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Jours tranquilles à Paris

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16 avril 2016

Arielle Dombasle lorsqu'elle se produisait au Crazy Horse de Paris

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16 avril 2016

Talk to my hand - vu dans la rue

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16 avril 2016

Paris

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16 avril 2016

Ce soir c'est la dernière de "Mon Gainsbourg à moi" avec Mademoiselle A

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Voir mes précedents billets sur Mademoiselle A :

"Mon Gainsbourg à moi" avec...

jourstranquilles           15/03/16          Film, Théâtre, Spectacle, TV, Clip, Court métrage  

Mademoiselle A, Serge Gainsbourg

Mademoiselle A

jourstranquilles           17/02/16          Divers

Mademoiselle A

Mademoiselle A.....

jourstranquilles           17/12/15          Film, Théâtre, Spectacle, TV, Clip, Court métrage  

A la Folie Théâtre, Mademoiselle A

"Mon Gainsbourg à moi" - vu...

jourstranquilles           13/12/15          Film, Théâtre, Spectacle, TV, Clip, Court métrage  

A la Folie Théâtre, Mademoiselle A, Patrice Catanzaro

Mademoiselle A chante son Gainsbourg à...

jourstranquilles           20/06/14          Film, Théâtre, Spectacle, TV, Clip, Court métrage  

Mademoiselle A, Serge Gainsbourg

Mademoiselle A dans Mon Gainsbourg à moi...

jourstranquilles           01/06/14          Film, Théâtre, Spectacle, TV, Clip, Court métrage  

Mademoiselle A, Serge Gainsbourg, Théâtre du Petit Hébertot

Notez les dates et ouvrez les billets en vous guidant dans les archives du blog (cliquez ici)

 

16 avril 2016

Théâtre des Abbesses - hier soir

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Libellule, un enfant au fond de la classe avec de "grosses difficultés", perd toujours toutes ses affaires et sa carte de transport pour aller à l’école. Les jours de pluie, l’ennui le fait s’égarer dans les flaques et rencontrer son double, un jumeau mort avant d’être né. Libellule a sept ans, il y a quelque chose chez lui qui ne va pas, il ne peut pas tracer les traits droits. Pour le guérir, sa mère, une illettrée, fait venir des magiciens, la directrice de l’école lui propose de le présenter à des spécialistes.

Le chemin qui mène à l'école fait école. La route est de plus en plus longue pour s’y rendre. L’adolescence s’approche et s’installe dans les terrains vagues, halls et caves d’immeubles de la cité du Couvercle. Le corps de l’enfant change et l’amour reste caché dans les toilettes.

Libellule, au pied du mur, s’initie au contact d’autres "qui ne sont pas" : magiciens, criquets, dealer se prenant pour Al Pacino surveillés par un flic qui voudrait mettre au lit tous les enfants traînant dehors le soir.

Libellule a 17 ans, il fait des bêtises. Sa mère, femme de service épuisée par la hauteur des murs à lessiver, et sa jeune soeur aux longs cheveux ensorcelés le mettent à la porte. Il dort dans une cave et touche de ses mains les limites de ce qui fait un homme.

Ses nuits sont d’incessants cauchemars orchestrés par son double et le spectre de Loula, une jeune fille morte d’overdose. Il tente de regagner le coeur de ses proches et l’appartement familial. Choquée par le destin sordide des enfants du Couvercle, sa mère prend la fuite dans ses rêves, les pieds chaussés de nouvelles bottes. Il trouve du travail et enfile la cote bleue du jardinier.

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16 avril 2016

Le pape se rend à Lesbos auprès des réfugiés

Le pape l’avait annoncé, il voulait se rendre auprès des« citoyens de Lesbos, si généreux …» et des migrants et réfugiés qui traversent la mer Égée, depuis la Turquie, au péril de leur vie. Aujourd’hui, François passera cinq heures sur l’île grecque. Celle-ci est devenue, en 2015, la première porte d’entrée clandestine en Europe. Une porte fermée depuis le 20 mars, date de l’entrée en vigueur d’un accord entre l’Union européenne et la Turquie. Depuis, tous ceux qui accostent à Lesbos sont renvoyés vers la Turquie. La visite de François, précise le Vatican, est« strictement humanitaire et œcuménique » . Le leader catholique retrouvera sur place le patriarche Bartholomée de Constantinople, chef spirituel de l’orthodoxie, et le chef de l’Église orthodoxe grecque, Hyéronyme II. Après avoir été accueillis dans l’île par le Premier ministre Alexis Tsipras, les trois dignitaires se rendront dans le centre d’enregistrement ( hotspot )de Moria. Ils déjeuneront avec huit migrants dans un conteneur aménagé.

Droit à émigrer

Ce déplacement rappelle l’esprit du pontificat de François. Le 8 juillet 2013, quelques semaines après son élection, il s’était rendu dans l’îlot italien de Lampedusa, au sud de la Sicile. Il avait lancé un appel en faveur de l’accueil et de la solidarité :« Les migrants, nos frères et sœurs, cherchaient à sortir de situations difficiles pour trouver un peu de sérénité et de paix, un endroit meilleur pour eux et leur famille, mais ils ont trouvé la mort. » Le pape avait fustigé la« globalisation de l’indifférence […]Nous avons perdu le sens de la responsabilité fraternelle. » C’était avant les dramatiques séries de naufrages dans le Canal de Sicile (plus de 1 200 noyés) et la mort du petit Aylan Kurdi, sur une plage turque. Cette visite inattendue à Lesbos pourrait avoir une résonance médiatique et politique en Europe. Le pape argentin se montre une nouvelle fois très attentif au sort des migrants. L’accord avec la Turquie pour limiter les arrivées dans l’Union européenne l’avait irrité. Par la voix du président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants, François a fait dire qu’il revient quasiment à nier« le droit à émigrer » . De son côté, la Commission européenne a fait ses comptes : depuis le 4 avril, en échange des retours vers la Turquie, trente-sept Syriens réfugiés dans ce pays ont été accueillis en Allemagne, onze en Finlande et tente et un aux Pays-Bas. Article de Mathilde AUVILLAIN.

16 avril 2016

Emily Ratajkowski

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16 avril 2016

Cluedo artistique au Palais de Tokyo

Palais de Tokyo jusqu'au 16 mai 2016.

Au concours, qui n’existe pas, de l’exposition la plus incongrue, celle qui se nomme « Double je » et transforme une partie du Palais de Tokyo en garage aurait de sérieuses chances de l’emporter. Elle répond à une nouvelle ­policière commandée au romancier Franck Thilliez, spécialiste du genre. Elle commence dans un commissariat par l’annonce d’un assassinat. La seule exigence de la commande était que le per­sonnage central soit un artisan. Il se nomme Ganel Todanais et ­affirme en avoir tué un autre, ­Natan de Galois. Les amateurs d’anagrammes ont déjà compris.

L’exposition se présente comme la scène du crime que ­serait la maison de la victime. Elle se parcourt en commençant par le bureau et la chambre à coucher, en continuant par les nombreux et fort encombrés ateliers de la victime, jusqu’à une pièce obscure. Des taches de sang et des indices variés ont été observés par les enquêteurs qui les ont, comme il se doit, préservés à des fins d’analyse. Des bandes de plastique jaune empêchent par endroits le passage, pour rendre la fiction plus convaincante.

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Une attention forcenée

La reconstitution des différentes pièces est si complète que l’on s’y laisse presque prendre : établis chargés d’une multitude d’instruments et de matériaux les plus divers, documents dispersés dans le plus complet désordre – en apparence –, images de toutes sortes sur les murs dressés pour l’occasion. Sans oublier le garage, avec sa voiture décorée à la bombe, des motos et l’odeur de peinture pour carrosserie si caractéristique. On y découvre une Suzuki GSX-R 1100 au carénage recouvert de plumes noires, de vraies plumes semble-t-il.

« C’est glauque », comme dit Hervé à Mélanie – deux des enquêteurs de la nouvelle. Et cela exige surtout du visiteur une attention forcenée en même temps que l’abandon de tout a priori sur ce qui relèverait de l’art et sur ce qui n’en serait pas. Cette scène du crime a des côtés marché aux puces et vide-greniers. Pourquoi ce dispositif ? Parce que le Palais de Tokyo a conclu un partenariat avec la Fondation Bettencourt Schueller, qui œuvre à la promotion des métiers d’art. Après « L’usage des formes » en 2015, « Double je » est leur deuxième manifestation commune. Elle associe des femmes et des hommes que l’on considère comme des artistes à des femmes et des hommes que l’on dit – ou qui se disent – artisans d’art.

Cette notion inclut des pratiques et des savoirs variés : plumasserie, marqueterie, ferronnerie, reliure, dentelle, broderie, coutellerie même. Cette dernière est ici au premier plan puisque l’arme du crime est « un étrange couteau fait d’un manche aux allures de colonne vertébrale et d’une lame noire en acier damas », poignard de luxe créé par Jean-Noël Buatois.

Celui qui emplume les motos se nomme Maxime Leroy. Celle qui construit des images en découpant et juxtaposant des matériaux hétéroclites, Marie-Hélène Poisson. Capucine Herveau brode sur à peu près tout ce qui se ­présente sous ses aiguilles. Si le crime a eu lieu chez un artisan aux nombreux talents, c’est évidemment pour justifier la prolifération des objets et des techniques, afin que chacun de ces spécialistes ait sa place.

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Fantasmagories macabres

Pour l’occasion, ils sont associés à des artistes plasticiens qui pratiquent la photographie, la peinture, le dessin ou l’installation. Il y a Jorge Molder, aux remarquables photographies spectrales, Jean Bedez, dessinateur halluciné, ou Eudes Menichetti, aussi à l’aise sur métal que sur papier et inventeur de prodigieuses fantasmagories macabres.

Les uns et les autres ont fait assaut d’inventivité et de loufoquerie, et tous ont travaillé ensemble avec une jubilation manifeste. Elle ne l’est jamais autant que dans l’installation qui réunit les cadres dorés monumentaux conçus par Mathias Kiss et les dessins de fil que Janaina Mello Landini tend dans l’espace en faisant s’effilocher de grosses cordes. Leur création conjointe, présentée dans une biennale, en serait aussitôt l’attraction générale. Texte de Philippe Dagen - Journaliste au Monde

« Double je », Palais de Tokyo, 13, avenue du Président-Wilson, Paris 16e. Palaisdetokyo.com. Du mercredi au lundi, de 12 heures à minuit. Entrée : de 8 € à 10 €. Jusqu’au 16 mai.

16 avril 2016

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16 avril 2016

Vu dans la rue

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