Georges Braque
GEORGES BRAQUE au Grand Palais : jusqu'au 06 Janvier 2014 Tous les jours de 10h à 20h, sauf le mardi Nocturnes jusqu’à 22h du mercredi au samedi. Vacances de la Toussaint du 19 octobre au 2 novembre : Tous les jours de 10h à 22h, sauf le mardi Vacances de Noël du 21 décembre au 4 janvier : Tous les jours de 9h à 22h, sauf le mardi Fermeture anticipée à 18h le 31 décembre, à 19h. Fermeture le 25 décembre. - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/georges-braque#sthash.Oz6mxHln.dpuf
Salgado à la M.E.P.
Genesis est la grande exposition de Sebastião Salgado, un hommage photographique sans précédent à notre planète. Les 245 photographies exposées, au terme de huit ans de travail et d’une trentaine de voyages à travers le monde, sont présentées selon un parcours en cinq chapitres géographiques ("Aux confins du Sud", "Sanctuaires naturels", "Afrique", "Terres du Nord", "Amazonie et Pantanal"), qui sont autant de régions du monde explorées par Sebastião Salgago pour nous révéler la nature de notre planète dans toute sa splendeur.
La maison Européenne de la Photographie
5/7 Rue de Fourcy - 75004 Paris
La modèle et les deux photographes
A découvrir : Atsuko Kudo 'Restricted Love'
Publiée le 23 déc. 2012
Atsuko Kudo at Lingerie London
This is the full length version of the Atsuko Kudo show at Lingerie London, October 24th 2012.
It features Atsuko's new collection - 'Restricted Love' and represents her debut show in Europe.
The evening was a benefit for the Seven Bar Foundation which supports impoverished women worldwide who are trying to set up their own businesses.
The collection is inspired by the emotions of unfulfilled love.
Extrait d'un shooting - bondage
Photos prises chez le modèle (avec mon studio portatif)
Agnès Giard : « Le shibari doit servir de révélateur. »
Les cordes révèlent-elles quelque chose de notre personnalité ?
On ne se fait pas attacher pour faire joli. Les cordes engagent une forme de combat intérieur dont le visage de l’attaché(e) reflète souvent les péripéties. C’est un combat qui mène au renoncement, au sacrifice non seulement de son autonomie physique mais mentale. Il faut être capable de s’en remettre entièrement à l’autre. Cela demande un lâcher-prise qui ressembler à celui de l’agonie. Lorsqu’on se fait attacher, il peut y avoir des moments de panique ou de claustrophobie, des moments durant lesquels on se dit qu’on va mourir ou devenir fou… Mais si l’autre a de l’autorité, les bons gestes, les mots qu’il faut, vous parvenez à surmonter la peur et vous entrez dans une sorte d’état second provoqué par l’adrénaline. (…) Ils ou elles se lovent dans les cordes et reviennent en enfance. il y en a qui engagent un duel avec la personne qui les attache. Il y en a qui, au contraire, s’abandonnent totalement, se pâment et s’envolent avec l’impression de se détacher d’eux/elles-mêmes. Le fait d’être serré parfois très étroitement par les cordes, les bras dans le dos, les jambes saucissonnées est très libérateur. C’est le paradoxe des pratiques d’incarcération, d’isolation en caisson, de compression.
Comment expliquer qu’en délimitant l’espace d’une femme-d’un homme, celui-ci ou celle-ci accède à une plus grande liberté ?
Asagi Ageha, performeuse très connue au Japon dans le milieu du shibari révèle que les séances de corde lui procurent les mêmes sensations qu’un double-looping de montagne russe : l’impression d’être en apesanteur. « Il y a un paradoxe avec la corde, explique-t-elle : plus on est serrée, plus on a l’impression de s’envoler, libre. Probablement parce que ça rappelle quand la maman vous serrait très fort dans ses bras ou quand vous étiez à l’étroit dans la matrice. J’aime ne plus être qu’un objet sans défense, dont on peut faire ce que l’on veut. Quelqu’un s’occupe de moi et me couve, me berce, m’enveloppe. C’est si agréable. » Ageha semble brusquement lâcher prise. Plus de responsabilités. Juste se laisser enrober, enlacer, par un réseau de sensations tactiles qui forcent l’être à abandonner tout ego. Elle est dans le non-agir. Elle n’est plus que du plaisir, sa peau devient sa seule conscience… Il y a une forme d’abandon ou de ravissement dans cette pratique érotique.
Tout au long de l’attachement, notre guide a insisté pour que nous regardions le visage et en particulier les yeux de la personne attachée. La beauté du bondage se situe là précisément ?
La beauté est dans l’émotion que dégage la scène, dans le trouble manifesté par les acteurs. Il ne s’agit pas de « faire de l’art », mais de « faire de l’émotion », et qu’il est parfois nécessaire de détruire la beauté, d’humilier quelqu’un, de le mettre cul par-dessus tête, de l’enlaidir. Parce que la beauté est un masque et qu’il faut faire tomber le masque, afin que surgissent des choses plus profondes de l’ordre de la colère, de la peur ou de la honte. Au Japon, en tout cas, c’est le but. Le shibari doit servir de révélateur. C’est une action violente pour forcer la personne attachée dans ses retranchements les plus intimes. C’est quand elle « tombe le masque » qu’une femme se montre à nu, surtout dans ce pays qui accorde aux yeux la même valeur qu’au sexe chez nous. Les yeux font l’amour. Une personne aux yeux renversés, qui bascule dans ses émotions, c’est quelque chose de très troublant, parfois même bouleversant, à voir. Le shibari montre cela à voir : l’ouverture de l’âme.
Le blog d'Agnès Giard : http://agnesgiard.over-blog.com/















