Des bus de 24 mètres !
Bientôt des bus de 24 mètres de long à Paris http://t.co/ZmrIETYAsT via @LesEchos pic.twitter.com/jYvlXs09IE
— Jean-Benoît Dufort (@jbdufort) 13 Octobre 2014
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Le très subversif artiste américain Paul McCarthy expose place Vendôme à Paris une œuvre monumentale et temporaire, dans le cadre de la Fiac Hors les murs. S'élevant à 24,4 mètres de hauteur, "Tree" est une sculpture pensée spécifiquement pour ce lieu.
Le sacro-saint produit intérieur brut n’est pas le seul indicateur de la performance économique et du progrès social. L’Insee Bretagne propose un autre baromètre.
Le fameux produit intérieur brut (PIB) ne mesure que le volume des échanges de biens et de services. Il ignore des apports non marchands, comme le bénévolat ou le travail domestique. Il néglige aussi les conséquences de l’activité économique ou des modes de vie sur l’environnement et les ressources naturelles. Pour que la mesure de la performance économique et du progrès social soit plus complète, Nicolas Sarkozy avait confié, en 2008, au prix Nobel américain Joseph Stiglitz, le soin d’imaginer d’autres approches qui ne soient plus simplement basées sur la seule production, ou le niveau des revenus sur un territoire. Dans cet esprit, la Région Bretagne souhaite se doter d’un « Index de la qualité de vie ». Un outil d’aménagement du territoire permettant de comparer les pays bretons entre eux et donc d’évaluer, dans le temps, l’influence (ou pas…) des politiques publiques.
Une batterie de 52 critères
L’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) Bretagne vient d’apporter une première pierre à la construction de cet index. Ses analystes ont compilé une batterie de 52 critères, du pourcentage de bacheliers au taux de chômage, du nombre de sites classés Seveso aux temps de trajet domicile travail, pour dresser une carte régionale du bien-être. Le mot bien-être, une notion évidemment très subjective, doit d’ailleurs être ici compris plus dans le sens « mode de vie » que « bonheur ». Pour fournir quelques éléments de comparaison, les statisticiens de l’Insee ont étendu leur étude aux départements les plus proches de la Bretagne. Deux critères majeurs, la densité de population et l’accessibilité à l’emploi déterminent les six « familles » de territoires ainsi formées. Six profils type assez contrastés. À un bout de l’échelle, les deux grandes métropoles régionales, Nantes et Rennes, caractérisées par une relative facilité d’accès au travail (un quart des emplois sont des emplois de cadres), des revenus plus élevés qu’ailleurs, mais aussi des inégalités sociales plus marquées et des tensions sur le logement. À l’opposé, trois territoires de l’Ouest en difficulté économique et à faible attractivité, le Centre-ouest Bretagne, le Cotentin et le Saumurois. La population y est peu diplômée. Le taux de chômage de 11 % (au lieu de 9 % en moyenne) et 23 % des jeunes ne sont pas insérés (18 % en moyenne). Article de J.-L.B.
Trop gourmandes en énergie, elles doivent disparaître des rayons d’ici à 2016, au profit des Led, spécialité des fabricants asiatiques. 1 200 emplois sont menacés en France, 7 300 en Europe.
Toujours plus économes
Après un siècle de bons et loyaux services, la bonne vieille ampoule incandescente à filament de Thomas Edison a progressivement été retirée de la vente entre 2009 et 2012 (1) ,conformément à un règlement européen destiné à réduire la consommation électrique des foyers. Elle a été remplacée par l’ampoule halogène, d’un prix comparable et offrant une belle lumière : cette technologie représente aujourd’hui plus de 60 % des ventes en France. Mais elle est à son tour dans le viseur de Bruxelles. Trop gourmande, comparée aux ampoules fluocompactes (dites « basse consommation ») et aux Led. Résultat : les halogènes doivent disparaître du marché en 2016.
Les fabricants dans l’embarras
Cette fin programmée impose aux industriels de changer une nouvelle fois de technologie, au prix d’importantes restructurations. Or,« si la majorité des ampoules halogènes sont aujourd’hui fabriquées en Europe, toutes les Led sont aujourd’hui faites en Asie » , souligne Inès de Raguenel, du Syndicat de l’éclairage, représentant des fabricants français. Selon eux, 1 200 emplois sont menacés dans l’Hexagone et 7 300 en Europe. En France, deux usines sont particulièrement concernées : Osram (Alsace) et Dr Fisher (Lorraine).
Demande de report
Les fabricants ont demandé à Bruxelles de repousser à 2018 cette interdiction. Le temps, pour eux, de« trouver une solution » . Une demande appuyée par le gouvernement, au nom de l’emploi. D’autres pays - l’Allemagne, notamment - réclament eux aussi un report. La balle est dans le camp de la nouvelle commission européenne, qui devrait donner une réponse d’ici à la fin de l’année. Mais, quoi qu’il arrive, les jours des ampoules halogènes sont comptés.
Led, l’ampoule de demain
Bientôt, nous n’aurons donc plus que deux technologies d’ampoules : fluocompactes et Led. Les ventes des premières n’ont jamais réussi à décoller.« Les consommateurs ne les ont jamais beaucoup appréciées » , poursuit Inès de Raguenel. Le temps de chauffe et la couleur blafarde des premiers modèles, adaptés des tubes fluorescents, ont définitivement terni leur image. C’est vers les Led (à diode électroluminescente) que les regards se tournent désormais. Les ventes ne cessent de grimper : de 15 à 20 % de parts de marché aujourd’hui, elles devraient atteindre les 70 % d’ici à 2020. Entre autres avantages : elles durent au moins deux fois plus longtemps que leurs concurrentes et offrent un large choix de « température de couleur » : du blanc chaud (orangé) au blanc froid (bleuté). Seul hic, leur prix. Mais celui-ci ne cesse de diminuer. Article de Guillaume BOUNIOL.
(1) Sont bannies les ampoules pour lesquelles il n’existe pas de modèle de substitution. On trouve donc encore des ampoules à filament, pour les fours, frigos ou hottes de cuisine.