Critiquée pour ses photos sexy dans Playboy, Tristane Banon réplique
Illustrant son « manifeste » de femme agressée sexuellement par un shooting sexy pour la nouvelle version de Playboy, Tristane Banon répond à ceux qui trouvent sa démarche paradoxale.
« Il y a cinq ans aujourd’hui, j’ai porté plainte pour tentative de viol. Ok, je n’en suis pas moins femme, comme toutes les autres victimes de violences sexuelles que la société regarde encore de travers quand l’envie leur prend de redevenir sensuelles après ça, sexuelles même. » Ce « manifeste », signé Tristane Banon, sera diffusé dans son intégralité ce vendredi dans le premier numéro du Playboy français, nouvelle formule. Un texte engagé, accompagné de photos de son auteure dénudée. Un choix que Tristane Banon revendique totalement
« Je vais vous dire, le problème, c’est que tous les autres moyens, personne ne vous laisse les faire, a-t-elle déclaré. On ne vous écoute pas. Si on ne tape pas très fort, y’a pas de magazine, pas de médias qui prennent le risque de s’engager dans ce combat-là. » D’où cette idée de provoquer pour – au minimum – faire parler. « Si on tape un grand coup comme ça, a-t-elle conclu, du coup, forcément – je suppose, je ne suis pas dans la tête du rédacteur en chef de Playboy – il se dit : « Bon… De toutes façons, ça fera parler, c’est déjà ça. » Et c’est le seul moyen qui reste pour essayer de faire passer un message qui reste important pour ces femmes-là. »
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Milo Moiré
"Je schwächer man ist, desto interessanter wird es mit der Kreativität, denn umso stärker muss man werden." #milomoire pic.twitter.com/hFLCp5eMvb
— Milo Moiré (@MiloMoire) 8 décembre 2016
PLAYBOY : Le mythique magazine de charme revient en France cinq ans après sa disparition, dans une version plus "sage".
Couverture bien sage pour #Playboy à l'occasion de son retour en France le 8 décembre. Au sommaire, une interview de Donald Trump #presse pic.twitter.com/n8lYnNLX9K
— Delphine Soulas (@DelphineSoulas) 6 décembre 2016
En 2011, la disparition de la version francophone du célèbre magazine de charme Playboy avait fait grand bruit. Cinq ans plus tard, la revue est de retour en kiosque avec une version moins dénudée. Pas de femme nue en couverture, simplement la jeune mannequin française Myrtille Revemont, et un dossier consacré à "l'amour à la française".
Magazine culte.Créé en 1953 aux États-Unis avec Marylin Monroe en Une, Playboy est très vite devenu mythique grâce à son ton effronté, ses mannequins plantureuses complètement nues - les "playmates" - et son manoir aux États-Unis, résidence du non moins célèbre créateur Hugh Hefner. Mais au fil des décennies, le magazine de charme a vu une nouvelle concurrence lui faire de l'ombre, plus provocatrice, et a souffert de l'émergence d'Internet. Après de nombreux changements de ligne, Playboy avait fini par abandonner les photos de femmes nues. En janvier 2016, Pamela Anderson fut la dernière femme nue du magazine.
Nouvelle version. Playboy avait débarqué en France en 1971, en pleine période de libération des mœurs. La nouvelle version prend la forme d'un trimestriel vendu 6,90 euros. La rédaction est dirigée par un binôme : le journaliste et musicien Guillaume Fédou et l'ancien rédacteur en chef de Technikart Raphaël Turcat. Le premier numéro est tiré à 150.000 exemplaires et sera en concurrence avec Lui, le magazine pour hommes relancé par Frédéric Beigbeider en 2013.































