Extraits du spectacle "Generali on ice" d'hier après-midi à la patinoire de Boulogne Billancourt. Lire mon billet du 18 avril à propos de cette manifestation artistique en cliquant ICI.
Du
24 avril au 1er juin 2009, le Grand Palais à Paris accueille la
deuxième édition de la grande triennale consacrée à la scène française
de l'art contemporain : La Force de l'art 02. Co-produite par
l'Établissement public du Grand Palais, cette vaste manifestation
présente la richesse et la diversité du panorama de la création en
France, sans distinction de génération, de genre ou de nationalité.
Trois
commissaires d'exposition de renom : Didier Ottinger, Jean-Louis
Froment et Jean-Yves Jouannet, ont fait appel à l'architecte Philippe
Rahm pour concevoir un projet en rapport avec l'immense espace de la
Nef du Grand Palais.
Une plate-forme sera installée au
centre de la Nef. Comme un paysage dont la géologie a été façonnée par
40 œuvres, ce rectangle blanc de 130 m sur 30 m accueillera des univers
artistiques clos et intimes, ou largement ouverts, qui sont autant de
grottes, tours, cours et placettes formant une « géologie blanche ».
Ouverture tous les jours, sauf le mardi. Le lundi et le mercredi de 10h à 19h et du jeudi au dimanche de 10h à 23h Plein tarif : 5 € - Tarif réduit : 3 € - Pass permanent : 10 € Accès gratuit pour les moins de 13 ans
L'ancien ministre français Yvon Bourges est décédé à l'âge
de 87 ans, annoncent l'Elysée et le ministère de l'Intérieur. Yvon Bourges, décédé samedi à l'hôpital du Val-de-Grâce à
Paris, fut secrétaire d'Etat du général de Gaulle avant de devenir ministre de
la Défense entre 1975 et 1980 dans les gouvernements successifs de Jacques
Chirac et de Raymond Barre.
A découvrir ! le travail très créatif du photographe
Akif Hakan Celebi. Américain d’origine turque. Akif amène “l’expressionnisme”
dans la photographie avec des combinaisons de couleurs inhabituelles. J’aime
beaucoup son esprit créatif alliant photo journalisme, sensualité, beauté et
glamour avec une forte inspiration asiatique et orientale.
Jacques Tati, Mon oncle, l’oncle de tous les Français partis
en vacances avec Monsieur Hulot, vous connaissez ?
Il est mort depuis longtemps, et bien, il vient de casser sa
pipe ! Incroyable mais maladivement moderne : l’affiche de l’exposition qui lui
est consacrée à la Cinémathèque française a été retouchée : il fallait que les
passants ne pussent voir la provocante pipe de Monsieur Hulot, la pipe principe
des personnages.
Au demeurant, la retouche fait qu’on ne s’intéresse qu’à
cette pipe transformée en étrange moulin à vent. Tati, Don Quichotte de la pipe
! Cette reconstruction Stalinienne de la photo pourrait prêter à rire, si elle
ne mettait en relief un phénomène énigmatique et historique lié à l’étrange
application des lois. A savoir, le facteur connerie, le facteur humain.
La vitesse de propagation et de déformation d’une loi, ici
la loi Evin, est fonction du nombre de médiocres importants chargés de
l’appliquer. On peut discuter du bien-fondé de cette loi anti-tabac à perte de
nuits enfumées ou désenfumées, il n’empêche elle génère un dogmatisme, un
intégrisme hygiénique qui fait tout aussi peur que la maladie.
Comme si le fait d’exhiber la gentille pipe de Monsieur
Hulot, au demeurant jamais allumée, pourrait constituer une transgression de la
loi ?
D’où, la nécessité de tenir compte au moment du vote d’une
loi des applicateurs et de leur folie furieuse ou de leur bêtise élémentaire…
désormais donc à la foire juridique on casse la pipe de Sherlock Holmes, on
tire sur celle de Maigret ; il est vrai qu’auparavant la celtique de Sartre
s’était suicidée sur la couverture du catalogue d’exposition consacré à l’agité
du bocal ; que le mégot de Malraux avait pris la malle du timbre-poste, où l’on
voyait l’ancien ministre du général de Gaulle ; que la gitane de Gainsbourg
avait été réduite en cendres dans un livre consacré à la chanson française
publié chez Larousse ; que la cigarette de Lucky Luke est devenue brin d’herbe
: tiens le cow-boy fume de l’herbe…
Alors heureusement, Hercule Poirot ne fume que très rarement
de petits cigares… et Miss Marple ne boit que du thé… Gare au cigare… on est
chez les fous.
Ce qui est drôle si j’ose dire, c’est que cette censure
photographique tombe sur la pipe de l’inoubliable Jacques Tati, qui a toujours
considéré que le monde moderne allait nous rendre tous mécaniquement abrutis.
Le moulin de sa pipe apporte de l’eau à son moulin.
Source : Edition France Soir du samedi 18 avril 2009 page 7