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Jours tranquilles à Paris
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5 mai 2012

Rappel : Robert Crumb au MAM (Paris)

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14 avril 2012

Robert Crumb au MAM - vu aujourd'hui

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Voir mon précédent billet

L'exposition réunit plus de 700 dessins de Robert Crum, réalisés entre 1960 et aujourd'hui : couvertures de magazine, histoires, pages de carnets de croquis, etc. Son trait souple, torturé et dense, ses histoires absurdes, drôles ou explosives ont changé le cours de la bande dessinée et profondément marqué la contre-culture des années 1960 et 1970. Le parcours chronologique de l'exposition présente les grands moments de son œuvre : sa période underground des années 1960, sa vision de l'Amérique, son introspection sans concession, sa monumentale mise en images de la genèse et ses dernières œuvres réalisées en France, où il vit depuis une vingtaine d'années. Crumb es un satiriste qui se nourrit de l'authenticité de la culture populaire, celle des dessins animés des revues bon marché, des bandes dessinées, de la musique des années 1000 920 930. Il transforme les tréfonds de l'âme humaine en éclat de rire et met à nu l'absurdité de la vie. Il existe plusieurs Crumb : le fou de dessin, le chroniqueur des hippies, l'icône de la bande dessinée alternative, l'humoriste, le provocateur, l'autobiographe, le pervers sexuel, le nostalgique, l'illustrateur de la genèse. Loin de s'installer dans le succès de ses débuts il a sans cesse fait évoluer son style, diversifier ses sujets. Les planches originales sont présentées accompagnées des revues dans lesquelles elles ont été publiées. Pour Crumb , la version imprimée est diffusée l'œuvre achevée.


Fritz the cat

14 avril 2012

Robert Crumb au MAM

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Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris organise la première rétrospective de l’un des plus grands dessinateurs de ces cinquante dernières années : Robert Crumb. Parmi les pionniers de la bande dessinée Underground, il apparaît comme une figure mythique de la contre-culture américaine. Ses récits satiriques décapent les carcans moraux et portent un regard acéré sur la société, ses noirceurs et absurdités.

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"De l'Underground à la Genèse" retrace ainsi le parcours emblématique et prolifique de Crumb, avec plus de 700 dessins, croquis et magazines articulés autour des obsessions du dessinateur. Chantre de la contre-culture made in USA, le père de Fritz The Cat (créé alors qu'il n'avait que 17 ans) et Mr. Natural se voit donc célébré de son vivant avec une grande exposition qui explore toutes les facettes de l'artiste, de son humour grinçant et très personnel à ses nombreuses collaborations musicales et magazines, en passant par ses angoisses face à la gent féminine.

La femme justement, souvent voire exclusivement représentée comme une amazone féroce et puissante, le sourire carnassier ou la moue renfrognée, prête à dévorer ce petit Crumb frêle et apeuré. Les formes hypersexuées des femmes du dessinateur se mêlent à des carrures androgynes et des muscles épais, la féminité contrebalancée par une représentation démesurée, qui révèlent les fantasmes teintés d'angoisse et les obsessions de Robert Crumb.

Narrateur de la condition humaine dans ce qu'elle a de plus prosaïque et caricaturale, le dessinateur a marqué le monde de la bande-dessinée de son ton acerbe et de son trait si particulier. Une carrière complète et représentative de la libération autant sexuelle que morale des années 60 et 70, à découvrir entre les murs du Musée d'Art Moderne de Paris, jusqu'au 19 août 2012.

le site du MAM

3 janvier 2012

Save the date : Robert Crumb au MAM du 13 avril au 19 août 2012

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Robert Crumb est l’un des rares artistes qui a façonné la manière de voir de plusieurs générations. Auteur fondateur de l’underground en 1967, référence iconique de la contre-culture américaine, popularisé en France par Actuel dont il a réalisé de nombreuses couvertures, il continue d’influencer la bande dessinée à travers de nombreuses revues qu’il édite, jusqu’à son imposante relecture de La Genèse parue en 2009. Si ses héros comme Fritz the Cat, Mr Natural sont désormais célèbres, c’est surtout sa propre personne qu’il dessine, met en scène dans une introspection sans limites. Sa vision de l’Amérique, de la société, du couple, son amour des femmes et de la musique des années vingt, constituent les nombreux sujets de ses planches.

L’exposition donnera l’occasion de voir la richesse sans fin de ses dessins originaux. Ils seront mis en perspective avec ses carnets de croquis et de nombreuses revues « underground » portées par une liberté de création encore aujourd’hui décapante. Quelles que soient l’acuité et parfois la cruauté de son regard, Crumb traite tous les sujets avec un humour sans égal.

31 décembre 2011

Exposition au MAM : Ryan Trecartin et Lizzie Fitch (derniers jours : jusqu'au 8 janvier 2012)

Ryan Trecartin et Lizzie Fitch travaillent ensemble, la fonction de chacun variant selon les projets. Pour les vidéos, Ryan Trecartin écrit les scénarios, dirige les acteurs et réalise le montage, tandis que Lizzie Fitch se charge de la production. Pour les installations et les sculptures, leur collaboration est fluide, quoique spécifique. Le rôle de chaque intervenant est d’ailleurs toujours détaillé dans le générique des films ou les crédits des œuvres plastiques.

Au-delà du rapport auteur(s)-collaborateur(s), leur travail invente une forme nouvelle de création collective. Dans ses vidéos, Ryan Trecartin fait figure d’homme-orchestre, bien que les rôles tenus par ses amis soient autant de performances individuelles. Les personnages se mélangent, fusionnent, se subdivisent... Le genre, l’âge, l’apparence et la fonction sont autant de données aléatoires dont la permutation sert de ressort à la fiction.

Any Ever est un univers en expansion. On n’y pénètre qu’en acceptant de réexaminer les codes du monde réel et les règles du langage. La trilogie Trill-ogy Comp (2009) et les quatre films qui composent Re’Search Wait’S (2009-2010) se développent dans l’espace de l’ARC à l’intérieur de pièces destinées à être habitées comme la scène d’un théâtre : chaque vidéo possède ainsi son lieu propre où le son a un rôle à part entière.

Elaborée depuis deux ans avec les artistes, l’exposition du musée d’Art moderne de la Ville de Paris est conçue comme un environnement protéiforme. Le spectateur est entraîné dans un copier-coller sans fin, anarchique et jubilatoire. Cependant, aucun de ces récits n’est univoque ; les comportements s’y répètent en boucle ou soudain échappent aux motivations qui avaient semblé les guider.

Lizzie Fitch et Ryan Trecartin sont nés tous deux en 1981, respectivement dans l’Indiana et au Texas. Ils ont étudié à la Rhode Island School of Design. Ils vivent et travaillent à Los Angeles.

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Reportage photographique réalisé par Noémie pour

"Jours tranquilles à Paris"

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3 juillet 2011

Kees Van Dongen au MAM (Musée d'Art Moderne) de Paris - Vu aujourd'hui

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L'exposition « Van Dongen : fauve, anarchiste et mondain » propose un nouveau regard sur l'oeuvre de Kees Van Dongen. De 1895 au début des années 1930, les étapes de sa carrière sont relues à la lumière des dernières recherches historiques. Le titre de l'exposition fait moins référence aux périodes stylistiques de l'artiste, qu'à ses attitudes souvent énigmatique, contradictoires et paradoxales. Hollandais rebelles, proche des milieux anarchistes, Van Dongen devient un artificier du fauvisme. Son caractère mondain se manifeste dans ses oeuvres à la veille de la première guerre mondiale, puis surtout pendant les « années folles ».

Première période : Rotterdam-Montmartre (1898-1904).van_dongen

Van Dongen effectue un premier séjour d'un an à Paris en 1897, animé par un idéal anarchiste qui s'incarne pour lui dans la ville. Puis il s'installe définitivement en 1899 avec sa compagne Guus. Il fait bientôt la connaissance du critique d'art Félix Fénéon et du peintre néo-impressionniste Maximilien Luce, tous deux proches de la mouvance anarchiste. Une exposition à la galerie Vollard marque le premier véritable succès de Van Dongen. Il y présente des dessins récents et une nouvelle série de tableaux : des vues de Paris (Sacré-Coeur, Buttes-Chaumont, pont de la scène) et quelques marines. Les couleurs, pure et franche, traduisent une certaine immédiateté de la réalisation.

Deuxième période : van Dongen dessinateur (1898-1904).

Van Dongen a longtemps passé sous silence sa première activité de dessinateur, cherchant à entretenir le mythe d'un succès fulgurant. Pourtant ses premiers pas ont joué un rôle crucial dans son oeuvre. À Paris en 1897, van Dongen découvre dans le quotidien Gil Blas, les illustrations de Théophile Alexandre Steinien qui constituent pour lui un véritable choc. Ces images offrent une vue pénétrante de la vie parisienne et lui font mesurer l'impact social du dessin, entre dénonciation et caricature. De retour à Rotterdam, il met cette expérience à profit dans ces dessins du quartier chaud de la ville, le Zandstraat. Un peu plus tard, il explore de nouveaux thèmes : scène de cirque et de forains, modèles  à la toilette inspirés de Degas où la couleur et la lumière joue un rôle essentiel.

Troisième période : un fauve au Bateau-Lavoir (1905-1906).

À partir de 1905, van Dongen change sa façon de peindre et reprend la technique néo-impressionniste héritée de Paul Signac. Il passe l'été à Fleury en Bière, où il peint des champs de chaume déserts, des récoltes et des meules de foin, avec des ciels bas ponctués de nuages blancs. Ces tableaux sont exposés chez Druet la même année. Lors du salon d'automne de 1905, van Dongen n'est pas associé au peintre fauve. Il le sera ultérieurement, une fois installé au Bateau-Lavoir à Montmartre et alors qu'il fréquente des fauves (Derain, Matisse, Vlaminck). En raison de ses sympathies anarchistes, Picasso le surnomme le «Kropotkine du Bateau-Lavoir », rappelant sa farouche volonté d'indépendance largement condamnée par le milieu moderniste, ainsi que ses changements de styles successifs et soudain.

fat4_dongen_001zQuatrième période : un « nègre blanc » (1907-1911).

Les portraits de van Dongen et ses nus expressifs peuvent se rapprocher d'une certaine forme de primitivisme. À l'occasion d'une exposition chezBrenheim-Jeune, van Dongen écrit àMarius Ary Leblond, une lettre dans laquelle il se présente comme un « nègre blanc », soulignant ainsi le caractère à la fois primitif et septentrional de son travail. Au cours de cette période, les femmes, comme Les Luteuses de Tabarin au corps emmailloté de roses, ont des formes généreuses et musculeuses qui rappellent Les demoiselles d'Avignon de Picasso, leurs contemporaines. Le succès de van Dongen est immédiat. Il est le lien entre les fauves et les expressionnistes allemands comme Max Pechstein et Alexei von Jawlensky. En 1908, il s'installe dans un nouvel atelier, 6  rue Saulnier, près des Folies Bergères, où il trouve de nouvelles sources d'inspiration.

Cinquième période : les voyages au Maroc et en Espagne-Lorient réinventé (1910-1911)

en juin 1910, van Dongen sera en Espagne au Maroc. À Séville, il peint plusieurs portraits de jeunes femmes. Il montre un intérêt particulier pour les châles élaborés et colorés. À travers le dessin de fils aux couleurs vives sur des fonds plus clairs, ces drapé représentent à la fois des tissus et la peinture. Il porte une attention particulière aux poses, aux doigts enroulés autour de castagnettes, aux mouvements de danse. Ces oeuvres rencontrent un succès immédiat. À Tanger, il peint des études de femmes et de mendiants. Il se concentre sur les bijoux des femmes, leurs yeux cernés de khôl. Fruit d'une attirance pour l'exotisme, l'Orient de van Dongen est fait de couleurs et de sensualité.

Sixième période : les années Montparnasse (1912-1916).

Van Dongen s'installa Montparnasse, rendez-vous cosmopolite des avant-gardes dont il est l'un des principaux animateurs. Il organise de nombreuses fêtes dans son atelier décoré comme un palais oriental. À cette époque, son cercle s'est agrandi. Il fréquente à la fois des écrivains, des chroniqueurs, des antiquaires, des modèles et des artistes. Le couturier Paul Poiret devient également l'un de ses proches, comme la marquise Luisa Casati, excentrique égérie italienne. En 1913, il quitte Paris pour voyager en Égypte et à Venise d'où il rapporte des oeuvres et des objets exotiques. Pendant la Grande Guerre, van Dongen est contraint de rester à Paris, tandis que Guus et sa fille Dolly sont en Hollande. En 1919, le couple se sépare. Van Dongen a rencontré a sans cesse de nouvelles compagnes, Jasmy avec laquelle il s'installe dans un nouvel atelier, Villa Saïd.

Les œuvres que j'ai particulièrement aimées :

 

kees_van_dongen_tangole Tango (vers 1913 ou 1935) ci-contre

Nini des folies bergères.

Lucie la mulâtresse .

Lily Damita.

La nuit (1924)

la peinture du Dr Charles Rappoport (1920)

l'autoportrait de van Dongen en Neptune (1922)

le 10 novembre 1959 Brigitte Bardot pose pour van Dongen (ci-dessous)

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10 janvier 2011

Valérie Belin au MAM (collections permanentes)

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Photo : Valérie Belin (2001)

Voir mon billet du 7 janvier 2011

5 janvier 2011

Votre armoire est-elle aussi bien rangée que ça ?

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Boltanski au MAM

2 janvier 2011

Rappel : exposition Jean Michel BASQUIAT au MAM

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Au Musée d'Art Moderne de Paris jusqu'au 30 janvier 2011
Jean-Michel Basquiat

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2 janvier 2011

L'entrée du Musée d'Art Moderne de Paris (MAM) ce matin

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