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Jours tranquilles à Paris

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8 juillet 2017

Sénat. Michel Le Scouarnec laisse la place

auray

Michel Le Scouarnec va laisser son fauteuil de sénateur à la rentrée.

En septembre prochain les grands électeurs investis en fin de semaine dernière lors des conseils municipaux se prononceront sur les trois sénateurs à élire pour représenter le Morbihan. Michel Le Scouarnec n'en fera pas partie. Il s'apprête à laisser la place, après ce dernier mandat... On dira contrasté

C'est une grande page d'histoire locale qui va se tourner en septembre prochain. Michel Le Scouarnec, après 28 années ininterrompues de mandat, va se retrouver sans fonction électorale. « J'avais déjà dit qu'après 65 ans, il était évident que je ne devais plus me présenter », sourit l'ancien maire d'Auray et bientôt ancien sénateur. « Je n'ai pas vraiment réfléchi à la suite... Il y a la famille d'abord. Mais je vais certainement m'investir dans une ou plusieurs associations, certainement avec mon épouse... Il est temps qu'on puisse s'impliquer ensemble... ».

Difficiles débuts

Toujours aussi passionné par le combat politique au sens noble du terme et par la vie de la cité, Michel Le Scouarnec va quitter le Sénat avec quelques regrets teintés d'amertume. « Je me suis senti plus utile à la population comme maire qu'au Sénat », avoue-t-il sans qu'on le pousse. « On passe beaucoup trop de temps sur des sujets qui, au final, ne sont pas écoutés ». Pragmatique et à l'écoute des besoins de la population pendant sa période en mairie d'Auray, Michel Le Scouarnec a découvert un autre monde, dans les coursives et les bancs du Sénat. « Je me souviens d'un débat sur l'école maternelle avec Luc Chatel... Cela avait été très, très dur. C'était ma première vraie intervention dans l'hémicycle. À minuit. On va dire que je n'avais pas vraiment été préparé à ce qui m'attendait. La scolarisation des enfants de maternelle et de moins de 3 ans était évoquée. J'étais alors dans la Majorité de gauche. L'opposition n'était pas d'accord et affirmait que rien n'était budgété. Il y a eu une suspension de séance. C'était un vrai bazar. On ne savait pas si on allait reprendre. Il m'a été demandé de faire un rappel au règlement, quelque chose auquel personne ne m'avait préparé... Après, toutes mes interventions ont été faciles. C'est comme si j'avais commencé par un col dans le Tour de France avec une série de plats à suivre ».

« Qu'est-ce qu'on a vraiment fait bouger ? »

Au-delà des mots, on sent se dessiner chez Michel Le Scouarnec une déception après ces six années passées au coeur de ce rassemblement d'élus qui apprennent à se connaître, viennent d'environnements et de territoires différents, n'ont pas obligatoirement les mêmes objectifs et les mêmes attentes. « Cela a été très dur au départ. J'ai toujours apprécié les relations humaines et j'ai toujours pensé au territoire plus qu'au parti auquel j'adhérais. Il faut le dire : je ne suis pas un spécialiste du combat politique ». Les luttes de pouvoir et d'appareils, pas vraiment la tasse de thé de l'Alréen. Il préfère faire bouger les choses pour la population. Mais là aussi, frustration : « Qu'est-ce qu'on a fait évoluer pour la population pendant six ans ? Très peu de choses. Un document fort sur le dopage ? Oui, mais est-ce que cela a réglé le problème en France ? On peut en douter », soupire-t-il avec sa franchise habituelle, qu'on imagine désarmante dans certains cénacles parisiens. « L'impression de ne pas avoir été écouté par les différents ministres auxquels je posais des questions me restera ».

À y relire à deux fois, l'image d'un homme politique usé se dessine. Mais c'est bien mal connaître Michel Le Scouarnec. Car au moment de refermer son passage au Sénat, l'homme fort de la politique alréenne de ces 30 dernières années préfère conclure sur le positif : « Nous avons fait de belles choses sur le travail saisonnier notamment, sur nos propositions sur l'expérimentation dans les dents creuses, même si cela devra encore repasser dans les mois qui viennent au Sénat... De nombreux maires sont venus me remercier pour ce combat des dents creuses. J'ai fait des rapports sur la pêche, sur les gens du voyage. J'ai rencontré beaucoup de monde, j'ai reçu un millier de personnes durant ces six années, proposé 262 questions écrites et 18 orales pour les séances particulières... Même la réserve parlementaire, à laquelle j'étais plutôt hostile, car j'assimilais cela à du clientélisme, a servi la population en établissant des liens encore plus forts et en donnant un coup de pouce important à certaines petites communes... ». Michel Le Scouarnec va donc passer la main. Il restera un observateur attentif du paysage politique en cours de renouvellement. « Il ne faut pas que les mêmes partis dominent les deux assemblées pour que le débat démocratique demeure. J'espère que la gauche continuera à se faire entendre. On a besoin de ça ».

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8 juillet 2017

Vu sur internet - j'aime beaucoup

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8 juillet 2017

Milo Moiré

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8 juillet 2017

Supreme x Louis Vuitton, Le lookbook enfin dévoilé

Supreme vient de dévoiler le lookbook de sa très attendue collaboration avec Louis Vuitton.

Photographié par Terry Richardson, le lookbook rassemble le team skate de Supreme: Rowan Zorilla Tyshawn Jones, Nakel Smith, Sage Elsesser, Jason Dill, Kevin Rodrigues, Mark Gonzales, Vincent Touzery, Kevin Bradley, Sean Pablo, Ben Kadow, Aidan Mackey et Greg Cuadrado, habillés bien entendu de pièces issues de la collection.

Dévoilée en janvier dernier, la collection a suscité, bien avant sa présentation, des rumeurs les plus folles et un engouement phénoménal sur les réseaux sociaux.

Le lookbook a permis d’avoir un aperçu plus complet sur la collection et surtout d’avoir une idée des prix, dans la grande majorité très élevés, des produits: des porte-clés à 195 euros, des vestes en jean à 1 970 euros et la malle sur-mesure vendue pour 30 000 euros.

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8 juillet 2017

Un délicieux instant

Nicolas Hulot promet la fin des voitures à énergie fossile en 2040. Belle utopie concrète, qui fait entrevoir une ville plus humaine et plus responsable. L’urbanité restaurée grâce à l’imagination technologique… Mais si l’on voit la cité radieuse sur la colline, le chemin pour y accéder se perd dans une brume intermédiaire. On saisit le but : quels sont les moyens ? Parmi les constructeurs automobiles, on évalue à 10% au plus la part de la voiture propre – alimentée à l’électricité ou bien au gaz végétal – dans deux décennies. Nous sommes à 1% aujourd’hui : restent 99% à réaliser. A moins que monsieur Hulot nous prête son vélo, ce qui serait jour de fête pour le trafic.

Ce hiatus entre changement promis et avancées concrètes symbolise-t-il le macronisme en actes ? Le risque est réel : on part pour le Nouveau Monde et on s’arrête à l’île d’Oléron. On met en marche une révolution puis on échoue à la première réforme. Au vrai, il faut souhaiter la réussite de l’entreprise en cours. Non pour en approuver béatement les projets - il ne manquera de mesures contestables à dénoncer, de gestes malencontreux à critiquer. Mais pour sauver la politique, si mal en point et si nécessaire. Cela suppose le rétablissement de l’action publique, bonne ou mauvaise. Rien ne serait pire qu’une stagnation dans les méandres où s’enlisent si souvent les gouvernements. Cela vaut aussi pour l’opposition, plus que jamais nécessaire : il lui faut quelque chose à quoi s’opposer, elle a besoin d’une politique qu’elle réfutera, pour en proposer une autre. Un simple ravalement de façade laisserait le champ libre à ceux qu i veulent jeter bas la maison commune.

Les meilleures choses - ou les pires - ont une fin. Avec ce cent douzième numéro, cette lettre de campagne s’arrête aujourd’hui, pour cause d’horizons séducteurs. Elle reprendra en septembre pour suivre au jour le jour le changement de monde qu’on nous promet. Il y a aura de quoi faire… En attendant, merci pour leur fidélité à tous ceux qui l’ont suivie, merci à tous ceux qu’elle a intéressés comme à tous ceux qu’elle a horripilés. Dans les deux cas, c’est une marque d’intérêt, qui honore l’auteur. Ce fut pour lui un délicieux instant.

LAURENT JOFFRIN

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8 juillet 2017

Etat d'urgence

vacabces

8 juillet 2017

Extrait d'un shooting - devant le Louvre

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7 juillet 2017

Fall-Winter 2017/18 Haute Couture CHANEL Show

7 juillet 2017

Milo Moiré (captures d'écran sur IPAD) - j'adore !

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7 juillet 2017

Réflexion

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