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Jours tranquilles à Paris

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25 mai 2017

"Le Grand Trouble" à la Halle St Pierre

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A la fois exposition et naissance d’un mouvement, le Grand Trouble qui s’abat sur la Halle Saint-Pierre ne laissera aucun amateur d’art contemporain indifférent

Né d’une suite de rencontres et d’échanges entre quarante-sept artistes, ‘Grand Trouble’ s’expose pour la première fois à la Halle Saint-Pierre et présente des œuvres aussi variées qu’étranges, aussi différentes les unes des autres que déroutantes en elles-mêmes. C’est donc le hasard et l’amitié qui ont réuni en ce lieu les dessins en noir et blanc de Frédéric Pajak et ceux de Joël Person, les jeux de texture d’Alain Frentzel et ceux de Jérôme Cognet, les photographies funèbres de Jean-Michel Fauquet et celles d’Edith Dufaux…

Quelque part hors du temps, loin des objets familiers et de l’actualité, les œuvres de l’exposition questionnent le monde qui nous entoure sans le pointer du doigt. Le visiteur, inquiété, suit un parcours sinueux dans le clair-obscur de la première salle et plonge dans un spectacle métaphorique.

« d-éther-iorisation » généralisée

Des formes informes aux visages dévisagés, chaque sculpture, chaque photographie, chaque dessin indique à sa manière l’existence d’une angoisse partagée. Mais, et c’est peut-être là l’origine du trouble, impossible d’identifier la source du mal-être. ‘Grand Trouble’ ne reproduit pas plus le goût d’une époque que le dégoût qui anime notre être au monde.

A propos du mouvement littéraire romantique, Maurice Blanchot écrivait : « Il est l’époque où toutes se révèlent, car, par lui entre en jeu le sujet absolu de toute révélation, le "je" dans sa liberté, qui n’adhère à aucune condition, ne se reconnaît dans rien de particulier et n’est dans son élément – son éther – que dans le tout où il est libre. » Dans cette pièce sombre de la Halle Saint-Pierre, les œuvres semblent avoir été rassemblées sans aucun autre souci que celui d’exprimer une « d-éther-iorisation » généralisée.

(Re)naissance de l’art contemporain

On tâtonne cependant vers l’appropriation de ce sentiment diffus et, sans trop s’en rendre compte, on s’y abîme. L’exposition s’organise en une déambulation émotionnelle, en une expérience de spectateur presque cathartique. Les entités composites et les réalités médiocres sont toutes également mises à l’honneur dans une trajectoire commune : exorciser le trouble. En ce sens, le caractère expérimental de cette exposition n’échappera pas non plus aux visiteurs : des jeunes artistes à ceux qui nous ont quittés, la divergence des styles est frappante. Là où le pathos semble avoir été banni, l’on est tantôt piqué à vif par l’étrangeté des sculptures de Pavel Schmidt, tantôt engourdis par l’atmosphère extra-terrestre qui se dégage des météorites de Matthieu Gounelle et des météores de Chantal Petit.

La chorégraphie de nos malaises se poursuit à l’étage. Et si le monde semble s’appesantir un peu plus sur nos épaules avec les mots de Julien Magre, les œuvres d’Alexandra Roussopoulos touchent à l’indicible et frôlent nos incertitudes avec douceur. Mais les couleurs réconfortantes d'Al Martin et de Thomas Kaniok continuent de mettre à mal nos repères. Le sillon de nos interrogations se creuse. Comme à une voix, les jeux optiques, les univers hybrides et les traits d’humour noir donnent une tonalité – celle de la disharmonie et de la dissonance –, et ignorent les sirènes de la plainte. C’est que, de l’intuition à la dénonciation politique, du tremblement à la secousse, ‘Grand Trouble’ fait bouger le sol sous nos pieds et nous met sur la voie de ce que pourrait être, aujourd’hui, un mouvement artistique...

PAR LOLA LEVENT

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25 mai 2017

AURAY - port de St Goustan - La semaine du Golfe

25 mai 2017

Trump-Macron : le bal des débutants

Diplomatie Le président français et son homologue américain vont se découvrir aujourd’hui au sommet de l’Otan à Bruxelles.

Ava Djamshidi

La poignée de main va rester gravée, le jeu de miroir fera jaser. Emmanuel Macron et Donald Trump vont se rencontrer pour la première fois aujourd’hui lors du sommet de l’Otan qui se tient sous haute surveillance (lire ci-dessous) à Bruxelles. C’est là que les deux chefs d’Etat vont participer à leur première réunion internationale au milieu des autres dirigeants de l’Alliance atlantique. Les deux « nouveaux » auront aussi l’occasion de se découvrir et de se jauger : ils partageront un déjeuner à l’ambassade des Etats-Unis sise dans la capitale belge. Une heure et quinze minutes pour amorcer la relation entre le président français et son homologue américain. Sauf imprévu, ils devront composer ensemble pendant quatre ans (au moins), durée d’un mandat présidentiel aux Etats-Unis.

Les échanges s’annoncent savoureux entre ces personnalités si contrastées. Du haut de ses 39 ans, Macron pourrait être le fils de Trump, 71 ans en juin. Le Français est aussi libéral et favorable aux échanges mondialisés que l’Américain est protectionniste. Le premier pèse au trébuchet le moindre terme qu’il prononce toujours solennellement quand le second s’épanche sans filet sur les réseaux sociaux.

Deux ovnis de la politique qui ont chamboulé l’échiquier de leur pays

Tant de différences… et pourtant que de points communs ! Ces deux ovnis de la politique ont conquis le pouvoir à l’issue de campagnes où ils ont chamboulé l’échiquier de leurs pays. Ils sont entrés dans l’histoire par la grande porte. Auparavant, ni l’un ni l’autre n’avait été élu : familiers des milieux d’affaires, le banquier chez Rothschild et le milliardaire ont prospéré — et fait fortune pour Trump — dans le privé.

Autre similitude relevée par les magazines people, les deux hommes ont chacun 24 ans d’écart avec leurs épouses, Brigitte et Melania, devenues les proies privilégiées des paparazzis. C’est donc peu dire que ce bal des débutants sera scruté. Les deux dirigeants ont déjà échangé quelques mots par téléphone, au lendemain de la victoire de Macron. « Cela s’est déroulé sur une tonalité conviviale, rapporte une source à l’Elysée. On va essayer de profiter de cette dynamique. »

Trump a entamé il y a quatre jours sa première tournée à l’étranger. Macron, qui a déjà fréquenté l’univers des sommets internationaux lorsqu’il était secrétaire général adjoint à l’Elysée, va nouer dès aujourd’hui des contacts directs avec des dirigeants de premier plan. Entre lui et l’Américain, les sujets à évoquer sont nombreux. L’avenir de cette Alliance atlantique, jugée il y a peu dépassée par Trump, les crises qui secouent le Proche-Orient et l’Afrique, l’accord de Paris sur le climat… L’Elysée promet des échanges « concis et directs ». « Ce sont des moments essentiels, se souvient un ancien conseiller de François Hollande. Au milieu de ses congénères, un homme entame sa mue et devient président. » Drôle de bal où les faux pas n’ont pas leur place.

25 mai 2017

Le frelon asiatique

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25 mai 2017

Sophie Loustau expose au Salon de la Photographie Contemporaine - Place St Sulpice

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http://www.sophie-loustau.book.fr/

Dernier jour aujourd'hui...

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25 mai 2017

Dominique Douieb expose au Salon de la Photographie Contemporaine - Place St Sulpice

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Salon de la photographie contemporaine - Place St Sulpice. Le Salon de la Photographie Contemporaine de la place Saint-Sulpice dans le 6e arrondissement revient les 24 et 25 mai 2017. Ne manquez pas de venir découvrir une centaine d’artistes – photographes français et étrangers, confirmés et débutants, méconnus du grand public, qui seront peut-être les talents de demain…

BIO : Après de nombreux assistanats sur des commandes publicitaires, et de multiples voyages auprès de «Hyppe » photographe et réalisateur. Le vide culturel que représentait le retour à la maison devenait bien trop plat. C’est ainsi qu’à l’âge de trente deux ans, j’ai réalisé mes premiers travaux personnels qui m’amènent à réaliser beaucoup de photos de mode, catalogues, affiches, etc… Et me propulse dans un monde publicitaire que je quitte en 2000 pour me consacrer exclusivement à mon travail photographique. Depuis, trois esprits d’images dominés par les « Opalines » sont travaillés et repensés chaque année. Les « Opalines » demeurent avec toute l’énergie et l’intimité qu’elles dégagent des images uniques.

http://www.dominicdouieb.com/

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25 mai 2017

Opéra Bastille

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25 mai 2017

Extrait d'un shooting - fétichisme

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24 mai 2017

Festival de Cannes

24 mai 2017

Législatives : Baroin, général d’une droite éclatée face à Macron

Par Alexandre Lemarié, Auvergne-Rhône-Alpes, envoyé spécial

Le maire de Troyes bat la campagne LR pour les législatives. Mais sa marge de manœuvre est ténue et les ténors se déchirent sur l’attitude à tenir vis-à-vis du nouveau pouvoir.

« C’est collector ! Je vais le garder ! », s’amuse François Baroin, en tenant un dépliant jaune dans les mains intitulé… « En marche ». « Macron nous a copiés ! », rit Vincent Chriqui, candidat Les Républicains (LR) dans la 10e circonscription de l’Isère, en présentant un document du chantier de réaménagement de sa ville de Bourgoin-Jallieu, publié en 2015. La scène s’avère aussi cocasse que symbolique. Comme un passage de relais entre l’ex-directeur de campagne de François Fillon pour la présidentielle et le chef de file de campagne de la droite pour les élections législatives.

Souriant et détendu, M. Baroin a effectué une tournée en région Auvergne-Rhône-Alpes, mardi 23 mai, passant également par Annecy (Haute-Savoie) ou Mions (Rhône) pour soutenir les candidats LR-UDI au scrutin des 11 et 18 juin. Avec l’objectif d’obtenir une majorité absolue pour imposer une cohabitation à Emmanuel Macron.

« Le moyen le plus sûr d’avoir une politique de la droite et du centre, c’est d’avoir une majorité de la droite et du centre à l’Assemblée », a-t-il déclaré, un peu plus tard, lors d’une réunion publique à Jonage (Rhône), une commune de la banlieue de Lyon, en présence du patron du parti Bernard Accoyer, de celui des députés LR Christian Jacob ou du sarkozyste Brice Hortefeux.

Marge de manœuvre ténue

Un discours devant près de 600 personnes visant à mobiliser des troupes encore sonnées par l’échec à la présidentielle et déstabilisées par la recomposition provoquée par le nouveau chef de l’Etat. Mais auquel personne ne croit vraiment dans les rangs de l’ancienne UMP.

« Il sera très compliqué d’obtenir 289 députés », admet un membre de l’équipe de campagne. Un constat lucide : dans l’Assemblée sortante, LR compte 199 députés et l’UDI 27. Dès lors, comment remporter 63 sièges supplémentaires, alors que le mouvement de M. Macron, La République en marche (LRM), est, dans les sondages, favori des législatives ?

Conscient de la difficulté de sa tâche, M. Baroin tente surtout d’obtenir le groupe le plus nombreux possible dans la future Assemblée, pour que son camp soit incontournable dans le cas où le chef de l’Etat ne disposerait que d’une majorité relative. « Macron aura sûrement besoin de renforts au centre droit pour faire passer ses lois, comme celle sur le travail. Il faudra donc voter les réformes qui nous paraissent bonnes, afin de faire pencher la balance de notre côté », anticipe Lionel Tardy, député LR sortant, qui se représente dans la 2e circonscription de la Haute-Savoie.

En attendant, le maire de Troyes tente de dissuader les Français de voter en faveur des candidats LRM, qui bénéficient de la bienveillance d’une partie de son propre électorat. D’autant plus depuis qu’un premier ministre juppéiste, Edouard Philippe, mène la campagne législative du mouvement de M. Macron et que deux autres personnalités de droite – Bruno Le Maire et Gérald Darmanin – ont été nommées à Bercy. La marge de manœuvre reste ténue pour M. Baroin face à un chef de l’Etat au profil libéral en économie, qui a réalisé un sans faute depuis son investiture…

Face à Macron, le ton apaisé de Baroin

« Les gens de droite qui se disent “On a un jeune président, il faut l’aider”, il faut qu’ils fassent un choix dans la clarté », prévient-il, en surjouant les différences programmatiques avec celui qu’il dépeint comme un tenant du « statu quo » et de « l’ambiguïté ». Son principal angle d’attaque porte sur la fiscalité.

« Macron veut augmenter les impôts avec la hausse de la CSG, nous voulons les baisser. Nous proposons la fin des 35 heures, Macron n’a aucune proposition sur le sujet. Idem sur la retraite à 65 ans », insiste-t-il. Avant de mettre en garde contre « le choc fiscal sans précédent qui s’annonce si En marche ! a la majorité à l’Assemblée ».

Au-delà de ces arguments de campagne, M. Baroin ne tient pas un discours guerrier vis-à-vis du nouveau pouvoir. Loin de là. Soucieux de ne pas donner l’image d’une opposition systématique, le président de l’Association des maires de France assure être disposé à défendre « l’intérêt général ».

« Le plus utile pour le pays, ce n’est pas un affrontement avec le président de la République que nous respectons. Nous saurons pouvoir travailler à ses côtés pour le bien de la France », assure-t-il, afin de coller au sentiment ambiant dans l’opinion depuis l’élection de M. Macron, sur la promesse de dépasser les clivages partisans.

Un ton apaisé, qui tranche avec celui résolument offensif, employé par Laurent Wauquiez, lors de la réunion publique à Jonage. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui brigue la présidence du parti lors du congrès de novembre, s’est positionné en opposant résolu du pouvoir, dépeignant M. Macron comme « l’héritier de François Hollande » et « l’attrape-miettes de la politique française ».

L’émergence de deux droites irréconciliables ?

Le représentant de l’aile droitière s’est posé en gardien du temple LR, en fustigeant l’attitude des trois personnalités de droite qui sont entrées au gouvernement. « Certains ont préféré se vendre plutôt que de rester fidèles à leurs idées », a asséné M. Wauquiez, en les accusant d’avoir « trahi leurs valeurs » pour obtenir des « maroquins ministériels ». Il a aussi ciblé « tous ceux qui, la main sur le cœur, nous parlent de l’intérêt du pays alors qu’ils ne savent servir que leur petit intérêt personnel ».

Dans son viseur : la centaine d’élus de droite et du centre, qui ont appelé à « répondre à la main tendue » par M. Macron. Cela concerne notamment le député LR des Hauts-de-Seine, Thierry Solère, qui a affiché sa volonté de se placer dans une « démarche constructive » vis-à-vis du nouvel exécutif. « Je ne suis pas En marche ! mais je veux que ça marche », a-t-il déclaré, mardi, sur France Inter, en annonçant qu’il voterait la confiance au gouvernement d’Edouard Philippe. Sur RMC, le maire LR de Nice, Christian Estrosi, a appelé les futurs députés de droite à en faire autant.

Une position également envisagée par l’ex-premier ministre Jean-Pierre Raffarin dans Le Figaro. Sur Europe 1, le sénateur LR a même proposé que des députés LR et UDI « s’associent » dans la future Assemblée pour former « Les Constructifs », un groupement qui soutiendrait certaines réformes du pouvoir. Le signe qu’à droite, les ténors se divisent un peu plus sur l’attitude à tenir vis-à-vis de M. Macron. Comme si, peu à peu, se faisaient jour deux droites irréconciliables.

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