"ON VEUT TRAVAILLER"
"On ne veux pas de l'argent public, on veut travailler.
Le blocus est maintenu, on verra ce qu'il en sera après la réunion", à
déclaré Jacques Pinto, représentant de la CFDT à Boulogne-sur-Mer. "On va
revendiquer notre droit au travail et nous, notre travail c'est de pêcher les
poissons et de les vendre, donc il faut des quotas", a ajouté M. Pinto.
"On sort, mais on est obligé de rejeter des poissons morts à la mer" à
cause de quotas déjà épuisés, déplorait mercredi Vincent Malfoy, un pêcheur
boulonnais en grève, exprimant son "dégoût" de devoir rejeter ces
poissons, "alors qu'il y a plein de gens qui meurent de faim à
terre".
A l'unisson du ministère de la pêche, une porte-parole de la
Commission européenne a indiqué qu'"il n'y a pas de marge de manoeuvre sur
les quotas", en rappelant qu'ils avaient été négociés et adoptés par les
27 pays de l'UE en décembre, alors que la France présidait l'UE. "La France
gère son quota, ce qui impose évidemment des contraintes pour les
pêcheurs", a indiqué Nathalie Charbonneau, porte-parole de la Commission.

Michel Barnier, Ministre de l'Agriculture et de la Pêche