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Jours tranquilles à Paris

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7 août 2015

Ces Mistral que Saint-Nazaire espère voir partir

Le contentieux entre Paris et Moscou étant réglé, reste à savoir ce que vont devenir les deux navires. Leur présence au port de Saint-Nazaire coûte cher et prend de la place.

Ils portent leurs noms en cyrillique, inscrits sur la coque. Mais le Vladivostok et le Sebastopol , amarrés dans le port de Saint-Nazaire, en changeront sans doute un jour. Car ils ne navigueront jamais sous pavillon russe : depuis l’annonce, mercredi, de l’accord trouvé entre Paris et Moscou, ils appartiennent à la France. Maintenant que l’imbroglio diplomatique se dénoue, Saint-Nazaire aimerait voir partir ces bateaux.« Il faut qu’ils rejoignent le plus vite possible un port militaire. C’est la place qu’ils ont vocation à occuper, estime le maire PS de la ville, David Samzun.De plus ces emplacements vont rapidement être nécessaires à la construction navale. » Le carnet de commandes du chantier naval STX compte en effet six paquebots et des options pour trois autres. Autant dire qu’il faudra de la place dans le port. Déléguée Force Ouvrière, Nathalie Durand Prinborgne estime que ces Bateaux de projection et de commandement (BPC) pourraient devenir gênants dès le printemps.

Trouver un acquéreur

De plus, leur séjour prolongé à Saint Nazaire coûte cher : au moins un million d’euros par mois pour l’emplacement, le gardiennage et l’entretien (des salariés de STX allant régulièrement vérifier leur bon état de marche), d’après Hervé Guillou, le PDG de DCNS, le groupe de construction navale militaire qui porte le contrat. Dans ce contexte, l’hypothèse d’un transfert vers Brest, prend de l’ampleur. L’enceinte militaire brestoise offre plusieurs sites possibles. Dont la rade abri, où il reste deux emplacements dont les capacités correspondent au volume des BPC. Autre option possible : mettre le cap vers Toulon qui abrite les trois BPC français Mistral ,Tonnerre, Dixmude .Dans les deux cas, ce ne serait, pour ces navires, qu’un port d’escale. Car il reste à leur trouver un acquéreur. La marine nationale n’en a ni le besoin ni les moyens. Pour Jean-Yves Le Drian, il faut donc« les vendre le plus rapidement possible » . Selon le ministre de la Défense, plusieurs pays ont fait connaître leur intérêt : Inde, Canada, Brésil… Nul doute que le repreneur pourra négocier une bonne ristourne sur des navires dont le prix initial atteignait 1,2 milliard d’euros les deux. Il faudra aussi modifier les bateaux, pour en retirer les équipements russes, principalement des systèmes de communication, ce qui prendra plusieurs semaines. Des adaptations qui, d’après DCNS, pourraient coûter de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de millions d’euros, suivant les besoins du futur propriétaire. Le plus cher ne sera donc sans doute pas la peinture pour inscrire les nouveaux noms de baptême… Article de Claire DUBOIS.

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Mistral : la France rembourse Moscou

La Russie aurait récupéré les sommes pour les navires construits à Saint-Nazaire, dont la crise en Ukraine a bloqué la livraison.

François Hollande et Vladimir Poutine ont écrit l’épilogue, hier, du feuilleton des Mistral , ces deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) construits par les chantiers navals de Saint-Nazaire et destinés à l’armée russe. Les deux présidents se sont entretenus dans l’après-midi.« Ils sont parvenus à un accord pour mettre un terme au contrat signé en 2011 […]Ils se sont accordés sur le fait que, désormais, ce dossier était clos », a indiqué l’Élysée dans la soirée.

« Pleine propriété et libre disposition »

Selon le communiqué de la présidence de la République, la Russie sera« exclusivement et intégralement remboursée des sommes avancées au titre du contrat ». Aucune mention n’est faite de pénalités. Moscou a confirmé l’accord dans la foulée, et précisé que la France avait« déjà remboursé » les avances payées avant que François Hollande ne suspende la livraison du premier bâtiment, en octobre 2014. Le chef de l’État, pressé par Kiev et ses alliés de l’Otan, sanctionnait ainsi l’annexion de la Crimée par la Russie et le soutien de Moscou à la guérilla séparatiste de l’est de l’Ukraine. Le marché pour la construction de deux porte-hélicoptères, conclu sous la présidence de Nicolas Sarkozy et confié à DCNS, portait sur près de 1,2 milliard d’euros. Le Vladivostok avait été mis à l’eau en octobre 2013 et la construction du Sébastopol avait commencé dans la foulée. Il aurait dû être livré à l’automne 2015. Outre son argent, Moscou doit récupérer tous les équipements russes déjà installés à bord. De son côté, la France devrait avoir la« pleine propriété et la libre disposition » des deux bâtiments. Sous-entendu : elle devrait avoir la liberté de les utiliser, après aménagement, ou de revendre à qui elle veut ces navires capables d’emporter des chars, des chalands de débarquement, un état-major ou un hôpital.

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http://www.courrierinternational.com/article/vu-de-russie-acheter-des-mistral-etait-ce-de-toute-facon-une-bonne-idee

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7 août 2015

Bretagne...

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7 août 2015

Autoportrait

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7 août 2015

Miley Cyrus

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7 août 2015

En Égypte, Al-Sissi inaugure son canal

Le projet pharaonique du doublement du canal de Suez a duré un an, et coûté huit milliards d’euros, mais pour quel résultat ?

Dans son uniforme de maréchal retraité, le président égyptien a embarqué, hier en début d’après-midi, à bord d’un élégant yacht. La nouvelle voie, entièrement financée par des particuliers, permettra de doubler le trafic du canal. Rien de comparable avec la révolution de Ferdinand de Lesseps, qui avait permis d’abolir une barrière entre Mer Méditerranée et Mer Rouge et avait transformé le commerce mondial. Selon des experts, la seconde voie réduira le temps d’attente pour traverser et augmentera un trafic ralenti depuis la crise de 2009. Le président Al-Sissi cherche à acquérir une légitimité sur la scène internationale, depuis qu’il a renversé, en 2013, par un coup d’État, le président Morsi – élu démocratiquement en 2011. Des représentants d’États étrangers étaient présents pour cette journée, dont François Hollande, le président français, invité d’honneur, qui a récemment vendu 24 Rafale à l’Égypte. Trois d’entre eux, achetés sur étagère, ont survolé la zone sous cocarde égyptienne. La frégate FREMM, achetée à la France, a également longé le canal.

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6 août 2015

Le 6 août 1945, Hiroshima bascule dans l’horreur

Cette journée a changé le cours de la guerre mais aussi celui de l’histoire, marquant un tournant décisif dans la doctrine d’utilisation de la force nucléaire.

À 1 h du matin, trois Superfortress non armés décollent de Tinian, une base américaine des Îles Mariannes, au sud du Japon. Le premier appareil météorologique se détache vers Hiroshima. Straight Flush doit déterminer les conditions météo.« Couverture nuageuse moins de trois dixièmes en altitude. Recommandons envoi de la bombe » . À 7 h 42 le destin de la ville vient d’être scellé par ce message codé. À 8 h 09, Paul Tibbets, le pilote de l’ Enola Gay , chargé d’une bombe atomique de cinq tonnes, entame la manœuvre d’approche, à 9 000 mètres d’altitude. Son bombardier, le major Thomas Ferebee, repère la cible dans son viseur : le pont Aioi, sur le bras le plus large du fleuve Ota-gawa. À huit heures quinze minutes dix-sept secondes, heure locale, les portes de la soute s’ouvrent. La bombe Little Boy , ralentie par un parachute, entame sa descente. Le compte à rebours démarre : 51 secondes suspendues dans le vide. Soudain, l’engin à l’uranium explose à 600 mètres au-dessus de la ville. Un éclair aveuglant. Une boule de feu de près de 3 000 degrés Celsius, transformée en un nuage pourpre. La puissance libérée équivaut à 13 200 tonnes de TNT.« Audessous de nous, on aurait dit une masse de goudron en ébullition , déclare Tibbets, médusé, à 25 km du point d’impact.L’impression est que le soleil est tombé des cieux pour s’abattre sur la terre et rebondir vers le zénith… »

Des survivants hantés

La chaleur insoutenable provoque la combustion et la désintégration immédiate des bâtiments, comme de la végétation ou des corps, dont les vaisseaux sanguins et les viscères éclatent aussitôt. Il ne reste rien de la ville sur une surface de 30 km². 300 000 Japonais sont pris au dépourvu. La première alerte, à 7 h 31, lors de l’arrivée de l’avion météorologique, avait été levée quelques minutes plus tard. Lorsqu’ Enola Gay arrive sur Hiroshima, certains pensent avoir à faire à un bombardier en détresse, puisque l’ouverture du parachute de la bombe ressemble à une évacuation d’équipage. 80 000 personnes périssent en un éclair. 70 000 sont fortement exposées aux ondes radioactives. John Hersey, reporter de guerre pour le New York Times , est l’un des premiers sur place. Il raconte :« Des familles entières aux visages défigurés s’aidaient les unes les autres. Quelques blessés pleuraient. Certains avaient les sourcils brûlés, la peau pendait de leur visage. D’autres, à cause de la douleur, avaient les bras levés comme s’ils soutenaient une charge avec leurs mains. Si on prenait un blessé par la main, la peau se détachait à grands morceaux, comme un gant. Leurs orbites, vides, et le fluide de leurs yeux fondus coulait sur leurs joues. » Ces images d’horreur hantent les survivants, dont le sort n’est pas plus enviable. Beaucoup meurent dans les semaines suivantes. Nausées, fièvre jusqu’à 41 degrés, maux de tête… Les symptômes durent plusieurs jours. Le 8 août, Truman exhorte le Japon à la reddition, qui refuse. Il faudra Nagasaki, le 9 août, pour que le pays, par la voix de son empereur, Hiro-Hito, capitule sans conditions, le 14 août. Et l’horreur de porter deux noms, Hiroshima et Nagasaki. Article de Benjamin CHABERT.

6 août 2015

Erik Ravelo - à découvrir

6 août 2015

Festival Photo de La Gacilly

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6 août 2015

Pastèque

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Photo : Noémie

6 août 2015

Quelques photos de Paris prises du haut de la Tour St Jacques...

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Reportage photographique : Noémie

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