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Jours tranquilles à Paris

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28 juin 2017

Apple, Samsung et Microsoft, bonnets d’âne de la durabilité

Par Stéphane Mandard

Greenpeace publie mardi son premier classement des smartphones, tablettes et ordinateurs portables les moins réparables. « Le Monde » en dévoile le contenu.

C’est un palmarès qui ne met pas à l’honneur les géants de la high-tech. Greenpeace publie, mardi 27 juin, son premier classement des appareils électroniques de grande consommation (smartphones, tablettes et ordinateurs portables) en fonction de leur réparabilité et donc de leur obsolescence. Selon cette étude inédite que Le Monde dévoile en exclusivité, Samsung, Microsoft et Apple ressortent avec un bonnet d’âne.

Avec l’expertise technique de iFixit (comprendre « je le répare »), le site collaboratif de référence consacré aux tutoriels de réparations, l’ONG a passé au crible 44 produits parmi les plus vendus entre 2015 et 2017. Elle leur a attribué des notes de 1 à 10 selon plusieurs critères : possibilité de remplacer (facilement) leur batterie ou leur écran, disponibilité des pièces de rechange et des manuels de réparation, absence de nécessité d’outils spécifiques pour les réparer.

Dans la catégorie des smartphones, c’est Samsung qui obtient les plus mauvaises notes : 3 pour ses Galaxy S7 et S7 Edge, 4 pour son dernier né, le S8, qui ne remplit aucun des critères de « réparabilité » retenus dans l’étude. Microsoft fait pire avec un score de 1 point pour sa tablette Surface Pro 5 et son ordinateur portable Surface Book.

Note de 1/10 pour le Retina Macbook

Mais la palme du cancre revient à Apple. Dans la gamme des ordinateurs portables, ses deux modèles mis sur le marché cette année, le Retina Macbook et le Macbook Pro 13” Touch, obtiennent l’un et l’autre 1/10. Ses tablettes iPad 5 et iPad Pro 9,7” ne font guère mieux avec un score de 2/10.

« Les appareils de la gamme Surface sont conçus par des professionnels et pour être manipulés par ceux-ci. Ils comportent des composants de haute qualité sur lesquels nous comptons, associés à la garantie Microsoft, pour assurer à nos utilisateurs une expérience optimale et durable », indique un porte-parole de Microsoft.

Chez Apple, on renvoie vers les fiches qui détaillent les « performances environnementales » de chaque produit et l’usage de « matériaux plus sûrs ». Egalement contacté par Le Monde, Samsung n’a pas répondu à nos sollicitations.

« Apple, Samsung et Microsoft conçoivent des produits avec la volonté de les rendre de plus en plus en difficile à réparer pour les utilisateurs, déplore Gary Cook, spécialiste high-tech à Greenpeace USA. De ce fait, ils raccourcissent la durée de vie de ces appareils et contribuent à l’augmentation du stock de déchets électroniques. »

« Obsolescence programmée »

Selon un rapport publié en 2015 par l’Université des Nations unies, le poids des déchets électroniques et électriques (e-déchets) avait atteint le record de 41,8 millions de tonnes (dont 3 millions pour les seuls appareils high-tech) en 2014 et devrait se situer à 47,8 millions en 2017. « Tous ces appareils fabriqués par milliards on un impact énorme sur la planète parce que leur production nécessite énormément d’énergie, de ressources naturelles et de produits chimiques », estime Robin Perkins qui a coordonné l’étude pour Greenpeace.

Une étude qui montre que Apple, Samsung et Microsoft ne sont pas les seuls mauvais élèves. Ainsi 70 % des appareils testés ont une batterie (la pièce à la durée de vie la plus courte) impossible ou difficile à remplacer du fait qu’elle est souvent collée voire solidaire de l’appareil. Elle relève aussi que l’écran, composant qui tombe le plus facilement en panne, est conçu dans la majorité des cas dans le but d’être difficile ou onéreux à remplacer.

« C’est de l’obsolescence programmée, dénonce Robin Perkins. La tendance, dans les smartphones notamment, est de concevoir des produits de moins en moins réparables et de plus en plus jetables pour booster les ventes avec une actualisation soutenue des nouveaux modèles. Acheter un nouveau portable est souvent moins cher que de le faire réparer. »

« Pratiques extrêmement mauvaises »

Le rythme de sorties des iPhone est passé de un an à tous les cinq mois depuis le iPhone 5S et de six à quatre mois pour les Galaxy S. Et selon les dernières données du cabinet Kantar, la durée d’utilisation moyenne d’un smartphone est inférieure à vingt-deux mois en Europe.

A l’opposé de ces « pratiques extrêmement mauvaises », Gary Cook souligne que « sur l’ensemble des modèles analysés, nous avons trouvé quelques “meilleurs de la classe”, ce qui démontre qu’il est possible de concevoir des produits en intégrant la notion de réparabilité ».

La marque néerlandaise Fairphone obtient ainsi 10/10 pour son smartphone éponyme, un téléphone « modulaire » où, de la batterie à l’écran en passant par la prise audio, quasiment toutes les pièces peuvent être remplacées.

Outre Fairphone, seulement deux autres marques sur les dix-sept concernées par l’étude Greenpeace obtiennent la note maximale parce qu’elles proposent des pièces de rechange et des manuels de réparation faciles d’accès : HP pour sa tablette Elite x2 1012 G1 et son ordinateur portable EliteBook 840 G3, ex aequo avec le Latitude E5270 de Dell.

Sur la base de ces bonnes pratiques, Greenpeace appelle le secteur high-tech à concevoir des produits qui durent « au moins sept ans » et à « promouvoir des standards et des lois qui encouragent les produits réparables ».

Instituer un « droit à la réparation »

Aux Etats-Unis, sous la pression de iFixit notamment, huit Etats avaient déposé en début d’année des projets de loi pour instituer un « droit à la réparation ». Pour l’heure, ils n’ont pas été adoptés. En Europe, le Parlement doit voter, le 3 juillet, une résolution « sur une durée de vie plus longue des produits : avantages pour les consommateurs et les entreprises ». A l’initiative du député européen écologiste Pascal Durand, elle « invite la Commission à développer le droit à la réparabilité des produits ».

En France, la loi sur la transition énergétique de juillet 2015 a introduit un délit d’obsolescence programmée (définit par « l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement »), sanctionné de deux ans de prison et 300 000 euros d’amende.

Le classement de Greenpeace donnera peut-être des idées à certaines associations de consommateurs qui voudraient réclamer des punitions contre les mauvais élèves.

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28 juin 2017

Street Art

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DSCN5883Photos : J. Snap

 

28 juin 2017

Le street art grimpe sept étageshttp://rehab2.fr/

Des artistes ont relooké une résidence de la Cité universitaire avant sa rénovation. A découvrir jusqu’au 16 juillet.

Par  Léa Sanchez

«Peu importe les portes », « les princes ont-ils des principes  ?  » Sur le mur repeint en gris, en lettres blanches entourées de noirs, les inscriptions du peintre et chanteur Charlélie Couture attirent l’œil. Derrière elles, seule une poignée de porte rappelle que l’exposition de street art « Rehab2 » a lieu jusqu’au 16 juillet dans une résidence étudiante, la Maison des arts et métiers de la Cité Internationale Universitaire (XIV e). Des travaux de rénovation y commenceront par la suite.

L’année dernière, une première exposition avait eu lieu dans l’autre bâtiment de la Maison des arts et métiers, qui devait lui aussi être réhabilité. Sur la suggestion d’un résident, l’équipe du label d’art urbain Bitume - dont deux anciens des Arts et métiers - monte en quelques semaines une exposition qui dure 3 jours et attire 1 500 visiteurs.

3 000 bombes et 800 litres de peinture

Une expérience que les organisateurs ont voulu réitérer. Cette année, 3 000 bombes et 800 litres de peintures ont été utilisées pour réaliser des fresques, des graffitis ou encore des pochoirs sur les sept étages de la résidence. Les visiteurs découvrent les univers d’une centaine d’artistes venus recouvrir aussi bien les couloirs et les plafonds que les escaliers. « Il y en a partout. Ce ne sont pas simplement des fresques posées sur des murs mais une véritable immersion », estime Hugo Di Carlo, responsable commercial de Bitume.

Maria, Colombienne de 20 ans, fait partie des étudiants qui vivent encore dans la résidence. Elle regrette d’avoir eu à supporter les effluves de peintures pendant les trois semaines où les artistes ont travaillé. Mais, au vu du résultat, elle considère l’idée « géniale » : « On découvre plein de façons de s’exprimer. » Dans le hall, elle montre l’une de ses œuvres favorites : un gorille installé entre des boîtes à lettres d’étudiants. « Rien que l’entrée est impressionnante », approuve Yann, un visiteur de 27 ans, en grimpant l’escalier. Quelques marches plus loin, d’autres surprises l’attendent : une installation représentant l’intérieur du corps d’une baleine et les déchets qu’elle absorbe, une autre qui nous emmène sur les toits de Paris… A l’extérieur du bâtiment, un « village » propose également des animations - concerts, battles de graff… - durant les week-ends.

Adresse : Maison des arts et métiers, Cité internationale universitaire, 17, boulevard Jourdan, RER Cité Universitaire. Horaires : jusqu’au 16 juillet, chaque jour de 10 heures à 22 heures. Tarif : entrée libre. Rens. : www.rehab2.fr

28 juin 2017

Varda et JR sur les routes de France

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Par Mathieu Macheret

La réalisatrice octogénaire et le photographe-street-artiste filment leur balade de village en village.

Il y avait sans doute beau jeu d’ironiser sur l’alliance incongrue entre Agnès Varda, faiseuse d’images multisupports, et le photographe JR, réputé pour coller ses tirages monumentaux sur les parois du monde entier, pour ce qui semblait s’annoncer comme une simple bande autopromotionnelle vouée à mettre leurs travaux en avant.

A l’arrivée, Visages Villages, fruit de leur collaboration, financé en partie sur une plate-forme de financement participatif, est un objet beaucoup plus composite que prévu, ouvert aux quatre vents, s’évadant sans cesse du cinéma pour y revenir par la bande, offrant finalement une réflexion décousue sur le regard, cette sécrétion immatérielle de l’œil qui jaillit vers les autres et refaçonne le monde à sa guise.

Après une brève introduction, sous l’égide des peintures murales de Los Angeles que Varda avait filmées dans Murs, murs (1981), celle-ci embarque dans la camionnette de JR, et les voilà partis sur les routes de France, sans plan de bataille, pour dénicher des sujets à photographier et des façades à badigeonner.

Leur promenade improvisée les mène dans un coron du Pas-de-Calais, dans une usine chimique des Alpes, sur le port du Havre (Seine-Maritime) et dans un village fantôme de la Manche. Les projets de collages occasionnent une multitude de saynètes avec les habitants du coin, dont les portraits géants sont placardés sur les murs.

Une mémoire active

A l’image, l’octogénaire et le jeune histrion forment une sorte de duo comique se cherchant gentiment des noises : l’un taquine l’autre sur son âge vénérable et l’autre cherche à faire tomber les éternelles lunettes noires de l’un, pour filmer son regard, comme elle l’avait fait jadis avec Jean-Luc Godard dans Les Fiancés du pont Mac Donald (1961).

Le film navigue ainsi à vue entre reportage télé bucolique (parfois un peu gnangnan) et scènes où l’émotion cinématographique affleure inopinément, comme avec le carillonneur de Bonnieux (Vaucluse), dont les gestes occasionnent un montage ébouriffant, ou devant un blockhaus échoué de Sainte-Marguerite-sur-Mer (Seine-Maritime), repeint au souvenir du photographe Guy Bourdin (1928-1991), dont l’image sera bientôt emportée par la marée.

Visages Villages nous rappelle surtout qu’un film ne naît pas nécessairement d’un scénario, ni même d’un sujet préétabli, mais peut sortir de rien du tout, d’un geste, d’une idée, d’une balade dominicale – les collages géants servant surtout de dispositif transitoire pour collectionner les portraits passagers et les rencontres fugaces.

La beauté du film tient aussi au fait qu’il fonctionne comme une mémoire active, Varda ne cessant de puiser dans son passé de photographe ou dans ses archives filmées pour éclairer le présent. Au bout du chemin, quelque part dans le canton vaudois, se niche pourtant un souvenir plus ingrat que les autres, aux retombées véritablement bouleversantes, mais qui ne disqualifie en rien le plaisir de partir sans bagage à l’aventure.

« Visages Villages », documentaire français d’Agnès Varda et JR (1 h 29). A voir.

28 juin 2017

SOLDES du 28 juin au 8 août....

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27 juin 2017

Emmanuel Macron a invité Donald Trump au défilé du 14-Juillet

Emmanuel Macron a convié Donald Trump au défilé du 14-Juillet, a annoncé l'Elysée, mardi 27 juin. Le chef de l'Etat français "a renouvelé son invitation au président Trump et à son épouse de venir assister" à cet événement, qui célébrera "les 100 ans de l'entrée en guerre des Etats-Unis aux côtés des troupes françaises pendant la première guerre mondiale", a ajouté la présidence. Le président américain lui a répondu qu'il allait "examiner la faisabilité" de ce déplacement, a précisé l'Elysée.

Mon avis : c'est une connerie. Donald Trump ne viendra pas et la France aura la honte !

27 juin 2017

TREATS Magazine

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27 juin 2017

David LaChapelle - photographe

La série New World de David LaChapelle est exposée lors d’une première mondiale à Venise : onze œuvres qui marquent le retour de l’artiste à la figure humaine, centrées sur des notions comme le paradis et les représentations de la joie, la nature et l’âme. La Casa dei Tre Oci les accueille aux côtés de cent autres images de l’univers surréaliste, baroque et pop de David LaChapelle : Lost+Found est une exposition solo qui suit la carrière de l’un des photographes contemporains les plus irrévérencieux.

Selon LaChapelle, la série New World – inspirée par les peintres symbolistes Odilon Redon et William Blake, par Michel-Ange et par la musique de Pharell Williams – vise à méditer sur des questions métaphysiques. C’est une fantaisie colorée et cosmique, un rêve exotique, un lieu de désir sans aucune aliénation, où le lien intime avec l’esprit de la nature et les autres êtres humains est montré comme une vraie chance.

Le début de sa carrière à New York est représenté par les images de la période où Andy Warhol lui a offert sa première commande photographique professionnelle pour Interview Magazine. « Outre la série b&w exposée dans Good News en 1984 pour le Modern Man Show, avec ses portraits de célébrité, les visiteurs peuvent voir certaines de ses œuvres les plus signifiantes commandées par les magazines de mode. Dans ses compositions excentriques et imaginaires, LaChapelle chorégraphie un monde coloré fait de beauté, de folie créative et d’analyse critique », explique le conservateur Reiner Opoku. « En fouillant dans les viscères les plus profondes du système de communication complexe de la publicité et du show business, David LaChapelle a commencé à considérer les ‘icônes’ comme les vrais germes d’un style qui renvoie à la recherche autant qu’au contenu. Il a trouvé dans le Pop Art l’inspiration pour penser l’infinie reproductibilité des images et dans la mode et le merchandising, l’excès de réalisme et de commercialisation transformé en rêve », déclare Denis Curti, commissaire de l’exposition.

L’œuvre du photographe renvoie également aux sujets classiques de l’histoire de l’art, notamment les tableaux de la Renaissance (Earth Laughs in Flowers, 2008-2011), dont il réinterprète les traits esthétiques à la lumière du temps présent. Son voyage à Rome en 2006 a constitué un tournant : LaChapelle a été transfiguré par les fresques de Michel-Ange dans la Chapelle Sixtine et par la pompe du pouvoir religieux. Le Déluge de Michel-Ange lui a soufflé la création de son propre Déluge, où les références au chef d’œuvre du maître italien se mêlent aux logos de la société de consommation.

L’exposition se poursuit avec After the Deluge (Après le Déluge) et Awakened (Réveillé), où l’artiste représente des êtres immergés dans l’eau à l’état embryonnaire, comme une résurrection après le déluge. Ses séries post-2006 sont reliées entre elles par un équilibre subtil entre le sacré et le profane, faisant alterner divers sujets sur le thème des Vanités. Ses photos dénoncent également les obsessions contemporaines, la relation au plaisir, à la richesse et au superflu. Il entoure tout de couleurs électriques et de surfaces laquées, produisant des images qui pourraient être à juste titre citées dans certains essais de Gilles Dorfles, philosophe et critique d’art théoricien du kitsch et des changements de goût. David LaChapelle explique d’ailleurs : « J’adore créer à partir du fantasme, en faisant des images de mes rêves ».

Depuis 2013, la photographie de paysage est également pour lui une source d’intérêt particulier : l’exposition inclut des photos des séries Gas Station et LandScape, dans lesquelles il a reconstruit des modèles à l’échelle de stations services et de raffineries, en utilisant des matériaux recyclés comme des boîtes d’œufs, de friseurs à cheveux ou des pailles, sommant les êtres humains de faire un usage responsable des ressources naturelles.

Paola Sammartano

Paola Sammartano est une journaliste spécialisée dans les arts et la photographie, basée à Milan en Italie.

David LaChapelle, Lost + Found

Du 12 avril au 10 septembre 2017

Casa dei Tre Oci

Fondamenta delle Zitelle 43

30133 Giudecca, Venise

Italie

http://www.treoci.org/index.php/it/

 

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Cette exposition est organisée par la Fondation de Venise et par Civita Tre Veneziz. Catalogue par Masilio editeurs.

Voir mes anciens billets sur David LaChapelle

27 juin 2017

3 raisons de se rendre à la rétrospective David Hockney au Centre Pompidou

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La file d'attente à l'entrée du Centre Pompidou

David Hockney soufflera ses 80 bougies le 9 juillet 2017 et aura passé ainsi les soixante dernières années à créer. L'occasion pour le Centre Pompidou d'organiser une grande retrospective autour de son oeuvre.

Connu avant tout pour ses piscines colorées californiennes, l’artiste britannique cache une oeuvre foisonnante, érudite et complexe, nourrie de nombreuses influences. Il est devenu, pour de nombreux artistes contemporains, une référence incontournable.

L'art de croiser les influences

Jean Dubuffet pour un art universellement accessible, Matisse pour son hédonisme coloré, Francis Bacon pour son audace visuelle et son affirmation érotique, Rembrandt pour ses autoportraits vieillissants, Vermeer pour ses scènes de vie quotidienne, Edward Hopper pour ses portraits grand format, mais aussi Pablo Picasso et son ouverture stylistique. Comme ce dernier, David Hockney a choisi de ne pas s'enfermer dans un style unique grâce à de nombreuses influences.

Le résultat ? Une oeuvre originale aussi empreinte de cubisme et de jeux de points de vue que de réalismes, d’abstractions ou d’expériences optiques. A travers les 160 oeuvres exposées à Pompidou, de ses tableaux de jeunesse réalistes jusqu’aux assemblages d’images imprimées, le public pourra se rendre compte de l’extraordinaire diversité de l’art de David Hockney.

Entre voyages et nouvelles technologies : une curiosité insatiable

Devenu l’un des plus célèbres représentant du Pop Art des années 1960, Hockney mène un style de vie très californien, dans son atelier perché sur les hauteurs de Los Angeles. Il témoigne aussi d’un goût pour le voyage qui nourrit son art depuis ses débuts. L’exposition relate ainsi ses découvertes, de Bradford à Londres, puis depuis la France jusqu'aux grands parcs de l'Ouest américain, en passant par la campagne anglaise.

Ainsi, l'exposition montre son travail sur les perspectives des parcs aménagés à la française, ses clins d'oeil aux paysages chers à Claude Monet ou même à Van Gogh, se servant de la lumière de Californie pour en distiller un peu dans ses autres tableaux. Le peintre empreinte également à la cinématique chinoise pour son célèbre «Nichols Canyon» peint depuis différents points de vue.

Le même procédé est utilisé pour les étonnantes images de campagnes anglaises réalisées sur IPad. L'artiste se sert inlassablement des nouveaux outils de reproduction des images : photos, vidéos, fax, photocopies... Tout peut devenir un outil de son art. «Je voulais montrer sa préoccupation pour la survie de la peinture ou comment il met la technique au service de la peinture», explique le commissaire de l'exposition, Didier Ottinger

Joie de recevoir, plaisir d'offrir

David Hockney assume ses influences mais au fil du temps, de nombreux artistes se sont interessés à ses techniques et à ses oeuvres. Désormais, le Britannique trône aux côtés des plus grands de l'art contemporain. Décoré par la Couronne britannique, peint par Lucian Freud en 2003, David Hockney est aujourd’hui internationalement reconnu. En 1969, lorsque l’insolence de l’artiste avait fait dire au théoricien Clément Greenberg que ces oeuvres d’art «ne devraient pas avoir le droit de cité dans une galerie qui se respecte», qui aurait pu prévoir que le peintre allait devenir l’un des plus influents du vingtième siècle ? «Comme Dubuffet, David Hockney conçoit l'art dans son universalité. Il se positionne pour un art qui parle à tous», explique Didier Ottinger. Il est fort à parier, d’ailleurs, que cette exposition sera l’incontournable de l’été.

David Hockney, du 21 juin au 23 octobre 2017 au Centre pompidou, Paris (4e),  centrepompidou.fr

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27 juin 2017

Sur l'Avenue des Champs Elysées

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