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Jours tranquilles à Paris

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31 juillet 2014

Génération selfie : enquête sur la nouvelle déferlante narcissique

L'addiction aux autoportraits postés sur les réseaux sociaux est-elle le reflet d'une société exhibitionniste ? De l'ado au pape François, tout le monde y succombe. Et moi, et moi, et moi...

La modestie, c'est fini. C'est comme une épidémie : l'ego trip nous saisit. Le moi s'étale sur Twitter, s'épanouit sur Facebook, fleurit sur Instagram. Je m'aime donc je suis, autant vous en faire profiter. Le footballeur Patrice Evra l'a confié sans détour durant une conférence de presse, en marge du Mondial :

Je m'aime tout le temps. Le "Pat" de 2010 et celui de 2014, je les kife tous les deux."[...]

Le premier moi en ligne, c'est le fameux selfie, bien sûr. Depuis que le terme est entré dans les prestigieux dictionnaires d'Oxford, fin 2013, on nous rebat les oreilles de ce petit autoportrait tiré à bout de bras, avec un portable, et posté sur les réseaux sociaux.

"Aujourd'hui, tout le monde a droit à sa galerie de portraits mondiale. Autrefois, elle était réservée à une élite. Cette révolution est donc très démocratique !", s'enthousiasme Denis Gancel, auteur d'"Ecce Logo. Les marques, anges et démons du XXIe siècle" (Loco Essai, 2011).

56 millions de selfies sur Instagram

C'est une danse globale, une gestuelle planétaire qui se déroule partout, de Rio à Barbès, des stades de foot pendant la Coupe du Monde aux manifs chaudes lors des protestations propalestiniennes. Elle saisit tout le monde. Hillary Clinton et Nabilla. Miley Cyrus et Rihanna. Barack Obama et moi. Vous aussi, peut-être ?

En 2013, 56 millions de selfies ont été partagés sur Instagram. Des milliards d'yeux sont là, prêts à nous contempler. Même le pape François est apparu, un poil engoncé, sur un selfie devenu culte, aux côtés de trois ados italiens. Une seule personnalité résistait vaillamment : la bonne reine d'Angleterre, toujours digne sous ses chapeaux cloches. C'est désormais du passé ! [...]

>> LIRE. L'intégralité du dossier "Génération selfie : enquête sur la nouvelle déferlante narcissique" dans "le Nouvel Observateur", en kiosque ce 31 juillet.

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31 juillet 2014

Extrait d'un shooting - mode

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31 juillet 2014

Commémoration : le tocsin sonnera vendredi

Le gouvernement invite les maires de toutes les communes de France à faire sonner le tocsin vendredi à 16 h, pour commémorer le centenaire de la « mobilisation générale » d’août 1914 et le début de la Première Guerre mondiale. Il s’agit, selon Kader Arif, secrétaire d’État aux Anciens combattants, de commémorer la Grande Guerre « dans chaque commune, chaque famille, chaque foyer, en y associant le plus grand nombre de Français ». Le 1er août 1914 à la même heure, trois millions de réservistes étaient invités à rejoindre dès le lendemain les 800 000 soldats en service actif.

31 juillet 2014

Portrait instantané

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A la terrasse d'un café.

31 juillet 2014

Nocturnes littéraires à St Goustan - hier soir

Les Nocturnes littéraires font rêver en un éclair

Une cinquantaine d’auteurs, dont Irène Frain et Yann Queffélec, se sont posés hier soir à Saint-Goustan. Histoire d’une rencontre express mais savoureuse avec leurs lecteurs…

Reportage

C’est l’été et le soleil fait des heures sup’. Le temps idéal pour flâner sans compter sur les quais de Saint-Goustan. Des quais qui se sont animés dans le tempo des Nocturnes littéraires, manifestation culturelle itinérante, proposée en Morbihan par le conseil général. Nées en 2001 sur les rivages méditerranéens, les Nocturnes proposent aux amateurs de littératures de rencontrer leurs auteurs favoris et bien d’autres qui pourraient vite le devenir… Hier soir, parmi les « stars » du genre, on remarquait quelques files d’attentes en quête de signature et/ ou de bons mots autour des tables d’Irène Frain, Yann Queffélec, Alan Stivell, invités d’honneur et parrains de cette tournée d’été en Morbihan. Il manque, parmi ces auteurs à succès, un certain Richard Bohringer, malheureusement absent de la tournée pour raisons de santé.« Il vient d’être hospitalisé, regrette Pierre Defendini, créateur de ces Nocturnes littéraires.Mais il est quand même avec nous, dans notre cœur.

« Il est bien celui-là ? »

Sur les quais inondés de soleil, on se presse autour des stands, en quête de signatures et de discussions menées parfois à bâtons rompus. Yann Queffélec ratifie à tour de bras sans perdre une miette des remarques et compliments de ses lecteurs. À l’instar de Françoise, une Brec’hoise qui empoche cinq de ses ouvrages. La conversation entre le prix Goncourt 1985 ( Les noces barbares )et sa fidèle lectrice, s’engage naturellement.« Il est bien celui-là ? questionne Françoise en désignant La dégustation .Avec vous, impossible de relever le nez d’une histoire, vous savez… » A deux pas, Jérôme Attal signe et dessine une dédicace ensoleillée à un couple de lecteurs. Un peu plus loin, d’autres auteurs originaires du pays d’Auray et Vannes, comme Frédéric Faragorn et Jean-Luc Le Pogam. Ravis du voyage.« Ces Nocturnes ? Une belle tournée, nourrie de rencontres éclectiques et savoureuses entre auteurs et lecteurs, dans des lieux exceptionnels, comme ici à Saint-Goustan. » Autre « local de l’étape », JeanPierre Dupuich, auteur gustannais, conquis lui aussi par le principe.« C’est très enrichissant, estime l’auteur de L’âme de la ville ou de Couleurs d’épaves ,de retrouver de fidèles lecteurs tout en côtoyant des auteurs de renommée nationale. » Ségolène de Margerie ne dit pas autre chose :« Les écrivains ont besoin de ce contact avec leur lecteur. » Comme l’artiste aime se frotter à la scène.« Faire qu’un lecteur puisse, d’un instant à l’autre, rencontrer un prix Goncourt et un auteur de sa région, c’est un principe que j’ai imaginé d’abord dans le Sud de la France, rappelle Pierre Defendini, également créateur du salon du livre de Vannes.Parce qu’il n’y a définitivement pas un public mais des gens qui aiment la rencontre autour du livre. » Une belle idée qui n’a pas dit son dernier mot… Article de Pierre WADOUX.

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31 juillet 2014

Terry Richardson (photographe)

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31 juillet 2014

Ren Hang (photographe)

L’esthétique du trash n’est pas chose nouvelle dans l’histoire de l’art occidental et pourtant la démarche de Ren Hang est somme toute très novatrice en Chine. À peine âgé de 26 ans, il déjoue et contourne les tabous sociaux frôlant la censure.

Son œuvre mêle l’intimité que l’on peut rencontrer dans les photographies de Nan Goldin aux mises en scène et partis pris de Wolfgang Tillman. Ce jeune artiste choisit au travers du médium photographique d’explorer les expressions et la beauté corporelle afin d’aborder la question de l’homosexualité, de l’androgynéité ou plus simplement de la sexualité dans un pays où l’attirance entre deux personnes de même sexe était encore considérée en 2001 comme une maladie mentale.

Muni d’un appareil des plus basiques (24 × 36mm), rechargeant sa pellicule et confiné au cadre d’une chambre lui servant de studio, Ren Hang choisit pour modèles ses amis ou des volontaires. Les corps s’enlaçant, se succédant, se confondant créent des images dérangeantes, intrigantes, amusantes. Les photographies de Ren Hang vont au delà du voyeurisme pour dégager une certaine poésie voire un brin de romantisme. L’érotisme apparent rivalise avec le graphisme pour laisser place à une jeunesse chinoise libérée.

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Voir mes précédents billets sur Ren Hang : 23/04/2014, 16/02/2014, 09/02/2014, 01/02/2014.

Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html

31 juillet 2014

La base sous-marine de Lorient...

En juin 1940, alors que la France capitule, l’Allemagne choisit le port de Lorient pour installer sa principale base de sous-marin sur l’Atlantique. Trois gigantesques blocs de béton armés sont édifiés entre février 1941 et janvier 1943 sur la presqu’île de Keroman. Ce haut lieu de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale constitue un élément majeur du patrimoine de l’humanité, comme architecture militaire et comme trace des affrontements stratégiques du XXe siècle. Les sites sont ouverts au public toute l’année en visites guidées uniquement, et pour les groupes sur demande… Durée : 1h30. Billetterie et départ des visites au Point Information Tourisme de la Base de sous-marins, entre la capitainerie et le musée sous-marin.

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31 juillet 2014

In memorem : Cent ans après sa mort, Jaurès fait l’unanimité

Assassiné le 31 juillet 1914, le tribun et philosophe est devenu l’icône d’un socialisme humaniste et pacifiste, dont toute la classe politique continue à se réclamer.

Entretien

Bruno Fuligni, écrivain, historien, maître de conférences à Sciences-Po.

Dans votre anthologie (1) vous recensez un certain nombre de discours, de publications de Jean Jaurès. En quoi ces textes sont-ils toujours actuels ?

Jean Jaurès tentait de comprendre son époque, son environnement à travers ses raisonnements et en les mettant au présent. Ses interrogations sont celles du monde moderne : quelle est ma place dans la société ? Quelle est ma liberté ? Estce que j’ai une place individuelle ou est-ce que je ne peux appréhender mon espace de liberté que collectivement ? Son exigence sur la justice est aussi fondamentale et toujours vive aujourd’hui.

Pourquoi Jaurès est-il toujours aussi présent dans la mémoire collective ?

Jaurès a quitté ce monde d’une façon pour le moins spectaculaire. Il est en quelque sorte le premier mort français de la Grande Guerre. Tous les hommes politiques n’ont pas quitté la scène par un coup de feu tiré dans le dos. Même ses adversaires comme le député nationaliste Maurice Barrès étaient choqués le soir du 31 juillet 1914. Son assassin Raoul Villain a « rendu service » à Jaurès pour sa mémoire. Peut-être que s’il n’avait pas été tué ce soir-là, il aurait pris des positions plus médianes, il aurait été obligé de cautionner l’Union sacrée, ou se serait retiré de la politique. Son souvenir aurait été alors moins éclatant.

Il est aussi récupéré par beaucoup de partis politiques…

C’est le lot commun des grandes figures. Il a joué un rôle éminent dans l’Histoire et suscite l’adhésion. La pensée de Jaurès est vaste : la récupération peut être naturelle, parfois alambiquée, voire malhonnête. Cette vénération du grand homme est à double tranchant : cela peut avoir un côté touchant et sympathique, mais aussi bêtifiant. Même le régime de Vichy avait tenté de récupérer Jaurès : Pétain considérait qu’en tant que pacifiste, il aurait pu être l’apôtre de la Collaboration. Plus récemment, on a fait de lui le prophète de la préférence nationale, ce qui est ridicule puisqu’il était internationaliste. On connaît très peu Jaurès le philosophe. On identifie sa tête, sa barbe, son chapeau, mais sa pensée est complexe. Il faut se plonger dans ses textes. Recueilli par Mathilde SIRAUD.

(1)    Le monde selon Jaurès, Bruno Fuligni, Éditions Tallandier, 18,90 €

30 juillet 2014

Beaucoup de fourmis volantes cette année....signe de grande chaleur ?

Des fourmis volantes même sur la plage comme ci-dessus (à quelques mètres des vagues)

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