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Bretagne à cinq départements : l’impasse
Le gouvernement n’envisage pas le droit pour un département de changer de Région. Ce qui bloquerait un retour de la Loire-Atlantique en Bretagne historique.
Cela s’appelle le droit d’option. Dans le vaste chamboulement des frontières régionales, il s’agissait de réserver le droit pour un département de changer de Région. Une disposition très attendue par les tenants de la Bretagne historique et du retour de la Loire-Atlantique au sein de la Bretagne. Cette éventualité était aussi envisagée par Pierrick Massiot, le président (PS) de la Région Bretagne (Ouest-France de mercredi ). Et hier, plusieurs associations bretonnes de Paris (ou de Bretons de Paris…) comme l’Association des cadres bretons, la Fédération des Bretons de Paris ou Paris Breton l’ont aussi réclamée d’une seule et même voix. Seulement, ce droit d’option n’est plus du tout à l’ordre du jour pour le gouvernement. André Vallini, secrétaire d’État à la Réforme territoriale, l’a confirmé hier. En clair, il ne figurera pas dans le prochain projet de loi sur la réforme territoriale qui sera discuté par les parlementaires.« Ce droit d’option aurait ouvert des débats sans fin, chaque département aurait souhaité être rattaché à telle région. On n’allait plus en finir », aexpliqué André Vallini.
L’ultime carte pour la réunification
L’annonce risque de faire monter la température dans les rangs des partisans de cette Bretagne historique à cinq départements. Déjà, depuis le début de la semaine, ils ne cessent de dénoncer la nouvelle carte des régions dévoilée lundi soir par François Hollande qui laisse la Bretagne en l’état, à quatre départements. À la limite, ce droit d’option apparaissait comme une dernière carte à jouer pour retrouver les frontières de la Bretagne historique. Sauf que cette carte n’est manifestement plus d’actualité. Même si on peut imaginer que les députés bretons, largement favorables à la Bretagne à cinq, essaieront de sauver ce droit d’option lors des débats parlementaires. C’est, en tout cas, ce qu’a déjà annoncé Jean-Jacques Urvoas, député (PS) du Finistère, et président de la commission des lois à l’Assemblée nationale. Mais il leur faudra réunir une majorité de voix sur un droit d’option qui apparaîtra surtout comme une opportunité pour la Loire-Atlantique de quitter les Pays de la Loire pour la Bretagne. Pas gagné… Christian Troadec, le maire (divers gauche) de Carhaix, et à l’origine du mouvement des Bonnets rouges, n’a pas tardé à réagir.« On veut enterrer définitivement toute possibilité à la Bretagne de retrouver ses frontières historiques », déclare-t-il. Et de poursuivre, en haussant singulièrement le ton :« Après le temps de l’enfumage et de l’humiliation vient donc désormais celui du cynisme et de la provocation. ». Article de Didier GOURIN.















