Bretagne : Marées vertes. Une fin rapide ?
Article de Hervé Queillé - Le Télégramme
Leur arrivée a été précoce et massive. On en mesure tous les désagréments en ce début de saison. Mais le déclin des marées vertes pourrait être tout aussi précoce en raison du faible débit des cours d'eau et donc du manque d'apport d'azote.
Relativement discrètes depuis huit ans, les algues vertes ont fait leur grand retour de façon massive dès le printemps, sur le littoral. Et ça se sent, en ce début juillet, dans les secteurs de champs d'algues en décomposition. Dès avril, des plages ont même dû être fermées, comme à Bréhec (22).
Le premier inventaire mené par le Ceva (Centre d'études et de valorisation des algues) de Pleubian (22), après le survol de la région, avait montré un niveau six fois supérieur à la moyenne. « Au mois de mai, les volumes ont encore augmenté de façon significative. Il y avait, par exemple, dix fois plus d'algues vertes dans la baie de Saint-Brieuc qu'une année moyenne. Ce qui a contraint à des ramassages là aussi précoces, confie Sylvain Ballu, chargé du suivi des marées vertes au Ceva.
Peu de houle, du soleil...
Cette invasion n'a aucunement surpris le spécialiste. « Dès décembre, nous avions averti les collectivités que l'année allait être difficile car les stocks résiduels en octobre étaient importants (le double de surface par rapport à la période 2009-2015). Des stocks qui, de plus, en raison d'un hiver calme avec exceptionnellement peu de houle - neuf jours à plus 3,5m de novembre à mars contre 27 en moyenne et 74 en 2014 - n'ont pas été dispersés, comme c'est souvent le cas ».
Une météo très ensoleillée (30 à 40 % de bonus en avril), favorable à la photosynthèse, et une température de l'eau plus élevée que la moyenne (+0,74° C) ont fait le reste. Va-t-on pour autant dépasser les records (70.000t) ? A priori, non. Le dernier inventaire, effectué à la fin juin, a, en effet, révélé une légère diminution des superficies de marées vertes. Et, surtout, des algues de couleur plus claire ; ce qui traduit un manque d'azote. Là encore, le phénomène ne surprend pas Sylvain Ballu : « Les débits des cours d'eau sont bas, voire très bas. On se retrouve donc à un moment où, à la fois, les algues, beaucoup plus qu'en mars, ont un fort besoin de croissance et n'ont plus assez de nutriments ».
Le ciel décidera
Deux scénarii sont possibles. Soit la sécheresse persiste ; les algues n'auront plus à « manger » et déclineront. Soit l'été est pluvieux et les marées vertes risquent de proliférer. Mais les prévisions météo ne privilégient pas cette dernière option. Le déclin des algues vertes pourrait donc s'avérer tout aussi rapide que leur prolifération, en début d'année. Avec quelques nuances, toutefois, souligne Sylvain Ballu : l'anse du Dossen et la baie de Guissény ne devraient, de fait, pas connaître d'amélioration sensible. Compte tenu de la géologie (socle granitique) et de la pluviométrie (plus importante qu'à l'est de la Bretagne), ces secteurs connaissent traditionnellement des débits moyens de cours d'eau élevés l'été. Tout ceci confirme qu'il reste encore du chemin pour réduire la production d'azote bien en deçà, parfois, des 20 mg/l de nitrate. C'est ce à quoi va s'attacher le Plan algues vertes 2 qui va entrer en action pour les quatre ans à venir.
Benyamin Netanyahou, l’ami israélien
En commémorant, hier, la rafle du Vél d’Hiv, Macron et Netanyahou ont (sur)joué la carte de la proximité.
« On est habitués aux fortes personnalités depuis Trump et Poutine », sourit le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, en attendant Benyamin Netanyahou. Macron est arrivé depuis trois quarts d’heure. Le président s’attarde dans le square à la mémoire des 4 115 enfants raflés le 16 juillet 1942… Le temps pour le Premier ministre israélien — en retard — de le rejoindre. Pour la première fois dans l’histoire de la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv, l’Etat hébreu est convié à la tribune.
Le chef du gouvernement israélien salue un « geste très fort ». Netanyahou, d’ordinaire peu amène à reconnaître à la France un rôle au Proche-Orient, ferait-il les yeux doux au locataire de l’Elysée ? Lui, qui, en janvier 2015, exhortait les juifs de France à s’installer en Israël après les attentats, semble loin de ses provocations diplomatiques.
En retour, Emmanuel Macron lui donne du « cher Bibi ». L’Israélien est comblé lorsque le chef de l’Etat condamne dans son discours « l’antisionisme », « forme réinventée de l’antisémitisme ». Une accolade et un entretien à l’Elysée tout aussi chaleureux ont conclu cette lune de miel.
une déclaration prudente
« Les Israéliens ont été impressionnés par la fermeté de Macron face à Poutine, décrypte Frédéric Encel, professeur à Science-po. Avec le Brexit et l’imprévisibilité de Trump, la France a une carte à jouer. » De là à vouloir peser dans la relance du processus de paix ? Les deux hommes sont restés prudents dans leur déclaration commune. Si Macron a redit l’attachement de la France à une solution à deux Etats, Israël et Palestine, il « sait qu’il n’a que peu de marge de manœuvre politique, explique Bruno Tertrais, de la Fondation pour la recherche stratégique, mais il peut avancer sur le terrain de la coopération des services de renseignement et ouvrir de nouveaux marchés dans les nouvelles technologies ». Un gentlemen’s agreement pour éviter les sujets qui fâchent au nom d’un pragmatisme bien compris… Myriam Encaoua
Walker Evans - exposition au Centre Pompidou (actuellement)
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— Centre Pompidou (@CentrePompidou) 15 juillet 2017
"Marilyn, La Dernière Séance", jusqu'au 6 janvier 2018, au DS World Paris - Photos de Bert Stern
Le DS World Paris accueille l'exposition "Marilyn, La Dernière Séance". Jusqu'au 6 janvier 2018, les visiteurs du showroom vont pouvoir découvrir quelques-uns des clichés de l'actrice pris par le photographe Bert Stern en 1962 quelques jours avant la mort de la star.
Pendant deux jours et une nuit, à l'hôtel Bel-Air à Los Angeles (États-Unis), Bert Stern a pris pas moins de 2.571 photos de Marilyn Monroe destinées au magazine Vogue, dont 59 des plus célèbres vont être exposées pendant quelques mois au DS World Paris.
La rencontre de deux icônes
L'idée est de réunir deux légendes du XXe siècle, avec d'un côté une marque iconique, DS, et de l'autre la blonde la plus célèbre du 7e art, Marilyn Monroe, le tout dans une mise en scène du créateur et designer Hubert Le Gall. Comme d'habitude, les visiteurs du flagship de DS pourront également approcher les derniers modèles de la marque ainsi qu'une exceptionnelle DS 21 Cabriolet Export US de 1966.
Le DS World Paris est le théâtre de multiples expositions tout au long de l'année depuis son ouverture en novembre 2013.
"Marilyn, La Dernière Séance", jusqu'au 6 janvier 2018, au DS World Paris, site Web : dsworldparis.fr
Milo Moiré
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— Milo Moiré (@MiloMoire) 16 juillet 2017
BRETAGNE : Ploërmel. Trop de caméras en vue !
Depuis 2010, 21 caméras ont été autorisées à proximité de sites « sensibles ». La nouvelle demande, rejetée, concernait des rues et des places qui ne présentent pas de risques particuliers.
Article de Tangi Leprohon - Le Télégramme
Le tribunal administratif de Rennes vient d'annuler l'arrêté préfectoral autorisant la ville de Ploërmel (56) à étendre son système de vidéoprotection de 21 à 40 caméras. Au motif que ce projet est disporportionné par rapport au nombre de faits répréhensibles constatés dans la commune.
Un système municipal de vidéoprotection de 21 caméras sur sept sites, oui ; ce même équipement étendu à 40 caméras sur 24 sites, non, dans la mesure où il concerne une ville de quelque 9.500 habitants, Ploërmel, où « le nombre de crimes et délits constatés (...) a sensiblement diminué » entre 2009 et 2015. Tel est le sens du jugement que vient de rendre le tribunal administratif de Rennes qui avait été saisi par un animateur du collectif « Ploërmel sans vidéo » qui estimait que deux arrêtés préfectoraux autorisant l'exploitation de la vidéosurveillance portaient atteinte à la liberté d'aller et venir, au droit à l'anonymat et au respect de la vie privée et familiale...
« Adapté et nécessaire »
La décision de la juridiction administrative distingue bien deux cas de figure. Elle ne trouve rien à redire à l'arrêté pris par le préfet du Morbihan le 6 juillet 2015 qui, dans la continuité d'un précédent arrêté pris en 2010 pour une durée de cinq ans, autorisait la municipalité de Ploërmel à exploiter un système de vidéoprotection de 21 caméras sur sept sites : la gare routière, une aire de covoiturage, la piscine et le complexe sportif attenant, le bâtiment des Carmes qui abrite la médiathèque, la Caisse primaire d'assurance maladie, l'antenne médico-sociale du Département et la déchèterie.
Des lieux « particulièrement fréquentés avec des risques d'atteinte à la sécurité publique », soulignent les juges. Ceux-ci retiennent aussi que dans sa demande de renouvellement d'autorisation, la commune de Ploërmel fait valoir que « la vidéoprotection est un moyen efficace de prévention des délits » puisque « quinze faits délictueux seulement ont été constatés sur les sept sites surveillés entre 2010 et 2015 ». Pour le tribunal, il s'agit bien d'« un système adapté et nécessaire à la prévention et à la constatation de ces atteintes ».
Une délinquance en baisse
Tout autre est l'avis des magistrats sur un autre arrêté du préfectoral, en date du 17 mai 2016, autorisant le maire de Ploërmel « à exploiter un système de vidéoprotection de 40 caméras sur 24 sites » concernant, outre les sept lieux déjà équipés, « certaines places du centre-ville mais également un nombre important de rues ». Dans quel but ? Le dossier présenté par la municipalité précise qu'« une personne se trouvant en centre-ville passant devant une caméra sera nécessairement appelée à repasser devant une ou deux autres, ce qui permettra de l'appréhender en cas d'infraction » mais aussi en cas de « comportements inacceptables ».
Inadapté, tranche le tribunal, d'autant que le nombre de crimes et délits constatés à Ploërmel « qui était de 538 infractions en 2009 a sensiblement diminué pour s'établir à 350 à la date du 30 novembre 2015 ». Et contraire au code de la sécurité intérieure car le centre-ville de la commune morbihannaise ne peut être regardé comme « particulièrement exposé aux risques d'agression ou de vol », condition requise pour généraliser la vidéosurveillance.
Le tribunal administratif a donc annulé ce deuxième arrêté, estimant qu'il était entaché d'une erreur d'appréciation du préfet. Ce n'est pas la première fois que la commune doit faire face à une telle décision. Sous le dernier mandat de Paul Anselin, maire (UMP) de Ploërmel de 1977 à 2008, la même juridiction avait annulé un arrêté préfectoral qui autorisait l'installation de 31 caméras dans la commune. « Une péripétie judiciaire » avait commenté le premier magistrat de l'époque avant de déposer un nouveau dossier de demande d'autorisation.































