Gérard de Villiers
Gérard Adam de Villiers est le fils de Jacques Boularan , Jacques Deval en littérature, et de Valentine Dupin de Saint-André, épouse de Jacques Adam de Villiers. La famille Adam de Villiers est une famille bourgeoise d'apparence noble de l'île de La Réunion. Diplômé de l'IEP Paris et de l'ESJ Paris, ayant fait la guerre d'Algérie comme officier, il travaille plus tard à Rivarol, Paris-Presse, France-Dimanche et pour le site Atlantico.
Depuis 1965 il écrit des romans d'espionnage avec un personnage récurrent : Son Altesse Sérénissime le Prince Malko Linge, surnommé S.A.S.
Gérard de Villiers se décrit comme « résolument à droite, libéral, anticommuniste, anti-islamiste, anticommunautariste, antisocialiste », et il déclare avoir été accusé, à tort, de racisme.
Le 30 janvier 2013, Gérard de Villiers, qui n'a pas une vraie cote d'amour chez les critiques littéraires français, se voit consacrer un très long article débutant à la une du New York Times. Dans cet article, l'auteur, un journaliste confirmé spécialiste des relations internationales, explique la valeur et la fiabilité étonnantes des informations contenues dans les romans de Gérard de Villiers. Hubert Védrine, interrogé à son sujet déclare : « L'élite française prétend ne pas le lire, mais ils le lisent tous. ». Le Courrier international a publié une traduction de cet article en février 2013.
En août 2013, M, le magazine du Monde consacre sa couverture et publie un long article illustré sur l'auteur de S.A.S. et révèle que Gérard de Villiers a travaillé pour le SDECE qui utilisait "SAS" pour faire de la désinformation. Cet article, ainsi que deux autres datés de 2013, sont reproduits à la fin du tome 200 "La vengeance du Kremlin".
Il meurt le 31 octobre 20139 - source wikipedia
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Fin de mission pour l’auteur de SAS
Disparition
Le prince Malko Linge ne partira plus en mission. Le héros récurrent de la série d’espionnage SAS (Son Altesse Sérénissime) a perdu son auteur. Gérard de Villiers est mort à 83 ans, jeudi à Paris. Face à cet écrivain qui a signé 200 livres, les avis sont aussi tranchés que le personnage. Était-ce un anti-marxiste, islamophobe, machiste et « roi de roman de gare érotico-géopolitique », comme l’a écrit Le Nouvel observateur ? Ou un auteur de divertissement extrêmement bien renseigné qui avait anticipé, dans ses ouvrages, l’assassinat du président égyptien Anouar el-Sadate, le complot contre l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri ou décrit un complot de la CIA contre le syrien Bachar Al Assad ? Sûrement un peu des deux.
Violence et sexe
Né à Paris en 1920, Gérard de Villiers devient d’abord journaliste pour l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol , puis Paris-Presse et FranceDimanche avant de créer, en 1965, son personnage d’aristocrate autrichien travaillant pour la CIA. Chaque roman était soigneusement préparé par des enquêtes sur le terrain et la mise à contribution de sources du monde de l’espionnage. L’intrigue mêlant scènes de violence et de sexe qui contribueront pour beaucoup au succès de la série, dont chaque volume est tiré à plus de 200 000 exemplaires. Le dernier SAS, La Vengeance du Kremlin, était paru cette année. L’ancien patron de la DST (contreespionnage) Yves Bonnet a estimé, sur iTélé , que ses romans comportaient des analyses de situations de pays« remarquables. Elles étaient précises, bien conduites et fourmillaient de détails intéressants ». Comme l’auteur le souhaitait, son décès a été annoncé, par son avocat, sur Twitter ! « Le Prince Malko Linge est orphelin : l ’ écrivain Gérard de Villiers est décédé hier à Paris à 83 ans des suites d ’ une longue maladie » .

Le 200 ème SAS
En octobre est paru chez Gérard de Villiers éditions, le 200 eSAS. De Londres à Moscou en passant par Tel Aviv, La Vengeance du Kremlin met en scène Poutine, l’homme d’affaires Berezovsky ou l’empoisonné Alexander Litvinenko. Le pouvoir russe y utilise des mafieux et des barbouses et bien sûr, on y retrouve le héros Malko, entouré de prostituées aux formes généreuses.