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Jours tranquilles à Paris

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6 janvier 2007

Dossier: Saddam Hussein

Il y a une semaine, le 30 décembre 2006, Saddam Hussein était pendu dans une caserne militaire d’un quartier chiite de Bagdad.

Alors que sa condamnation à mort pour le massacre de 148 villageois de Doujaïl en 1982 suscite la controverse dans le monde entier et que certaines videos amateurs de sa mise à mort soulèvent la polémique, la rédaction d’En3mots a jugé indispensable de revenir sur la vie de l’ex-dirigeant irakien et sur la dictature qu’il avait mis en place.

Genèse d’un tyran

Saddam (« le résolu ») est né le 28 avril 1937 près de Tikrit. Les détails concernant son enfance sont issus de ses biographes personnels et teintés de propagande. Toutefois, il est sûr que Saddam Hussein est issu d’un milieu paysans pauvre et a travaillé dès les premières années de sa vie. Ce n’est que lorsqu’il rejoint à l’âge de 8 ans son oncle à Bagdad, ancien militaire dont le prestige restera gravé dans sa mémoire, qu’il est scolarisé.

Le futur dictateur est très tôt plongé dans la politique : il adhère en 1957 au parti Baas, un parti socialiste aux idéaux révolutionnaires. Il devient rapidement un membre très actif.

En 1958, la révolution du général Kassem met fin à la monarchie. Saddam participe un an plus tard à la tentative ratée d’assassinat du nouveau dirigeant . Forcé à l’exil, il termine ses études et étend sa connaissance du réseau baasiste arabe à Damas puis au Caire.

Un putsch réussi en 1963 contre le général Kassem lui permet de revenir en Irak. Il échoue dans une tentative d’assassiner le nouveau président en place et est emprisonné deux ans. Après son évasion en 1966, il devient le secrétaire général adjoint du parti Baas.

Le début d’une irrésistible ascension au pouvoir

Saddam Hussein participe à la préparation du coup d’état du 17 juin 1968. Le parti Baas prend le pouvoir et étend son influence à la sphère politique et militaire. Tandis que le chef de fil des baasistes, Assan al-Bakr arrive à la tête du pays, Saddam est nommé à la tête des services de sécurité.

Dès le début du régime baasiste, les bases de la future dictature de Hussein semblent établies : purges et assassinats lui permettent d’éliminer ses rivaux et de nombreux postes sont distribués aux membres de son réseau familial.

S’il n’est pas encore à la tête du pays, il est celui qui contrôle réellement le pouvoir ainsi que le parti ; aucune décision n’est prise sans lui. Vice-président en 1971, il accède à la fonction suprême en 1979, succédant à Assan al-Bakr contraint de démissionner pour des raisons de santé.

Maître de l’Irak à 42 ans, Saddam Hussein va dès lors tout mettre en place pour s’assurer le pouvoir absolu.

Un pouvoir sans partage dans une dictature absolue

A peine arrivé au pouvoir, Saddam Hussein s’assure le contrôle de tous les postes clés du pays : autoproclamé maréchal et commandant en chef des forces militaires, il confie tous la rôles clés aux membres de sa famille.

Il peut alors mettre en place un contrôle total de la population qui est soumise à une dictature absolue. Le ton est donné dès son accession au pouvoir, avec une purge meurtrière parmi des cadres baasistes filmée et retransmise en direct dans tout le monde arabe.

La presse est censurée et la société est placée sous une surveillance continue grâce à l’action de la garde républicaine et de milices.

Aucune dissidence ne peut émerger : toute opposition communiste, chiite, sunnite ou kurde est combattue par la torture, l’emprisonnement et l’assassinat.

La terreur installée par le raïs paralyse tout germe de rébellion.

D’une méfiance à la limite de la paranoïa, Saddam Hussein, sous une protection permanente, supprime ses ennemis supposés, s’entoure de sosies et brouille les pistes.

Propagande et culte de la personnalité

L’autre caractéristique majeure du système irakien réside dans l’instauration d’un culte de la personnalité du dictateur et de sa famille.

La propagande s’insinue dans tous les recoins de la vie de la population : statues, portraits monumentaux et communiqués dans tous les médias encensent le dictateur qui se fait appeler « notre président bien-aimé », le « chevalier de la Nation Arabe » ou encore le « héros de la libération nationale ».

Il prend modèle sur Staline et tous les moyens sont utilisés pour chanter la gloire du raïs. Ses origines sont sanctifiées : le président se déclare descendre directement de Saladin. Bercé dans son enfance par l’histoire de Nabuchodosor et de Saladin, Saddam Hussein se présente comme le restaurateur de la puissance irakienne et l’instigateur de la modernisation de son pays.

La modernisation de l’Irak

Si le dictateur plonge le pays dans un bain de terreur et de sang, il orchestre néanmoins la modernisation de l’Irak, fidèle à son rêve de restauration du vieil empire babylonien.

Dès le début des années 1970, Saddam Hussein met la priorité sur les progrès sociaux : la gratuité et l’obligation de l’école pour les garçons et les filles permettent d’éradiquer l’illétrisme et les mérites scolaires sont mis en valeurs dans un système éducatif développé. Un système de santé est mis en place, l’agriculture réformée est mécanisée et le pays autrefois majoritairement rural s’urbanise. Les villes sont électrifiées et de grands travaux d’infrastructure permettent l’industrialisation du pays.

En 1980, l'Irak est proche de l’autosuffisance alimentaire et une classe moyenne voit le jour.

La culture n’est pas en reste : les monuments sont restaurés et des musées sont créés pour conserver et mettre en valeurs le patrimoine historique irakien.

Face à l’émergence de cette puissance régionale perçue comme un élément stabilisateur, les pays occidentaux et soviétiques soutiennent le pays et restent aveugles devant les réalités de la violence du régime.

Les guerres de Saddam Hussein

Fort de la puissance de son pays, Saddam Hussein engage l’Irak dans une guerre contre l’Iran en 1980. Le pétrole, le contrôle des fleuves (Tigre et Euphrate) et du golfe persique sont les objectifs de cette guerre sanglante qui dure huit ans.

Malgré les soutiens soviétiques, américains et français, cette guerre reste un échec très meurtrier qui ampute la jeunesse irakienne.

Victimes dès les années 1960 de répression, les Kurdes, accusés de complots et de trahisons, sont pendant la guerre les cibles de bombardements chimiques, de déportation et de torture. Leur massacre est considéré aujourd’hui comme un génocide.

Le 2 août 1990, Saddam Hussein décide d’envahir et d’annexer le Koweit pour des raisons encore économiques. L’ONU condamne l’agression et décide sous l’influence américaine d’une intervention internationale. Le 17 juin 1991, les forces internationales sous contrôle américain entrent en guerre contre l’Irak. La guerre du Golfe s’achève rapidement après six semaines de combats. L’Irak subit une défaite mais le régime de Saddam Hussein est maintenu à condition que soient démantelées ses armes de destructtion massive.

Devant la violence de la répression d’une rébellion par le dictateur et l’opacité des mesures de désarmement, le pays est placé sous embargo économique international jusqu’en 2003.

La guerre Etats-Unis/Irak et la chute du régime

Les attentats du 11 septembre 2001 ravivent l’animosité des Etats-Unis envers l’Irak qui le définissent comme « l’axe du mal ». Sous la pression des Etats-Unis et de la Grande Bretagne, l’ONU exige en novembre 2002 la reprise des inspections sur les armes de destruction massive. Mais alors que les Nations Unies opposent un veto au déclenchement d’une action militaire, les deux puissances alliées attaquent l’Irak sous le commandement américain.

Après une guerre éclair de trois semaines, le régime de Saddam Hussein est renversé le 9 avril 2003 et le pays plonge dans le chaos que nous observons aujourd’hui.

Le dictateur en fuite est retrouvé par l’armée américaine le 13 décembre 2003 dans une cave près de Tikrit. Il est dans un piètre état : délabré et hirsute. Son image de vieil homme hagard est diffusée dans le monde entier.

Livré en juin 2004 à la justice irakienne, Saddam Hussein est jugé avec plusieurs dirigeants du parti Baas par un tribunal spécial irakien (TSI) pour génocide, crime contre l’humanité et crime de guerre.

Au terme d’un tumultueux procès d’un an (du 19 octobre 2005 au 26 décembre 2006) au cours duquel l’ancien dictateur défie le tribunal et refuse de plaider, Saddam Hussein est condamné à mort par pendaison pour crime contre l’humanité.

 

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6 janvier 2007

Debré ne soutient pas Sarkozy pour 2007

Le Président UMP de l’Assemblée Nationale, Jean-Louis Debré, a précisé qu’il ne soutiendra pas la candidature de Nicolas Sarkozy pour 2007. Avant de se décider il veut savoir quels « seront les candidats représentant la droite et le centre ». Pour lui, les candidatures du président Jacques Chirac, de Michèle Alliot-Marie, de Jean-Louis Borloo ou encore de Dominique de Villepin ne sont pas à exclure. Les militants de l’UMP ont donc commencé à voter pour le candidat qu’ils souhaitent voir représenter le parti aux élections présidentielles. Jean-Louis Debré a également indiqué qu’il regrettait que Nicolas Sarkozy n’ait pas déjà quitté le gouvernement, car il suspecte le ministre de l’Intérieur « d'utiliser les moyens de l’Etat pour sa campagne électorale ».

Source : http://www.en3mots.com/accueil/index.php

C'est ce qui s'appelle mettre de l'huile sur le feu. Jean-Louis Debré est trés proche de Jacques Chirac.A suivre...

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Dimanche 09 juillet 2006 à Paris. Jean-Louis Debré - Président de l'Assemblée Nationale - à l'inauguration de la place portant le nom de son père Miche Debré. Photo : JS

6 janvier 2007

Vu à la Station RER de "Stade de France - Saint Denis"

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Photo JS

6 janvier 2007

Quand les futurs donateurs regardent ailleurs

Quand il s'agit de donner, les photographes se tournent aujourd'hui vers d'autres interlocuteurs.

Nombreux sont ceux qui, de leur vivant, se soucient du devenir de leurs archives. Ainsi Marc Riboud, cinquante ans d'une grande carrière, un des derniers fabricants d'icônes photographiques, est sur le point de conclure un projet de donation de son oeuvre en province. Le bénéficiaire ne sera donc pas l'État. « Je n'ai rien contre lui, mais il souffre d'une organisation qui n'est pas fonctionnelle. Pour un photographe, ce qui importe, c'est l'exploitation de son fonds, pas seulement la conservation. L'exploitation permet de pérenniser une oeuvre qui continuera ainsi à rayonner après la mort de son auteur. Il faut néanmoins qu'une donation soit bien étudiée. Rien ne sert de donner des milliers de négatifs sans se soucier de ce que l'on va faire avec. C'est pour cela que j'y travaille depuis un an et demi avec mes interlocuteurs. Nous négocions chaque détail pour que tout le monde y trouve son intérêt. » Avec cette donation, il souhaiterait aussi promouvoir le travail de photographes dont il se sent proche, une manière de pérenniser un lieu d'exposition dédié à la photographie qu'il a toujours défendue.

La photographe Janine Niepce, l'une des figures de la photographie humaniste, qui fait actuellement l'objet d'une exposition à la Bibliothèque nationale, à Paris, site Richelieu, revendique de son côté un fonds très riche sur la société française depuis 1944, sur l'histoire et l'évolution des femmes en particulier. « J'ai été sollicitée par plusieurs musées américains grands amateurs de l'école humaniste française. Mais je rechigne à ce que mes photos partent pour l'étranger. Je suis aujourd'hui dans l'expectative. »

Une perte pour la France

De son côté, après avoir accepté de nombreuses donations, l'État français peine à séduire de nouveaux photographes. Il peut même les décourager. Le petit milieu de la photographie se souvient encore de la donation de Helmut Newton, un ensemble de clichés que le célèbre artiste d'origine allemande souhaitait ardemment léguer à la France en 2003, peu de temps avant sa mort. L'affaire ne s'est jamais conclue, butant sur les modalités pratiques et une incompréhension certaine entre les deux parties. On en mesure aujourd'hui la perte pour la France, car Helmut Newton a fini par tout donner à sa ville natale, Berlin, en octobre 2003. La réponse n'a pas tardé. Moins d'un an après la mort du photographe, survenue en janvier 2004, la capitale allemande inaugurait la Fondation Helmut-Newton, consacrée à ses oeuvres. Son succès public a été immédiat.

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Photo Helmut Newton

5 janvier 2007

La demeure du chaos (nouvelles oeuvres)

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A rapprocher de mon post du 27 novembre 2006
et également mon post sur Ben

D'autres photos : ici


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5 janvier 2007

La demeure du chaos

Bonne année 2007 à toutes et à tous,

En attendant la très prochaine ré-ouverture de la Demeure du Chaos (l'audit du bureau de vérification est OK), malgré la haine de notre "négationniste artistique", le maire, Pierre Dumont, l'aventure continue de plus belle avec la production de nouvelles oeuvres que vous pourrez consulter à partir de cet email, en attendant la prochaine Portes Ouvertes de la Demeure du Chaos.

A très bientôt.

Le Collectif des Artistes et thierry Ehrmann

Suite à vos nombreuses demandes, nous avons enfin mis en ligne l'envoyé spécial France 2 sur la DDC et thierry Ehrmann ; un grand merci à DailyMotion.

France 2 - Envoyé Spécial - 23 Février 2006
Portrait de Thierry Ehrmann à la Demeure du Chaos.

avec : Loic Tanant, Bernard Montpert, Eric Soudan et Claudine Seguin. Agence de Presse Noon et LM production.

Video France 2 - Copyright ©2006 Envoyé Spécial

Voir la vidéo >>>



Sunnit's Martyr - C.o. OrgAn Museum


Gemayel and Son
Gemayel Returns to Lebanon
Middle East Intelligence Bulletin.

C.o. OrgAn Museum


Polonium 210
Alexander Litvinenko

C.o. OrgAn Museum

 

11/09/1973 hommage à Salvador Allende : Augusto Pinochet versus Michèle Bachelet

C.o. OrgAn Museum


Arachnée - C.o. OrgAn Museum


Fog and Frost - C.o. OrgAn Museum

La Demeure du Chaos démarrera la première édition de la "Borderline Biennial of Lyon" du 17 septembre au 31 décembre 2007. Un programme d'enfer et décalé en marge de la Biennale d'art contemporain de Lyon dont le thème est "l'histoire d'une décennie qui n'est pas encore nommée".


5 janvier 2007

La demeure du chaos (reportage dans l'émission "Envoyé Spécial")

5 janvier 2007

Chirac futur candidat ?

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5 janvier 2007

Pas loin de chez moi

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5 janvier 2007

La nouvelle année n'a rien changé pour eux...

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Photo prise le 02 janvier de la fenêtre de mon bureau.

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