Plouhinec. La maison Germaine-Tillion squattée le week-end dernier
C'est le garde du littoral qui a découvert les faits cette semaine, en effectuant une visite de contrôle. La maison Germaine-Tillion, à Kerouzine, en Plouhinec, a subi des dégradations et un squat d'au moins une soirée le week-end dernier. La porte d'entrée de la demeure, où séjournait fréquemment la résistante, a été enfoncée. Le garde a trouvé au sol diverses cannettes d'alcool ou de jus de fruit et des mégots. Un feu a même été allumé dans la cheminée, ce qui aurait pu s'avérer dangereux puisque la maison étant inoccupée depuis des années, aucun ramonage n'a été effectué. Le conservatoire du littoral, propriétaire du site, devrait déposer plainte. « Un manque de respect » Marie-Christine Bougant, présidente de l'association Germaine-Tillion était très émue hier en évoquant cette intrusion. « Nous sommes très embêtés car c'est une maison dont nous avons la responsabilité. Et au-delà des dégradations, qui vont entraîner des frais, c'est un manque de respect pour la mémoire de Germaine Tillion. Cette maison est un lieu à disposition du public, pas des personnes malveillantes. Heureusement, ils n'ont occupé qu'une salle, le mobilier n'a pas été abîmé ». Le maire Adrien Le Formal est lui aussi monté au créneau hier. « C'est un lieu symbolique de la République, qui demande du respect ».
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Bac. Travail, histoire et désir au menu de la philo
Le travail, le désir, l'histoire, les lois, Descartes, Arendt, Merleau-Ponty... : les quelque 500.000 candidats au baccalauréat général et technologique ont planché, hier matin, sur l'épreuve de philosophie, coup d'envoi traditionnel de cet examen de fin de scolarité. Comme chaque année, la philo a donné le coup d'envoi au gros des épreuves écrites pour les bacs généraux et techno. Une session 2016 marquée par une série de distractions potentielles et de perturbations : Euro de football, grèves dans les transports, sécurité renforcée, ramadan... Et, comme chaque année aussi, groupes de réflexion et responsables politiques rivalisent de suggestions pour « améliorer » le bac, jugé par certains trop coûteux et peu efficace. À l'issue de l'épreuve de philo, les candidats ont pu souffler ou se replonger dans les révisions, avant l'histoire et la géographie, ce matin pour les bacs généraux (« Aujourd'hui Descartes, demain des cartes », tweete@KevinAtton), histoire-géo ou mathématiques pour les bacs techno, arts appliqués et cultures artistiques pour des bacs pro de métropole. Premiers résultats le 5 juillet.
Euro 2016 : la France se qualifie dans la douleur pour les huitièmes de finale de l'Euro en battant l'Albanie 2-0
Pendant 45 minutes, on s'est demandé si l'équipe de France était encore à l'échauffement, mercredi 15 juin à Marseille (Bouches-du-Rhône). Et puis finalement, les Français sont parvenus à battre l'Albanie 2 à 0, et à se qualifier du coup pour les huitièmes de finale de l'Euro 2016. Tout s'est décanté à la 90e minute lorsque Antoine Griezmann a finalement réussi à ouvrir la marque, d'un coup de tête rageur, après un centre d'Adil Rami. Puis trois minutes plus tard, Dimitri Payet a enfoncé le clou sur un tir croisé. Les Bleus décrochent donc, dans la douleur, leur ticket pour la phase éliminatoire de la compétition.
Actuellement à la Concorde Art Gallery - Philippe Jacquot - Peintre
Philippe Jacquot - Peintre
Né le 23 avril 1966 dans la Marne en France. Après un passage par la décoration, c’est en 1990 qu’il décide de se consacrer uniquement à la peinture. Son expérience passée lui permet de maîtriser la peinture sur verre, sur tôle, ainsi que sur matériaux collés, lui procurant ainsi la possibilité de sortir du support classique de la toile et du papier.
Parmi les différents thèmes qu’il a traités, les personnages et particulièrement les femmes demeurent son sujet de prédilection. Dans chaque toile, il recherche esthétisme, légèreté, douceur et subtilité par le biais de la courbe et du travail de la lumière. Sa maitrise technique de la peinture, lui permet de passer avec aisance d’un style réaliste composé de glacis successifs, à un autre plus abstrait créé par des coups de pinceau énergiques de couleurs vives. Ce mélange peut apparaitre sur la même toile.
Sa recherche permanente de nouveaux sujets, d’atmosphères et de techniques originales, l’entraîne à créer des séries de peintures qui peuvent n’avoir aucun lien entre elles. Il peint librement suivant son humeur et son inspiration en se moquant des conventions. Il ne veut pas s’enfermer dans un soit disant «style», l’ouverture amène à l’évolution. Certaines de ses toiles se trouvent dans des collections privées en France et à l’étranger. On peut les voir depuis une vingtaine d’années dans des expositions personnelles et collectives, dans des salons régionaux, nationaux et internationaux tels que le Salon des Indépendants et le Salon des Artistes Français à Paris,le salon d’Automne de Lunéville,le salon international du Puy en Velay,le salon Artoulouse à Toulouse, le Ve Salon privé de Dormans, le salon ADAC de Châtillon, le salon «Passerelle» maison des arts de Châtillon, le Grand Marché d'art Contemporain de la Bastille à Paris. Il expose à la galerie Cafmeyer à Knokke le Zoute en Belgique, à la galerie Ces- arts à Paris, à la galerie Mulot à St-Gilles Croix-De-Vie et à la finaosta galleria à Aoste (Italie). Différentes distinctions dont le prix du public et d’encouragement du jury au salon d’automne de Dormans 2005, premier prix au salon d’automne de Dormans 2006, grand prix du jury au salon international du Puy en Velay 2007 et invité d’honneur 2008,troisième prix à Artoulouse 2013 Cotation Artprice.
« Je peins pour vous montrer ce que j’ai vu de beau »
« Brexit »: début de panique dans le camp des pro-Européens
Surtout, dissiper l’impression de panique. « Les sondages ? Je n’y prête pas tellement attention, affirme contre toute évidence James McGrory, porte-parole de la campagne Britain Stronger in Europe installé dans un immeuble de la City, qui héberge un centre d’appels pro-Union européenne (UE). Ils montent et descendent et se sont plantés aux élections de 2015. » Mais tout porte à croire au contraire que l’alarme a bien sonné dans le camp du « in » (« rester dans l’UE »), mardi 14 juin, à neuf jours du référendum sur le maintien ou la sortie (« Brexit ») du Royaume-Uni au sein de l’UE.
Désespérément plat depuis des mois, le sismographe des enquêtes d’opinion s’est mis soudain à s’affoler, faisant chuter la Bourse de Londres et la livre sterling. Coup sur coup, quatre sondages ont donné gagnant les partisans du « Brexit » avec une confortable marge inconnue jusqu’alors : 54 %-46 % pour le Times, 53 %-47 % pour la double enquête (par téléphone et Internet) du Guardian, 55 %-45 % pour The Independent.
Glissade vers le « out » au Labour
Pour les proeuropéens, cette volée de chiffres n’est pas totalement une surprise. Les échos du porte-à-porte dans les villes défavorisées du nord de l’Angleterre rapportaient l’accueil froid, voire hostile réservé aux militants du « in ». Loin de la bulle cosmopolite et libérale de Londres, l’opinion populaire tend à adhérer au message central du « out » qui présente la sortie de l’UE comme le plus sûr moyen de stopper l’afflux de travailleurs est-européens.
Alors que la campagne a été monopolisée par le duel entre les frères ennemis conservateurs, le premier ministre, David Cameron (« in »), et l’ancien maire de Londres, Boris Johnson (« out »), les enquêtes d’opinion confirment la glissade vers le « out » des électeurs de gauche. Plus d’un sympathisant du Labour sur trois (35 %) se prononce pour le Brexit, alors que leurs voix sont indispensables pour faire pencher la balance en faveur de l’Europe et compenser l’euroscepticisme des électeurs conservateurs dont 54 % approuvent le « Brexit ».
Cette faiblesse du Labour met directement en cause l’attitude de son chef, Jeremy Corbyn, eurosceptique contrarié qui, absent de tous les débats télévisés, défend le vote « in » du bout des lèvres. Lors de l’une de ses rares prestations dans une émission de divertissement, il a évalué à « 7,5 sur 10 » son degré d’enthousiasme pour le maintien de son pays dans l’UE.
Comme s’il s’agissait d’une élection et non d’un référendum, il refuse systématiquement toute apparition avec David Cameron et ne se prive pas de critiquer le gouvernement à propos de l’Europe. Comme s’il oubliait que la victoire du « Brexit » risquait d’amener l’ultralibéral et antieuropéen Boris Johnson au pouvoir.
Mardi, M. Corbyn, critiqué en interne par les députés travaillistes, pro-UE à 96 %, a pris la parole devant les militants de la confédération syndicale Trade Union Congress (TUC, 6 millions d’adhérents). « Voter “out”, c’est mettre en péril le National Health Service [NHS, le système national de santé] », a-t-il lancé en qualifiant les porte-drapeaux du « out » Boris Johnson et Nigel Farage de « loups habillés en moutons ».
Ces derniers, qui ont défendu dans le passé la privatisation du NHS, promettent aujourd’hui de le renflouer avec les fonds « économisés » grâce à une sortie de l’UE. L’espace de quelques heures, David Cameron s’est abstenu d’apparaître dans les médias afin de ne pas parasiter les efforts de mobilisation du Labour
Brown, chevalier du « in »
Reflet de l’étrange mise en retrait de Jeremy Corbyn, c’est l’ancien premier ministre, Gordon Brown, qui mène la campagne la plus enthousiaste en faveur du maintien dans l’UE. Resté dans les mémoires pour avoir « sauvé » l’Ecosse de l’indépendance lors d’un discours profond et lyrique à la veille du référendum de 2014, il s’est lancé dans une tournée de conférences passionnées.
Sur le thème « Lead, not leave » (le Royaume-Uni doit diriger l’Europe et non la quitter), il y développe l’une des très rares défenses de l’idée européenne entendues dans cette campagne. « Quel message enverrions-nous au monde, clame-t-il, si nous, les Britanniques, qui nous considérons comme l’un des peuples le plus ouvert sur le monde (…) décidions de tourner le dos à nos plus proches voisins ? »
Alors que M. Corbyn a toujours estimé que le Royaume-Uni « ne peut pas et ne doit pas » fermer ses frontières aux travailleurs européens, ses opposants modérés au sein du Parti travailliste, alarmés par les protestations de leurs électeurs, commencent à durcir leur discours sur l’immigration. Tom Watson, le numéro deux du Labour, a déclaré mardi que les règles sur la libre circulation en Europe « devront être réexaminées » à l’échelle européenne, suggérant que le Royaume-Uni devrait en prendre l’initiative lorsqu’il assurera la présidence de l’UE en 2017. Mais il n’est pas sûr que le réveil tardif du Labour sur la question de l’immigration empêche la catastrophe que les sondages annoncent pour les proeuropéens.
Pendant ce temps, le camp pro-Brexit multiplie les promesses de largesses budgétaires grâce à « l’argent de Bruxelles », comme s’il dirigeait déjà le pays. Et savoure le réel succès de son slogan « Take control » (« Prenons le contrôle ») qui, dans ses discours, s’applique aux frontières du pays, mais pourrait bien décrire aussi sa propre emprise sur la campagne du référendum. Article de Philippe Bernard (Londres, correspondant Le Monde)















