Le logo va apparaître sur les bourriches d’huîtres d’ici Noël. Une manière pour les ostréiculteurs de la rivière de mieux faire connaître leur produit.
Ni trop iodée ni trop douce. C’est l’huître de la ria d’Étel, élevée dans la plénitude de ce site magnifique, rive gauche comme rive droite. Pour mieux l’identifier parmi toutes les productions bretonnes, le coquillage bénéficie désormais d’une marque : Breizh Ostréa. « Nous voulions être davantage reconnus » , expliquent Jean Mahéo et Jacques Carrer, président et vice-président du syndicat ostréicole de la ria. Les professionnels ont bien fait les choses. Breizh Ostréa est une marque déposée à l’Institut national de la propriété industrielle, l’Inpi. « Nous ne voulions pas d’une appellation contrôlée ou d’un label. Trop long à obtenir, trop contraignant, trop coûteux aussi. » Le nom de la marque est le fruit de l’imagination des uns et des autres. « Le vrai nom, c’est Huîtres et coquillages Breizh Ostréa de la ria d’Étel » , précise Jean Mahéo. Car la rivière produit aussi des coques et des palourdes.
3 000 tonnes par an
L’agence de communication Bleu B, de Dinan, a dessiné le visuel. On y reconnaît la fameuse maison de SaintCado, plantée sur son île au milieu de la rivière, le gwenn ha du pour l’identité bretonne et des coquillages stylisés. C’est ce logo composé que l’on va retrouver sur les bourriches d’ici Noël. Par leur marque, les professionnels souhaitent aussi rappeler « la qualité de pousse et de chair » de leur huître. « On nous envie » , martèlent Jean Mahéo et Jacques Carrer, à peine chauvins. Mais ils ont des arguments. Il y a vingt ans, leur syndicat a gelé la surface des concessions. Seulement 345 hectares sur les 2 500 hectares de la rivière sont exploités. Ici, l’huître respire ! Environ 3 000 tonnes sont produites par an par un peu moins d’une centaine d’entreprises, de 1 à 5 salariés hors saisonniers. Le lancement officiel de Breizh Ostréa aura lieu le 7 décembre chez Stéphane Le Creff, ostréiculteur de Sainte-Hélène. L’occasion d’en faire goûter aux gendarmes qui, à l’approche des fêtes de fin d’année, redoublent de vigilance aux abords de la ria. Les huîtres n’attirent pas que les gourmets. Article de Charles JOSSE.
