A Angoulême, des grillages entourent les bancs publics pour faire fuir les SDF
La mesure, qui se voulait discrète, n'en finit plus de faire polémique. Neuf bancs, attenant à la verrière d'une galerie marchande dans le centre d'Angoulême (Charente), ont été entièrement ceints d'un grillage, mercredi 24 décembre. L'initiative est venue de la mairie UMP pour décourager l'installation de sans-domicile fixe et marginaux. La Charente libre, qui a révélé l'information, a recueilli une série de réactions, dont certaines manifestent l'incompréhension ou dénoncent « un manque d'humanisme ». Le collectif Morts de la Rue a fustigé ces « bancs en cage (...) une belle ouverture à tous ».
Selon la Charente libre, le cabinet du maire, Xavier Bonnefont, a « reconn[u] un dysfonctionnement », précisant qu'il « n'exclu[t] pas de retirer provisoirement les grilles ». Une décision devrait être prise vendredi, indique le journal. Pour autant, la municipalité ne remet pas en question le fondement de son action, se justifiant d'avoir pris l'initiative en concertation avec les commerçants, car les bancs en question étaient « utilisés quasi exclusivement par des personnes qui se livrent à une alcoolisation récurrente, tous les jours ».
Interrogé par RTL, le président de l'union des commerçants, Thierry Courmont, a assuré que la mesure visait surtout « les dealers. Ça n'a rien à voir avec les SDF, les SDF ils ne nous dérangent pas ». Jean Guiton, adjoint chargé de la sécurité, a également précisé que la date de pose des grillages, veille de Noël, était fortuite, et que la mesure s'inscrivait dans un dispositif « global » qui comprendra de la vidéo-surveillance, une police municipale renforcée, mais aussi une médiation sociale auprès de SDF, dont une vingtaine ont été accompagnés mardi en activités sportives.
Cette décision rappelle les tentatives contestées de grandes villes d'aménager le mobilier urbain afin d'empêcher les SDF de s'y installer, comme Londres et ses piques anti-SDF.
Par souci d'esthétique, des galets devaient initialement venir garnir les grillages installés par la mairie d'Angoulême autour de ces bancs.
À qui va l’argent des autoroutes ?
Surtout aux actionnaires des sociétés concessionnaires, dénonce l’Autorité de la concurrence dans un rapport publié hier.
Les sept sociétés concessionnaires d’autoroutes, contrôlées par les groupes Vinci, Eiffage et Abertis,« affichent toutes une rentabilité exceptionnelle, résume l’Autorité de la concurrence.Pour 100€ de péage payé par l’usager, entre 20 € et 24 € sont du bénéfice net ». Son rapport estime que« les coûts et les risques auxquels les concessionnaires sont exposés ne justifient pas une telle rentabilité » .Conclusion : la régulation de l’État est« défaillante ».
« Une situation de rente »
L’Autorité constate que« la quasi-totalité du bénéfice est distribuée aux actionnaires » . Avant la privatisation en 2006, c’était la moitié des bénéfices. Cette part a atteint 136 %, en moyenne, les huit années suivantes. Comment cela est-il possible ?« Les sociétés ont redistribué plus que la totalité des bénéfices, en versant des dividendes exceptionnels à leurs actionnaires, qu’elles ont financés en s’endettant encore plus (de 17 % en moyenne) » . Pourquoi s’endetter plus ? Les flux de trésorerie sont tels que, selon l’Autorité, les concessions n’auront pas de mal à rembourser leur dette. De plus, cette dette permet aux concessions de bénéficier d’un avantage fiscal avec une déduction des intérêts (une niche qui leur aurait rapporté 3,4 milliards d’euros depuis 2006) Pour casser cette« situation de rente » , l’Autorité fait treize recommandations. Par exemple, revoir le mode de calcul des tarifs des péages : si le trafic routier augmente, les prix doivent baisser car les rentrées d’argent sont suffisantes. Elle propose aussi une obligation de réinvestissement partiel des bénéfices et un partage de ceux-ci avec l’État. Article de Julia MARITON.
Comment récupérer après une nuit blanche ?
#ReveillonDeNoel, comment récupérer après une #NuitBlanche ? http://t.co/hYacRqazLx pic.twitter.com/s8wC0LodlW
— Ouest-France (@OuestFrance) 25 Décembre 2014
Le message de Nicolas Sarkozy à tous les Français, sur Facebook...
Mes chers amis,
Des millions de Français vont bientôt se retrouver en famille pour fêter Noël. Pendant quelques jours, chacun va tenter de laisser de côté ses soucis et ses préoccupations quotidiennes.
Je sais que beaucoup d’entre vous ont traversé des épreuves. Je pense à nos concitoyens dont les foyers ont été ravagés par les intempéries il y a quelques semaines à peine et qui sont peut-être aujourd’hui gagnés par le découragement. Je veux aussi dire mon soutien à nos compatriotes qui viennent d’être les victimes d’une violence aveugle et démente alors qu’ils faisaient simplement leurs derniers préparatifs de fête. La répétition de ces agressions devra être élucidée et punie avec la plus extrême rigueur. La faiblesse et le laxisme nous sont interdits face à de tels comportements. Je sais aussi que certains, pour des raisons liées aux accidents de l’existence, vont vivre ces moments de fête loin de ceux auprès de qui ils aimeraient se trouver. A eux tous, je veux adresser un message de sympathie et leur dire que Noël reste d’abord le symbole de l’espérance et ce, quelle que soit la dureté des temps et des épreuves.
Je pense enfin aux Chrétiens d’Orient qui vont célébrer Noël dans le dénuement le plus complet car ils ont été chassés de leurs villages et de leurs maisons pour avoir commis le crime de ne pas prier comme leurs bourreaux.
En France, dans un pays longtemps miné par les guerres de religion et la tentation de l’intolérance, la laïcité est un rempart qui protège la liberté de conscience. La laïcité n’est pas là pour condamner ou pour exclure mais pour rapprocher, réconcilier et même rassembler ceux que les différences dans la foi ou l’incrédulité pourraient opposer.
La France a besoin d’unité pour affronter la crise et faire face à des menaces multiples, ne cherchons pas à la diviser par des jeux de rôles. La vie collective est toujours un équilibre fragile. Une histoire longue, tumultueuse et douloureuse nous a appris, en France, à préserver la paix civile par le culte de la tolérance et la pratique quotidienne du respect de l’autre. La célébration de Noël et la joie qui l’accompagne n’offensent personne et disent simplement ce que nous sommes. Aussi c’est dans cet esprit d’apaisement et de rassemblement que je tiens à souhaiter à chacun d’entre vous, un très beau et très joyeux Noël.
NS







