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Jours tranquilles à Paris

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22 juillet 2017

Deux emmerdeuses de Paris... - vu sur instagram

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22 juillet 2017

"Tom of Finland" - vu hier soir

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SYNOPSIS : Après avoir vécu dans la campagne finalandaise où il ne pouvait pas révéler son homosexualité, Touko Laaksonen a été soldat pendant la seconde guerre mondiale. Lors d'une embuscade, il tue un bel officier russe, ce qui lui laisse un fort sentiment de culpabilité. Après la guerre, il travaille comme graphiste aux côtés de sa soeur Kaija. A ses heures perdues, il se met à dessiner sa vision fantasmée de soldats, fermiers, bûcherons, et bikers. En Finlande, même si l'homosexualité est, à l'époque, toujours considérée comme un crime, il essaie de vivre la sienne pleinement. Son compagnon, un danseur, l'encourage à montrer ses dessins pour les publier...

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Critique lors de la sortie en salle le 19/07/2017

Il n'y a pas que les artistes exposés au musée d'Orsay qui ont droit à leur biographie filmée. Touko Laaksonen, plus connu sous le pseudonyme de Tom of Finland, auteur de dessins homo-érotiques aujourd'hui diffusés dans le monde entier, est le sujet de ce film inattendu. Celui-ci s'adresse à un public plus divers que l'oeuvre du dessinateur et fait découvrir une vie romanesque, fortement contrastée. L'homme a d'abord servi son pays en tant qu'officier contre l'Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale. Déjà traumatisé par cette expérience, il a ensuite subi les persécutions infligées aux homosexuels — descentes de police et arrestations répétées. Ses dessins, tenus secrets, lui servaient alors d'échappatoire, de monde parallèle. Engagé comme créatif dans une agence de publicité de Helsinki, il a longtemps vécu avec sa soeur, également dessinatrice, avant qu'ils n'éprouvent tous deux une attirance pour le même homme.

Le film distille d'abord une ambiance années 1940 proche des romans de Christopher Isherwood, tout en ambiguïtés et frustrations. Le passage à la Californie seventies, vouée aux plaisirs sexuels, digne du Boogie Nights de Paul Thomas Anderson, n'en est que plus spectaculaire. Car les gays s'entichent de Tom of Finland au point de reconstituer son univers en chair et en cuir : hommes hypersexués en uniforme, comme le groupe Village People. Ironiquement, le créateur scandinave ne se sent pas si à l'aise au milieu de l'incarnation du monde dont il a rêvé. La réalité ne vaut pas le fantasme. Mais un gag résume le changement radical d'époque : quand les policiers débarquent dans une propriété avec piscine où les hommes s'amusent entre eux, c'est pour courser un cambrioleur de supérette, et ils se montrent complices avec ceux qui les dévorent des yeux.

L'humour du film et celui de son héros reviennent en contrepoint d'une mélancolie tenace, ravivée par l'épidémie du sida dans les années 1980 — le dessinateur est alors accusé de contribuer à la propagation de la maladie. La clandestinité, poison de son couple, et le rejet de l'oeuvre par la soeur bien-aimée poursuivent Touko Laaksonen comme une malédiction. Idolâtré à San Fransisco, il reste obscur, voire suspect, en Finlande, jusqu'à la fin de ses jours en 1991. Depuis, sa cote n'a cessé de monter dans le milieu de l'art contemporain, et l'existence même de ce film 100 % finlandais l'établit paradoxalement comme une sorte de monument national. — Louis Guichard

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22 juillet 2017

Vu sur instagram - j'aime beaucoup

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22 juillet 2017

Patrick Demarchelier #KateMoss and #CatherineDeneuve for @vanityfair #February 2014

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22 juillet 2017

Extrait d'un shooting - nu

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22 juillet 2017

Emily Ratajkowski photographiée par Patrick Demarchelier

22 juillet 2017

"Sales Gosses" - Trop drôles, ces vieux !

Par  Catherine Balle

Alex vient de rater son année de médecine. Pour le punir, son père le prive des vacances qu’il avait prévues avec ses potes, et l’oblige à travailler comme moniteur dans une colo en Bretagne. Mais quand Alex débarque pour rejoindre son groupe, il se retrouve face à des personnes âgées… Le séjour va se révéler beaucoup plus usant que prévu, mais aussi beaucoup plus drôle. On se régale des facéties de cette brochette de « vieux » fantasques, obsédés par leur connexion wi-fi ou l’achat de préservatifs, qui fument des joints, boivent de la vodka, jurent comme des charretiers et se plaignent sans cesse. Des sales gosses, quoi.

Depuis « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire », de Jonas Jonasson, best-seller en librairie avant d’être adapté sur grand écran, les têtes blanches rebelles semblent à la mode dans les comédies. Le roman suédois a été suivi d’une palanquée de livres dans la même veine, de « Ma grand-mère vous passe le bonjour » à « Comment braquer une banque sans perdre son dentier ». Au cinéma, on a vu Bernadette Lafont dealer dans « Paulette » (2013), Valériane de Villeneuve, alias mamie Yolande, insulter ses descendants dans « Babysitting 2 » (2015), et André Dussollier danser en boîte de nuit dans « Adopte un veuf » (2016). Tandis que « Braquage à l’ancienne », sorti en mai, met en scène trois truands octogénaires…

Réalisateur de « Sales Gosses », Frédéric Quiring assure pourtant qu’il n’a pas cherché à surfer sur la vague. « L’histoire est née de ma relation avec ma grand-mère maternelle, dont j’étais très proche, raconte ce comédien vu dans les films d’Alexandre Arcady, Xavier Beauvois et Noémie Lvovsky, qui signe à 47 ans son premier film. Elle était très grande gueule et râleuse, mais extrêmement drôle et avec un cœur en or. Elle m’a beaucoup inspiré, notamment pour le rôle de Josette (NDLR : incarnée par Liliane Rovère, l’agent caractériel de “Dix pour cent”). »

des comédiens « rock’n’roll »

Pour réaliser cette comédie où se confrontent deux générations — celle qui a connu les nazis et les Trente Glorieuses et celle qui craint le réchauffement climatique et les OGM, comme le détaille une séquence hilarante du film —, Frédéric Quiring s’est entouré de sept comédiens âgés de 71 à 84 ans. Parmi lesquels Carmen Maura, Albert Delpy, Michèle Moretti et Liliane Rovère, donc, la doyenne. « Ils sont tous assez rock’n’roll dans la vie », s’amuse le réalisateur. Et travailler avec des « aînés », c’était comment ? Du gâteau, selon le cinéaste : « Les comédiens arrivaient à l’heure le matin, en connaissant parfaitement leur texte. Ce sont des Rolls. »

« On achevait les prises vers 20 heures en Bretagne, poursuit Frédéric Quiring. Chaque soir, Liliane Rovère prenait alors un taxi pour Paris et arrivait à minuit chez elle… Où une voiture venait la chercher cinq heures plus tard pour l’emmener sur le plateau de Dix pour cent. Elle ne s’est jamais plainte. C’est vous dire la patate qu’ils ont, ces vieux ! »

Depuis quelques jours, le réalisateur tourne son prochain film à Bruxelles, où il a affaire cette fois-ci à une bande d’acteurs d’une dizaine d’années. « Ma reum » montre une mère (interprétée par Audrey Lamy) qui venge son fils des marmots qui le harcèlent… Encore une histoire de sales gosses.

« Sales Gosses »,comédie française de Frédéric Quiring. Avec Thomas Solivéres, Tanya Lopert, Albert Delpy, Carmen Maura, Michèle Moretti, Jacques Boudet, Claude Aufaure… 1 h 28 .

22 juillet 2017

Extrait d'un shooting - fétichisme

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22 juillet 2017

Street Art

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22 juillet 2017

Frédéric Faure, Food bondage

De nombreuses cultures et de nombreux arts à travers l’histoire ont associé la nourriture et la sexualité. J’ai voulu montrer cette association dans des scènes de bondage – pratique sadomasochiste consistant à attacher son partenaire et héritée des techniques de ligotage utilisées au Japon (hojōjutsu).

La motivation de cette série est de forcer le lecteur à se questionner sur son rapport vis-à-vis de la nourriture et de la sexualité.

En effet, les échanges autour de la sexualité se sont libérés au cours des dernières décennies, grâce à des facteurs d’ordre sociologique (par exemple l’émancipation féminine), technique (par exemple la diffusion de contenus sur internet) ou comportemental (par exemple la quête du bonheur). On en parle à la radio et dans les chansons, on la montre dans des clips vidéo et des publicités, on l’affiche dans les revues et des sites internet, on en discute dans l’intimité du couple ou entre amis. Par voie de conséquence, les pratiques sexuelles autrefois qualifiées de déviantes ou d’extrêmes comme le sadomasochisme, le libertinage ou l’échangisme deviennent des traits de sexualité et ne sont plus autant cachées ou honteuses – la notion de déviance sexuelle est désormais limitée à ce qui est interdit par la loi. Des lieux de rencontres et des sites internet spécialisés sur le sujet contribuent à cette libération des mœurs, le tout alimenté par de la publicité à bas coût. On s’ose à déconstruire nos fantasmes et à les considérer comme une étape à franchir sur l’échelle de notre maturité sexuelle ou un désir à assouvir pour atteindre le graal de notre jouissance personnelle.

Notre rapport à la nourriture a aussi changé ces dernières décennies. La globalisation a introduit la malbouffe tout en nous permettant d’accéder à plus de diversité et à plus d’exotisme. La quête perpétuelle de nouveaux sens motive la découverte de pistes innovantes voire la résurrection d’espèces du passé au goût différent et à l’apparence plus authentique, moins conformiste. La volonté de manger mieux et plus sainement nous fait revenir à une agriculture de proximité, humaine, équitable et saine. Mieux manger complémente aussi le rôle d’agrément de la nourriture dans nos rapports sociaux : par opposition à la malbouffe qui nourrit l’individualisme de notre quotidien pressé et stressé, la bonne chère accommode toujours souvent nos échanges sociaux – discuter, entrer dans la confidence ou l’intimité, se fait autour d’un café ou d’un repas ; recevoir s’accompagne de moments derrière les fourneaux. La finesse ou la richesse des mets proposés sont souvent proportionnelles à l’importance de l’acte social – la nourriture devient un signe extérieur d’éducation, de bon goût et de richesse. Ainsi, au-delà de son rôle de besoin vital, l’alimentation est un acteur à part entière de l’activité et de la proximité sociale et résiste à l’individualisme de notre société. Un acteur de la société de consommation que l’on accumule et que l’on gaspille. Un acteur de désir qu’on attend, qu’on chérit voire qu’on fantasme.

Acteur de bien être, acteur de sociabilisation, acteur de consommation, acteur d’apparat – la nourriture ne prend-elle pas trop de rôles dans nos sociétés occidentales ? N’est-elle pas juste le reflet de nous-même ? Au nom de la quête du bonheur, y a-t-il un lien entre exotisme alimentaire et exotisme sexuel ?

Frédéric Faure - fredericfaure.com

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