Oradour sur Glane
Oradour sur Glane a été détruit pendant la seconde guerre mondiale, le 10 juin 1944. Ce village du Limousin a été le théâtre d'une exécution systématique de la part des Waffen S.S., faisant officiellement 642 victimes. Oradour-sur-Glane a été rayé de la carte, un après-midi de juin, quatre jours après le débarquement en Normandie. Conservé en état de ruine, ce village fantôme reste le témoin d'un crime odieux...
Situé à une vingtaine de kilomètres au nord ouest de Limoges, le lieu est saisissant. Le village entier a été conservé, les rails du tramway sont encore en place. De nombreuses carcasses de voitures résistent encore à la rouille, tout comme quelques objets domestiques restés dans les maisons.
Plusieurs sensations s'affrontent lors de la visite. On parcourt un lieu témoin, une preuve matérielle d'un massacre. Pourtant les ruines d'Oradour dégagent encore, le charme d'un village des années 1940, un village de la campagne limousine. La disposition des bâtiments, les façades encore debouts, nous rappellent ce qu'était ce village, et on peut alors s'imaginer l'ambiance qu'il pouvait y avoir.
http://oradoursurglane.free.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oradour-sur-Glane
Photos prises à Oradour sur Glane le 11 novembre 2004. Photos : JS
Dominique de Villepin à Oradour-sur-Glane: "la nation n'a pas oublié"
Le Premier ministre Dominique de Villepin a assuré samedi que "la nation n'avait pas oublié le crime d'Oradour-sur-Glane", en présidant le 62ème anniversaire du massacre de 642 personnes par des SS en juin 1944.
"Notre nation n'a pas oublié le crime d'Oradour comme elle n'a pas oublié celui de Tulle", (NDLR : 99 pendus aux balcons et réverbères de la ville, le 9 juin 1944, par la même division SS Das Reich), a indiqué le chef du gouvernement dans son discours, prononcé devant environ 250 personnes.
"La France se souvient de ses enfants, massacrés ici comme dans d'autres villages, dans la tourmente des années de guerre. Elle se souvient aussi du déshonneur du Vel' d'Hiv, de Drancy et des rafles", a-t-il ajouté.
"Elle se souvient de tous les résistants qui ont payé de leur vie leur combat pour la liberté et qui ont gardé sous la torture le courage du silence. Silence des enfants, silence des mères, silence des résistants, c'est à vous que la nation rend hommage aujourd'hui", a déclaré le Premier ministre.
Accompagné de son épouse, le Premier ministre avait auparavant déposé des couronnes et observé une minute de silence devant les deux monuments aux morts du village moderne.
Il s'est ensuite recueilli dans l'église dévastée du village martyr où des femmes et des enfants avaient été rassemblés puis mitraillés et brûlés vifs par des soldats SS. Il s'est également rendu au champ de foire du village martyr, où les nazis avaient regroupé les hommes avant de les tuer.
Les nazis avaient incendié le village avant de poursuivre leur progression vers le front de Normandie.
Sur ce même champ de foire, le Premier ministre s'est longuement entretenu en aparté avec les deux derniers survivants du massacre, Robert Hébras, 81 ans, et Marcel Dartout, 82 ans.
A la mairie, M. de Villepin a signé le livre d'or. "A Oradour que je porte dans mon coeur depuis l'enfance. Avec affection", a-t-il écrit.
Dans son allocution, le Premier ministre avait réitéré son attachement à cette région dont sa famille est originaire. Il a notamment rappelé avoir effectué sa première visite du village martyr à l'âge de 7 ans, guidé par ses parents.
Oradour-sur-Glane avait été rasé et incendié le 10 juin 1944 par des effectifs de la division SS Das
La première journée des orphelins de pères "malgré nous", incorporés de force dans l'armée allemande durant la Seconde Guerre
Une gerbe a notamment été déposée devant le lieu du Mémorial commémorant le massacre d'Oradour, marquant "un geste d'apaisement et de réconciliation", selon les organisateurs.
Quatorze "malgré-nous" avaient participé au massacre.































