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Jours tranquilles à Paris

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8 juillet 2015

Jean-Claude Trichet : « La clé de tout ? Un plan crédible »

Jean-Claude Trichet. Ancien président de la Banque centrale européenne.

Comme citoyen, vous souhaitiez que le « oui » au référendum grec l’emporte. Après ce « non » massif, peut-on éviter la sortie de la Grèce de la zone euro ?

Le paradoxe grec est que, vu de France ou de l’extérieur en général, le « oui » était un « oui » à l’Europe et le « non » un « non » à l’Europe et à l’euro. Vu de Grèce, c’était un référendum dans lequel le « non » voulait dire un « oui » à l’euro et à l’Europe avec poursuite des négociations ! Le peuple grec ne veut pas quitter l’euro. Mais il y a une condition : accepter enfin un plan économique de redressement crédible et inspirant confiance.

La crise grecque fait-elle courir des risques de contagion à la zone euro ?

Nous avons connu une crise grecque, une crise irlandaise, une crise portugaise et une crise chypriote au cours des cinq dernières années. L’euro et la zone euro ont fait preuve de résilience dans ces circonstances difficiles. Il faut absolument que la Grèce présente et mette en œuvre un plan crédible. Si ce n’était pas le cas, le risque principal – la Grèce sortant, dans le drame économique et social, de la zone euro – serait géopolitique : la Grèce est proche des Balkans, elle est particulièrement sensible aux conflits au sein du monde orthodoxe, elle est proche aussi du MoyenOrient, de ses guerres et de ses réfugiés…

Manuel Valls dit qu’il n’y a pas de sujet tabou sur la dette grecque, sur son rééchelonnement…

Les finances publiques et donc les contribuables français sont déjà dans une situation très difficile. En plus, ils ont prêté 45 milliards d’euros aux Grecs. C’est une somme que l’on ne peut pas traiter avec légèreté. Mais, encore une fois, la clé de tout, c’est un plan crédible. Si nous l’avons et s’il est approuvé par les Européens et le FMI, je note que le gouvernement français est prêt à demander aux contribuables français de faire un effort supplémentaire…

En attendant une issue politique, la BCE fait-elle ce qu’il faut pour aider la Grèce ?

Elle a prouvé qu’elle était capable de la soutenir dans les limites de son propre mandat. Ses 89 milliards d’euros de soutien exceptionnel aux banques grecques représentent un effort énorme. Ceci dit, la BCE ne peut évidemment pas accepter que l’augmentation continuelle de ses concours monétaires serve simplement à échapper au plan de redressement indispensable. Elle a donc eu raison de plafonner ses aides à 89 milliards d’euros pour le moment. Recueilli par Pierre CAVRET.

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8 juillet 2015

Festival Photo de La Gacilly

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DSC_3726Reportage photographique : Jacques Snap

 

8 juillet 2015

Futurs antérieurs à Marseille

On prête aux artistes des talents prophétiques et visionnaires. Du moins savent-ils déchiffrer dans le chaos du présent les voies possibles d'un futur encore indistinct, entre promesse de bonheur et ténèbres apocalyptiques.

Au début du XXe siècle, ils observent avec un intérêt fasciné les phénomènes concomitants de la croissance urbaine, de l’industrialisation et de l’invention technique. Que l’on songe aux compositions futuristes d’un Balla ou aux peintures mécaniques d’un Léger. Mais l’enthousiasme se teinte aussi d’inquiétude. Le film Metropolis (1927) de Fritz Lang fournit la matrice des cauchemars face à des villes tentaculaires et à une industrie aliénante, où l’homme n’est plus qu’un automate anonyme. L’exposition de la Vieille Charité met en scène le contrechamp artistique de ces visions cinématographiques. Elle montre aussi comment l’imagerie astronomique et la conquête spatiale alimentent des rêveries poétiques ; celles-ci fonctionnent alors comme une compensation à l’angoisse née du développement incontrôlable de la civilisation moderne.

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8 juillet 2015

À Ste-Anne-d’Auray, ils répètent le son et lumière

La première du spectacle « Yvon Nicolazic, paysan breton », aura lieu le 26 juillet. Celui-ci raconte l’origine du pèlerinage de sainte Anne. Depuis mars, tous les samedis, 120 figurants sont en répétition.

Reportage

« Silence, je vais lancer la bandeson ! » 14 h 45, samedi. Dans un champ situé derrière le sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray, le père Frédéric Fagot donne le coup d’envoi de la répétition du spectacle Yvon Nicolazic, paysan breton . La chaleur est étouffante mais les figurants sont visiblement très heureux de se retrouver. Cet après-midi, ils endossent pour la première fois leurs costumes d’époque. Depuis mars, sous la pluie, le vent ou le soleil, 120 bénévoles répètent tous les samedis de 14 h à 17 h 30. Objectif : être prêt pour la première de ce son et lumière historique, qui aura lieu le 26 juillet. Décliné en 1 h 38 et 25 tableaux, il raconte l’histoire d’Yvon Nicolazic et des habitants du hameau de Ker Anna au XVIIe siècle.

Reconstitution d’un village du XVII

Yvon Nicolazic, c’est ce paysan pieux à qui sainte Anne, la mère de Marie, serait apparue à plusieurs reprises entre 1623 et 1625. Des apparitions qui sont à l’origine du pèlerinage de Sainte-Anne-d’ Auray - le 26 juillet - devenu le plus important de Bretagne. Fondé en 2013, le son et lumièree innove cette année.« L’histoire est la même mais la mise en scène évolue. C’est dû au changement de site qui nous donne beaucoup plus de liberté », glisse le père Fagot. Lors des deux premières éditions, les représentations avaient lieu au sein du sanctuaire. Cette fois-ci, elles se dérouleront au lieu-dit Pont er Groah, un endroit bucolique niché derrière le Mémorial, où l’on trouve notamment un plan d’eau du XVIIe .« C’est un site qui n’avait pas été touché depuis 70 ans. On a élagué les arbres, débroussaillé, tondu … indique Philippe Jehanne, président de l’association spectacle Yvon Nicolazic.On veut le pérenniser. En 2016, à la place des gradins métalliques, on aura un amphithéâtre de verdure de 1 500 places. » Pour recréer l’ambiance d’un village au XVIIe , cinq maisons, une chapelle, une taverne et un moulin ont été reconstitués.« On aura aussi une étable avec de vrais animaux. Et les potagers sont également naturels », montre le père Fagot

« Plein de petites choses qui changent »

Aménagement du site, réalisation des décors, des costumes et accessoires, figurants… En tout, près de 200 bénévoles œuvrent sur ce spectacle. Dont Gwénaël Le Yondre qui joue le rôle principal depuis 2013 : celui d’Yvon Nicolazic.« Cette année, il y a plein de petites choses qui changent. Le scénario a été modifié. Le public ne sera pas du même côté. On a l’impression de recommencer à zéro. » Christian, lui, est dans la peau d’un paysan, ami de Nicolazic.« Après, je serai mousquetaire de la reine. On a tous au moins deux rôles. Les changements de costumes sont rapides ! » Il est 16 h, les séquences s’enchaînent. Casquette noire vissée sur la tête, Frédéric Fagot, le metteur en scène, prend des allures de chef d’orchestre :« Quand vous entendez cette musique, vous vous mettez là ! » Jeanne, 11 ans,« mais bientôt 12 », est la fille de Nicolazic dans le spectacle. Elle est aux anges :« C’est vraiment sympa. On est dans un paysage, avec les autres. On s’amuse. » Samedi prochain, les figurants mettront le couvert une nouvelle fois. Pour ceux que ça tente, les répétitions sont ouvertes à tous. Article de David DUPRÉ.

Dimanche 26 juillet, à 21 h 45. Les autres représentations se dérouleront les 27, 28, 30, 31 juillet et 1er août. En prélude, un concert de musique bretonne sera donné par le duo Nijadell. Renseignements pour la billetterie au 02 97 24 09 75. 

8 juillet 2015

Bondage is not a crime - extrait d'un shooting

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8 juillet 2015

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8 juillet 2015

ARAKI

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8 juillet 2015

HAB Galerie - à NANTES

L’artiste japonais Tatzu Nishi investit Nantes avec son « Solo Group Show » au Hangar à Bananes, cultivant comme toujours le paradoxe dans ses mises en situation insolites.

Pour sa première exposition personnelle à Nantes, à la HAB Galerie du Hangar à Bananes, Tatzu Nishi a imaginé un étonnant teaser, voyageant en compagnie de la statue antique de la prêtresse Eleusis dans une rame du tramway… Adepte d’une approche décalée, admirateur de Jules Verne, cet artiste inclassable, japonais et peroxydé, aime bousculer les perceptions, confronter le domaine public et la sphère privée, mettre en perspective le gigantisme de la statuaire qu’il s’approprie. Depuis les années 1990, il crée des environnements dans les lieux publics, introduisant une perturbation du rapport d’échelle, un décalage qui décontextualise. Le gigantisme devient alors familier, opérant comme une mégalomanie au quotidien. Tel le Dr Jekyll et Mr Hyde, il travaille sous des noms divers, qui sont pour lui autant d’avatars : Tatzu Oozu, Tazu Rous, Tatsurou Bashi, Tazro Niscino… Citoyen du monde, il vit entre Berlin et Tokyo et sillonne la planète. À Singapour, il privatise l’espace autour de la spectaculaire statue du Merlion Hotel et à New York, il érige un salon au sommet de la colonne de Colombus Circle, la statue de Christophe Colomb devenant l’élément décoratif central. À Nantes, où il a déjà réalisé de nombreux projets, il présente pour la première fois des œuvres « d’intérieur », dont sept grandes installations au Hangar à Bananes, ainsi que des œuvres au musée Jules Verne et au Château des ducs de Bretagne, en écho au « Solo Group Show ». Désireux de sortir du microcosme de l’art, il revisite les lieux publics, persuadé que « les opportunités de voir ou d’expérimenter l’art doivent être accessibles à tous ». Une démarche qui lui permet, en tant qu’artiste, de « donner libre cours à [son] imagination pour manifester une nouvelle vision du monde ». Article de Valérie de Maulmin

7 juillet 2015

La touriste rue Conti...

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7 juillet 2015

L'artiste Milo Moiré arrêtée pour des selfies entièrement nus place du Trocadéro à Paris

THE NAKED LIFE - “How little abstraction can art tolerate?” (2015) from Milo Moiré

https://twitter.com/hashtag/milomoire?src=hash

ART - Elle s'appelle Milo Moiré, elle est suisse et son nom, comme sa plastique, vous disent certainement quelque chose car cette artiste se fait régulièrement remarquer en se livrant à des performances, entièrement nue dans l'espace public. Dimanche, elle a été arrêtée à Paris, place du Trocadéro, alors qu'elle prenait des selfies dans le plus simple appareil avec des touristes.

Cette artiste qui se dénude depuis 2007 s'est déjà promenée nue dans le tramway de Bâle. Mais Milo Moiré s'est surtout fait un nom en expulsant des "œufs" remplis de peinture de son vagin, nue comme un ver, devant l'entrée de la foire d'art contemporain de Cologne en 2014.

Un an plus tard, la Suissesse s'est lancée dans une nouvelle série d'autoportraits intitulés “NACKT SELFIES” soit, "selfies nus". Et en pleine performance ce dimanche à 17 heures face à la Tour Eiffel, l'artiste de 32 ans, a été emmenée au poste. Selon son manager, interrogé par le quotidien suisse Le Matin, Milo Moiré a été arrêtée car il est interdit, en France, de se montrer nu sur la voie publique. Elle a passé la nuit en cellule et a été relâchée 24 heures plus tard.

Milo Moiré doit connaître ce mardi la décision de la justice et risque gros puisqu'en droit pénal, "l'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende", peut-on lire dans l'article 222-32.

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https://www.facebook.com/milomoire

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