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Jours tranquilles à Paris

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31 décembre 2006

Changement de secrétaire général de l'ONU

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31 décembre 2006

Quand l'organisme retient l'alcool

Vous avez trop bu et vous avez décidé d'attendre une heure avant de prendre le volant ? Ce n'est pas forcément suffisant ! Car l'alcool s'élimine lentement. Il est même parfois dangereux de conduire le lendemain d'une soirée vraiment trop arrosée.

Alors faites vos comptes ! Et tenez bien compte du fait que la dynamique de l'alcool dans notre organisme diffère selon que vous êtes un homme ou une femme, et selon que vous buvez à jeun ou en mangeant.

A jeun par exemple, l'alcoolémie pour un verre d'alcool sera d'environ 0,20 g/l pour un homme, et 0,30g/l pour une femme. Elle sera diminuée si vous buvez en mangeant. Par ailleurs, sachez que le pic d'alcoolémie sera atteint au bout de 30 minutes pour un buveur à jeun, et d'une heure durant le repas. Et cela quelle que soit la quantité consommée.

Par exemple, à la fin d'un dîner de deux heures au cours duquel vous aurez bu un apéritif et quatre verres de vin, votre alcoolémie sera de 0,8g/l. Vous devrez ainsi patienter 4 heures pour être au seuil de 0,5 g/l. Et même 9 heures pour revenir au niveau 0 ! En effet l'organisme met beaucoup de temps à éliminer l'alcool. Un sujet sain élimine 0,1 à 0,15 g/l d'alcool par heure.

Et ce n'est pas la peine de chercher un remède miracle pour revenir au seuil autorisé. Il n'en existe pas. Alors inutile d'avaler un litre d'eau. Pas plus que du café salé, une cuillérée d'huile, du jus de citron… ou n'importe quelle recette de grand-mère. Seul le temps sera votre allié. Et en attendant, ne prenez pas le volant.

Site de Destination Santé

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31 décembre 2006

Les voeux de Jacques Chirac depuis 1995

PARIS (AP) - Pour la douzième fois, et la dernière de son quinquennat, Jacques Chirac se pliera dimanche à 20h à la tradition des voeux aux Français pour la nouvelle année. Souvent consensuel, cet exercice imposé a été depuis son arrivée à l'Elysée en 1995 l'occasion pour le chef de l'Etat d'égratigner ses adversaires quand il était placé en minorité, ou de fixer la feuille de route de l'action gouvernementale pour l'année suivante.

- 31 décembre 1995: "nous sommes au début du chemin"

Pour ses premiers voeux en tant que chef de l'Etat, Jacques Chirac doit déjà venir à la rescousse de son Premier ministre Alain Juppé, malmené par des manifestations monstres après sa réforme du système de protection sociale. Il rend hommage à son "action courageuse", menée "dans des circonstances particulièrement difficiles". "Depuis sept mois, notre priorité c'est l'emploi", assure-t-il. "Nous sommes au début du chemin, mais nous sommes sur le bon chemin".

- 31 décembre 1996: "notre pays est en train de changer"

La France "est en train de changer, de bouger, de se remettre en question", même si elle traverse "des turbulences", veut croire Jacques Chirac fin 1996. A l'issue d'une année marquée notamment par un conflit avec les routiers, le chef de l'Etat appelle à un "vrai dialogue social" et à ne "pas porter atteinte à l'intérêt général au nom d'intérêts particuliers". Il ne faut pas "tout attendre de l'Etat", prévient-il.

- 31 décembre 1997: "j'interviendrai chaque fois que les intérêts de la nation seront en jeu"

Quelques mois après la dissolution ratée de l'Assemblée nationale qui l'a contraint à nommer à Matignon le socialiste Lionel Jospin, Jacques Chirac fait profil bas. "Responsable de l'avenir de la nation, j'interviendrai chaque fois que ses intérêts seront en jeu", avertit toutefois le chef de l'Etat.

- 31 décembre 1998: "la sécurité est la première des libertés"

A l'issue d'une année 1998 euphorique après la victoire de la France en finale de la Coupe du monde de football, Jacques Chirac profite de ces voeux pour critiquer par petites touches l'action du gouvernement Jospin. "Trop de pesanteurs et d'habitudes nous tirent encore en arrière", regrette-t-il. "Trop souvent les intérêts particuliers l'emportent et nous ne jouons pas assez 'collectif'".

Déjà en campagne pour 2002, le chef de l'Etat appelle à "défaire les noeuds qui nous empêchent d'avancer", notamment à baisser impôts et charges. Il rappelle aussi au passage que "la sécurité est la première des libertés".

- 31 décembre 1999: pour un siècle "éthique"

Pour le passage à l'An 2000, Jacques Chirac opte pour des voeux résolument consensuels, en souhaitant que le siècle qui s'ouvre soit "éthique". Il exprime aussi sa solidarité aux Français durement touchés par les deux tempêtes qui ont ravagé la France en cette fin 1999.

- 31 décembre 2000: 2001 doit être une "année utile"

Jacques Chirac lance la campagne pour la présidentielle de 2002 en souhaitant que 2001 soit une "année utile", dans un message implicite à son futur adversaire, Lionel Jospin. "Chaque année compte, aucune ne peut être perdue", dit-il. "Il faut faire dès maintenant les réformes qui préparent l'avenir, celles que beaucoup de nos voisins ont déjà faites", souhaite-t-il, en évoquant notamment celle des retraites. Il dénonce aussi, une nouvelle fois, "la montée de la violence et des incivilités, jusque dans les écoles".

- 31 décembre 2001: l'appel à "faire le choix de l'action"

A quelques mois de l'élection présidentielle, Jacques Chirac appelle les Français à faire "le choix d'une ambition française, le choix de l'action". Il plaide aussi pour la réalisation de "grandes réformes de modernisation de la société, de l'économie et de l'Etat", et en faveur de la lutte contre une insécurité qui "progresse". Jacques Chirac salue également en ce 31 décembre 2001 l'entrée en vigueur de l'euro, qualifiée de "moment historique".

- 31 décembre 2002: "une année d'action résolue et équitable"

Réélu à l'Elysée, et après avoir nommé Jean-Pierre Raffarin à Matignon, Jacques Chirac annonce pour 2003 une "année d'action résolue et équitable". "Nous savons tous que des réformes sont indispensables", des réformes "que nous avons trop longtemps retardées", déclare-t-il, en évoquant notamment celle des retraites qui sera menée à bien dans les mois suivants.

- 31 décembre 2003: "priorité" à l'emploi

Jacques Chirac place 2004, année électorale avec les régionales et les européennes notamment, sous le signe de "l'emploi", dont il fait la "priorité" du gouvernement Raffarin. "Tout l'enjeu de l'année 2004 est de tirer le meilleur parti de la croissance, avec une priorité: l'emploi".

- 31 décembre 2004: les Français appelés aux urnes

Le référendum sur la Constitution européenne aura lieu "avant l'été", annonce Jacques Chirac aux Français au soir du 31 décembre 2004. "Entre le repli et l'ouverture, le choix que nous ferons sera décisif", prévient-il. "Ce choix engage l'avenir de la France et de l'Europe". Le 29 mai, les Français lui répondront "non" à 54,67%.

- 31 décembre 2005:

Victime d'un accident de santé quelques semaines plus tôt, achevant une année 2005 catastrophique politiquement avec la victoire du "non" au référendum européen et la vague de violences dans les banlieues françaises, Jacques Chirac, qui a chaussé ses lunettes, enjoint les Français à se montrer "intransigeants sur les idéaux de la République: refus du communautarisme, respect dû à chacun, respect de la laïcité, lutte contre les discriminations, combat contre le racisme et l'antisémitisme". Il veut aussi "aller encore plus de l'avant pour gagner la bataille de l'emploi", quelques semaines avant l'annonce par le Premier ministre Dominique de Villepin du Contrat première embauche (CPE) qui va jeter les Français dans la rue. AP

 

30 décembre 2006

A la tête de l'équipe Mitsubishi, Dominique Serieys...

A la tête de l'équipe Mitsubishi, Dominique Serieys vise une 7e victoire consécutive au Dakar. Pour le manager français, la stabilité des effectifs est à l'origine de cette excellence.

Mitsubishi est l'équipe à battre. Ressentez-vous une pression supplémentaire avant de viser une septième victoire en sept ans ?

Dominique Serieys : Je suppose que notre succès a créé une pression propre à maintenir les standards élevés que nous avons atteints dans le passé. Nous avons pris part au Dakar depuis 25 ans sans ininterruption et nous restons sur six victoires de suite. Ce record parle de lui-même.2006 a été très dure pour le team. Nous avons développé une nouvelle voiture, nous avons souffert de la perte tragique de Henri Magne en juin, et en termes sportifs nous avons eu affaire à une équipe Volkswagen très forte. La pression est vraiment perceptible. Mon objectif personnel est de gagner pour dédier cette victoire à Henri.

Les tests avec le Pajero MPR13 se sont très bien passés. Quels sont les points forts de la nouvelle voiture ?

D.S. : La facilité de conduite et la stabilité. Les autres points clé sont le spacieux cockpit et les améliorations réalisés pour le confort du pilote et du co-pilote.

Quel est le secret d'une victoire au Dakar ?

D.S. : L'expérience et l'engagement sont les paramètres les plus importants. Nous sommes parvenus à conserver une solide unité ces dernières années, avec des équipages stables et constants. Je pense que nous avons les meilleurs pilotes et co-pilotes et, conjugué au travail d'arrache-pied d'équipes enthousiasmes à Pont de Vaux et au Japon, cela fait de nous une très solide famille avec un esprit d'équipe génial.

Votre stratégie sera-t-elle similaire à 2006 ?

D.S. : L'élément clé sera notre stratégie de course. Je serai un team manager tranquille, spécialement au départ. Je ne mettrai pas de pressure supplémentaire sur nos pilotes et je serai réactif ; je ne prendrai de décision importante que si le besoin s'en fait sentir ou si les circonstances changent. Etre team manager sur le Dakar est très différent de l'être sur les 24 Heures du Mans ou en WRC. Le Dakar est imprévisible, on ne peut définir de stratégie.

Qu'est-ce qui fait un bon directeur d'équipe ?

D.S. : Un bon team manager a besoin d'être calme, professionnel, stable, et capable d'anticiper les situations. Il doit aussi être un businessman.

A quel point a été important le test final à Dubaï avec la nouvelle voiture ?

D.S. : Dubaï a été la dernière course avant le Dakar, l'opportunité pour Stéphane [Peterhansel] de piloter le nouveau Pajero et pour Hiroshi [Masuoka] et Luc [Alphand] de gagner de de l'expérience à son volant. Cela a aussi été l'occasion pour 'Nani' Roma de faire 1.500 à 2.000 km de tests. Ne pas être allé à Dubaï n'affectera peut-être pas le résultat final du Dakar mais c'était une opportunité de faire des tests de dernière minute.

Est-ce un gros avantage de repartir avec les quatre mêmes pilotes ?

D.S. : C'est sûrement l'une de nos forces principales. Nous avons quatre des meilleurs au monde. J'ai foi en eux. Il n'y a rien de pire pour un pilote de ne pas savoir s'il a un contrat pour l'année suivante. Nos pilotes sont fixés, employés à l'année et peuvent se concentrer sur leur tâche.

Le tracé 2007 paraît très difficile. Où pensez-vous que la course se gagnera ou se perdra ?

D.S. : La Mauritanie sera la clé. Pour nous, suivre les voitures de tête pendant la traversée du Maroc ne sera pas un problème, du moment que nous seront proches. Une fois que l'épreuve entrera en Mauritanie, la course débutera vraiment. Gagner des étapes pour deux minutes en Europe ou au Maroc n'est pas représentatif car nous parlons de paquets de minutes voire d'heures en Mauritanie. Je serai patient et j'observerai.

BMW et Volkswagen ont travaillé dur, les Buggies sont très rapides. D'où va venir le plus gros danger ?

D.S. : De Volkswagen, assurément. Giniel de Villiers est un pilote de haut niveau, Carlos Sainz et Mark Miller sont extrêmement compétitifs. Nous connaissons tous l'expérience d'Ari Vatanen et ses records sur l'épreuve (4 victoires, 50 victoires en spéciales). Nous ne devons pas oublier BMW. Nasser [Al-Attiyah] est expérimenté et Jutta [Kleinschmidt] et plus que capable de monter sur le podium. Puis, il y a [Jean-Louis] Schlesser et les Buggies. Je pense qu'il y a 12 voitures en lice pour le top cinq. Ça va être une bonne bagarre...

 

30 décembre 2006

Voeux du Président : dimanche à 20 heures

Dimanche 31 décembre, à 20 heures, le Président de la République présentera ses voeux aux Français, à la télévision, pour la douzième fois depuis son élection, en 1995. " Dans cette période où un débat national va avoir lieu, je veux dire aux Français quels sont les grands enjeux aptes à créer les conditions du développement et de la prospérité de la France dans les années qui viennent ", a confié Jacques Chirac au Monde, à la mi-décembre, alors qu'il préparait ses discours de Nouvel An.

Le rituel des voeux s'étendra jusqu'au 11 janvier, avec un discours sur un thème " spécifique et important ", dit-on à l'Elysée, le 6 janvier, en Corrèze. Toutefois, s'il entend peser sur la campagne pour l'élection présidentielle d'avril et mai, M. Chirac n'envisage pas d'annoncer son intention d'y être candidat ou non.

" J'ai toujours dit que je me déterminerais au cours du premier trimestre de l'année 2007. Les voeux se terminant à la mi-janvier, c'est probablement un peu tôt pour moi pour dire ce que j'ai l'intention de faire ", a-t-il déclaré au Monde. Le congrès au cours duquel l'UMP doit apporter son soutien à la candidature de son président, Nicolas Sarkozy, a été fixé au 14 janvier.

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30 décembre 2006

Mitsu or not Mitsu ?

DAKAR 2007 - PRESENTATION

Qui peut bien battre les 4x4 Mitsubishi sur le Dakar ? La question s’installe comme un refrain chaque année à l’approche de la Saint-Sylvestre. Et systématiquement depuis six ans, les voitures rouges répondent catégoriquement sur le terrain : personne.

Même quand leur pilote de pointe, Stéphane Peterhansel, connaît une mésaventure en fin de rallye alors qu’il occupe la tête du classement général (2003, 2006). Lors de la dernière édition, c’est son coéquipier Luc Alphand qui s’est chargé de défendre les positions de la forteresse japonaise, remportant son premier titre en huit participations au Dakar. L’ancien skieur, qui signe ainsi une reconversion exemplaire, se présente naturellement comme un candidat légitime à sa succession, tout comme ses camarades d’écurie Peterhansel, Masuoka et Roma, tous anciens vainqueurs sur le rallye.

Bien que la marque aux diamants présente une version encore améliorée du célèbre Pajero, le MPR 13, la concurrence semble se rapprocher, jusqu’à devenir menaçante pour les favoris. Du côté de Volkswagen, le Race Touareg, en quête de fiabilité, comble chaque année un peu plus son retard, et ses porte-étendards se révèlent de plus en plus crédibles en tant que vainqueurs en puissance. Discret mais efficace, le Sud-Africain Giniel De Villiers, dauphin d’Alphand en 2006, connaît une progression sans faille. Et Carlos Sainz, l’ogre du WRC, a signé une entrée fracassante sur l’épreuve avec quatre victoires de spéciales alors qu’il n’était venu « que pour apprendre ». Nouveau venu chez VW, Ari Vatanen aimerait lui-aussi renouer avec ses grandes années. A défaut, il tentera de reconquérir le record de victoires d’étapes que lui a soufflé « Peter » l’an dernier.

Le team BMW X-Raid poursuit lui aussi sa montée en puissance depuis trois ans. Le Qatari Nasser Al Attiyah, qui a déjà donné des preuves de compétitivité, n’a plus qu’à ajouter la régularité à la performance, tandis que le champion du monde de ski extrême Guerlain Chicherit, 9ème du Dakar en 2006 et vainqueur de la dernière spéciale, s’imagine bien dans le Top 5. Surtout, le chef de clan Sven Quandt s’est attaché les services de Jutta Kleinschmidt, qui a apporté toute son expérience au développement du X-3. Enfin, Jean-Louis Schlesser, le dernier en date à avoir fait vaciller Mitsubishi en 1999 et 2000, ne présentera qu’un seul buggy bleu cette année. « Mais je ne suis jamais aussi rapide que quand je suis seul », a prévenu « Schless », qui vise comme d’habitude la victoire.

Communiqué de presse ASO

30 décembre 2006

Saddam Hussein a été exécuté par pendaison

BAGDAD (Reuters) - Condamné à mort pour crimes contre l'humanité, l'ancien président irakien Saddam Hussein a été exécuté par pendaison samedi peu avant 06h00 (03h00 GMT) à l'âge de 69 ans.

Son exécution, annoncée par la chaîne de télévision Al Hourra, a été confirmée par les autorités irakiennes alors que les appels à la prière retentissaient dans Bagdad en ce jour le plus sacré du calendrier musulman, celui qui marque le début de l'Aïd el Adha, la grande fête du sacrifice.

Les détails de l'exécution sont rares mais, selon un témoin cité par la chaîne publique Irakiya, Saddam Hussein, jugé pour le massacre de Doudjaïl en 1982, est apparu comme un "homme brisé" alors qu'il montait sur l'échafaud.

Sa mort, dans un lieu qui reste inconnu, a été filmée, mais on ignore encore si les images seront diffusées par les autorités irakiennes.

Elles devraient être accueillies avec satisfaction par la majorité chiite, violemment opprimée sous son règne - les 148 victimes du massacre de Doudjaïl étaient chiites - mais pourraient alimenter davantage encore la colère de la minorité sunnite et décevoir de nombreux Kurdes, qui souhaitaient le voir jugé pour génocide contre leur communauté.

BUSH: "UNE ÉTAPE IMPORTANTE"

Aux Etats-Unis, le président George Bush a estimé que la mort de Saddam Hussein constituait une "étape importante" du processus de démocratisation de l'Irak.

"Faire rendre justice à Saddam Hussein ne mettra pas un terme à la violence en Irak, mais c'est une étape importante sur le chemin de la démocratie en Irak, une démocratie qui pourra se gouverner, se soutenir et se défendre par elle-même", écrit-il dans un communiqué diffusé de son ranch texan de Crawford.

A Londres, la ministre britannique des Affaires étrangères, Margaret Beckett, a estimé que Saddam Hussein, "jugé par un tribunal irakien pour une partie au moins des crimes effrayants qu'il a commis contre le peuple irakien", a "rendu des comptes".

La France, qui avait pris la tête du camp du "non" à l'intervention militaire de mars 2003, a simplement "pris acte" de son exécution et appelé "tous les Irakiens à regarder vers l'avenir et à travailler à la réconciliation et à l'unité nationale".

PROCÈS CHAOTIQUE

Pratiquement trois ans jour pour jour après sa capture dans une cache de sa région natale de Tikrit, près de trois décennies après son arrivée au pouvoir à Bagdad, l'existence de Saddam Hussein s'est achevée au bout d'une corde.

Sa fille Raghd, qui vit en exil en Jordanie, a demandé à ce que son corps soit inhumé "temporairement au Yémen jusqu'à ce que l'Irak soit libéré et qu'il puisse être réinhumé en Irak", a rapporté une source proche de la famille.

L'ancien président irakien, renversé en avril 2003, avait été condamné à mort pour crimes contre l'humanité le 5 novembre dernier. Sa condamnation, au terme d'un procès souvent chaotique, avait été confirmée mardi dernier en appel.

Jusqu'au dernier moment, le gouvernement irakien a gardé le secret sur les détails de son exécution, qui intervient le jour où débute l'Aïd el Adha, la grande fête musulmane du sacrifice.

Des associations de défense des droits de l'homme, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont dénoncé les conditions jugées inéquitables du procès d'un homme dont le règne a été marqué par des atteintes massives aux droits de l'homme et des répressions sanglantes.

"L'exécution précipitée de Saddam Hussein constitue tout simplement une erreur", a réagi Larry Cox, directeur exécutif d'Amnesty International-USA. "Cela signifie un déni de justice pour les victimes innombrables qui ont enduré des souffrances innommables pendant son régime et qui n'ont désormais plus la possibilité d'obtenir justice."

"JE M'OFFRE EN SACRIFICE"

Avec son exécution s'achève en effet le cycle des procès esquissés contre l'ex-raïs, qui comparaissait depuis l'été dernier dans le cadre d'une autre procédure, pour génocide cette fois, liée aux massacres de Kurdes lors de la campagne Anfal - dont le gazage d'Halabja, où quelque 5.000 personnes ont péri en mars 1988.

Dans une lettre écrite après sa condamnation, l'ex-raïs se disait prêt à se sacrifier pour l'Irak, dont il s'est présenté jusqu'au dernier moment comme le président légitime.

"Je m'offre en sacrifice. Si Dieu le tout-puissant le désire, elle (mon âme) ira là où il me l'ordonnera, avec les martyrs", affirmait l'ancien président irakien dans cette lettre manuscrite obtenue auprès de ses avocats, en Jordanie.

Sous son règne, l'Irak s'était engagé dans les trois grands derniers conflits du Moyen-Orient: la guerre contre l'Iran (1980-88) et la guerre du Golfe consécutive à l'invasion du Koweit (janvier 1991) avaient laissé l'Irak exsangue malgré ses richesses pétrolières.

L'intervention de mars 2003 et le cycle de violences et de représailles dans lequel il s'est enfoncé font désormais craindre à certains que le pays entre en guerre civile.

 

Le verdict

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30 décembre 2006

Les PCCB à la télévision ce soir

Traduisez PCCB par Petits Chanteurs à la Croix de Bois... ;-)

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30 décembre 2006

Extrait d'un shooting

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30 décembre 2006

Portrait-robot du SDF parisien

Ils ont entre 30 et 50 ans, la moitié d'entre eux disent vivre à la rue depuis au moins cinq ans et leurs problèmes de santé, parfois très graves, ne sont pas traités dans près de deux cas sur trois. C'est, à grands traits, le portait-robot du SDF parisien installé sous une toile de tente, d'après une " enquête de terrain " de Médecins du monde (MDM) rendue publique, mardi 19 décembre.

Un an après le début de sa campagne de distribution de tentes à des sans-abri, l'association humanitaire tire le bilan de son action et interpelle, une nouvelle fois, les pouvoirs publics sur le déficit de solutions d'hébergement adaptées en Ile-de-France.

Sur les 231 personnes questionnées par MDM durant ses tournées de rue, une sur deux dit souffrir d'une dépendance à l'alcool ou être atteinte d'une affection quelconque (troubles respiratoires, problèmes dermatologiques...). Parmi elles, 15 % sont porteuses du virus du sida. Près de la moitié des sans-logis rencontrés déclarent ne pas avoir de couverture maladie.

Une écrasante majorité de " SDF campeurs " (84 %) affirment ne plus composer le 115. Ce numéro d'appel gratuit, qui traite les demandes d'hébergement, est jugé " trop difficile à joindre ". Beaucoup confient également être rebutés par les problèmes de sécurité, d'hygiène et de violence qui se posent dans un certain nombre de structures d'hébergement.

Enfin, 94 % des personnes interrogées affirment qu'elles quitteraient la rue si " une solution décente et durable " leur était proposée. Preuve de leur découragement, moins de 1 % d'entre elles ont déposé une demande de logement social.

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