Les asperges de Rommel... à Kerhillio (Erdeven)
Comme en 2013, mais d'une manière beaucoup plus importante et spectaculaire, les vestiges des « Asperges de Rommel » sont réapparus à Kerhillio. Une quarantaine de bases de ces châssis, composés de quatre pieux, étaient bien visibles sur la plage, de part et d'autre de l'accès principal. Ces structures de bois, imaginés par le général Rommel en 1944, maintenaient de longues perches munies d'explosifs pour empêcher l'atterrissage de planeurs et le débarquement de troupes alliées.
Photo ci-dessus : source Le Télégramme (début d'année 2014)
Filmé le 8 juin 2014
Ci-dessous photos prises le 8 juin à marée basse. Les asperges sont à peine visibles maintenant...
Dernier jour aujourd'hui : exposition Miss Tic
Miss. Tic revient présenter “Les Uns et les Unes” à la Galerie l’Oeil ouvert du 13 mai au 8 juin : notre street-artiste parisienne, qui aime à s’approprier des façades pour y croquer les Parisiens, propose ici sa vision des Unes de magazines, le tout avec humour !
Les uns et les unesGratuit
Galerie L’Oeil ouvert
74 rue François Miron
75004 Paris
Site internet
Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html
Nantes. Les géants de Royal de luxe.
Vingt ans que la géniale compagnie nantaise balade ses marionnettes géantes dans les rues. La dernière née est une grand-mère de 7,40 m de haut. Elle paradera en centre-ville tout le week-end. Il faut s’attendre à des surprises pendant ce spectacle déambulatoire. Peutêtre à des rencontres avec d’autres géants de la troupe. Sûrement à la grande foule. Lundi, tout le monde est invité à se vêtir de blanc, pour suivre la géante. Magique, ludique et gratuit. Attention, risque de marée blanche
Le massacre de Tulle, une page noire méconnue
Documentaire. Le 9 juin 1944, en représailles à un assaut de résistants sur la ville, la division nazie Das Reich pend 99 habitants de Tulle, en Corrèze.
Entretien
Emmanuel Amara, journaliste franco-canadien, a réalisé "Le massacre de Tulle" .
Tout commence le 7 juin, lorsque les résistants lancent un assaut sur la ville…
La ville-préfecture abrite alors 400 Allemands, une manufacture d’armes et une garnison de 600 gardes mobiles français. En outre, la Gestapo (la police allemande), secondée par les miliciens français, y a installé un centre de renseignement et de torture. Tout le maquis de Corrèze, dominé par les FTP (Francs-tireurs et partisans proches des communistes), est mobilisé pour l’opération Varenne. L’assaut fait 40 morts côté allemand. Le 8 juin, la population est en liesse dans la ville, libérée pour quelques heures.
L’opération a lieu le lendemain du Débarquement en Normandie…
La vent de la guerre a tourné au profit des Alliés et la Résistance multiplie les opérations coup de poing pour harceler l’occupant. Tulle est encerclée par le maquis. L’opération Varenne est planifiée et le Débarquement en Normandie accélère les choses. Pour mener l’assaut, le maquis de Corrèze a fait appel à Jacques Chapou. Ce membre de L’Armée secrète (groupe de résistants gaullistes) est déjà parvenu à libérer la petite ville de Cajarc (Lot) pendant une journée.
Les représailles seront l’un des plus grands massacres de civils en France pendant l’Occupation ?
Le massacre est perpétré par la 2e division SS de la tristement célèbre Das Reich. Contrairement à ce qui s’est passé à Ouradour-sur-Glane (HauteVienne), seuls les hommes de 16 à 60 ans, plusieurs centaines, sont arrêtés. 99 seront pendus aux balcons et aux réverbères. Puis, après plusieurs « tris », 350 sont embarqués dans des camions à bestiaux pour Limoges. 149 d’entre eux seront déportés au camp de la mort de Dachau. Seuls 41 en reviendront vivants. On estime qu’il y a eu au total près de 300 victimes civiles.
Comment les résistants ont-ils pu être mis en cause ?
La stratégie nazie, relayée par la propagande vichyste, a très bien fonctionné. La division Das Reich, avait pour mission de semer la terreur en France, comme elle l’avait fait en URSS, pour couper les liens entre la population et les résistants. Elle remontait de Montauban vers le Nord pour contrer le Débarquement allié annoncé. Et frappait au hasard sur son passage, comme elle l’a fait à Ouradour-sur-Glane. Les résistants ignoraient que Das Reich arrivait dans leur secteur.
Est-ce pour cette raison que cette tragédie est restée méconnue ?
Oui, il a fallu du temps pour que cette polémique s’efface. Un historien dont je tairais le nom a récemment été accusé de révisionnisme parce qu’il défendait encore cette thèse, selon laquelle la tragédie aurait pu être évitée sans l’action des maquisards. Le travail d’histoire et de mémoire continue. Ce film, j’espère, y contribuera.
Recueilli par Sonia LABESSE.














