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Jours tranquilles à Paris

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14 juillet 2017

Télévision : Christine Angot remplace Vanessa Burggraf dans « On n’est pas couché »

Par Joël Morio

Christine Angot arrive dans « On n’est pas couché », le talk-show de Laurent Ruquier diffusé le samedi soir sur France 2. L’écrivaine remplace la journaliste Vanessa Burggraf, qui a annoncé la semaine dernière son retour sur France 24, et sera à la rentrée aux côtés de Yann Moix pour interroger les invités.

Christine Angot s’est fait remarquer pendant la campagne présidentielle dans « L’Emission politique » diffusée aussi sur France 2. Sa passe d’armes avec le candidat de la droite François Fillon, en pleine affaire concernant son épouse Penelope, avait été un temps fort du programme. La romancière s’était défendue d’avoir été agressive et avait affirmé avoir voulu « traduire un sentiment collectif » en disant : « En cas de second tour Fillon-Le Pen, beaucoup s’abstiendront. »

Gaspard Proust rejoindra, quant à lui, « On n’est pas couché » d’ici à la fin de septembre pour proposer une séquence humoristique. Le comédien avait participé entre 2012 et 2015 à l’émission « Salut les Terriens », de Thierry Ardisson.

« Prendre de la hauteur »

Vanessa Burggraff a été critiquée à de nombreuses reprises lors de son année sur le plateau d’« On n’est pas couché » – elle était arrivée en septembre 2016, en remplacement de Léa Salamé.

Elle a ainsi eu un échange houleux avec l’ancienne ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem, qui l’a accusée de propager des « fake news » (fausses informations), et le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste à l’élection présidentielle Philippe Poutou s’était moqué d’un échange avec elle dans un de ses clips de campagne.

« On ne m’a pas fait de cadeau, ce sont les règles du jeu. Je les accepte. Quitter Ruquier est mon seul et unique regret », a estimé Vanessa Burggraff après son départ. L’animateur s’était alors dit « quasi sûr de recruter une femme ». « J’aimerais bien prendre de la hauteur. Donc plutôt une philosophe qu’une journaliste. Une Michel Onfray ou Raphaël Enthoven au féminin », avait-il ajouté.

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14 juillet 2017

60ème anniversaire de la FIAT 500

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Reportage photographique : J. Snap

http://www.motorvillage.fr/exposition/al-villaggio/

14 juillet 2017

Royal de Luxe de retour à Nantes : on en sait plus

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La rumeur d'un retour de Royal de Luxe dans les rues de Nantes avait été lancée suite au discours de bonne année de la maire, Johanna Rolland. Cette fois, c'est confirmé : la troupe de théâtre devrait bien revenir dans la Cité des Ducs mais... sans les géants. Et ça aura lieu place de la Petite-Hollande, du 29 juillet au 20 août.

La compagnie Royal de Luxe, menée par l'extravagant Jean-Luc Courcoult a préparé, en Belgique, à Malines, un nouveau spectacle, intitulé "Miniatures". La troupe, qui nous avait plutôt donné l'habitude de se produire autour de géants devrait changer son fusil d'épaule et nous faire voir la vie en tout petit. Après les premières représentations à Malines au mois de mars, Royal de Luxe devrait bel et bien revenir dans les rues et les quartiers de Nantes, pour nous faire découvrir ce tout nouveau spectacle. Save the date : du 29 juillet au 20 août, la troupe devrait donner une vingtaine de représentations, pour notre plus grand plaisir.

Adieu les géants, bonjour les miniatures

Selon nos confrères de Ouest France, l'intrigue de "Miniatures" raconte l'histoire d'un pilote de ligne qui, au beau milieu d'un vol, s'endort dans le cockpit de son avion. Là, il se prend à rêver. Et de tout là-haut, il observe les catastrophes subies par la planète... en miniature ! L'envie de Jean-Luc Courcoult est de s'autoriser à rêver alors même que l'on vit une époque propice à la terreur et au désarroi. Une fois encore, la troupe du Royal de Luxe nous promet de jolis moments, dans les rues de la ville, pleins de poésie et d'imagination. Rappelons qu'en 2014, le dernier spectacle "Le mur de Planck", qui mettait en scène une grand-mère et une fillette, avait rassemblé près de 500 000 spectateurs en 4 jours seulement. On parie fort sur un nouveau succès en 2017 !

14 juillet 2017

Extrait d'un shooting - la salopette

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14 juillet 2017

Un iceberg de la taille de la Corrèze se détache de l’Antarctique

Par Simon Roger

Le détachement du bloc de glace ne va pas contribuer à la montée des eaux mais pourrait fragiliser la plateforme Larsen C et le glacier voisin.

L’un des plus gros blocs de glace jamais observés dérive dans les eaux glacées qui bordent l’Antarctique. D’une surface estimée à 5 800 km2, l’équivalent du département de la Corrèze, ce gigantesque iceberg s’est détaché de la plateforme Larsen C « entre lundi et mercredi », a annoncé mercredi 12 juillet l’équipe des universités écossaises de Swansea et d’Aberystwyth (réunies au sein du projet Midas) scrutant la zone à partir des données satellitaires transmises par la NASA, l’agence spatiale américaine, et l’agence spatiale européenne ESA.

La plaque à l’ouest du continent blanc, qui doit son nom à l’explorateur norvégien Carl Anton Larsen, est une vaste plateforme glaciaire de près de 350 mètres d’épaisseur qui flotte à la surface de la mer. Privée de 12 % de sa superficie avec le décrochage de cet iceberg massif, la barrière de Larsen C est désormais « potentiellement moins stable » soulignent les chercheurs. Une plateforme baptisée Larsen A s’était désintégrée à la suite d’un phénomène similaire en 1995, avant qu’une autre barrière de glace, Larsen B, ne disparaisse de la même façon en 2002.

Parmi les zones les plus sensibles au dérèglement climatique

L’intérêt scientifique de ce troisième épisode est notamment qu’« il est bien mieux documenté que les deux précédents », convient Mathieu Casado, chercheur CNRS au laboratoire des sciences du climat et de l’environnement. La crevasse qui fissure le pan de glace sur plus de 200 kilomètres a été repérée dès la fin de 2010. Les scientifiques n’ont pas cessé depuis d’en suivre l’avancée qui s’opère à un rythme irrégulier : entre le 25 et le 31 mai, la crevasse s’est allongée de 17 km, un record depuis janvier.

La présence de failles profondes et la formation d’icebergs sont des processus naturels que le réchauffement atmosphérique et océanique contribue à amplifier, estiment les spécialistes des latitudes polaires. L’Antarctique occidental s’est réchauffé de 2,4 °C depuis 1958, révélaient des travaux américains publiés en décembre 2012 par la revue Nature Geoscience, classant cette région du grand inlandsis parmi les zones les plus sensibles au dérèglement climatique. Le réchauffement s’y produirait environ trois fois plus vite que la moyenne relevée sur l’ensemble du globe au cours de la même période.

Pour autant, le futur de Larsen C n’est pas scellé. « Dans les mois et les années à venir, la plateforme pourrait soit se reconstituer peu à peu, soit souffrir d’autres départs d’icebergs pouvant en toute fin conduire à son effondrement », détaille Adrian Luckman, professeur à l’université de Swansea. L’évolution de l’iceberg est elle aussi « difficile à prédire, poursuit le responsable du projet Midas. Il pourrait rester entier, mais devrait plus probablement se rompre en plusieurs fragments ». Dans cette deuxième hypothèse, des morceaux pourraient dériver vers le nord et menacer les navires croisant dans le détroit de Drake, le passage entre l’extrême sud de l’Amérique latine et l’Antarctique.

« Pas d’incidence sur la montée des eaux »

Les chercheurs s’interrogent aussi sur l’impact éventuel de cet événement sur la montée des eaux. Dans une étude publiée au printemps 2016 par la revue Nature, les Américains Robert DeConto et David Pollard proposent un modèle dans lequel la fonte de la calotte antarctique (dûe à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre) pourrait contribuer à plus de 1 mètre d’élévation du niveau des mers d’ici à 2100 et plus de 15 m d’ici à 2500. « Le bloc de glace détaché de Larsen C n’aura pas d’incidence sur la montée des eaux, juge Mathieu Casado, mais il va mettre à nu le glacier tout proche, qui risque de s’éroder plus vite. »

Il va modifier, par ailleurs, la chaîne alimentaire de cette région de la péninsule antarctique, « par la libération d’algues microscopiques englacées qui supportent un système entier, y compris le krill et les mammifères marins », réagit la section biologie du Comité scientifique des recherches antarctique (SCAR en anglais) dans un communiqué diffusé le 12 juillet. « S’il bloque l’accès à certaines baies, l’iceberg peut provoquer une mortalité massive chez les prédateurs et les oiseaux marins, complète Yan Ropert-Coudert, responsable du SCAR Biologie. Il peut perturber aussi les conditions de glace de mer. »

Le vêlage de cet iceberg géant offre donc une opportunité unique pour l’étude des écosystèmes de l’océan austral. « Or les chercheurs n’ont accès au site que plusieurs mois, voire plusieurs années, plus tard [en raison du traité international qui régit le territoire antarctique], constate l’expert français. Il devient impératif de réduire ces délais. »

 

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Antarctique: L’iceberg géant qui s’est détaché est «un événement rare», mais «pas exceptionnel»

SCIENCES Un gigantesque iceberg s’est détaché dans l’ouest de l’Antarctique, engendrant des conséquences encore peu prévisibles. Interview avec des chercheurs sur ce phénomène…

Un gigantesque iceberg d’une superficie de 5.800 kilomètres carrés, soit environ celle du département de la Corrèze, s’est détaché mercredi d’une plateforme de glace appelée Larsen C dans l’ouest de l’Antarctique.

Ce bloc possède une taille hors-norme, soit 200 kilomètres de long, une épaisseur d’environ 190 mètres et une profondeur sous la mer qui pourrait atteindre 210 mètres. Quelles conséquences sont à prévoir? Eléments de réponses avec Jean Tournadre, chercheur en télédétection pour l’océanographie au Laboratoire spatial et interfaces Air-Mer à l’Ifremer et le climatologue Hervé Le Treut, professeur à l’Université Pierre et Marie Curie, directeur de l'Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL)...

En 2010, le National Ice Center (NIC) surveillait 37 icebergs géants en Antarctique et 52 en 2016. Y-a-t-il une accélération de la formation de ces énormes icebergs ?

Jean Tournadre: Nous n’avons pas assez de recul pour le dire. Entre 1998 et 2002, il y a eu trois icebergs géants A38, B15 et C19 qui étaient plus grands que l'iceberg que l'on observe aujourd’hui. Ce genre d’événement est rare mais pas exceptionnel. Pour ce qui est du nombre d’icebergs suivis par le NIC, il est en moyenne d’une cinquantaine sur les trente dernières années. Nous étions dans une phase où les très gros icebergs du début de la décennie 2000 ont fini de se décomposer. Mais ce qui compte le plus n’est pas le nombre d’icebergs, mais le volume de glace qu’ils transportent.

Hervé Le Treut: Tout d'abord, nous avons encore peu de recul dans la connaissance de l'Antarctique, son étude remontant à quelques décennies. Donc il n'est pas facile de répondre à ce type de question. Cependant, en analysant la succession des événements, il peut y avoir une mutiplication de ces phénomènes mais pour plusieurs raisons.

Quelles sont ces raisons ? Et quelle est la part de responsabilité de l’homme dans cette situation ?

H. Le T.: Ces événements sont difficiles à expliquer sans parler du réchauffement climatique global de la planète. Et il y a un niveau très élévé de la probabilité de l'activité humaine dans cette tendance au réchauffement global, notamment depuis 40 ans avec les gaz à effets de serre. Après, il y a une valeur globale et des phénomènes variables. Il ne faut pas s'arrêter à une lecture événementielle et isolée de la formation de cet iceberg, aujourd'hui. Il faut le voir dans la durée. Et souligner que des phénomènes plus puissants, au diagnostic évident, se déroulent en Arctique avec la fonte de la banquise.

L’énorme bloc qui vient de se séparer faisait partie d’une plateforme de glace nommée Larsen C qui retient des glaciers capables de faire gagner 10 cm aux mers du monde s’ils finissent dans l’océan. La disparition de Larsen C est-elle probable?

J. T.: C’est effectivement un risque, puisque c’est ce qui s’est passé pour Larsen A et B. Mais on ne sait pas prévoir la probabilité de disparition de la plateforme Larsen C: une reconstitution de cette plateforme est possible, mais fort improbable, et surtout cela prendrait un temps très long. Par ailleurs, si les glaciers de la péninsule antarctique sont déstabilisés par la fracture de la plateforme Larsen C, ils pourraient effectivement contribuer à la hausse du niveau marin.

Avec cet énorme iceberg, il y a un risque pour la navigation d’après l’Agence spatiale européenne. Est-ce un risque réel ou fantasmé puisque les bateaux utilisent systématiquement des radars ?

J. T.: L’iceberg en lui-même va certainement mettre plusieurs années avant de sortir éventuellement de la mer de Weddell. Le risque pour la navigation dans cette zone où il y a très peu de navires est extrêmement limité. Par contre, les icebergs en eux-mêmes peuvent bien sûr être être un risque. Ce n’est pas pour rien que toutes les grandes courses qui passent par les mers australes font appel à des services de détection d’icebergs...

H. Le T.: J'évoque un autre risque, celui de l'ouverture de nouvelles voies navigables dans ces zones fragiles. C'est un risque car une marée noire dans cette zone aurait des effets encore plus déastreux que dans des mers plus chaudes.

Y a-t-il un risque de montée des eaux accrue avec la formation de cet énorme iceberg ?

J. T.: Aucun, une plateforme de type Larsen flotte sur la mer. Un morceau qui se détache ne peut pas contribuer à la hausse du niveau des mers.

H. Le T.: Prenez l'image d'un glaçon dans un verre d'eau. Il flotte. Par contre, la séparation de cet iceberg de Larsen C fragilise le reste qui est derrière. Cette plateforme empêche l'arrivée des glaces du continent qui coulent et contribuent, elles, à la hausse du niveau de la mer. C'est un risque car le flux s'accélère.

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14 juillet 2017

Étonnant ?

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14 juillet 2017

"La France doit poursuivre les coopérations avec les Etats-Unis sans faire de compromis sur les valeurs qu’elle défend"

Par Alexandra de Hoop Scheffer, politologue, directrice à Paris du think tank transatlantique German Marshall Fund of the United States

Dans une tribune au « Monde », la politologue Alexandra de Hoop Scheffer estime qu’à l’occasion de la visite de Trump à Paris, Macron doit multiplier les sujets d’entente. Mais jusqu’où doit-il aller ?

TRIBUNE. Les relations entre la France et les Etats-Unis « ont été, sont et seront toujours conflictuelles et excellentes », disait Jacques Chirac en 1995. Sans doute parce que les deux alliés ont été historiquement en compétition, porteurs d’un message universel, mais aussi parce que les divergences de vues sur certains sujets n’ont jamais empêché la France et les Etats-Unis de coopérer. Placé sous le signe du centenaire de l’entrée des Etats-Unis dans la première guerre mondiale, moment pivot qui a consolidé leur alliance avec la France, ce 14-Juillet doit inciter la France à démontrer sa capacité à continuer à coopérer avec les Etats-Unis, malgré les profondes dissonances avec la vision du monde du président Donald Trump.

La relation franco-américaine évolue aujourd’hui dans un contexte transatlantique qui se fissure de l’intérieur : le Brexit, Trump, les trajectoires politiques en Pologne, en Turquie et en Hongrie affaiblissent le discours sur la défense des valeurs démocratiques communes – volontairement délaissé par Trump – et nourrissent les réflexes protectionnistes et nationalistes : « Notre monde n’a jamais été aussi fracturé », a déclaré le président français au dernier G20, qui s’est tenu les 7 et 8 juillet à Hambourg, tandis que Trump affirmait, jeudi 6 juillet à Varsovie, que « la question fondamentale de notre époque est de savoir si l’Occident a la volonté de survivre ».

Cette interrogation s’apparente à un exercice d’introspection pour Trump à l’heure où il contribue à l’affaiblissement de la coopération internationale, et à l’émergence de nouvelles alliances sans les Etats-Unis. Le retrait de son pays de l’accord sur le climat a contribué à renforcer l’axe sino-européen et les accents protectionnistes de sa politique commerciale ont incité les Européens à accélérer la négociation des accords de libre-échange et de partenariat stratégique avec le Japon par exemple.

Clarifier les divergences

La France doit continuer à clarifier ses divergences avec Washington sur les sujets d’intérêt commun pour pouvoir avancer sur d’autres dossiers, et à faire pression sur l’administration américaine.

L’initiative française de convoquer un sommet sur le climat en décembre deux ans après les accords de Paris permet ainsi de maintenir la pression. Les succès demeurent partiels : pour le Sahel, Trump a imposé une grande prudence quant à la contribution financière au G5 Sahel proposé par la France. Le 14 juillet, le président français abordera aussi la situation du Golfe, avec l’objectif d’apaiser les tensions attisées par la diplomatie chaotique de Trump. Sur la Corée du Nord, les Etats-Unis peuvent compter sur le soutien de la France pour leur projet de résolution à l’ONU, instaurant de nouvelles sanctions. Enfin, le président Macron devra déployer tous les efforts possibles pour éviter que la France ne se retrouve sur la touche diplomatique sur les dossiers ukrainien et syrien, à l’heure où Washington cherche à développer des canaux de coopération bilatéraux avec la Russie.

L’efficacité de la relation bilatérale avec les Etats-Unis passera aussi par le renforcement du dialogue interparlementaire franco-américain, alors que le Sénat américain pousse en faveur de nouvelles sanctions contre la Russie et l’Iran. Enfin, la France sera d’autant plus audible à Washington si elle parvient à se réformer économiquement et à exprimer ses positions de concert avec ses partenaires européens.

La Syrie, premier test

La visite de Trump à Paris s’inscrit dans un contexte de rapprochement entre les Etats-Unis et la France sur les questions stratégiques, et notamment la lutte contre le terrorisme. La Syrie sera le premier test de la relation bilatérale, à l’heure où Trump et Macron affirment avoir une « approche commune ».

Mais tout miser sur la lutte contre le terrorisme et la coopération militaire ne peut suffire à bâtir une relation solide sur le long terme. Il faut multiplier les sujets d’une entente possible pour élargir les champs de coopération et éviter le scénario de la rupture. Sur tous les dossiers, du terrorisme aux enjeux migratoires en passant par le climat et la non-prolifération, l’administration Trump devra travailler avec la France et d’autres pays pour réaliser ses objectifs. Le président français a absolument raison de dire qu’« on ne peut prétendre lutter efficacement contre le terrorisme si on n’a pas une action résolue contre le réchauffement climatique ».

L’interdépendance des enjeux fait que l’engagement des Etats-Unis sur le climat est devenu un indicateur du leadership américain aussi important que le respect de tous leurs autres engagements internationaux (accords de défense mutuelle, financement des organisations internationales, aide au développement). La sortie de l’accord de Paris met de facto en péril les possibilités de coopération dans tous les autres domaines.

Des concessions au G20

Le rôle de la France est donc de défendre le multilatéralisme et de poursuivre les coopérations autour d’intérêts communs, sans pour autant faire de compromis sur les sujets et les valeurs qu’elle défend.

Les dirigeants du G20 ont déjà fait des concessions à Trump, quitte à contredire certains principes du G20 et à prendre le risque de faire des émules : sur le climat, l’accord de Paris est « irréversible », mais les Etats-Unis sont autorisés à vendre leur gaz de schiste dans le monde ; sur le commerce, le G20 combat le protectionnisme, mais reconnaît « le rôle d’instruments légitimes de défense commerciale ». Ces concessions avaient pour objectif de maintenir Trump dans le G20, de la même manière que l’invitation de Macron à Trump pour le 14-Juillet vise à « ramener Trump dans le cercle ».

La question qui se pose dès lors est de savoir jusqu’à quel point la France et ses partenaires européens sont prêts à sacrifier leurs valeurs et les fondamentaux de leur politique étrangère pour maintenir le lien avec Washington. Quels sont les aspects de l’ordre international que nous souhaitons absolument préserver et sur quels sujets sommes-nous prêts à faire des concessions qui risquent d’être irréversibles ? C’est la réflexion que toutes les capitales partenaires des Etats-Unis devraient se poser avant de tendre la main à Trump.

14 juillet 2017

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14 juillet 2017

Araki

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13 juillet 2017

Trump à la Tour Eiffel...

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