Pourquoi rééditer Mein Kampf, d’Adolf Hitler ?
Soixante-dix ans après la victoire contre le nazisme, pourquoi cette question ? Parce qu’en vertu des règles du droit d’auteur, le livre fondateur de la doctrine d’Adolf Hitler tombe dans le domaine public, le 1er janvier 2016. Tout éditeur peut le publier. En Allemagne, la question est réglée : la loi l’interdit. En France, depuis plusieurs années, les Éditions Fayard préparent une nouvelle traduction. Jeudi, Fayard a confirmé, « comme prévu, la publication dans une nouvelle traduction d ’ Olivier Mannoni qui fera autorité » . Le livre comportera « un appareil critique, établi par un comité scientifique d’ historiens français et étrangers » .Hubert Tison, secrétaire général de l’association des professeurs d’histoire-géographie (APHG), est favorable à ce projet. « Il faut pouvoir répondre calmement, sereinement, aux élèves. D’ailleurs, dans les manuels d’histoire des classes de 3e et de 1re , des extraits sont publiés. Le texte circule sur Internet. Avec une édition annotée, on pourra essayer de tordre le cou aux idées fausses. » Cela aidera les enseignants.
Un livre à lire
« Sa publication en France est légale » , appuie l’historien Antoine Vitkine, auteur de Mein Kampf, histoire d’un livre , chez Flammarion. « Les historiens l’ont longtemps sous-estimé mais c’est un livre important pour comprendre le nazisme. » Hitler y exprime ses théories racistes et la supériorité de la race aryenne, son antisémitisme, sa vision de l’Allemagne et de l’Europe… « Mein Kampf a un rôle déterminant dans l’accession d’Hitler au pouvoir. À l’époque où il le rédige, c’est un leader d’extrême-droite comme beaucoup d’autres. Mais en écrivant, il réfléchit. Et il devient Hitler. Rien qu’en 1933, année où il devient chancelier, il s’en vend un million d’exemplaires en Allemagne. » En France, il est toujours disponible en librairie, dans sa traduction de 1934. « Mon père, Fernand Sorlot, l’avait publié à la demande du ministère de la Guerre » , raconte François-Xavier Sorlot qui dirige la maison d’édition Les Nouvelles lettres latines .« Tout Français doit lire ce livre » , dit alors le maréchal Lyautey. Pour prendre conscience du danger. article de Philippe SIMON.
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Mein Kampf en quelques dates clés
1925. Parution en Allemagne de Mein Kampf qu’Hitler a écrit en prison. 1934. Parution en France. Hitler attaque cette traduction non autorisée. Il gagne. Le livre est interdit. 1938. Les Éditions Fayard publient une version française supervisée par les Allemands. Le texte est expurgé des parties attaquant la France. 1955. Fernand Sorlot réimprime son édition de 1934. 1979. La cour d’appel de Paris demande que huit pages d’avertissement soient incluses dans l’ouvrage. L’affichage du livre en vitrine est interdit. Chaque année, il s’en vend 700 exemplaires.
Jean Paul Goude au prochain Salon de la Photo.... le 8 novembre
JEAN-PAUL GOUDE
Au début du XXe siècle, l'affiche et la publicité ont pris, une part prépondérante dans notre culture, les grands graphistes et créateurs en ce domaine exercent une part essentielle sur le sentiment visuel de chaque époque, qu'ils filtrent et qu'ils formulent. Mucha comme Maxfield Parrish, Cappiello comme Bérard ou Gruau, pour n'en citer que quelques-uns, donnèrent corps et expression au goût de leur époque, au point de marquer indéfectiblement nos mémoires.
Depuis plus de trente ans, s'exprimant à travers le dessin, l'affiche, la photo, le cinéma, la vidéo ou l'événement, Jean-Paul Goude aura semblablement impressionné, à tous les sens de l'expression, notre imaginaire. Des "minets" des années 60 au mythique Esquire de la décennie suivante, de la New York de Warhol et des cultures métissées à Grace Jones, dont il fut le Pygmalion, de l'éclatant défilé du bi-centennaire à la célébration du "Style Beur", des publicités Kodak ou Chanel aux variations sur Laetitia Casta, il a su de fois en fois capter l'air, ou l'esprit du temps et en donner une expression définitive.
Ce que l'on sait peut-être moins, c'est que ce travail par nature "de commande" n'est chez Goude que l'autre d'une aventure profondément individuelle, d'un parcours (marqué en particulier par la rencontre, et l'exaltation, de quelques figures féminines) transmué en une sorte de mythologie personnelle. La vie et l'œuvre sont pour Goude profondément indissociables, ce qui donne obliquement à son travail un cachet très particulier et l'élève au-dessus de la simple imagerie.
Patrick Mauriès
En savoir plus : www.jeanpaulgoude.com
Retrouvez Jean-Paul GOUDE le dimanche 8 novembre 2015 à 18h aux Grandes Rencontres du Salon de la Photo 2015
http://blog.grainedephotographe.com/invitation-gratuite-salon-de-la-photo-2015/
http://www.lesalondelaphoto.com/
Musée de l'Homme - Dernier jour gratuit...
L’Homme, cet étranger si proche de nous
C’est l’une des mises en scène les plus spectaculaires du musée. Une structure monumentale de 19 m de long par 11 m de haut, sur laquelle sont installés 92 bustes de plâtre,de cire et de bronze. Tous datent de ce XIXe siècle, lors duquel artistes et scientifiques se passionnent pour la diversité humaine. Avec des objectifs humanistes, ou, au contraire, pour établir une hiérarchie entre les « races ». Rappelons qu’au sens biologique, depuis la disparition de Neanderthal, il n’existe qu’une espèce humaine, qu’on ne peut subdiviser en races.
La diversité humaine
La plupart des bustes sont en plâtre moulés sur le sujet par les ethnologues, sur le terrain, ou à la « faveur » de rencontres arrangées. Tels quatre Algériens venus présenter un spectacle de fantasia sur le Champ de Mars, des Amérindiens emmenés à Paris par le photographe George Catlin… ou des Nubiens « exposés » au Jardin d’acclimatation, en 1877. Cas unique dans cette galerie, un même homme a été le modèle de deux bustes très différents. « Saïd Enkess était un ancien esclave soudanais, raconte Marie Merlin, une des conceptrices de l’exposition. Son buste en plâtre a été réalisé par des ethnologues, son buste en bronze par le grand sculpteur Charles Cordier. » Sur le buste de Cordier, le jeune homme à l’air fier, devenu modèle professionnel, est renommé Saïd Abdallah. Une version esthétisée, présentée au salon des Beaux Arts de 1948, année de l’abolition de l’esclavage. Succès immédiat. « Mon genre avait l ’ actualité d ’ un sujet nouveau, la révolte contre l ’ esclavage, l ’ anthropologie à sa naissance, » écrit alors Cordier. Douze de ses bustes d’hommes et de femmes du monde sont ici présentés.
Arielle Dombasle
Magnifique
Arielle Dombasle
qui s'exprimait sur le plateau de Laurent Ruquier #ONPC à l'occasion de son prochain concert à La Cigale le 4 Novembre: "par la musique j'ai senti qu'il y avait une communication profonde dans la douleur, dans la très grande émotion..." #arielledombasle #concert #musique #live -










