Brigitte Bardot = 80 ans aujourd'hui - Paris Match la célèbre
La bal des Vampires... bientôt au Théâtre Mogador
Photos : Jacques Snap. Affiches dans le métro parisien.
Sang pour sang Roman Polanski
Sur scène, les techniciens s'affairent autour d'un décor superbe représentant une auberge enneigée. Roman Polanski bondit de son siège pour mimer l'action d'un personnage se transformant en idiot du village difforme. Le théâtre Mogador est en effervescence. Le 16 octobre aura lieu la première du Bal des vampires, un opéra rock inspiré du film de 1967. Le professeur Abronsius et son jeune assistant Alfred se préparent, tandis que le comte Von Krolock et ses amis buveurs de sang aiguisent leurs canines. « Le public retrouvera dans la pièce tout ce qui a lui a plu dans mon film », explique le réalisateur de 81 ans. Créée à Vienne en 1997, la comédie musicale a déjà été traduite en onze langues et a déjà attiré plus de sept millions de spectateurs dans le monde entier, du Japon aux Etats-Unis en passant par l'Allemagne et la Hongrie. « Je suis enchanté de monter le musical à Paris et en français. Cette nouvelle déclinaison met l'accent sur les numéros musicaux et les effets spéciaux », précise Roman Polanski.
« Drôle et spectaculaire »
En coulisse, coiffeurs et costumiers montrent fièrement leurs œuvres. Les chiffres donnent le vertige : 230 costumes, 200 paires de chaussures, 70 chapeaux et 150 perruques doivent être prêts pour le grand soir. Tous sont très enthousiastes. « Roman nous galvanise car il est à la fois très concentré et très joyeux. Il a un sens du détail extraordinaire », explique Solange
Milhaud, qui interprète la femme de l'aubergiste Chagal. « Ce sera drôle et spectaculaire, promet Polanski. J'espère que le public viendra en famille, car je suis persuadé que les enfants peuvent adorer. »•
De 25 à 105 € Réservations : 01 53 336530
Vladimir Poutine, icône de la Fashion Week parisienne
Le président russe fait beaucoup parler de lui ces derniers temps. S'il est pourtant un endroit où l'on ne l'imaginait pas au centre de l'attention, c'est bien les podiums de la Semaine de la mode parisienne... C'était sans compter sur la maison allemande Talbot Runhof qui a décidé de mettre à l'honneur l'homme fort du Kremlin sur les modèles de sa collection automne-hiver 2015
Vladimir Poutine est ainsi représenté dans le décor de Paris, New York, Londres et Milan – les quatre capitales de la mode –, accompagné du slogan "visitez [telle ville] avant qu'il ne le fasse". Dans chaque cas, le président russe est mis en scène avec un drapeau aux couleurs de son pays.
Peu de doutes subsistent sur les intentions que lui prêtent les couturiers Johnny Talbot et Adrian Runhof. Le premier confie ainsi au magazine américain Women's Wear Daily :
" Nous avons suivi ce qui s'est passé entre la Russie et l'Ukraine, d'abord avec choc, ensuite avec horreur et finalement avec dégoût."
Le second, interrogé par le site allemand Stylebook, se montre plus virulent :
"Poutine est un dangereux et glacial petit gosse habité de la folie des grandeurs. Les gens comme lui font sombrer l'humanité toute entière dans le malheur. C'est incroyable de manigancer un conflit à partir de rien."
Lors d'un voyage en Russie, les stylistes se sont retrouvés face à t-shirts représentant Vladimir Poutine vêtu d'une chemise hawaïenne, un cocktail à la main, et présentant ses "salutations de Crimée" ("Greetings from Crimea"). Un des plus célèbres magasins de Moscou avait vendu cet été, plusieurs modèles inspirés des "nombreuses victoires" du président sur la scène internationale, rappelle The Guardian.
Une affirmation vestimentaire "intéressante", selon les couturiers allemands, qui leur a en tous cas donné envie "de faire de [leur] collection une forme de protestation".




















