In memorem : Oradour sur Glane - 10 juin 1944
Le président de la République se rend ce samedi dans la ville martyre d'Oradou-sur-Glane (Haute-Vienne). Le 28 avril dernier, il avait promis au dernier survivant de revenir pour la journée de commémoration du 10 juin.
"Je me suis caché dans une étable" : Robert Hébras raconte le massacre d'Oradour-sur-Glane à Emmanuel Macron et aux jeunes invités pic.twitter.com/ajSbPPEs5N
— franceinfo (@franceinfo) 10 juin 2017
Irina Ionesco, Au Fil du Temps
La série Au Fil du Temps est une rétrospective sur la vie d’Irina Ionesco mais aussi d’une artiste aux quarante ans de carrière. On retrouve un art qui a grandi et évolué depuis les femmes rêvées des années 70 jusqu’à l’univers énigmatique de la mode en 2010. Cependant, ce voyage à travers le temps n’efface en rien l’inspiration charnelle qui guide Irina Ionesco : l’érotisme. « Ce qui m’inspire ? », dit la photographe. « La poésie décadente, les peintures symbolistes, les films hollywoodiens, les tragédies grecques, du kitch sublimé au sublime consacré. J’aime les paradis artificiels, la magie du faux luxe, celui qu’on invente, que l’on crée à travers les jeux des multiples miroirs imaginaires. Ainsi, l’on m’avait baptisée “The Rag Queen”, faiseuse de bonnes et mauvaises aventures. Mon antre, roulotte fantasmée, chambre reliquaire où coulissent les décors ; tissus, bibelots, plumes et oiseaux, dentelles et soieries d’autrefois trouvés à travers les innombrables “chines” aux Puces de Paris, de Londres ou de New York. Objets précieux et objets illusoires qui, réinventés, deviennent les luxes suprêmes des Mille et Une Nuits. Il règne dans la chambre de quatre mètres sur cinq un encombrement fait de mille coups de foudre ».
Irina Ionesco, Au Fil du Temps
Exposition terminée le 4 juin 2017
Galerie Le Ballon Rouge
Paris
http://galerie.leballonrouge.paris/
Voir mes précédents billets sur Irina Ionesco
LE GOÛT DE LA PERFECTION - Vincent Peters
Vincent Peters expose à La Hune ses clichés de femmes, icônes de beauté aux traits figés dans la perfection. On y décèle les visages aux regards lointains et aux lèvres pulpeuses, les courbes du corps qui contrastent, adoucissent les clichés sans couleur du photographe. On se perd dans la beauté des mouvements immortalisés, dans la sensualité des clichés, pris, il nous semble, dans un moment de rêverie, dans un voyage hors du monde, comme perdus entre deux époques et pourtant universels. Les sujets de ces portraits, pourtant, ne nous sont pas inconnus. Monica Bellucci, Emma Watson et Charlize Theron sont les muses du photographe et il capture leurs corps, leurs traits, loin des décors riches et somptueux, dans une sorte d’intimité, une confiance réciproque entre l’artiste et son modèle. Car ici la femme se fait déesse, parfois brûlante, les yeux étincelants, affirmés, fière de sa sensualité. Parfois aussi elle est aperçue sous un voile, protectrice et mystérieuse. Elle livre son corps, dans la plus grande pudeur, et laisse deviner ses formes, consciente de son pouvoir, maîtresse des sens. Elle est séductrice, grandie et exaltée par les jeux de lumière, et devient, sous l’objectif du photographe, un symbole, une beauté idéalisée, sublimée et puissante. Peters nous livre ainsi, à travers sa vision de la perfection une esthétique soignée, presque irréelle, une vision créative unique et assumée, loin des représentations habituelles de ces vedettes.
Galerie La Hune
Jusqu’au 31 août
16 rue de l’Abbaye, 75006 – M° Saint-Germain-des-Prés (4)
Du lun. au jeu. de 10h30 à 19h30 - Les ven. et sam. de 10h30 à 21h - Le dim. de 11h30 à 19h30
Entrée libre
Elections Législatives
Enfin libres… Ces élections législatives que les sondages annoncent comme une formalité pour Macron, porté par une vague devenue tsunami, présentent une caractéristique peu soulignée : pour la première fois depuis longtemps, la logique du vote utile s’est évanouie. Le Front national ne gronde pas aux portes, la droite dure n’a pratiquement aucune chance de l’emporter, nulle catastrophe politique ne plane sur le scrutin. L’électeur peut voter pour ses idées : voilà qui nous change. Personne n’est obligé de choisir un candidat qu’il n’aime guère pour écarter celui qu’il déteste. Il n’y a qu’un seul dilemme à trancher, au fond : faut-il une majorità © écrasante pour Macron, ou bien faut-il conserver aux oppositions un semblant d’existence ? Poser la question, pour tout démocrate conséquent, c’est y répondre : il serait bon, sain, utile, que la représentation nationale représente autant que possible la nation. Les régimes de parti unique, seraient-ils légitimés par un vote régulier, ne font pas bon ménage avec le débat public. Les chambres introuvables trouvent rarement le bon équilibre, un parti qui domine tout risque de ne rien concéder ; ou bien de renvoyer la contradiction dans la rue, vieille manie française. La Ve est confortée par le processus. Faut-il qu’elle se caricature ? Le macronisme vole au firmament. Mais tel l’albatros de Baudelaire, quand il redescendra sur terre, dans l’entrelacs des polémiques quotidiennes, ses ailes de géant l’empêcheront de marcher. La conclusion s’impose d’elle-même : si vous êtes de droite ou du centre, votez pour LR ou LRM. Mais si vous êtes de gauche, votez pour la gauche. Laurent Joffrin - Libération
Paris à vélo, Paris autrement
Grâce au Vélotour, il est possible d’explorer des endroits habituellement inacessibles aux vélos, comme, par exemple, un parking souterrain. La 3e édition du Paris Vélotour se tient demain. L’occasion de découvrir de manière insolite et festive le patrimoine de la capitale. A bicyclette !
Une vingtaine de kilomètres de balade à vélo dont le tracé passe par des lieux habituellement inaccessibles aux cyclistes : c’est le programme du Paris Vélotour, un évènement de SNCF Réseau qui aura lieu demain dans le sud-est de la capitale.
Depuis sa création il y a deux ans, ses participants ont déjà découvert sans cesser de pédaler Roland-Garros, la Cité des Sciences ou encore le 104. Cette année, le tour parcourra les XII e et XIII e arrondissements. Et traversera des endroits pas du tout conçus pour accueillir les amateurs de la petite reine : les 6 000 à 8 000 participants attendus se baladeront, sans déposer leur bicyclette, dans la gare de Lyon, le centre équestre UCPA, un parking souterrain, l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-Val de Seine… Mais aussi l’atypique musée des arts forains, qui accueille une collection privée de quatorze manèges. L’occasion de mêler sport et découverte de la capitale. La boucle principale est longue de 17 kilomètres. Comptez deux à quatre heures de parcours, en fonction de votre vitesse et des deux boucles optionnelles — de 4 et 5 kilomètres — qu’il est possible d’emprunter.
maquillage et musique
Une fois rentrés au village de l’évènement, situé sur l’esplanade Saint-Louis devant le château de Vincennes (XII e), les participants pourront profiter de nombreuses animations jusqu’à 17 heures : maquillage, musique, ateliers de prévention… Attention : pour participer, il est nécessaire d’amener son propre vélo !
Quand : Demain, départs entre 8 heures et midi. Où : Les départs et les arrivées se font de l’esplanade Saint- Louis (qui se trouve devant le château de Vincennes), XII e arrondissement. M° Château de Vincennes. Combien : Entre 5 et 15 €. Rens. : Inscriptions sur le site de l’évènement : velotour.fr/paris
Mathias Depardon est libre et de retour en France
Arrivée de Mathias Depardon en France
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mathias_Depardon
Etabli en Turquie depuis cinq ans, Mathias Depardon avait été arrêté le 8 mai alors qu’il réalisait un reportage sur le Tigre et l’Euphrate pour « National Geographic ».
Le photojournaliste français Mathias Depardon, détenu depuis un mois en Turquie après avoir été arrêté pendant un reportage dans le sud-est du pays, est rentré vendredi 9 juin en France, selon Reporters sans Frontières (RSF). « J’ai été accusé », a dit le journaliste en touchant le sol français, « de propagande terroriste et d’aide et soutien à des groupes terroristes, à savoir le PKK, suite à des images que j’avais faites ces dernières années, dont je ne cachais pas l’existence ». « Je pense que l’idée était d’envoyer un message assez fort auprès des journalistes étrangers et turcs qui ont pour but de faire des sujets dans le sud-est de la Turquie », a-t-il dit.
Son avion s’est posé peu après 22 heures hier à l’aéroport de Roissy où il a été accueilli par le directeur de cabinet de l’Elysée, Patrick Strzoda, et le conseiller diplomatique Philippe Etienne, a précisé le secrétaire général de RSF, Christian Deloire.






























