Les Régions
Après une dernière réunion de calage à l'Elysée, François Hollande détaille sa vision de la réforme territoriale. Dans une tribune publiée lundi 2 juin dans la soirée, le président indique que le nombre de régions métropolitaines sera ramené de 22 à 14. Dans le texte, publié sur le site l'Elysée et dans la presse régionale, le président indique que la carte proposée sera "soumise au débat parlementaire".
L'Elysée détaille les régions qui fusionneraient : Poitou-Charentes, Centre et Limousin ; Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon ; Champagne-Ardenne et Picardie ; Bourgogne et Franche-Comté ; Auvergne et Rhône-Alpes ; Alsace et Lorraine ; Basse et Haute-Normandie. Resteraient inchangées, les régions Bretagne, Pays de la Loire, Aquitaine, Nord-Pas-de-Calais, Corse, Ile-de-France et Paca. Voici le scénario envisagé par François Hollande :
Et moi je voulais ça !
Régions : la Bretagne reste à quatre départements
La réforme territoriale prévoit un statu quo pour la Bretagne qui restera à quatre départements. Comme les Pays de la Loire qui ne bougent pas.
Ce sera donc une solution qui ne donne satisfaction à personne en Bretagne. Ni aux maires de plusieurs grandes villes (Rennes, Brest et Nantes) qui ont défendu d’une même voix une fusion entre la Bretagne et les Pays de la Loire. Ni, surtout, les partisans de la réunification, le retour de la Loire-Atlantique à l’intérieur des frontières de la Bretagne historique. La Bretagne va donc rester à quatre départements. Même si le grand jeu de meccano institutionnel qui se profile devrait offrir la possibilité à un département de quitter une région pour en rejoindre une autre. Les réactions n’ont pas manqué au long de la journée d’hier au cours de laquelle une hypothèse a pris de la consistance. Une fusion entre les Pays de la Loire et la région PoitouCharentes. Et une Bretagne qui restait déjà, de toute façon, à quatre départements. Mais cette hypothèse n’a pas été confirmée hier soir avec la publication par l’Élysée de la nouvelle carte des régions. Ce matin, Pierrick Massiot, président (PS) de la Région, qui a plaidé fortement pour la réunification et la Bretagne à cinq départements en publiant une Lettre à la Bretagne , a prévu de s’exprimer sur cette nouvelle donne territoriale.Bernadette Malgorn. La réunification et la formation de la Bretagne historique à cinq départements n’apparaît pas dans la carte publiée hier soir par l’Élysée.« C’est un manque de respect de la démocratie et des vœux émis par les élus bretons depuis plus de 20 ans », commente Bernadette Malgorn, la présidente du groupe d’opposition (droite et centre) au conseil régional.« Entre ceux qui souhaitaient l’union de la Bretagne avec les Pays de la Loire, et ceux qui plaidaient pour la réunification avec la Loire-Atlantique, c’est un échec pour la gauche bretonne », poursuit-elle.Union démocratique bretonne. « Cette situation est inacceptable alors que les habitants de la région Bretagne et de Loire-Atlantique se mobilisent depuis plus de 40 ans pour la réunification », dit l’Union démocratique bretonne. Elle demande l’organisation en Loire-Atlantique d’un référendum d’initiative locale afin que« les habitants de ce département puissent se prononcer sur leur avenir institutionnel et économique ». Marc Le Fur. « À quoi sert-il d’avoir des ministres bretons, Jean-Yves Le Drian et Marylise Lebranchu, si c’est pour ne rien obtenir de cette réforme ? On sait nous trouver quand il faut créer une taxe supplémentaire comme l’écotaxe, mais on nous oublie quand il faut faire participer la Bretagne à la grande réforme territoriale en permettant la réunification des cinq départements bretons », s’insurge le député UMP des Côtes-d’Armor.Christian Troadec. « Paris a une nouvelle fois charcuté la Bretagne », lance le maire (divers gauche) de Carhaix, à l’origine aussi du mouvement des Bonnets rouges.« L’avenir de la Bretagne a donc une nouvelle fois été décidé par des technocrates dans un bureau à Paris », poursuit Christian Troadec, en ajoutant en guise d’avertissement :« Si la décision de replacer Nantes en Bretagne n’était pas prise, le PS, qui porte à lui seul l’entière responsabilité de cette décision révoltante, doit savoir que les prochaines échéances électorales lui seront très compliquées ». François Goulard. Pour le président (UMP) du conseil général du Morbihan, cette réforme territoriale qu’il définit comme un« meccano ridicule » va déboucher sur de nouvelles grandes régions dépourvues d’identité. «Il n’y a pas de fondement à ce projet. Ces très grandes régions, c’est pour faire quoi ? Si c’est pour les compétences actuelles, les territoires sont suffisants. S’il y a d’autres phases de décentralisation, ça pourrait avoir un sens, mais pas à ce stade. Ne pas rapprocher la Bretagne de la Loire-Atlantique, on comprend mal pourquoi. C’était une occasion unique de le faire », estime François Goulard.Bretagne réunie. Le mouvement en faveur de la réunification appelle à des rassemblements aujourd’hui à partir de 17 h devant les préfectures des cinq départements de la Bretagne historique. Un appel relayé par les autres partisans de la réunification, comme le collectif 44 = Breizh. Source : Ouest France
Festival Européen de la Photo de Nu (flashback)
Découvrez sur You Tube les projections au Festival Européen de la Photo de Nu à Arles.
Photographes : Irving S. T. Garp, Angelina Nové, Audrey Leignel, Fabien Lapouge, Fabien Queloz-Photography, Fabrice Leroux, Francesca Di Bonito, Frédéric Broders, Ghislain Posscat, Gérard Berr, Gregory Batardon, Jean-Gérard Sidaner M., Juan le Parc, Ludovic Charles Florent, Natalia Kovachevski, Sterenn Donio, William Farges.
Voir mes précédents billets sur le Festival Européen de la Photo de Nu à Arles : 18 mai2014, 17 mai 2014 (5 billets), 16 mai 2014 (2 billets), 15 mai 2014, 09 mai 2014, 08 mai 2014, 07 mai 2014, 30 mars 2014, 26 janvier 2014.
Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html
Une artiste expose son sexe devant "L'Origine du monde" au musée d'Orsay
L'artiste luxembourgeoise Deborah de Robertis lors de sa performance devant le tableau "L'Origine du monde", au musée d'Orsay (Paris), le 29 mai 2014. (GUSTAVE COURBET / YOUTUBE / FRANCETV INFO)
https://www.facebook.com/deborah.derobertis
Elle a prêté son visage à L'Origine du monde, de Gustave Courbet. Et pas que son visage. L'artiste luxembourgeoise Deborah de Robertis a présenté une performance, intitulée Miroir de l'origine, très remarquée, sous la célèbre et jadis scandaleuse toile du maître, accrochée au Musée d'Orsay (Paris), jeudi 29 mai. Arrivée sur un Ave Maria de Schubert revisité, précise le site Secondsexe, la plasticienne s'est assise au sol, dos au tableau, dans une robe dorée, avant de dévoiler entièrement son sexe.
Applaudissements et garde à vue
Dans une vidéo postée sur YouTube, on voit rapidement une gardienne du musée s'approcher pour lui demander de mettre un terme à sa performance. Devant son silence, elle s'éloigne. Hors-champ, une autre personne s'exclame "Non, non, non, non !", interrompue par les applaudissements d'un public qui n'apparaît pas à l'image. L'une des gardiennes se campe ensuite devant elle, afin de cacher son anatomie, en vain, tandis qu'une autre évacue la salle.
Toujours selon Secondsexe, la direction du musée a appelé la police. Deborah de Robertis a été placée en garde à vue. Le procureur de la République a classé l'affaire sans suite et a ordonné un simple rappel à la loi.


















