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Jours tranquilles à Paris

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4 novembre 2016

Un peu de Culture G...

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3 novembre 2016

Poème....

3 novembre 2016

Mario Testino (photographe)

3 novembre 2016

BATACLAN

3 novembre 2016

Coucher de soleil à Etel (morbihan)

etel

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3 novembre 2016

Primaire à droite

3 novembre 2016

Richard Kern (photographe)

@jaynelies

Une vidéo publiée par Richard Kern (@richardkernnyc) le 2 Nov. 2016 à 11h45 PDT

3 novembre 2016

Tendance. Devenir écrivain cela s'apprend...

Ateliers d'écriture et cours de création littéraire se multiplient en France.

Exit l'image de l'écrivain seul à sa table. Longtemps déconsidérées, les formations à l'écriture connaissent un succès croissant en France et ont fait récemment leur entrée à l'université. Avec toujours, pour les élèves, le rêve d'être publiés, mais pas seulement... « En France, on vit avec l'idée qu'écrire, c'est un don. Apprendre le piano, oui, mais l'écriture, ça passe moins bien », explique Frédérique Anne, à la tête des ateliers Elisabeth Bing, à Paris. Pourtant, trouver son style ou donner du rythme au récit ne va pas de soi pour tout le monde. « Il est important de montrer qu'écrire, c'est du travail. C'est beaucoup réécrire », explique l'animatrice. Chaque semaine, elle soumet une « proposition d'écriture » à celles et ceux qui poussent les portes de l'atelier, comme narrer un événement d'apparence anodine faisant basculer la vie d'un personnage. « L'idée est de voir comment un texte est perçu, comment il peut bouger », souligne-t-elle. La lecture à l'oral des textes est essentielle dans ce processus même si, aujourd'hui, plus de la moitié des participants suivent les ateliers par courriel. Aux États-Unis, un Raymond Carver revendiquait avoir suivi des cours de création littéraire, mais le sujet est moins ouvertement abordé en France même si ces cours se multiplient, sur internet notamment, et accouchent de nouveaux talents.

Différents objectifs

En lice pour le Goncourt et le Renaudot qui seront remis aujourd'hui, Leïla Slimani (« Chanson douce ») est ainsi passée par les ateliers de la NRF : des aspirants écrivains se confrontent à de grands noms de la littérature française, comme Philippe Djian ou Jean-Marie Laclavetine, au siège de Gallimard. La formation est décriée pour ses tarifs (1.500 euros pour 24 heures de cours étalées sur un trimestre), mais remporte un vrai succès, avec 40 % de réinscription parmi les participants. Il s'agit, avant tout, de « laboratoire d'écriture », estime Violaine Houdart-Merot, responsable du master à Cergy-Pontoise, l'une des quatre formations de ce type existant en France (avec Toulouse, Le Havre et Paris VIII). Parmi le noyau d'étudiants sélectionnés, beaucoup ont fait lettres ou philosophie, mais il y a aussi d'anciens étudiants en histoire, en cinéma, en biologie, voire en médecine. Certains rêvent d'être publiés mais d'autres veulent devenir biographe, artiste numérique ou lancer des projets artistiques faisant appel à l'écriture. « Il ne s'agit pas de leur faire croire qu'ils vont tous publier chez Gallimard mais de leur offrir les meilleures conditions pour développer leurs potentiels et explorer de nouvelles voies », précise l'universitaire. Source : Le Télégramme

3 novembre 2016

Vu sur internet

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3 novembre 2016

A Pigalle l’érotisme fout le camp

ENCHÈRES - La maison Cornette de Saint Cyr va vendre l’intégralité des pièces du musée de l’Erotisme à Pigalle. Visite de ce lieu baroque avant sa fermeture définitive dimanche.

Par   Yves Jaeglé

On se sent toujours un peu bête de découvrir un musée quand il ferme. Comme d’arriver pour le dessert. Mais que de gourmandises et de mignardises ! Dimanche à minuit, le musée de l’Erotisme, ouvert en 1997 dans le quartier Pigalle à Paris, fermera définitivement ses portes, après la dispersion de ses quelque 2 000 objets lors d’une vente aux enchères organisée par la très sérieuse maison Cornette de Saint Cyr  (lire ci-dessous).

On y allait peu, voire pas, dans ce musée bizarre à l’enseigne lumineuse comme ces lieux interlopes du quartier, ouvert jusqu’à 2 heures du matin — horaire un brin suspect — coincé entre un sex-shop et une boutique de souvenirs. S’il ferme, c’est parce que son public était constitué « à plus de 60 % de touristes, et qu’ils désertent », indique Jo Khalifa, le patron. Et le loyer devenait trop cher. Aucun autre espace bien situé n’a pu accueillir la collection. La chair est triste, comme disait Mallarmé.

De jolis petits lots

Mais rien n’est plus joyeux et bordélique — c’est le mot — que ces petits lots — oui, pardon, mais il y en a 650 promis à la vente, comprenant parfois des ensembles de cartes postales, figurines ou dessins érotiques — qui se baladent sur six étages. Un vrai bazar, où se côtoient le meilleur et, sinon le pire, du moins le plus baroque. Jo Khalifa a commencé sa collection au début des années 1980 : « J’étais prof de français au Japon et j’ai acheté quelques estampes licencieuses. J’ai continué en Asie avec des gravures et sculptures du Kama-sutra. Mais on a aussi exposé le grand dessinateur Albert Dubout, et nos amis de  Charlie Hebdo, Wolinski, Willem ou Charb. Du sexe, oui, mais avec humour. »

Khalifa, qui a un temps codirigé les lieux avec Alain Plumey, ex-acteur porno époque Brigitte Lahaie, refuse de verser dans le regret : « L’Etat ne nous a jamais aidés, sur ce genre de sujet il ne faut pas rêver. Mais on a fait du bon boulot en montrant comment le sexe est représenté dans le monde entier. » A part ici, en effet, où prend-on conscience que, du Sénégal au Pérou, de l’Inde à Paname, on ne pense qu’à ça, on le sculpte, on le dessine, on le photographie, on en fait des assemblages hétéroclites ? « Le talent de ce musée, ajoute Bertrand Cornette de Saint-Cyr, l’organisateur des enchères, c’est aussi d’être allé dénicher, chez des artistes africains plutôt versés dans le religieux, leurs rares pièces très érotiques. Comme un petit supplément coquin. »

La dispersion de poupées russes obscènes ou d’une tirelire en forme de fesses va juste nous arracher un sourire, de même que ce sexe africain, aussi incongru que beau, constitué d’une vulve-coquillages et de plumes d’oiseaux pour représenter les poils pubiens.

Mémoires de jeunes filles pas très rangées

Mais trêve de gauloiseries et fin des préliminaires, Jo Khalifa a un coup au cœur de voir se disperser son petit chef-d’œuvre, la collection Romi, nom de plume de Robert Miquel (1905-1995), journaliste à « Paris Match » et au « Crapouillot » qui avait réuni une documentation exceptionnelle sur les bordels des années 1930 : images des « filles » de Pigalle et des maquerelles appelées « Madame », toute cette vie oubliée qui affleure sur de simples cartes de visite ou publicités. « Oh là là ! Venez voir les Jolies Diablesses à la brasserie tenue par Madame Emma », « Chez Madame Yvonne à Chaumont »… Une fille de joie a noté sur une feuille volante les surnoms de ses clients et ce qu’ils ont dépensé, comme ce type appelé « Nom de Dieu », « sans doute ce qu’il proférait au lit », sourit le patron du musée. On dirait du Audiard.

Un musée flingué, c’est triste ? « Mais non, d’autres feront mieux que nous. On aura été précurseurs », sourit Jo Khalifa. A l’entrée, le guichetier, fataliste, s’apprête à « chercher du boulot ».

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eros

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