"Une journée particulière" de Ettore Scola
En 1938, alors que tout Rome célèbre Hitler, une femme au foyer et un homosexuel, exclus de la fête fasciste, se rapprochent l'un de l'autre. Un film crépusculaire, dans lequel deux acteurs bouleversants (Sophia Loren et Marcello Mastroianni) se confient sous fond d'hymnes militaires et de déclarations belliqueuses. Une oeuvre poignante signée Ettore Scola, décédé le 19 janvier.
Rome, le 8 mai 1938. Toute la ville s'apprête à défiler devant Hitler, accueilli en grande pompe par son allié Mussolini. Exclus de cette journée historique et restés presque seuls dans leur immeuble déserté de la banlieue romaine, une femme au foyer exténuée, Antonietta, et un homosexuel consigné dans son appartement par la police, Gabriele, se rencontrent, se confient, se rapprochent… La concierge, tout en épiant leurs faits et gestes, fait retentir dans la cour les rugissements de la radio nationale, qui retransmet en direct tous les détails de la grande fête fasciste.
Pas de deux et pas de l'oie
Ettore Scola orchestre avec sa finesse coutumière, teintée d'humour et de mélancolie, la rencontre improbable de ces deux exclus si dissemblables - la mère de six enfants dont rien n'allège l'épuisant quotidien, hormis le culte qu'elle voue à Mussolini, le célibataire cultivé honni par le régime et rendu suicidaire par son isolement forcé. Une journée particulière leur offre un émouvant pas de deux, ou plutôt un pas de côté, en marge du défilé gigantesque matérialisé par les commentaires belliqueux de la radio, entrecoupés d'hymnes militaires. Faisant oublier leur statut de monstres sacrés, Sophia Loren et Marcello Mastroianni insufflent à ce moment suspendu une grâce, un rayonnement particuliers. À travers leur rencontre, Ettore Scola, qui à 6 ans, sanglé dans son uniforme de "Fils de la Louve", avait lui-même défilé devant le Führer, peint avec subtilité un fascisme qui n'est pas seulement celui des dictateurs, mais aussi celui de l'homme de la rue.
MIREILLE DARC EXPOSE POUR LA PREMIERE FOIS SON TRAVAIL PHOTOGRAPHIQUE CHEZ ARTCURIAL DU 21 AU 30 JANVIER 2016
L’exposition - vente de photos prises par Mireille Darc qui se déroule jusqu'au samedi 30 janvier chez Artcurial est l’un des évènements-phare de ce début d’année. Passée de l’autre côté de l’objectif, l’actrice et réalisatrice engagée, véritable l’icône du cinéma français si souvent immortalisée par de grands noms de la photo, dévoile pour la première fois une partie de son travail photographique. « Un après-midi à Saint-Germain-des-Prés » regroupe 26 clichés en noir et blanc, intimes et sensibles, qui retracent un moment tout en sensualité dans la vie de Chloé, le modèle choisi par Mireille Darc, avec la collaboration du directeur artistique Olivier de Larue Dargère (www.odldmag.com).
Vibgt six tirages photos signés et numérotés par Mireille Darc, dont 23 tirés à 7 exemplaires au format 32,5 cm x 48 cm et 4 tirages en 7 exemplaires format 40 cm x 60 cm encadrés grâce au soutien de la maison Canon, sont mis en vente dès l’ouverture de l’exposition. « C’est une grande première pour moi et je suis ravie d’être accueillie dans un lieu aussi prestigieux qu’Artcurial. La série de photos que vous découvrirez montre une autre vision de mon travail ; aux côtés des femmes depuis toujours, j’ai voulu montrer dans ces images la force et la fragilité qu’une femme porte en elle » a déclaré Mireille Darc.
===========================
Exposition du 21 au 30 janvier 2016, de 11h à 19h. - Artcurial, 7 Rond-Point des ChampsElysées
L’œuvre de Mireille Darc
REALISATRICE DE FILMS DOCUMENTAIRES
1992- « La deuxième vie » – Envoyé spécial, la transplantation d’organes
1996- « Brève rencontre » - Envoyé spécial, rencontre avec des prostituées
1996 – « Le cancer »- Des racines et des ailes – France 3
2002 – « De l’ombre à la lumière » - Des racines et des Ailes ––France 3- Rencontre avec des femmes
qui sortent de prison
2004 – « Jeunesse éternelle » - Envoyé Spécial – France2 – Rencontre avec des hommes et des femmes
qui livrent leurs secrets de jeunesse
2004 – « Une nuit sous les mers » (45 mn) - présentation de Michel Drucker – France 2 – Reportage sur
la vie des sous-mariniers
Hervé Scott Flament - Exposition Concorde Art Gallery
Hervé Scott Flament
![]()
Peintre
Petit fils du clown John Scott qui vagabonda sur les routes européennes dans une roulotte de l'Australian Circus au début du XXème siècle, Hervé Scott Flament est né à Paris le 1er février 1959. Son père, acrobate se suicide alors qu'il est encore très jeune. Il est élevé par sa mère qui lui transmettra ses goûts pour l'étrange, le merveilleux et pour toute une culture fantastique née un siècle plus tôt au sortir du romantisme. Il commence des études en sciences naturelles pour devenir paléontologue ou zoologue mais les abandonne très vite car nous sommes alors en 1977 et le mouvement punk déferle sur l'occident. Musicien depuis quelques mois, il s'y consacrera pour les dix années à venir. Après des débuts dans différents groupes français, il fonde, fin 1979, le groupe « Ici Paris » avec lequel il enregistrera un Lp et 4 singles. Mais l'échec l'entraine vers d'autres voies; il commence à peindre. Encouragé par les ventes de ses premières toiles, il décide en 84 d'y travailler tous les jours. Dès lors il apprendra seul et redécouvrira une technique picturale qu'aucune école des Beaux-Arts n'aurait pu lui dispendre. En 1987 il devient guitariste de Jacques Dutronc et participe à la promotion de son album CQFD. A cette époque il entre en relation avec certains milieux ésotériques de qui il recevra un enseignement et un nom : Frater Potentius (force,puissance). Il enregistrera encore deux titres pour PierPolJak, sortis sur une compilation autoproduite avec Tonton David en 89, puis entreprend l'étude des hiéroglyphes égyptiens. Ce qui l'amènera à traduire Le Livre des Morts dans la version du papyrus d'Ani, compilation d'incantations et textes magiques destinés à protéger le défunt dans sa traversée du Pays de la Nuit. Mais en 1987 les portes des galeries se sont ouvertes et l'on retrouve ses oeuvres régulièrement à Paris (Galerie Nunki 87, 88, 92, 93, 94, 95, Galerie Art Tournelles 89, Galerie Drouant 96, Art Club 95, L'Arche de Morphée 2002). En novembre 97 le musée de l'érotisme de Paris lui consacre ses murs à l'occasion de son inauguration. Enfin en décembre 97 et janvier 98, le toit de la Grande Arche de la Défense l'acceuille pour une exposition rétrospective résumant 13 années de recherche dans un domaine où l'art officiel ne se risquera jamais.


























