François, Le Pape putschiste
Après les sept péchés capitaux, voici les quinze maladies curiales. A écouter la charge dévastatrice livrée par le pape François contre la curie romaine lundi 22 décembre, on est en droit de se demander si les deuxièmes ne sont pas plus graves que les premiers. Et de s'extasier sur l'extraordinaire témérité de ce premier pape venu du Sud.
Les quinze maux de la curie, décrits avec un luxe féroce de détails en guise de voeux de Noël une demi-heure durant devant les accusés eux-mêmes, cardinaux et évêques cloués sur leurs sièges dans la salle Clémentine du Vatican, vont de " l'Alzheimer spirituel " au " terrorisme du bavardage " en passant par la " maladie du blocage mental ", " l'arrogance ", " la médiocrité " et l'hypocrisie d'une " vie cachée et souvent dissolue ". De mémoire de prélat, on a peine à se souvenir d'un discours d'une telle violence prononcé dans cette auguste enceinte.
Cette offensive, après un certain nombre d'escarmouches, n'est ni plus ni moins qu'une déclaration de guerre à la curie. Que veut donc François ? Jorge Bergoglio n'oublie pas la raison pour laquelle il a été choisi lui, jésuite, cardinal argentin, il y a vingt mois, par ses pairs cardinaux pour succéder à Benoît XVI, démissionnaire : nettoyer les écuries d'Augias du Vatican, voilà la mission qui a été confiée au nouveau souverain pontife. Cette mission, François s'en sent investi et, de toute évidence, il entend la mener à bien, quoi qu'il en coûte - et quoi qu'il lui en coûte.
Audit dans les finances
Aux grands maux les grands moyens, donc. Le pape François a déjà lancé plusieurs chantiers, dont certains sont bien avancés. Il a fait le ménage dans les finances du Vatican, il a commandé un audit externe de la gestion de la cité-Etat et a redessiné le pouvoir économique. Mais le gros morceau est la réforme de la curie, cette " cour papale " dénoncée dans plusieurs entretiens à la presse par l'un des hommes de confiance du souverain pontife, l'archevêque de Tegucigalpa, Oscar Maradiaga.
Mais le véritable chantier du pape François va bien au-delà de la réorganisation de la curie. Ce que veut ce pape est proprement révolutionnaire : il entend redistribuer le pouvoir dans l'Eglise en en élargissant la base. Affaiblir la domination du centre au profit de la périphérie. Il veut ouvrir les structures du pouvoir au-delà des clercs, aux laïques, hommes et femmes, et aux fidèles de l'Eglise dans toute leur diversité. Et cette diversité, dans l'Eglise catholique, s'entend aussi dans le sens géographique.
C'est donc aussi comme une attaque contre l'emprise de l'Eglise d'Italie sur le Vatican qu'il faut comprendre cette charge de François devant la curie. Après le Polonais Jean Paul II et l'Allemand Benoît XVI, Jorge Bergoglio est le troisième pape non italien depuis plus de quatre siècles, mais il est surtout le premier non-Européen. Il est, en ce sens, très représentatif de la masse des fidèles catholiques, qui sont aujourd'hui, majoritairement, non Européens. Et il souhaite que la représentativité de cette masse de fidèles ne se limite pas à la personne du souverain pontife.
François peut-il gagner un pari aussi audacieux ? Quelles sont ses chances de réussir cette offensive en règle contre l'appareil de l'Eglise ? Même les observateurs les plus fins du Vatican évitent de se hasarder à des pronostics. Mais il est clair, désormais, que l'année qui s'ouvre sera cruciale pour l'Eglise - et pour son chef.
Quelques définitions...
Not safe for work (NSFW, « Pas sûr pour le travail »), not worksafe (NWS, « Pas sûr pour le travail »), not schoolsafe (NSS, « Pas sûr à l'école ») ou not suitable for school or work (NSSW, « Pas approprié pour l'école ou le travail ») sont des siglesutilisés dans les espaces de discussion interactive (tels que les forums, blogs et site Web de communautés) pour marquer les liens ou adresses qui peuvent être sexuellement explicites, inclure de l'audio qui contient des insanités… Ainsi, le lecteur est au courant que le contenu peut être choquant, voire répréhensible. NSFW est très utile pour le surf dans des lieux tels que le travail ou l'école qui ont des règles interdisant l'accès à certains sites. On retrouve beaucoup ces termes dans les sites internet anglophones, mais il se développent de plus en plus, grâce à leur simplicité, au sein des communautés francophones. 4chan ainsi que Reddit sont deux exemples de sites ayant incorporé le concept.
Le sigle SFW (Safe For Work, « Sûr pour le travail »), worksafe, et schoolsafe est utilisé pour signifier l'inverse de NSFW. Il est utilisé en particulier quand le contexte ou le nom du lien pourraient laisser croire que le contenu va être offensant alors qu'il ne l'est pas.
VINE = perfection thx @victoriassecret #victoriassecret 💕 #behatiprinsloo #vsswim 💕
Jeff Koons encore accusé de contrefaçon
L'épouse du photographe Jean-François Bauret, décédé en janvier 2014, affirme que Naked, une sculpture qui devait être exposée à la rétrospective que le Centre Pompidou consacre à l'artiste contemporain, est directement inspirée de la collection de nus de son mari.
Et encore une affaire de plagiat ! Jeff Koons, star controversée de l'art contemporain, a été à nouveau accusé de contrefaçon. Cette fois par les ayants droit d'une photographe français pour une œuvre qui devait être exposée lors de la rétrospective consacrée à l'artiste américain au Centre Pompidou à Paris. Intitulée Naked (Nus), l'œuvre est une sculpture en porcelaine représentant un garçon et une fille âgés de 8/10 ans et nus.
Selon Claude Bauret-Allard, épouse du photographe Jean-François Bauret décédé en janvier dernier, cette sculpture est très directement inspirée d'un cliché du photographe visible sur son site et représentant lui aussi deux enfants nus. Jean-François Bauret était un spécialiste du «portrait nu».
Une autre œuvre en porcelaine de Jeff Koons, Fait d'hiver, appartenant comme Naked à une série intitulée Banality, a été retirée de la rétrospective à la demande du prêteur, à la suite d'accusations de contrefaçon portées par un publicitaire.
Franck Davidovici, l'auteur des campagnes de la marque française de prêt-à-porter Naf-Naf dans les années 1980, a accusé Jeff Koons de contrefaçon concernant cette œuvre datant de 1988 et mettant en scène un cochon venant au secours d'une femme allongée dans la neige.
Une «contrefaçon de droit d'auteur»
Datant de 1988, Naked figure dans le catalogue de la rétrospective et, selon Mme Bauret, son cartel (étiquette d'information) est toujours présent à l'exposition. D'après le Centre Pompidou, interrogé par l'AFP, l'œuvre devait bien être exposée durant la rétrospective, mais «il a été constaté que, vraisemblablement pendant le transport, elle avait été légèrement endommagée et il a été décidé de ne pas la présenter».
Un courrier dénonçant une «contrefaçon de droit d'auteur» a été adressé à Jeff Koons un mois avant l'ouverture de l'exposition le 26 novembre et à la direction du Centre Pompidou le jour de l'inauguration, a indiqué à l'AFP l'avocat de la famille Bauret, Stephanie Legrand. Ces courriers, a précisé l'avocate, n'ont reçu aucune réponse ni de Jeff Koons, ni du Centre Pompidou, qui ne confirme pas avoir reçu cette missive.
Alain Seban, président du Centre Pompidou, a rappelé dans un communiqué que «des questions similaires se sont déjà posées aux États-Unis pour d'autres œuvres de la série Banality, dont le principe même est de partir d'objets achetés dans le commerce ou d'images issues de la presse». «Une large part de la création moderne et contemporaine repose sur le concept de citation, voire d'appropriation», a-t-il souligné.
Jean François Bauret : 15/05/2014, 31/03/2014.
Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html






















