles-heros-galerie-templon-zahia-gobelins-art-contemporain-dupont/
PRESSE : La rédaction du «Monde» exige de sa direction «un vrai ressaisissement»
Démission en bloc à la rédaction du @lemondefr >> http://t.co/oUsQg7dZRL pic.twitter.com/eCzdMMvaFe
— Nouvel Observateur (@LeNouvelObs) 6 Mai 2014
La rédaction est en conflit autour de sa réorganisation...
Les sociétés des rédacteurs du Monde (SRM) et du Monde interactif (SRMIA) exigent de leur direction un «vrai ressaisissement», sur fond de conflit autour de la réorganisation de la rédaction, dans un communiqué diffusé en interne mardi. «La SRM et la SRMIA constatent une perte globale de confiance dans la gouvernance du journal. Il y a aujourd'hui, un problème de méthode et d'organisation qui exige un vrai ressaisissement au sommet. Il serait grand temps de mettre en place une direction collective et fonctionnelle et que ceux qui font le travail, soient vraiment entendus», écrivent les deux SRM dans le communiqué obtenu par l'AFP, confirmant une information de Libération.
Une cinquantaine de postes réaffectés
Cette sortie intervient quelques mois après l'annonce par la direction du Monde d'une réorganisation de la rédaction. Selon un message interne envoyé en février à ses collaborateurs, elle prévoyait de réaffecter une cinquantaine de postes de sa rédaction vers différents services, dont une bonne partie vers le numérique. Les syndicats avaient alors dit craindre «un plan social déguisé».
«Les SRM rappellent leur souhait de voir un rapprochement des rédactions print et web et ne sont pas opposées à l'accord de mobilité, mais celui-ci manque d'un pilote et d'une gestion humaine», écrivent-elles mardi. «C'est pourquoi les SRM demandent aujourd'hui l'assouplissement du plan de mobilité, notamment sur les thèmes importants laissés en déshérence», ajoutent les SRM qui citent «l'environnement et l'écologie», les «questions exclusions et logement» et «certains pans» de l'économie.
Dans ce document, les deux organisations représentant les rédactions papier et web «prennent acte du report en septembre de la nouvelle formule du journal» initialement prévue avant l'été. «Mais ce report de trois mois doit être mis à profit pour clarifier les zones d'ombres qui entourent ce projet et permettre aux rédacteurs de mieux se l'approprier», estiment-elles. avec AFP
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La directrice du Monde confrontée à sept démissions
Dans un message adressé à Natalie Nougayrède (photo) , la directrice du quotidien, sept rédacteurs en chef du journal Le Monde, sur une dizaine, ont démissionné de leurs fonctions, hier. Ils ne quittent pas pour autant le journal. En conflit sur la réorganisation de la rédaction, ils dénoncent « une absence de confiance et de communication » de la part de la direction. « Nous faisons le constat que nous ne sommes plus en mesure d’assurer les tâches qui nous ont été confiées », écrivent ces sept membres de l’encadrement.
Martin Parr à la MEP (en ce moment)
[A voir] L'expo "Martin Parr - Paris" est à la @mep_paris jusqu'au 25 mai, et c'est un régal http://t.co/i15yeWvEfD pic.twitter.com/JhWfRZFogp
— exponaute (@exponaute) 6 Mai 2014
Exposition : ESTHER FERRER au MACVAL
ESTHER FERRER
Née en i937 à San Sébastian (Espagne) et vivant à Paris depuis le début des années 1970, Esther Ferrer est une figure majeure de l'art des cinquante dernières années.
En 1967, elle rejoint le groupe d'art action ZAJ, dans la lignée de Fluxus, Marcel Duchamp ou encore John Cage. Le groupe ZAJ (dissous en 1996) se produit dans des salles de concerts en pleine période franquiste et s'illustre rapidement par des performances de musique contemporaine radicales et conceptuelles. A partir des années 1970, parallèlement aux actions et performances qu'elle réalise, seule ou en groupe, Esther Ferrer consacre une partie de son activité aux photographies retravaillées, aux installations, aux tableaux basés sur la série des nombres premiers et aux objets qu'elle détourne de leurs fondements pour faire émerger leurs ancrages idéologiques. Son travail s'inscrit dans une lignée minimaliste qui manie un humour redoutable et une sorte d'absurde rigoureux. Dans un grand dépouillement formel, sa réflexion s'articule autour de quelques notions récurrentes : le temps, l'infini, la répétition, la présence et le corps. De ses années antifranquistes, elle conserve un attachement viscéral pour toute forme de liberté et une allergie non moins viscérale à toute forme d'oppression et de pouvoir. Protocoles, partitions, maquettes... chez Esther Ferrer, l'idée prévaut sur la forme. En héritière du mouvement conceptuel, elle refuse le recours à l'émotif, au pathos. L'art, selon elle, doit s'adresser à l'intellect. L'art, en effet, relève pleinement du domaine du spéculatif. Dans la droite lignée de Fluxus, art et vie sont intrinsèquement liés chez Esther Ferrer. Elle vit une expérience intime et personnelle de l'art. Elle combine, agence, permute, arrange des éléments récurrents dans une grande économie de formes et de moyens, battant en brèche toute chronologie établie. On pourrait affirmer, pour paraphraser le titre d'une de ses expositions (Séville, 1998), que son œuvre va de l’action à l'objet et vice versa, inscrivant son propre corps comme outil et point de départ.
Son art est un acte de résistance au spectaculaire, à la course à la nouveauté, à la surproduction affolée que l'on note ces dernières années : il faut toujours produire de la nouveauté, plus grand, plus gros, plus cher... Pour Esther Ferrer, l'art est politique dans le sens où il est le lieu de l'affirmation et de la construction du Sujet, le lieu de la liberté face aux diktats de toutes sortes. Refusant toute position autoritaire, ses œuvres sont autant de propositions d'habiter le réel. Esther Ferrer ne livre que peu d'explications sur ses œuvres. Elles doivent, lui semble-t-il, s'adresser aux regardeurs en dehors des intentions premières de l'artiste, qui ne nous sont pas données, laissant ainsi une grande ouverture dans la réception de son travail. Car, comme elle l'écrit sur chaque partition de performance: «toutes les versions sont valables, y compris celle-ci». Il était temps que l'institution française se penche sur le travail de cette artiste majeure mais discrète qui a influencé de nombreux artistes. Esther Ferrer a représenté, en 1999. l'Espagne à la Biennale de Venise. Elle a été honorée de nombreux prix et distinctions, dont récemment le Prix national des arts plastiques (Espagne, 2008), le prix Gure Artea (Gouvernement basque, 2012), le prix du MAV (Association des femmes dans les arts visuels, Espagne, 2oi4). Si le premier volet de ce projet, au FRAC Bretagne Pan dernier1. se consacrait plus précisément aux performances, à la question de la présence, du corps dans l'espace, le second volet, ici au MAC/VAL, se concentre sur le travail d'atelier et, plus particulièrement, sur les autoportraits. L'autoportrait pose clairement la question du regard. Comme l'écrit Jean-Michel Ribettes: «ce que l'autoportrait met à nu, c'est précisément la structure du regard qui préside à toute conception de l'œuvre». Il poursuit: «tout autoportrait devient portrait du regardeur2». En dépit de son apparente simplicité, l'exposition nous entraîne dans un maelström vertigineux: Qui regarde qui? Qui se regarde regardant regarder?... Regarde-moi/regarde-toi avec d'autres yeux dans le cadre de l'art. Ces deux expositions, loin d'épuiser cet œuvre pluriel, mettent en lumière une grande partie du travail de cette artiste essentielle et pionnière. La publication, coéditée par les deux structures, constituera la première monographie en français de l'artiste.
Texte de Frank Lamy
Reportage photographiques : Jacques Snap




















