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Jours tranquilles à Paris

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17 octobre 2013

Exposition "Pasolini Roma": un intellectuel sulfureux au coeur de la Ville éternelle

IMG_1475Comment Pier Paolo Pasolini et Rome, sa ville d'adoption, se sont nourris réciproquement d'une relation amour-rejet qui aura duré 25 ans: c'est le sens de l'exposition que la Cinémathèque française consacre au grand intellectuel italien, du 16 octobre au 26 janvier à Paris.

Pour cette exposition, la Cinémathèque française s'est associée à trois institutions europénnes, une collaboration à la hauteur du personnage (1922-1975), dont l'activité débordante fut interrompue par une mort violente au mobile toujours mystérieux (crime crapuleux, sexuel, politique?). Tout à la fois poète, romancier, polémiste, réalisateur et scénariste, journaliste, peintre, philosophe de l'action, Pasolini continue à être autant haï qu'aimé. Après Barcelone (Centre de culture contemporaine, CCC) et Paris, "Pasolini Roma" retournera à sa source (palais des expositions de Rome, du 3 mars au 8 juin 2014) puis voyagera à Berlin (Martin-Gropius-Bau, du 11 septembre 2014 au 5 janvier 2015). Les commissaires, dont Alain Bergala pour la Cinémathèque, ont privilégié l'ordre chronologique dans la relecture que Pasolini fait de la Ville éternelle. Le jeune enseignant y débarque, avec sa mère Susanna, le 28 janvier 1950, fuyant son Frioul (nord-est) natal après avoir été accusé d'attouchements sur un élève.

Mutations

Si les circonstances ne sont pas du meilleur auspice - Pasolini vivra très mal son homosexualité jusqu'à la fin -, il débarque au bon moment dans la capitale italienne, en pleine fermentation littéraire et cinématographique. Et puis la capitale mue dans ses +borgate+ (quartiers et banlieues populaires). Pasolini saura capter de manière novatrice ces changements sociaux, économiques et même anthropologiques. Sous les yeux du visiteur, ces 25 années déroulent l'éclectique production de Pasolini, qui n'en finira jamais avec les procès pour atteinte aux bonnes moeurs dans une Italie faussement catholique. Archives télévisées, documentaires et photos ponctuent ce parcours. De même que les tableaux peints de la main de PPP ou par des artistes qu'il appréciait. Dans ce cheminement, il y a des rencontres moins attendues. Comme cette Fiat 1100v à bord de laquelle PPP a parcouru les côtes de la péninsule durant l'été 1959 pour composer "La longue route de sable".

Bien vivant

Pour Alain Bergala, "Pasolini n'est pas mort, parce que sa pensée reste active". "Quand il écrit quelque chose de politique, il part d'une émotion, d'une indignation. Ce n'est pas un analyste en chambre. C'est à la fois un grand intellectuel et un artiste, ce qui est unique". En costume trois pièces et cravate, Pasolini savait aussi tomber la veste pour jouer au foot, sport qu'il adorait et dans lequel il excellait, avec des enfants d'un quartier déshérité. "Pour les Italiens, c'est le dernier intellectuel qui les aide à penser aujourd'hui, à comprendre la situation. Ce qu'il avait un peu annoncé est terriblement arrivé", explique M. Bergala. Les analyses de Pasolini, du rôle néfaste de la télévision à la société de consommation, "valent aussi pour toute l'Europe", assure Jordi Bello, à l'origine du projet et ex-directeur d'exposition au CCC. Et Alain Bergala d'ajouter: "A Barcelone, le fait de voir cette exposition a relancé les débats publics et politiques en Espagne, qui souffre aussi beaucoup de la crise. Elle a eu un rôle de révélateur". La Cinémathèque accompagne l'exposition d'une rétrospective complète de l'oeuvre cinématographique de l'artiste protéiforme, depuis "Accatone" en 1961 jusqu'au radical "Salo ou les 120 journées de Sodome", son chant du cygne en 1975. Les versions numériques restaurées de "Mamma Roma", "Médée" et "Salo" profitent aussi de cette actualité pour des sorties en salle. Et c'est par un double DVD qu'on peut redécouvrir "L'Evangile selon saint Matthieu", un des plus beaux films sur la vie de Jésus. La chaîne Arte a aussi programmé ce mercredi, à partir de 23h20, une soirée Pasolini. (AFP)

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17 octobre 2013

In memorem : il y a un an, disparition de Sylvia Kristel

Sylvia Maria Kristel est une actrice et mannequin néerlandaise, née le 28 septembre 1952 à Utrecht, Pays-Bas, et morte le 17 octobre 2012 à Amsterdam, Pays-Bas, des suites d'un cancer. Elle est connue pour avoir tenu le rôle principal dans cinq des sept films (au cinéma) de la série Emmanuelle dans les années 1970 et 1980.

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16 octobre 2013

Eugene Von Bruenchenhein (à découvrir)

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Pour la première fois en Europe dans une galerie depuis plus de 20 ans, la Galerie Christian Berst présente une exposition monographique de l’artiste américain Eugene Von Bruenchenhein (1910-1983), du 17 octobre au 23 novembre 2013.

Grâce à une oeuvre photographique abondante, principalement des clichés de sa compagne, la renommée d’Eugene Von Bruenchenhein dépasse largement le cercle des amateurs d’art brut. On peut actuellement admirer ses tirages dans le pavillon international de la Biennale de Venise et, récemment, une pièce entière lui a été consacrée dans l’exposition «An Alternative Guide to The Universe» à la Hayward Gallery à Londres.

Eugene Von Bruenchenhein, né le 31 juillet 1910 dans l’Etat du Wisconsin (Etats-Unis), perd sa mère à l’âge de 7 ans et travaille très tôt comme boulanger, fleuriste puis épicier. De corpulence fragile, il travaille toute la journée dans l’intimité de sa cuisine et se livre dans le plus grand secret à une production artistique quasi obsessionnelle, persuadé qu’être né l’année du passage de la Comète de Halley est la preuve irréfutable que les dieux l’ont doté d’un génie artistique. «Je viens d’un autre monde», a-t-il l’habitude d’affirmer.

Il épouse en 1943 Eveline Kalke, de 10 ans sa cadette, qui devient sa muse, l’inspiratrice et le sujet, direct ou indirect, de l’ensemble de son art. Il la rebaptise du prénom de Marie. La photographie devient alors son principal mode d’expression.

Il effectue des centaines de portraits de Marie parée de différents attributs — décorations de Noël, tissus à motifs, couronnes de cuivre — dans des poses souvent érotiques, installée sur une chaise devant un décor fabriqué de toute pièce.

Marie est, tour à tour, déesse, reine, star, séductrice ou ingénue. Eugene développe ses photos dans son évier et découvre la double exposition qui leur confère une touche de surréalisme à la Man Ray. D’autres fois, il colorise les clichés à la main.

Parallèlement à cette création débridée, il réalise quelques toiles conventionnelles. Néanmoins, cette activité va prendre un essor particulier: en 1954, le développement de la bombe à hydrogène affecte profondément Eugène et marque le début d’une série de peintures expérimentales à l’huile qu’il applique avec ses mains ou des pinceaux confectionnés avec des cheveux de Marie. Enfin, Eugène Von Bruenchenhein entreprend d’exécuter des sculptures à partir d’os de poulets ou de dinde.

Son oeuvre, découverte peu après sa mort le 24 janvier 1983 (à l’âge de 72 ans), fut exposée dès septembre 1983 au musée John Michael Kohler Arts Center de l’Etat du Wisconsin. En 1997, Harald Szeemann, alors commissaire de la biennale d’art contemporain de Lyon consacrée à la figure de l’Autre, lui fait une place de choix. En 2005, l’exposition «Create and be recognized, Photography on the edge», organisée à Chicago, en plus de lui emprunter son titre, le consacre définitivement et lui offre la reconnaissance d’artistes comme Cindy Sherman. Ses clichés sont actuellement à l’honneur à la Biennale de Venise, tandis qu’une salle vient de lui être consacrée dans l’exposition «An Alternative Guide to The Universe», à la Hayward Gallery (Londres).

Publication: catalogue bilingue (fr|en) de 170 p., avec un texte de Adrian Dannatt,

Vernissage : jeudi 17 octobre 2013, de 18h à 21h

16 octobre 2013

Entrée de St Brieuc (bouchon)

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16 octobre 2013

Sur la route...

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16 octobre 2013

Emily Ratajkowski photograhiée par Terry Richardson pour GQ

16 octobre 2013

Extrait d'un shooting - nu en mode karada

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Photo prise en extérieur en Bretagne

Extraits de mes shootings

16 octobre 2013

La une de Libération de ce matin

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15 octobre 2013

Ulysse the cat

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15 octobre 2013

In memorem : Oradour sur Glane

Scène d'horreur d'enfants, de femmes et d'hommes, victimes de la barbarie.  L'épouvante ,avec Le Supplice et la Mort forment une fresque monumentale (trois parties de 9 m de long et 3,40 m de haut) sur le massacre d'Oradour-sur-Glane, signée Gabriel Godard (photo) .

« Ce 10 juin 1944, j'avais 11 ans. Toute ma vie, j'ai été hanté par cette scène d'habitants exécutés, brûlés vifs par les SS. Un choc, même soixante ans après », confie l'artiste d'Ancenis (Loire-Atlantique), qui peint depuis ses 17 ans. À 29 ans, il fait une première toile sur Oradour, offerte à l'archevêque de New York. En 2008, « Oradour s'impose à nouveau ». Gabriel Godard met trois ans à réaliser sa fresque, complétée d'une quatrième toile, abstraite De l'humain ... Et de l'ignominie ordinaire. Devoir de mémoire accompli. « Oradour renvoie à tous les conflits, à toutes les horreurs qui se déroulent encore, comme en ce moment en Syrie, sous nos regards impuissants. »

L’œuvre  sera exposée pour la première fois à l'abbaye de Saint-Florent le-Vieil (Maine-et-Loire), du 19 octobre au 24 novembre.

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