A la télévision ce soir...
Hôtel de la plage , comédie grinçante
Chemises en lin, petit polo sur les épaules; le ton est donné: ici, on n’est pas au camping. Ces couples d’amis aisés perpétuent la tradition des vacances communes à l’Hôtel de la Plage. Inspiré du film de Michel Lang (1978) qui portait ce nom, ce feuilleton en six épisodes joue sur les mêmes canevas.« Mais l’époque d’aujourd’hui est moins légère, moins insouciante » , commente Christian Merret-Palmair, le réalisateur. Quadras en crise sentimentale, adultères, petites cachotteries entre amis,« aborder ces sujets dans les années 1970, c’était novateur. Aujourd’hui, ils se conjuguent différemment. À l’époque, on pouvait voir deux ados faire l’amour dans les dunes, ils ne se posaient pas la question du préservatif ou du sida. Maintenant, on est méfiant dans tout ce qu’on fait et tout ce qu’on dit. »
Joyeuse dépression
Difficile d’amuser aujourd’hui, selon lui, en misant tout sur de simples histoires de coucheries :« Ça semblerait désuet » . Les Français sont moroses, paraît-il, alors autant jouer là-dessus. Ceux d’ Hôtel de la Plage traînent tous un bout de déprime dans leur valise, et des galères dont ils pensent se défaire le temps d’un été. C’est le mélange des genres qui passionne Christian Merret,« cette joyeuse dépression, qui donne un ton un peu anglais à la comédie » . On se surprend à apprécier les crises de panique de Bruno Solo, ou les ratés émotionnels de ses amis, leurs échecs financiers, les moments de doute révélateurs d’une époque et de ses malaises. Un sympathique feuilleton d’été, qui joue avec les ressorts d’une bonne comédie. Article de Alice ADÉJÈS.
France 2 , 20 h 45. Deux épisodes.
la RATP voit trop large....
La RATP doit prochainement remplacer une trentaine d'escaliers mécaniques du métro parisien installés en 2006 et en 2007 mais dont les marches se sont révélées trop larges, révèle Le Figaro mardi 15 juillet.
Le remplacement de ces escalators, installés sur les lignes 6, 13 et 14 du métro, notamment à la station Olympiades, est prévu d'ici à 2015 et devrait coûter 6 millions d'euros, selon le quotidien. « Les marches de ces modèles font un mètre de large au lieu de 0,90 m. Ce qui devait nous permettre d'augmenter les débits d'utilisateurs », explique David Courteille, responsable de l'électromécanique à la RATP.
Mais ce gain de 10 centimètres s'est révélé inadapté à l'espace prévu pour accueillir les escalators, ce qui a entraîné une série de pannes (« empiétements de marches, (...) casse de matériel ») et des surcoûts de maintenance estimés à plusieurs milliers d'euros par an et par escalier. D'où la décision de remplacer finalement au plus vite les escaliers concernés, dont la durée de vie initiale était estimée à quarante ans.
« On évalue entre 200 000 et 500 000 euros le prix d'un escalier neuf », précise Olivier Saiz, directeur de la maintenance des tunnels et des stations de la RATP. Selon Le Figaro, une procédure en justice oppose la RATP au fournisseur des escaliers, les Constructions industrielles de la Méditerranée (CNIM), afin de déterminer qui devra supporter le coût de l'opération.












