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— Europe 1 (@Europe1) 12 Octobre 2015
À Sainte-Anne-d’Auray, la journée de dimanche a permis de rendre hommage à la détresse du monde agricole.
Dès le lever du jour, dimanche, Jacques Jeffredo était à pied d’œuvre sur le parvis de la basilique de SainteAnne-d’Auray avec quelques amis, pour installer 600 croix blanches découpées dans du polystyrène. Elles représentent le nombre d’agriculteurs qui se suicident chaque année en France. Un chiffre difficilement contrôlable. Mais le millier de personnes présentes à Sainte-Anne, dimanche, est d’accord sur un point : le monde agricole est en détresse.
Une statue en granit
« Il était temps que j’arrête », soupire François, agriculteur retraité du Nord-Finistère, qui perçoit 800 € de retraite par mois. « Nous devons interpeller les gens sur la grande détresse du monde agricole », souligne Jean-Yves Talhouarn, de l’association Journées paysannes. « Le modèle proposé aujourd’hui à l’agriculteur ne lui permet plus d’être le veilleur de son propre troupeau. » « Je suis scandalisée par le silence qui entoure la mort des paysans. Tous les diocèses auraient dû faire une journée similaire », commente Claire, 58 ans, petite-fille d’agriculteurs. Monseigneur Centène, évêque du diocèse de Vannes, a livré une homélie en faveur des paysans. « Il n’y a pas que la guerre et les armes qui tuent. La loi du marché est bien plus dévastatrice. C’est un honneur pour l’homme de vivre de son travail et non de primes, de subventions et de délais de paiement. » À l’issue de la messe, une statue en granit, sculptée par Robert Vaillant de Plogoff (Finistère), a été inaugurée et baptisée. « Les marins et les péris en mer avaient leur stèle au mémorial, les agriculteurs ont aussi la leur désormais », commente le père Guillevic, responsable du sanctuaire. Article de Isabelle JÉGOUZO.
Le président de la République visitera les chantiers navals STX, demain après-midi. Ce sera sa première visite à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) depuis son élection. Il observera une entreprise symbole d’une croissance retrouvée et dont le carnet de commande est plein jusqu’en 2020. Il verra aussi les navires Mistral , vendus à l’Égypte. La dernière visite présidentielle à Saint-Nazaire remonte à janvier 2011. Nicolas Sarkozy avait alors signé un accord de coopération avec la Russie.
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— Grand Palais RMN (@GrandPalaisRmn) 7 Octobre 2015
Aurore Lephilipponnat - Peintre
Dans le cocon qui me sert de chrysalide, je souffre déjà de cette fièvre pour le dessin, à l'aube de ma naissance, le 24 novembre 1983, à Chartres, mon amour m'ouvre et me referme autant de fois que l'inspiration et la nécessité de peindre s'installe, car très tôt, ma chambre devient mon temple et les pages blanches de magnifiques contes dans lesquels tous mes rêves prennent formes. Naturellement, toute ma vie est dictée par l'envie de devenir peintre. Installée à Bordeaux après mon bac littéraire, je pars pour trois ans d'aventures et de quête de moi-même, avec la frustration de ne pas faire naître de démarches artistiques. Je décide de quitter mes études en premiere année de master pour chercher cette personne qui vit en moi et entame des années de découvertes, rencontres et recherches. Ne trouvant pas encore ma discipline à cette époque, je me faufile dans l'univers de l'infographie, en tant que graphiste designer, puis affichiste, et persévère tant bien que mal dans la peinture jusqu'à mon arrivée sur Sainte-Maxime où je me lie avec une association, le Tabarnak, art en live, avec des peintres performeurs. De là naît mon désir de renouer avec la matière vivante, la peinture, les grands formats et, l'expérience nourrie par les années, je me rapproche de sujets qui deviennent passionnants pour moi, dans mon art et chemin de vie. En 2008, au mois de mai, le hasard me fait partir dans le Var, cette région est ma chrysalide ouverte, c'est alors que ma découverte intérieure naît, ainsi qu'une partie de moi-même. Je découvre la danse Butoh en 2012, complètement amoureuse et inspirée par la beauté du mouvement et la force de ce moyen d’expression, j'entame des séries impulsives, frénétiques, sur ce sujet. Deux années de fièvre, qui s'apaisent avec ma découverte de la méditation du bouddhisme, et une vision plus profonde et subtile du monde. Ma peinture évolue dans l'ombre de mes sentiments, elle est une rencontre de chaque moment, un amour pour la nature humaine, la beauté qui jaillit depuis la souffrance inébranlable de la condition humaine. Le regard est le miroir de l'âme et je travaille à ce que mes peintures expriment cette vibration pure.
Exposition " Corps à corps " jusqu'au 24/10/2015