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Marie photograhiée par moi en mai 2005. Photo JS.
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Le dernier film de Mel Gibson critiqué pour sa violence
" Apocalypto ", fresque sanglante sur la décadence de la civilisation maya, est sorti ce week-end aux Etats-Unis
Le dernier film de Mel Gibson, Apocalypto, sorti le 8 décembre sur 2 500 écrans américains (il arrive en France le 10 janvier), est une fresque très violente sur la décadence de la civilisation maya. Et tout comme son film précédent, La Passion du Christ, qui avait connu un succès mondial, cette fresque historique et sanglante est la cible de controverses.
Apocalypto est le premier film d'action dont tous les dialogues sont dans une langue morte, le yucatèque. Un vrai risque commercial quand on s'adresse à un public américain qui n'aime pas avoir à lire des sous-titres au cinéma.
La réputation de Mel Gibson a également été ternie par sa tirade antisémite, en août, lors de son arrestation pour excès de vitesse et conduite en état d'ivresse à Malibu (Californie). Depuis, le cinéaste a dû faire le parcours imposé aux vedettes qui dérapent : excuses publiques et cure de désintoxication. Ses distributeurs, les studios Disney, ont mené une délicate opération de marketing du film auprès des communautés indiennes et latinos, mais ont évité une première à Hollywood, se contentant d'un gala de charité dans un casino de l'Oklahoma.
EMPALEMENTS ET AMPUTATIONS
Les historiens, ainsi que des descendants des Mayas, apprécient mal les libertés que le réalisateur de Braveheart a prises avec l'Histoire, en choisissant de décrire les indigènes d'Amérique centrale en sauvages sanguinaires. Les spécialistes rappellent que les habitants de la péninsule du Yucatan étaient un peuple raffiné, qui connaissait les mathématiques, l'écriture, l'astronomie. Ils déplorent une confusion avec des pratiques sadiques des Aztèques.
Les journaux saluent la puissance visuelle du film, mais sont révulsés par une violence sans précédent. " La brutalité est si implacable et extrême qu'elle transforme parfois l'horreur en comédie grotesque ", commente le New York Times. Dans le Wall Street Journal, Joe Morgenstern écrit : " Après quelques empalements, amputations, viols, éviscérations et décapitations, j'ai pensé que c'était le film le plus violent que j'aie jamais vu, d'un point de vue visuel et obsessionnel. A la fin, j'en étais certain (...), de même que je suis sûr qu'Apocalypto est une oeuvre visionnaire, avec sa propre intégrité sauvage. "
" Gibson a fait un film qu'on peut seulement recommander aux spectateurs doués d'une tolérance pour la barbarie digne d'un commandant de camp de concentration ! ", écrit Kenneth Turan, critique du Los Angeles Times, qui interpelle le réalisateur sur sa fascination pour la violence, déjà visible dans ses films précédents : " Mel, mais vous ne faites pas partie de la solution, mais du problème. "
Le public semble adhérer à cette surenchère sanglante. Apocalypto sort en tête au box-office après le premier week-end avec une recette de 14,2 millions de dollars. C'est un bon score même s'il est éloigné des 83 millions engrangés en un week-end par La Passion.
Claudine Mulard

Mel Gibson tétanise l'Amérique avec un film violent sur les Mayas
Le dernier film de Mel Gibson, Apocalypto, sorti aux Etats-Unis le 8 décembre, et que l'on pourra voir en France à partir du 10 janvier, provoque une vive controverse outre-Atlantique.
Des critiques de cinéma affirment que cette fresque sur la décadence de la civilisation maya est " le film le plus violent " qu'ils aient jamais vu. Certains s'interrogent sur " le problème " Gibson, dont le film précédent, La Passion du Christ, avait déjà été qualifié de " film gore ". Les historiens s'indignent de voir les indigènes d'Amérique centrale décrits comme sanguinaires, alors qu'ils étaient un peuple raffiné. Pour son premier week-end d'exploitation, Apocalypto, bien que les acteurs parlent en yucatèque, occupe la tête du box-office.
Avis à toutes les modeuses, les soldes d'hiver arrivent! Elles ont lieu du mercredi 10 janvier à partir de 8h00 jusqu'au samedi 17 février inclus.Tous les secteurs d'activité sont concernés par cette période. L'arrêté est consultable sur le site internet de la préfecture de Paris : www.paris.pref.gouv.fr

Photo JS
Jane Birkin en tête d'affiche.
Biyouna - chanteuse algéroise, détentrice d'un rôle mémorable dans Viva
L'Aldjérie de Nadir Moknèche - incarnant le choryphée. Un chœur multiethnique
qui laisserait présager un esprit à la Peter Brook, metteur en scène qui a su
si souvent revisiter d'autres mythes, non pas grecs mais shakespeariens, avec
sa troupe internationale au Théâtre des Bouffes du Nord. "Bon
présage!", donc, aurait pensé instinctivement le plus commun des oracles.
Par ailleurs, nos esprits férus
d'hellénisme se souvenaient encore de L'Orestie d'Eschyle au Théâtre de
l'Odéon, il y a quelques années, dans une mise en scène brillante et subtile de
Georges Lavaudant qui nous avait charmés par la force et la sobriété des
stances des tragédiens grecs. On s'attendait de nouveau à un texte dont la
pureté transcende les siècles. Mais sur scène, les comédiens sont décevants :
une Jane Birkin semblant davantage jouer un de ses propres rôles, en petite
fille perdue et larmoyante aux accents mélodramatiques anglo-saxons. Un Oreste
qui surjoue. Clytemnestre, Egisthe, Chrysothémis, quant à eux, ne s'en tirent
pas mieux, et semblent de surcroît être sponsorisés par Bouchara, vêtus de
tissus aux couleurs moirées et chatoyantes d'un goût post-réveillon clinquant
notoire.
Pour ce qui est de la traduction
du texte grec, tout amateur de la finesse de celle que le poète Philippe
Jaccottet avait pu offrir à L'Odyssée d'Homère ne la retrouvera nullement ici.
Pas de rythme, pas de souffle dans la traduction d'Electre par Robert Pignarre.
Dans cette mise en scène de Philippe Calvario, que reste-t-il alors d'Electre,
cet épisode qui clôt le mythe des Atrides? Comment vraiment ici réussir à se
plonger au plus profond de la malédiction, du cycle infernal marqué par le
meurtre, le parricide, l'inceste et enfin le matricide? Electre ne survit que
dans l'attente de venger son père, Agamemnon, tué par sa femme Clytemnestre et
son amant Egisthe. Maigre, un peu garçonne, elle attend son frère Oreste pour
accomplir l'acte terrible. Mais le magnétisme ne prend pas; les principes
essentiels de terreur et pitié, de catharsis et en fin de compte le tragique
sont ici décrédibilisés. Parmi tout ceci, où est donc Electre?
"Di doo di doo da, oh di doo
di doo da / Je n'ai jamais joué à la poupée / J'ai je-ne-sais-quoi d'un garçon
manqué / Je suis l'portrait d'mon père tout craché". Pourquoi chercher
plus loin, en fin de compte, une description plus précise du jeune personnage
Electre? Jane Birkin la chantait déjà en 1973. Loin d'être dithyrambique, notre
avis serait qu'il manque trop à cette mise en scène pour que le spectateur
puisse espérer en sortir, en définitive, réellement électrisé.
Jusqu'au 4 février 2007, Théâtre des Amandiers, 7 av Pablo Picasso, Nanterre, RER A "Nanterre préfecture" + navette du théâtre, 12 euros pour les étudiants.
Sarkozy abandonne la ‘rutpure’
pour adopter le ‘Tout devient possible’. Général
Face au "désir d’avenir" de la
candidate socialiste, la « rupture », même adoucie en « rupture tranquille »
semblait un message trop cassant aux
proches du probable candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy. Sur l’avis du
publicitaire François de la Brosse (ZNZ), il se pourrait que Nicolas Sarkozy
adopte dès le 14 janvier, date du congrès de l’UMP le slogan « Tout devient
possible ». Alors qu’Alain Juppé vient d’annoncer sur son blog qu’il soutenait
la candidature de Nicolas Sarkozy pour 2007, cette phrase fait rêver à des
lendemains qui chantent. Elle est proche de la dernière ligne du livre du
ministre de l’Intérieur, « Témoignage » : « par notre volonté collective, tout
est possible ». Elle fait aussi malheureusement penser à la citation récurrente
de David Rousset employée par la politiste Hannah Arendt dans son étude du ...
« Système totalitaire » : « les hommes normaux ne savent pas que tout est
possible ».
Le PS publie 100 pages sur le Net
sur «l'inquiétante "rupture tranquille" de monsieur Sarkozy». Une
somme polémique mais argumentée sur l'idéologie du candidat UMP.
Nicolas Sarkozy dépecé... Et les
meilleures tranches jetées en pâture sur la Toile ! Tel est le rêve du PS :
lancer les internautes à l'assaut de Sarko et faire naître sur le Net un débat
autour de la nature «dangereuse» du projet du candidat de l'UMP à l'Elysée.
Pour les socialistes, l'intérêt tactique est évident tant l'effet repoussoir
que produit Nicolas Sarkozy dans toute une frange de l'électorat apparaît comme
le meilleur coagulant des électeurs issus des gauches autour de Ségolène Royal.
A cette fin, la rue de Solférino
met en ligne demain sur son site Internet un riche document intitulé :
«l'inquiétante "rupture tranquille" de monsieur Sarkozy» que
Libération s'est procuré. Long de plus de 300 000 signes, ce texte passe en
revue l'ensemble des faits et gestes de Nicolas Sarkozy depuis 2002 sous son
triple képi de ministre de l'Intérieur, ministre de l'Economie et des Finances,
et aspirant président de la République.
Idéologue. Nourri par les travaux
d'une batterie d'experts, l'ouvrage a été piloté par le secrétaire national du
PS à l'Emploi, le député de la Drôme Eric Besson. A l'origine, il devait être
publié sous forme de livre, mais Olivier Faure, directeur adjoint du cabinet de
François Hollande, a suggéré, il y a deux mois, de le mettre en ligne pour
attiser des réseaux de discussions autour de son contenu. Celui-ci a aussi été
enrichi par des «complicités» internes à la machine ministérielle sarkozyste,
en l'occurrence le travail de hauts fonctionnaires de la place Beauvau et de
Bercy qui signent sous les pseudonymes de Caroline Laurent, Pierre Bayard et
Michel Hauteau.
Pendant près d'un an, cette
équipe a disséqué l'action du ministre, analysé le moindre de ses discours et
relu ses nombreux écrits. Réfutant le slogan «Sarko, facho», jugé «à la fois
stupide et contre-productif», l'analyse évite de sombrer dans la caricature.
Elle récuse également les attaques personnelles et toute forme d'approche
«psychologisante» (famille, origines, etc.) des prises de position de Sarkozy,
qualifié d' «adversaire redoutable». Au-delà de la critique de son bilan, qui,
bien qu'argumentée reste sujette à polémique, cette étude a surtout l'intérêt
de peindre le président de l'UMP en authentique idéologue, à mille lieues de
l'image de l'élu plein de «bon sens» et pétri de pragmatisme qu'il prétend se
donner. L'analyse devrait d'ailleurs séduire le dernier carré de chiraquiens
qui demeure viscéralement hostile à l'élu de Neuilly : «libéral, atlantiste et
communautariste», tel est le triptyque identitaire du sarkozysme, «filiale
française de la Bush Cie», selon la formule d'Eric Besson.
«Arrogance». Avec de nombreux
exemples et références à l'appui, l'ouvrage fait de Nicolas Sarkozy un apôtre
du néoconservatisme américain tant sur le plan du communautarisme et des
religions, partie la plus innovante de l'ouvrage, que sur le terrain de la
sécurité, du libéralisme économique et, bien sûr, de la politique étrangère.
Comme les chiraquiens, Eric Besson est d'ailleurs convaincu que le candidat UMP
a commis l'une de ses «plus grosses erreurs» lors de son voyage aux Etats-Unis,
en septembre 2006, lorsqu'il a dénoncé «l'arrogance française» et s'est
appliqué à mettre en scène sa rencontre avec George W. Bush.
«Brouiller». Depuis, le patron de l'UMP s'efforce de corriger le tir. D'où l'invention de l'improbable oxymore «la rupture tranquille», la mise en avant de la plume «sociale» de l'ex-séguiniste Henri Guaino ou encore ses adresses à «la France qui souffre». Façon de tenter de «brouiller les pistes», selon Eric Besson, qui voit en Sarkozy un fossoyeur qui du «gaullisme autant que [de] l'héritage laïque et républicain». Amoureux des sunlights, l'intéressé sera ravi de voir qu'il fascine toujours adversaires comme partisans. Au point d'être érigé en objet d'étude.
L_inquietante_rupture_tranquille_de_monsieur_Sarkozy
source : Libération

Photo JS