Quand l'organisme retient l'alcool
Alors faites vos comptes ! Et
tenez bien compte du fait que la dynamique de l'alcool dans notre organisme
diffère selon que vous êtes un homme ou une femme, et selon que vous buvez à
jeun ou en mangeant.
A jeun par exemple, l'alcoolémie
pour un verre d'alcool sera d'environ 0,20 g/l pour un homme, et 0,30g/l pour
une femme. Elle sera diminuée si vous buvez en mangeant. Par ailleurs, sachez
que le pic d'alcoolémie sera atteint au bout de 30 minutes pour un buveur à
jeun, et d'une heure durant le repas. Et cela quelle que soit la quantité consommée.
Par exemple, à la fin d'un dîner
de deux heures au cours duquel vous aurez bu un apéritif et quatre verres de
vin, votre alcoolémie sera de 0,8g/l. Vous devrez ainsi patienter 4 heures pour
être au seuil de 0,5 g/l. Et même 9 heures pour revenir au niveau 0 ! En effet
l'organisme met beaucoup de temps à éliminer l'alcool. Un sujet sain élimine
0,1 à 0,15 g/l d'alcool par heure.
Et ce n'est pas la peine de chercher un remède miracle pour revenir au seuil autorisé. Il n'en existe pas. Alors inutile d'avaler un litre d'eau. Pas plus que du café salé, une cuillérée d'huile, du jus de citron… ou n'importe quelle recette de grand-mère. Seul le temps sera votre allié. Et en attendant, ne prenez pas le volant.
Site de Destination Santé
Les voeux de Jacques Chirac depuis 1995
- 31 décembre 1995: "nous
sommes au début du chemin"
Pour ses premiers voeux en tant
que chef de l'Etat, Jacques Chirac doit déjà venir à la rescousse de son
Premier ministre Alain Juppé, malmené par des manifestations monstres après sa
réforme du système de protection sociale. Il rend hommage à son "action
courageuse", menée "dans des circonstances particulièrement
difficiles". "Depuis sept mois, notre priorité c'est l'emploi",
assure-t-il. "Nous sommes au début du chemin, mais nous sommes sur le bon
chemin".
- 31 décembre 1996: "notre
pays est en train de changer"
La France "est en train de
changer, de bouger, de se remettre en question", même si elle traverse
"des turbulences", veut croire Jacques Chirac fin 1996. A l'issue d'une année
marquée notamment par un conflit avec les routiers, le chef de l'Etat appelle à
un "vrai dialogue social" et à ne "pas porter atteinte à
l'intérêt général au nom d'intérêts particuliers". Il ne faut pas
"tout attendre de l'Etat", prévient-il.
- 31 décembre 1997:
"j'interviendrai chaque fois que les intérêts de la nation seront en
jeu"
Quelques mois après la
dissolution ratée de l'Assemblée nationale qui l'a contraint à nommer à
Matignon le socialiste Lionel Jospin, Jacques Chirac fait profil bas.
"Responsable de l'avenir de la nation, j'interviendrai chaque fois que ses
intérêts seront en jeu", avertit toutefois le chef de l'Etat.
- 31 décembre 1998: "la
sécurité est la première des libertés"
A l'issue d'une année 1998
euphorique après la victoire de la France en finale de la Coupe du monde de
football, Jacques Chirac profite de ces voeux pour critiquer par petites
touches l'action du gouvernement Jospin. "Trop de pesanteurs et
d'habitudes nous tirent encore en arrière", regrette-t-il. "Trop
souvent les intérêts particuliers l'emportent et nous ne jouons pas assez
'collectif'".
Déjà en campagne pour 2002, le
chef de l'Etat appelle à "défaire les noeuds qui nous empêchent
d'avancer", notamment à baisser impôts et charges. Il rappelle aussi au
passage que "la sécurité est la première des libertés".
- 31 décembre 1999: pour un
siècle "éthique"
Pour le passage à l'An 2000,
Jacques Chirac opte pour des voeux résolument consensuels, en souhaitant que le
siècle qui s'ouvre soit "éthique". Il exprime aussi sa solidarité aux
Français durement touchés par les deux tempêtes qui ont ravagé la France en cette
fin 1999.
- 31 décembre 2000: 2001 doit
être une "année utile"
Jacques Chirac lance la campagne
pour la présidentielle de 2002 en souhaitant que 2001 soit une "année
utile", dans un message implicite à son futur adversaire, Lionel Jospin.
"Chaque année compte, aucune ne peut être perdue", dit-il. "Il
faut faire dès maintenant les réformes qui préparent l'avenir, celles que
beaucoup de nos voisins ont déjà faites", souhaite-t-il, en évoquant
notamment celle des retraites. Il dénonce aussi, une nouvelle fois, "la
montée de la violence et des incivilités, jusque dans les écoles".
- 31 décembre 2001: l'appel à
"faire le choix de l'action"
A quelques mois de l'élection
présidentielle, Jacques Chirac appelle les Français à faire "le choix
d'une ambition française, le choix de l'action". Il plaide aussi pour la
réalisation de "grandes réformes de modernisation de la société, de
l'économie et de l'Etat", et en faveur de la lutte contre une insécurité
qui "progresse". Jacques Chirac salue également en ce 31 décembre 2001 l'entrée en vigueur de
l'euro, qualifiée de "moment historique".
- 31 décembre 2002: "une
année d'action résolue et équitable"
Réélu à l'Elysée, et après avoir
nommé Jean-Pierre Raffarin à Matignon, Jacques Chirac annonce pour 2003 une
"année d'action résolue et équitable". "Nous savons tous que des
réformes sont indispensables", des réformes "que nous avons trop
longtemps retardées", déclare-t-il, en évoquant notamment celle des
retraites qui sera menée à bien dans les mois suivants.
- 31 décembre 2003:
"priorité" à l'emploi
Jacques Chirac place 2004, année
électorale avec les régionales et les européennes notamment, sous le signe de
"l'emploi", dont il fait la "priorité" du gouvernement
Raffarin. "Tout l'enjeu de l'année 2004 est de tirer le meilleur parti de
la croissance, avec une priorité: l'emploi".
- 31 décembre 2004: les Français
appelés aux urnes
Le référendum sur la Constitution
européenne aura lieu "avant l'été", annonce Jacques Chirac aux
Français au soir du 31 décembre 2004. "Entre le repli et l'ouverture, le
choix que nous ferons sera décisif", prévient-il. "Ce choix engage
l'avenir de la France et de l'Europe". Le 29 mai, les Français lui
répondront "non" à 54,67%.
- 31 décembre 2005:
Victime d'un accident de santé quelques semaines plus tôt, achevant une année 2005 catastrophique politiquement avec la victoire du "non" au référendum européen et la vague de violences dans les banlieues françaises, Jacques Chirac, qui a chaussé ses lunettes, enjoint les Français à se montrer "intransigeants sur les idéaux de la République: refus du communautarisme, respect dû à chacun, respect de la laïcité, lutte contre les discriminations, combat contre le racisme et l'antisémitisme". Il veut aussi "aller encore plus de l'avant pour gagner la bataille de l'emploi", quelques semaines avant l'annonce par le Premier ministre Dominique de Villepin du Contrat première embauche (CPE) qui va jeter les Français dans la rue. AP
A la tête de l'équipe Mitsubishi, Dominique Serieys...
A la tête de l'équipe Mitsubishi,
Dominique Serieys vise une 7e victoire consécutive au Dakar. Pour le manager
français, la stabilité des effectifs est à l'origine de cette excellence.
Mitsubishi est l'équipe à battre.
Ressentez-vous une pression supplémentaire avant de viser une septième victoire
en sept ans ?
Dominique Serieys : Je suppose
que notre succès a créé une pression propre à maintenir les standards élevés
que nous avons atteints dans le passé. Nous avons pris part au Dakar depuis 25
ans sans ininterruption et nous restons sur six victoires de suite. Ce record
parle de lui-même.2006 a été très dure pour le team. Nous avons développé une nouvelle voiture, nous
avons souffert de la perte tragique de Henri Magne en juin, et en termes
sportifs nous avons eu affaire à une équipe Volkswagen très forte. La pression
est vraiment perceptible. Mon objectif personnel est de gagner pour dédier
cette victoire à Henri.
Les tests avec le Pajero MPR13 se
sont très bien passés. Quels sont les points forts de la nouvelle voiture ?
D.S. : La facilité de conduite et la stabilité. Les autres points
clé sont le spacieux cockpit et les améliorations réalisés pour
le confort du pilote et du co-pilote.
Quel est le secret d'une victoire
au Dakar ?
D.S. : L'expérience et
l'engagement sont les paramètres les plus importants. Nous sommes parvenus à
conserver une solide unité ces dernières années, avec des équipages stables et
constants. Je pense que nous avons les meilleurs pilotes et co-pilotes et, conjugué
au travail d'arrache-pied d'équipes enthousiasmes à Pont de Vaux et au Japon,
cela fait de nous une très solide famille avec un esprit d'équipe génial.
Votre stratégie sera-t-elle
similaire à 2006 ?
D.S. : L'élément clé sera notre
stratégie de course. Je serai un team manager tranquille, spécialement au
départ. Je ne mettrai pas de pressure supplémentaire sur nos pilotes et je
serai réactif ; je ne prendrai de décision importante que si le besoin s'en
fait sentir ou si les circonstances changent. Etre team manager sur le Dakar
est très différent de l'être sur les 24 Heures du Mans ou en WRC. Le Dakar est
imprévisible, on ne peut définir de stratégie.
Qu'est-ce qui fait un bon
directeur d'équipe ?
D.S. : Un bon team manager a
besoin d'être calme, professionnel, stable, et capable d'anticiper les
situations. Il doit aussi être un businessman.
A quel point a été important le
test final à Dubaï avec la nouvelle voiture ?
D.S. : Dubaï a été la dernière
course avant le Dakar, l'opportunité pour Stéphane [Peterhansel] de piloter le
nouveau Pajero et pour Hiroshi [Masuoka] et Luc [Alphand] de gagner de de
l'expérience à son volant. Cela a aussi été l'occasion pour 'Nani' Roma de
faire 1.500 à 2.000 km de tests. Ne pas être allé à Dubaï n'affectera peut-être pas le résultat final
du Dakar mais c'était une opportunité de faire des tests de dernière minute.
Est-ce un gros avantage de
repartir avec les quatre mêmes pilotes ?
D.S. : C'est sûrement l'une de
nos forces principales. Nous avons quatre des meilleurs au monde. J'ai foi en
eux. Il n'y a rien de pire pour un pilote de ne pas savoir s'il a un contrat
pour l'année suivante. Nos pilotes sont fixés, employés à l'année et peuvent se
concentrer sur leur tâche.
Le tracé 2007 paraît très
difficile. Où pensez-vous que la course se gagnera ou se perdra ?
D.S. : La Mauritanie sera la clé. Pour nous, suivre
les voitures de tête pendant la traversée du Maroc ne sera pas un problème, du
moment que nous seront proches. Une fois que l'épreuve entrera en Mauritanie, la
course débutera vraiment. Gagner des étapes pour deux minutes en Europe ou au
Maroc n'est pas représentatif car nous parlons de paquets de minutes voire
d'heures en Mauritanie. Je serai patient et j'observerai.
BMW et Volkswagen ont travaillé
dur, les Buggies sont très rapides. D'où va venir le plus gros danger ?
D.S. : De Volkswagen, assurément.
Giniel de Villiers est un pilote de haut niveau, Carlos Sainz et Mark Miller
sont extrêmement compétitifs. Nous connaissons tous l'expérience d'Ari Vatanen
et ses records sur l'épreuve (4 victoires, 50 victoires en spéciales). Nous ne
devons pas oublier BMW. Nasser [Al-Attiyah] est expérimenté et Jutta
[Kleinschmidt] et plus que capable de monter sur le podium. Puis, il y a
[Jean-Louis] Schlesser et les Buggies. Je pense qu'il y a 12 voitures en lice
pour le top cinq. Ça va être une bonne bagarre...
Voeux du Président : dimanche à 20 heures
Dimanche 31 décembre, à 20
heures, le Président de la République présentera ses voeux aux Français, à la
télévision, pour la douzième fois depuis son élection, en 1995. " Dans
cette période où un débat national va avoir lieu, je veux dire aux Français
quels sont les grands enjeux aptes à créer les conditions du développement et
de la prospérité de la France dans les années qui viennent ", a confié
Jacques Chirac au Monde, à la mi-décembre, alors qu'il préparait ses discours
de Nouvel An.
Le rituel des voeux s'étendra
" J'ai toujours dit que je me déterminerais au cours du premier trimestre de l'année 2007. Les voeux se terminant à la mi-janvier, c'est probablement un peu tôt pour moi pour dire ce que j'ai l'intention de faire ", a-t-il déclaré au Monde. Le congrès au cours duquel l'UMP doit apporter son soutien à la candidature de son président, Nicolas Sarkozy, a été fixé au 14 janvier.

Mitsu or not Mitsu ?
DAKAR 2007 - PRESENTATION
Qui peut bien battre les 4x4
Mitsubishi sur le Dakar ? La question s’installe comme un refrain chaque année
à l’approche de la
Saint-Sylvestre. Et systématiquement depuis six ans, les
voitures rouges répondent catégoriquement sur le terrain : personne.
Même quand leur pilote de pointe,
Stéphane Peterhansel, connaît une mésaventure en fin de rallye alors qu’il
occupe la tête du classement général (2003, 2006). Lors de la dernière édition,
c’est son coéquipier Luc Alphand qui s’est chargé de défendre les positions de
la forteresse japonaise, remportant son premier titre en huit participations au
Dakar. L’ancien skieur, qui signe ainsi une reconversion exemplaire, se
présente naturellement comme un candidat légitime à sa succession, tout comme
ses camarades d’écurie Peterhansel, Masuoka et Roma, tous anciens vainqueurs
sur le rallye.
Bien que la marque aux diamants
présente une version encore améliorée du célèbre Pajero, le MPR 13, la
concurrence semble se rapprocher, jusqu’à devenir menaçante pour les favoris.
Du côté de Volkswagen, le Race Touareg, en quête de fiabilité, comble chaque
année un peu plus son retard, et ses porte-étendards se révèlent de plus en
plus crédibles en tant que vainqueurs en puissance. Discret mais efficace, le
Sud-Africain Giniel De Villiers, dauphin d’Alphand en 2006, connaît une
progression sans faille. Et Carlos Sainz, l’ogre du WRC, a signé une entrée
fracassante sur l’épreuve avec quatre victoires de spéciales alors qu’il
n’était venu « que pour apprendre ». Nouveau venu chez VW, Ari Vatanen aimerait
lui-aussi renouer avec ses grandes années. A défaut, il tentera de reconquérir
le record de victoires d’étapes que lui a soufflé « Peter » l’an dernier.
Le team BMW X-Raid poursuit lui
aussi sa montée en puissance depuis trois ans. Le Qatari Nasser Al Attiyah, qui
a déjà donné des preuves de compétitivité, n’a plus qu’à ajouter la régularité
à la performance, tandis que le champion du monde de ski extrême Guerlain
Chicherit, 9ème du Dakar en 2006 et vainqueur de la dernière spéciale,
s’imagine bien dans le Top 5. Surtout, le chef de clan Sven Quandt s’est
attaché les services de Jutta Kleinschmidt, qui a apporté toute son expérience
au développement du X-3. Enfin, Jean-Louis Schlesser, le dernier en date à
avoir fait vaciller Mitsubishi en 1999 et 2000, ne présentera qu’un seul buggy
bleu cette année. « Mais je ne suis jamais aussi rapide que quand je suis seul
», a prévenu « Schless », qui vise comme d’habitude la victoire.
Communiqué de presse ASO
Saddam Hussein a été exécuté par pendaison
Son exécution, annoncée par la
chaîne de télévision Al Hourra, a été confirmée par les autorités irakiennes
alors que les appels à la prière retentissaient dans Bagdad en ce jour le plus
sacré du calendrier musulman, celui qui marque le début de l'Aïd el Adha, la
grande fête du sacrifice.
Les détails de l'exécution sont
rares mais, selon un témoin cité par la chaîne publique Irakiya, Saddam
Hussein, jugé pour le massacre de Doudjaïl en 1982, est apparu comme un
"homme brisé" alors qu'il montait sur l'échafaud.
Sa mort, dans un lieu qui reste
inconnu, a été filmée, mais on ignore encore si les images seront diffusées par
les autorités irakiennes.
Elles devraient être accueillies
avec satisfaction par la majorité chiite, violemment opprimée sous son règne -
les 148 victimes du massacre de Doudjaïl étaient chiites - mais pourraient
alimenter davantage encore la colère de la minorité sunnite et décevoir de
nombreux Kurdes, qui souhaitaient le voir jugé pour génocide contre leur
communauté.
BUSH: "UNE ÉTAPE
IMPORTANTE"
Aux Etats-Unis, le président
George Bush a estimé que la mort de Saddam Hussein constituait une "étape
importante" du processus de démocratisation de l'Irak.
"Faire rendre justice à
Saddam Hussein ne mettra pas un terme à la violence en Irak, mais c'est une
étape importante sur le chemin de la démocratie en Irak, une démocratie qui
pourra se gouverner, se soutenir et se défendre par elle-même", écrit-il
dans un communiqué diffusé de son ranch texan de Crawford.
A Londres, la ministre
britannique des Affaires étrangères, Margaret Beckett, a estimé que Saddam Hussein,
"jugé par un tribunal irakien pour une partie au moins des crimes
effrayants qu'il a commis contre le peuple irakien", a "rendu des
comptes".
La France, qui avait pris la tête
du camp du "non" à l'intervention militaire de mars 2003, a simplement
"pris acte" de son exécution et appelé "tous les Irakiens à
regarder vers l'avenir et à travailler à la réconciliation et à l'unité
nationale".
PROCÈS CHAOTIQUE
Pratiquement trois ans jour pour
jour après sa capture dans une cache de sa région natale de Tikrit, près de
trois décennies après son arrivée au pouvoir à Bagdad, l'existence de Saddam
Hussein s'est achevée au bout d'une corde.
Sa fille Raghd, qui vit en exil
en Jordanie, a demandé à ce que son corps soit inhumé "temporairement au
Yémen jusqu'à ce que l'Irak soit libéré et qu'il puisse être réinhumé en
Irak", a rapporté une source proche de la famille.
L'ancien président irakien,
renversé en avril 2003, avait été condamné à mort pour crimes contre l'humanité
le 5 novembre dernier. Sa condamnation, au terme d'un procès souvent chaotique,
avait été confirmée mardi dernier en appel.
Jusqu'au dernier moment, le
gouvernement irakien a gardé le secret sur les détails de son exécution, qui
intervient le jour où débute l'Aïd el Adha, la grande fête musulmane du
sacrifice.
Des associations de défense des
droits de l'homme, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont
dénoncé les conditions jugées inéquitables du procès d'un homme dont le règne a
été marqué par des atteintes massives aux droits de l'homme et des répressions
sanglantes.
"L'exécution précipitée de
Saddam Hussein constitue tout simplement une erreur", a réagi Larry Cox,
directeur exécutif d'Amnesty International-USA. "Cela signifie un déni de
justice pour les victimes innombrables qui ont enduré des souffrances
innommables pendant son régime et qui n'ont désormais plus la possibilité
d'obtenir justice."
"JE M'OFFRE EN
SACRIFICE"
Avec son exécution s'achève en
effet le cycle des procès esquissés contre l'ex-raïs, qui comparaissait depuis
l'été dernier dans le cadre d'une autre procédure, pour génocide cette fois,
liée aux massacres de Kurdes lors de la campagne Anfal -
dont le gazage d'Halabja, où quelque 5.000 personnes ont péri en mars 1988.
Dans une lettre écrite après sa
condamnation, l'ex-raïs se disait prêt à se sacrifier pour l'Irak, dont il
s'est présenté jusqu'au dernier moment comme le président légitime.
"Je m'offre en sacrifice. Si
Dieu le tout-puissant le désire, elle (mon âme) ira là où il me l'ordonnera,
avec les martyrs", affirmait l'ancien président irakien dans cette lettre
manuscrite obtenue auprès de ses avocats, en Jordanie.
Sous son règne, l'Irak s'était
engagé dans les trois grands derniers conflits du Moyen-Orient: la guerre
contre l'Iran (1980-88) et la guerre du Golfe consécutive à l'invasion du
Koweit (janvier 1991) avaient laissé l'Irak exsangue malgré ses richesses
pétrolières.
L'intervention de mars 2003 et le
cycle de violences et de représailles dans lequel il s'est enfoncé font
désormais craindre à certains que le pays entre en guerre civile.
Le verdict



Les PCCB à la télévision ce soir
Traduisez PCCB par Petits Chanteurs à la Croix de Bois... ;-)
Le_100_me_No_l_des_Petits_Chanteurs___la_Croix_de_Bois



Portrait-robot du SDF parisien
Un an après le début de sa campagne de distribution de tentes à des sans-abri, l'association humanitaire tire le bilan de son action et interpelle, une nouvelle fois, les pouvoirs publics sur le déficit de solutions d'hébergement adaptées en Ile-de-France.
Sur les 231 personnes questionnées par MDM durant ses tournées de rue, une sur deux dit souffrir d'une dépendance à l'alcool ou être atteinte d'une affection quelconque (troubles respiratoires, problèmes dermatologiques...). Parmi elles, 15 % sont porteuses du virus du sida. Près de la moitié des sans-logis rencontrés déclarent ne pas avoir de couverture maladie.
Une écrasante majorité de " SDF campeurs " (84 %) affirment ne plus composer le 115. Ce numéro d'appel gratuit, qui traite les demandes d'hébergement, est jugé " trop difficile à joindre ". Beaucoup confient également être rebutés par les problèmes de sécurité, d'hygiène et de violence qui se posent dans un certain nombre de structures d'hébergement.
Enfin, 94 % des personnes interrogées affirment qu'elles quitteraient la rue si " une solution décente et durable " leur était proposée. Preuve de leur découragement, moins de 1 % d'entre elles ont déposé une demande de logement social.





