De là-haut, cinquante saints vous contemplent !
À Carnoët, saint Yves et les sept fondateurs de la Bretagne ne sont plus seuls. Ils seront bientôt cinquante, colosses de granit dressés dans le ciel de la magnifique Vallée des Saints.
Ériger, sur un même site, mille statues géantes de granit ! Il a cinq ans, lorsque Philippe Abjean et son ami Sébastien Menguy ont lancé l’idée de la Vallée des Saints, ils ont pris la précaution de le baptiser…« Un projet fou pour l’éternité. » Philippe Abjean a beau jeu rappeler que« les Bretons ne sont bons que dans la démesure » , il fallait effectivement qu’ils soient un peu fous pour s’engager dans une telle entreprise au très long cours. L’aboutissement de ce chantier défiant les siècles appartiendra aux générations futures. Celle des pionniers semble déjà en train de gagner son pari. En 2009, les sept premières statues, les saints fondateurs de la Bretagne, furent levées à main d’homme. Depuis, au rythme d’une petite dizaine de sculptures nouvelles par an, l’Île de Pâques bretonne s’est petit à petit peuplée. Elle compte désormais 36 statues-menhirs, dressées à Carnoët, autour du Tossen SantGweltaz, la colline de Saint-Gildas, un site historique qui abrita successivement un tumulus armoricain, un oppidum gaulois, une villa gallo-romaine et une motte féodale. Comme désormais chaque année au retour des beaux jours, la Vallée des Saints résonne à nouveau du vacarme des scies lapidaires et des marteaux-piqueurs. Huit sculpteurs ont réinvesti le site pour ajouter huit nouvelles figures à la litanie des saints. Parmi eux, Olivier Lévêque, désigné par ses pairs chef de ce cinquième chantier de sculptures dans la Vallée des Saints. Olivier Lévêque, dont certains travaux ont été exposés au Grand Palais et au musée du Quai Branly, fait partie du noyau dur des forçats de la pierre. Cinq saints portent déjà sa signature : Patern, Santig Du, Tugdual, Conogan et Lunaire. Cette fois, d’un bloc de granit rose de Perros-Guirec, pesant une vingtaine de tonnes et haut de 4,3 mètres, il donne forme humaine à Diboan. Un saint qui n’en a peut-être jamais eu sur terre… Diboan (littéralement « sans peine » en breton) n’appartient en effet pas à la cohorte des moines, ermites et prédicateurs venus d’Irlande, de Galles, de Cornouaille ou d’Écosse et qui installèrent, à partir du Ve siècle, le christianisme sur notre péninsule. Ceux-là ont laissé leurs traces dans la toponymie armoricaine.
Le plus colossal
Diboan, se rangerait plutôt dans la catégorie« des saints sans vie » telle que la décrit la sociologue Sylvette Denèfle dans son ouvrage Une hagiographie sans texte : le culte de saint Diboan. Un saint« dont l’existence culturelle ne peut cependant être mise en cause, attestée à la fois par une iconographie, un texte oral populaire et forme de culte officiel » précise la chercheuse. Honoré dans de nombreuses paroisses du Finistère, du Morbihan et des Côtes-d’Armor, sant Diboan était invoqué pour délivrer les mourants de l’agonie. En les guérissant ou… en les faisant passer dans l’au-delà. D’où son surnom en breton, Tu pe du . Ce qui signifie d’un côté ou de l’autre.« Diboan enlevait les peines, mais moi, il me donne des soucis ! » confesse Olivier Lévêque en s’essuyant le front. Ce sculpteur« saurait rendre beau un bloc sans y toucher, en choisissant un sens d’installation, en mettant en avant sa nervosité, » assurent les critiques d’art. C’est cette sensibilité qui a conduit Olivier Lévêque à choisir cette pierre plutôt qu’une autre et à travailler l’énorme parallélépipède en angle plutôt que de face. Pour lui conserver toute sa dynamique, encore accentuée par les rayures obliques,« comme des orgues de basalte » , imprimées dans la tunique du saint. Seulement voilà, ce bloc exceptionnel de granit rose, dans lequel l’artiste fait vivre saint Diboan, a été extrait de sa carrière il y a déjà deux ans. Sorti de sa roche mère, il a séché. Acquis une dureté à bouffer les disques diamants et les burins les mieux trempés ! Pas de quoi faire renoncer Olivier Lévêque. Avec un poids fini avoisinant les 12 tonnes, son saint Diboan sera l’un des plus colossaux de la Vallée des Saints.« Je ne l’ai pas trop fait maigrir » plaisante le tailleur de pierre qui aura sans doute, lui, perdu quelques kilos dans la bagarre ! Article de Jean-Laurent BRAS.
voir mes précédents billets : 17 octobre et 18 octobre 2013
Feu d'artifice du 14 juillet
Le 14 juillet 2014, le feu d'artifice est tiré depuis les Bassins du Trocadéro, en face de la tour Eiffel. Le public est invité à s’installer sur le Champ de Mars et sur le Trocadéro.
Horaire de début du feu d’artifice du 14 juillet 2014 : à partir de 23h, pour une durée 35 minutes.
Pour l’édition 2014, le thème du spectacle pyrotechnique est "Guerre et Paix", en hommage à la commémoration du Centenaire de la Grande Guerre.
Terminée la pluie sur Paris ?
Le concert de Paris - Guerre et Paix
Ce lundi 14 juillet à 21h25 sur France 2
Retransmis en mondiovision, ce concert se déroule au pied de la tour Eiffel, juste avant le traditionnel feu d’artifice réalisé cette année par le Groupe F. Il a pour thème « Guerre et Paix » au travers d’œuvres interprétées par l’Orchestre national de France, le Chœur et la Maîtrise de Radio France, sous la direction de Daniele Gatti. De grands artistes ont répondu présents : Natalie Dessay, Anna Netrebko, Olga Peretyatko, Elina Garanca, Piotr Beczala, Juan Diego Flórez et Laurent Naouri. Tout Paris sera filmé grâce à vingt-quatre caméras, un hélicoptère, des prises de vues du haut de la tour Montparnasse et du toit de l’Ecole militaire.
14 juillet 2014
Le défilé du 14 juillet sera ce lundi à Paris le premier temps fort des célébrations du centenaire de la Première Guerre mondiale, en présence de représentants de près de 80 nations qui furent impliquées d’une manière ou d’une autre dans le conflit.
«Sur les Champs-Elysées, la moitié des Nations du monde est représentée», écrit le président François Hollande dans un message diffusé à l’occasion de la fête nationale.
Alliés ou ennemis d’hier, 75 des 80 pays invités avaient déjà répondu «présent» ces derniers jours. Pour la première fois, la quasi-totalité des nations engagées sur le théâtre européen durant le conflit seront ainsi réunies pour transmettre un message de paix et de solidarité.
Pas de chefs d’Etat étrangers pour ce 14 juillet 2014. La plupart des nations invitées seront représentées par un officiel en tribune - le plus souvent le ministre de la Défense - un porte-drapeau et deux gardes pour une «parade aux emblèmes» face à la tribune officielle dressée Place de la Concorde.
De nombreux pays invités fournirent des combattants, d’autres, comme la Chine, des travailleurs, pendant les quatre ans du conflit. Nombre d’entre eux étaient alors intégrés aux grands empires coloniaux, dont la Grande Guerre a amorcé le démantèlement.
L’Algérie, dont la présence a provoqué un début de polémique, à Paris comme à Alger, a confirmé qu’elle serait représentée dans le même format que les autres nations. L’occasion de rendre hommage aux quelque 430.000 soldats venus de l’ensemble des colonies françaises, d’Afrique et d’Asie, pour combattre en Europe.
Un peloton de militaires français, dans la tenue bleu horizon des soldats de 1914, accompagnera les délégations étrangères. Et le Choeur de l’armée française entonnera des chants de «poilus», avant le défilé militaire, vers 10H30.
- «Porter un message de confiance» -
A l’issue du défilé, environ 250 garçons et filles venus des pays invités formeront un tableau composé par le chorégraphe José Montalvo, pour un final tourné vers l’avenir.
La date-même du 14 juillet ne revêtant aucune signification particulière par rapport au premier conflit mondial, c’est la guerre de 1914-1918 dans sa globalité qui sera commémorée lors de ce premier grand rendez-vous du Centenaire.
Très impliqué dans les commémorations qui scandent l’année 2014, le chef de l’Etat entend en tirer partie pour mobiliser les Français et «porter un message de confiance» dans le pays, comme il l’avait affirmé en présentant le programme des manifestations, en septembre 2013. A leur arrivée à Paris, il a accueilli lui-même, lundi à l’Ecole militaire, les jeunes des pays invités au défilé.
Trois autres temps forts suivront en 2014 sur le front du Centenaire. Evénement franco-allemand le 3 août, date commémorative de la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France, sur le site du Hartmannswillerkopf (Haut-Rhin), en présence du président français et de son homologue allemand, Joachim Gauck. La victoire française de la bataille de la Marne sera commémorée le 12 septembre et un hommage sera rendu à tous les combattants le 11 novembre, lors d’une cérémonie internationale dans le Pas-de-Calais.
La volonté de rassemblement de la France autour du centenaire du conflit s’est parfois heurtée à la diversité des mémoires nationales, certains pays préférant rester en retrait.
Les célébrations sur les Champs-Elysées s’achèveront par un lâcher de colombes. D’autres cérémonies auront lieu un peu partout en France à l’occasion de la fête nationale. Les Parisiens pourront prolonger la journée autour notamment d’un «bivouac des Poilus» reconstitué dans le jardin des Tuileries. L’occasion de découvrir des matériels et armements, comme un canon de 75 mm, des taxis de la Marne ou une ambulance américaine, emblématiques de la Grande Guerre. source AFP


















