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Jours tranquilles à Paris

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9 juillet 2017

Dinard. Déjà près de 3.500 entrées pour l'expo Lartigue

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Ouverte depuis le 20 mai, l'exposition des photos de Jacques Henri Lartigue dans la villa Les Roches Brunes, à Dinard (35), affiche déjà près de 3.500 entrées, avant l'ouverture de la saison. Au gré de 100 scènes immortalisées par l'oeil de ce fils de bonne famille, on y découvre les femmes et la plage telle que vécue cette société privilégiée au fil du XXe siècle. L'exposition témoigne aussi des comportements de femmes très en avance sur leur temps qui conquirent, au fil des décennies, une liberté nouvelle. Le livret de l'exposition, signé Jean-Claude Kaufmann, apporte un éclairage sociologique sur ces pratiques. Côté public, le livre d'or recueille l'enthousiasme des visiteurs : « Une merveilleuse exposition qui ne donne qu'une envie : courir à la plage ! ».

Jusqu'au 17 septembre; à la villa Les Roches Brunes, 3, allée des douaniers, de 11 h à 13 h et de 15 h à 19 h, tous les jours sauf le lundi. 6€; réduit 3€; gratuit pour les moins de 7 ans, tél.02.99.16.30.63 (Visite guidée de l'exposition tous les mardis, jeudis et samedis à 15 h. 

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Villa Les Roches Brunes

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9 juillet 2017

Extrait d'un shooting - en mode touriste

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9 juillet 2017

Une bibliothèque… d’orgasmes !

UNE INITIATIVE FACE À UN TABOU

La représentation de l’orgasme féminin au cinéma, les femmes en rigolent souvent. Mais derrière les rires, une pression peut aussi doucement s’installer  : si au lit on ne hurle pas à la mort comme l’actrice de cette comédie romantique, c’est qu’il y a sans doute un problème. Et ne parlons pas de ceux qui foisonnent dans les films pornographiques… Pour montrer la réalité du plaisir féminin et lever les tabous qui l’entourent, une bibliothèque des orgasmes, en ligne, est désormais ouverte à toutes. Chacune peut y enregistrer le sien et/ou écouter ceux des autres.

Développer la connaissance de soi

A l’origine de ce projet : une marque de produits coquins, Bijoux indiscrets. Après une étude qu’elle avait commandée, révélant que plus de 50 % des femmes ne connaissaient pas vraiment le plaisir et simulaient, la société a décidé de s’attaquer à ce sujet par cette initiative originale. Soit « un espace capable de faire entendre la véritable voix du plaisir féminin et de provoquer un nouveau débat afin que la société prenne conscience de l’importance de la connaissance de soi et de l’éducation sexuelle pour profiter d’une sexualité en accord avec nos propres désirs et valeurs », explique Bijoux indiscrets. En effet, toujours selon cette étude, 44,7 % des femmes souhaitent une vie sexuelle similaire aux films romantiques, et 38,2 % des hommes à celle présentée dans des films pornographiques… C.M.

https://labibliothequedesorgasmes.fr.

9 juillet 2017

Galerie Openspace

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9 juillet 2017

Audrey Tautou : « Quand vous êtes actrice, votre image vous précède toujours »

Par Claire Guillot

L’actrice explore avec ses photos son rapport au public et à la médiatisation. Son travail est présenté aux Rencontres de la photographie à Arles. Entretien.

Audrey Tautou fait de la photographie depuis plus de vingt ans. Ses clichés témoignent de son quotidien d’actrice et, particulièrement, un ensemble d’autoportraits, mis en scène ou spontanés, dans lequel elle joue de son image et du regard que les autres portent sur elle.

En tant qu’actrice, vous avez été beaucoup photographiée… Est-ce que cela vous a rapprochée de la photo ?

Curieusement, une séance photo représente un exercice dans lequel je n’ai jamais été à l’aise. En revanche mon métier m’a appris des choses techniques comme la fabrication d’un plan, l’éclairage.

Vous exposez à Arles une série de photos des journalistes que vous avez photographiés lors de vos interviews. Est-ce que c’était pour échanger les rôles ?

L’arroseur arrosé ? Je n’ai jamais pensé à ça. J’ai fait ces photos, je pense, pour prendre du recul par rapport à ce tourbillon médiatique qui m’a emportée après le succès du Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, en 2001. J’avais besoin de trouver du sens à la promotion.

Bien sûr, c’est indispensable pour faire exister une œuvre, mais le processus était tellement fou que j’ai eu envie de garder quelque chose pour moi. J’ai pris plus de 800 photos sur lesquelles j’écrivais le nom du média et la date. Quand je les regarde aujourd’hui, ce que je trouve saisissant, ce sont tous ces regards posés sur moi par centaines, du jour au lendemain.

Comment ont réagi les journalistes ?

Sur les 800, un seul a refusé. Certains étaient un peu inquiets de savoir ce que j’allais en faire, comme si j’allais créer des poupées vaudoues et y planter des aiguilles ! Mais ce n’est pas mon genre. Ma photo est joyeuse et légère, c’est dans ma nature d’apporter un peu de dérision, d’humour.

Vous exposez aussi des autoportraits pris par dizaines. Pourquoi montrer ces images aujourd’hui ?

Depuis vingt ans, j’écris, je dessine, je photographie, je produis. Il m’a fallu toutes ces années pour que le puzzle prenne forme. Jusqu’ici, je réalisais juste un tirage contact et je m’arrêtais là. Les gens proches savaient un peu que je faisais ça, mais aucun n’a vu tout ce qui sera exposé à Arles. Même moi, ça va me faire un choc.

Mais j’ai eu profondément envie de parler avec ma propre voix, ou plutôt je l’ai toujours fait mais là j’ai eu envie qu’on l’entende. La photo est pour moi un travail extrêmement intime, je ne triche pas. C’est pour ça que je m’occupe de tout pour chaque image, je fais tout en argentique, sans retouche, je ne recadre pas. Mes autoportraits sont personnels jusque dans leur imperfection technique.

Pourquoi y a-t-il dans vos images autant de reflets, de dédoublements, de dissimulation, comme si vous vouliez vous cacher et vous montrer à la fois ?

Je ne sais pas du tout. C’était instinctif, pas réfléchi. La photo « mugshot » [portrait pris par la police après une arrestation] je ne l’avais pas planifiée, elle est venue comme ça. Et dans mes portraits mis en scène, je suis moi-même surprise qu’il y ait des atmosphères si différentes… Parfois je découvre mes images, alors que c’est moi qui les ai composées.

Et comment avez-vous fait pour fabriquer toute seule vos portraits mis en scène, qui visiblement ont demandé beaucoup de préparation ?

J’ai choisi des lieux toujours intimes, et je m’y suis adaptée. Je déclenchais à distance, et c’est compliqué avec mes deux appareils : avec mon Leica, il y a une poire et ça fonctionne une fois sur deux. Le Hasselblad dispose lui d’une commande infrarouge mais c’est un format carré…

Pour les accessoires, ce sont des objets qui m’appartiennent, ou bien que je fabrique : j’ai confectionné un costume d’officier avec des mèches de faux cheveux. Il y a de la pacotille, des choses qu’on m’a offertes… Tout a un sens, mais je ne révèle pas tout. Et je suis le plan que j’ai dans ma tête, c’est très précis. J’en ai encore une quarantaine d’autres à réaliser mais ça prend énormément de temps !

Le cinéma influence-t-il vos images ?

Non. Ça ne m’a jamais traversé l’esprit. La seule photo en lien avec le cinéma, c’est celle où je pose en train de lire un scénario, avec en fond le film Certains l’aiment chaud. Mais c’était une commande d’un magazine qui m’avait demandé un autoportrait pendant le Festival de Cannes. Et puis, c’est moi, je ne joue pas un rôle.

Pourtant, être actrice impose forcément un rapport particulier à son image…

Ce n’est pas tant lié à mon métier qu’au statut qui va avec. Il y a tout un monde qui se crée par la médiatisation. On est l’objet de fantasmes, on véhicule malgré soi certains clichés. Avant d’être moi, je suis leur. Quand vous êtes actrice de cinéma, votre image vous précède. Et j’ai toujours eu du mal avec le succès, la notoriété.

Je ne comprenais pas que certaines choses me déstabilisent : les avant-premières, les interviews, les soirées… Je me sers de ce statut qui me dépasse, je joue avec. Les autoportraits existent depuis toujours dans l’histoire de l’art. Mais ce qui fait ma particularité de photographe, c’est le regard intime que je porte sur tout cela : je suis bien placée pour jouer avec ce que je représente.

Quel genre de photographie vous ­a marquée ?

Plutôt des trucs d’aventuriers ! Enfant, j’étais fascinée par Dian Fossey, je me voyais en Amazonie en train de photographier les primates ! Après j’ai découvert Martin Parr, Diane Arbus, André Kertész, Brassaï… Et Annie Leibovitz, qui expose cet été à Arles. Son expo à Paris en 2008 est une des plus belles que j’ai vues : elle montrait des photos de sa famille et son travail de magazine. Il y avait un côté très intime, et en même temps très équilibré, très maîtrisé.

« Superfacial », exposition d’Audrey Tautou, abbaye de Montmajour, Arles (Bouches-du-Rhône), jusqu’au 24 septembre, de 10 heures à 18 h 30.

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9 juillet 2017

Le Havre fête ses 500 ans - Pierre et Gilles exposent...

9 juillet 2017

Save the date...

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9 juillet 2017

La Bretagne impuissante face aux algues vertes

Par Martine Valo

L’étendue des surfaces couvertes d’ulves a triplé au printemps malgré une baisse des nitrates dans les rivières.

C’est une Annus horribilis pour la Bretagne, la pire depuis quinze ans. Les échouages massifs d’algues vertes battent tous les records. Apparues exceptionnellement tôt dans la saison sur le littoral des Côtes-d’Armor et du Finistère, les proliférations d’ulves ont couvert, en avril et en mai, des superficies trois fois et demie plus importantes que la moyenne depuis 2002.

Malgré un certain repli en juin, des plages ont dû être fermées au public, alors que débute la saison touristique. Les données, même provisoires, relevées lors des vols d’observation du Centre d’étude et de valorisation des algues (CEVA) sont formelles : le bilan s’annonce catastrophique. L’espoir d’une amélioration, amorcée en 2010, s’éloigne.

Dans la région, élus et représentants de l’Etat s’en étaient félicités avant ce retour brutal des marées vertes malodorantes. Las, pour le moment l’étendue de ces épais dépôts sur les plages est 50 % à 70 % supérieure aux sept saisons précédentes.

Les responsables bretons auraient préféré focaliser l’attention sur leur deuxième plan pluriannuel de lutte contre un phénomène qui s’est beaucoup aggravé depuis la décennie 1990, et qu’ils présentaient mercredi 5 juillet. Lors d’un comité de pilotage, les huit baies les plus touchées (la Fresnaye, Saint-Brieuc, Lieue de Grève, Locquirec, Horn-Guillec, Guisseny, Douarnenez et La Forêt-Concarneau) ont détaillé la façon dont elles comptent lutter pour endiguer cette invasion récurrente de leurs plages.

Ramassage et prévention

Au total, 55 millions d’euros doivent être engagés pour la période 2017-2021, à la fois pour financer le ramassage – quotidien si nécessaire –, et le volet préventif – c’est-à-dire essentiellement des mesures visant à aider les agriculteurs à améliorer leurs pratiques. Le programme précédent devait s’élever à 134 millions d’euros entre 2010 et 2016, mais seule une centaine de millions d’euros a finalement été engagée, et même moins selon la région.

Une part des crédits sont destinés à l’acquisition de connaissances, même si le processus de prolifération des algues vertes est déjà bien compris : dans les baies peu profondes, les ulves prospèrent grâce à la lumière et surtout aux nitrates. Ces substances proviennent des excès d’azote déversés en partie sous forme d’engrais minéral, et majoritairement lors des épandages d’« effluents d’élevage », autrement dit lisiers de porcs, fientes de volaille, bouses de vaches. Une matière organique dont la région ne manque pas, elle qui produit un tiers des poulets et élève 56 % des porcs (soit 7,3 millions d’animaux) des cheptels français.

Un hiver doux, lumineux et épargné par les tempêtes a encore accentué les proliférations d’ulves, tapies en masse sous la surface de l’eau depuis l’automne précédent.

Dans les Côtes-d’Armor et le Finistère, un hectare cultivé reçoit en moyenne 170 kg d’azote organique par an, 180 kg dans le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine. Les sols de la région ne peuvent absorber de tels tonnages qui ruissellent, se retrouvent dans les nappes phréatiques, puis dans les cours d’eau avant d’atteindre le littoral.

Sous-sol de la région saturé de nitrates

Moins de fosses à lisier qui débordent, plus de prairies et moins d’épandages : les recettes sont connues aussi. Moyennant des compensations financières et des accompagnements techniques, elles sont en partie mises en œuvre dans les huit baies les plus touchées. De fait, les quantités de nitrates ont baissé ces dernières années dans les rivières, mais on est encore bien loin du compte tant le sous-sol de la région reste saturé.

La Bretagne est devenue, en janvier, à sa demande et à titre expérimental, la première collectivité locale chargée de coordonner les politiques de l’eau sur son territoire. Cette compétence que n’ont pas les autres régions, l’oblige a priori à avancer, mais elle reste prise dans la contradiction d’un modèle agroalimentaire qui la pollue tout en pesant lourd dans son économie. C’est ainsi que dans le Finistère, à Landunvez, à Plovan et ailleurs, des propriétaires de porcheries déjà très importantes se sentent soutenus dans leur souhait de s’étendre encore, y compris contre l’avis des commissaires enquêteurs.

Lundi 3 juillet, le vice-président du conseil régional chargé de l’environnement, Thierry Burlot, et le préfet de Bretagne, Christophe Mirmand, se sont rendus dans une exploitation du Trégor, afin de souligner leur satisfaction vis-à-vis des efforts des exploitants et les assurer que la puissance publique serait là pour les accompagner vers « une agriculture rémunératrice qui génère de faibles fuites d’azote dans le milieu ».

« Tsunami »

Mercredi, lors du comité de pilotage rassemblant les huit baies, l’association Eau et rivières de Bretagne a fait valoir ses doutes sur le plan de lutte et déploré l’insuffisance des « objectifs affichés de réduction des nitrates à l’horizon 2027 ».

Le matin, Halte aux marées vertes, une autre association très virulente sur le sujet, était venue dénoncer chez le préfet des Côtes-d’Armor le « tsunami d’algues vertes » qui frappe la région. Son combat à elle porte sur l’hydrogène sulfuré – un gaz mortel –, qui émane des algues lorsqu’elles entrent en putréfaction.

Le 23 juin et les jours suivants, la municipalité d’Hillion a ainsi dû fermer au public quatre de ses plages pour des raisons de « santé publique ». Plusieurs accidents ont eu lieu dans cette baie, en 2009, une année noire en Bretagne.

Le danger se concentre dans les lieux peu accessibles aux tracteurs chargés de racler les couches d’ulves avant qu’elles ne pourrissent. Rien que dans les Côtes-d’Armor, 78 vasières et fonds d’estuaires ont été identifiés dans 59 communes du littoral comme présentant des risques. Cet inventaire mis à jour est désormais public et consultable sur le site de la préfecture. C’est nouveau. Les bulletins mensuels d’observation du CEVA, eux, ne le sont toujours pas.

9 juillet 2017

Coco de mer

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9 juillet 2017

Ce soir à la télévision... un film de Roman Polanski

Sur France 2

Ce que l’on préfère chez Polanski, ce sont ses « petits » films, comme de la musique de chambre. Il n’y a pas dans « The Ghost Writer » l’ampleur historique et l’émotion du « Pianiste », mais tout le savoir-faire diabolique d’un cinéaste jamais aussi à l’aise que dans une figure imposée, ici celle du thriller politique. Adam Lang (Pierce Brosnan), ancien Premier ministre britannique, veut finir ses Mémoires, ou plutôt cherche un nègre (« ghost writer ») pour les écrire à sa place. Car le premier nègre est mort dans des circonstances troubles. Son successeur, joué par Ewan McGregor (notre photo), écrit et enquête en même temps.

Le film vaut par son huis clos, sur une île pluvieuse, et par son casting, où figure la délicieuse Kim Cattrall — la Samantha de « Sex & the City » — en assistante, amante du politicien. Roman Polanski se venge de l’Oncle Sam dans cette charge sur le cynisme de l’alliance anglo-américaine. Mais le plus intéressant n’est pas tant la satire politique que la vitesse d’une intrigue qui ne cesse d’accélérer, comme une attraction foraine. Y. J

Un Polanski diabolique

« THE GHOST WRITER » thriller (GB-Fr.-All.) de Roman Polanski (2010), avec Ewan Mc Gregor, Kim Cattral… 2 h 10.

THRILLER

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