
Le nombre de ventes augmente fortement. De plus en plus de Français sont séduits par le vélo électrique pour faire une promenade ou encore se rendre au travail.
Un marché en plein essor
Le vélo à assistance électrique (VAE) représente 10 % du marché du vélo en France, derrière le VTT adulte (33 %) et le vélo de course (24 %). En l’espace de dix ans, le nombre de ventes dans l’Hexagone a été multiplié par 25. Ce marché a connu une croissance, en valeur, de 29 % par rapport à l’an dernier.« Les gens reviennent à des modes de déplacement hors voiture , explique Jean-Philippe Frey, responsable des études à la fédération des entreprises du sport.Chez certains, il y aussi une motivation militante et une volonté de préserver l’environnement » .
Des cyclistes de tous âges
Au Décathlon de Chantepie, en Illeet-Vilaine, Claude et Zofia déambulent au rayon des vélos électriques, visiblement intéressés.« Nous avons récemment fait du vélo en LoireAtlantique et je peinais beaucoup dans les côtes » , explique Zofia, 60 ans, tandis que Claude, 74 ans, hoche la tête.« Si on n’aime pas faire trop d’efforts physiques, un vélo électrique peut être très pratique pour partir en promenade » ,poursuit Zofia.« Parmi nos clients, il y a aussi des salariés qui veulent aller au travail à vélo, sans arriver en sueur » , détaille Boris, le responsable du rayon. C’est justement le cas de Guillaume, propriétaire d’un vélo électrique depuis trois mois.« J’aimais bien l’idée d’aller au boulot à vélo : c’est sympa d’avoir le côté pratique sans effort de pédalage » , explique ce jeune père de famille, qui habite à 5 km de son lieu de travail.
Le prix dépend de la batterie
Les prix des vélos électriques vont de 600 à 4 000 € (le prix moyen tourne autour de 1 000 €).« Le prix dépend de l’autonomie de la batterie et la composition du cadre, en acier ou en aluminium » , explique Vincent, vendeur au Decathlon de Chantepie. Il existe deux types de batterie : une de 24 volts (40 km d’autonomie) et une de 36 volts (60 km d’autonomie ou plus). Plus la batterie est puissante, plus vous avez de chances de grimper une côte abrupte sans vous fatiguer.« Pour avancer, il faut toujours pédaler, et il faut aussi régler les vitesses en fonction des difficultés du parcours » , poursuit Vincent.
Des aides publiques
L’essor du vélo électrique s’explique également par la mise en place de nombreux dispositifs publics : subventions pour l’achat en fonction des villes, indemnité kilométrique pour les salariés qui viennent au travail ou allégements fiscaux pour les entreprises mettant à disposition des vélos pour leurs salariés. Pratique et écologique : le vélo électrique semble en tout cas bien parti pour poursuivre sa folle ascension. Article de Guillaume POINGT.