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Jours tranquilles à Paris

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23 mai 2014

Vernissage : André-François Barbe, dessinateur de presse et auteur de BD - Musée de l'Erotisme (hier soir)

Dans la nomenclature de la Bibliothèque nationale de France, il est désigné comme «dessinateur et auteur humoristique et érotique ». Dessinateur de presse et auteur de BD au trait à la fois doux et franc, immédiatement reconnaissable, de même que sa signature verticale faite de son seul patronyme, André-François Barbe est mort le 9 février 2014 à Paris à l'âge de 77 ans.

Il avait collaboré à une vingtaine de journaux et magazines français et à une dizaine de publications à l'étranger. Il avait aussi illustré des livres et même s'il consacrait son humour souvent pince-sans-rire à tous les sujets d'actualité, sa persévérante tendresse pour les jeunes femmes savamment dénudées sous la pointe de son crayon ou de son fusain l'avait fait considérer comme un maître du dessin érotique. Avec les femmes, le cinéma et le noir et blanc seront ses thèmes permanents tout au long de sa carrière.

DE L'AÉRONAUTIQUE AU DESSIN

Né le 14 février 1936 à Nîmes (Gard), André-François Barbe s'était d'abord engagé dans l'armée pour devenir pilote de chasse, avant de prendre conscience que sa voie n'était pas militaire. Par la suite, il avait exercé tous les métiers de l'aéronautique avant de se consacrer entièrement au dessin. Il s'est fait connaître comme dessinateur dès les années 1960 en publiant dans les pages de Pilote, Hara-Kiri puis, au cours des décennies suivantes, Charlie Mensuel, Charlie Hebdo, L'Echo des savanes, A Suivre…

Membre des « Humoristes associés », il participe aux albums collectifs de ce groupe, édités au cours des années 1980, dont Les Sept Péchés capitaux, La Table, La Mer, Le Vin… Devenue un classique de la bande dessinée érotique, sa série Cinéma, d'abord publiée dans Charlie Mensuel puis reprise par les éditions Glénat (Cinéma 1, en 1979 et Cinéma 2, en 1982), est particulièrement remarquée.

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PLÉIADE DE TITRES

Il collabore aussi à une pléiade de titres de la presse quotidienne ou magazine, de L'Expansion à VSD, en passant par Le Magazine littéraire, La Recherche, Les Echos, L'Express… Il publie également à l'étranger, notamment aux Etats-Unis dans Esquire, en Grande-Bretagne dans Punch, ainsi qu'en Allemagne dans Pardon, Die Welt, Die Zeit…

Pour Le Monde, il livre de 1988 à 2008 environ 250 dessins, surtout sur l'actualité de l'éducation, publiés dans les suppléments « Campus ». Tout en travaillant pour la presse, il s'attache à une œuvre plus personnelle et réalise plusieurs recueils de dessins d'humour comme Terre à terre (Editions Selio, 1971).

Il se livre enfin à l'illustration de textes classiques comme Don Juan – texte intégral de l'opéra de Mozart Don Giovanni (La Découverte, 1991) – ou Le Cantique des cantiques (La Musardine, 2000). Dans un autre genre, il publie en 1996 Confesse, aux éditions Glénat : 26 lettres de l'alphabet, 26 positions amoureuses. Il a également illustré le livre de Cavanna, Je t'aime (Editions Hors collection, 1997). Article de Luc Cédelle

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22 mai 2014

Extrait d'un shooting - masque et salopette

22 mai 2014

FEMEN et Ukraine

22 mai 2014

Le mystère des galettes de fioul reste entier

Cet hiver, pendant les tempêtes, toute la côte Atlantique a été souillée. Le pétrole est le même partout mais son origine reste inconnue.

De la Gironde au Finistère, le littoral a été « tartiné » par des arrivées d’hydrocarbures cet hiver. Des centaines d’oiseaux marins en ont fait les frais. Des maires se sont insurgés, criant aux bateaux pollueurs qui profitaient de la tempête pour « dégazer ». Si le terme est impropre, cette pratique du déballastage, qui consiste à vider ses fonds de cales en mer de leurs eaux sales ou huiles usagées, est une réalité. De nombreux capitaines et leurs compagnies ont été condamnés ces dernières années par le tribunal de Brest, après avoir été surpris en flagrant délit. Les tempêtes rendent les observations satellite ou par survol aérien moins fiables. Et certains auraient pu profiter de la succession de coups de vent. Pourtant, l’accusation faite à la hâte était simpliste. Plusieurs laboratoires ont planché sur la signature chimique du pétrole trouvé sur les plages. Premier constat : c’est la même ! La pollution a donc une seule origine et n’est pas le fait d’une multitude de capitaines voyous. Deuxième constat : cette pollution est massive, répartie sur des centaines de kilomètres. Il ne peut donc pas s’agir d’un déballastage classique, portant en général sur de faibles quantités.

Pas l’Erika

Ce ne sont pas non plus de vieilles huiles, mais un« produit pur » , selon nos sources, qui ne peut provenir que de la cargaison d’un pétrolier ou des soutes de propulsion d’un navire. Deux hypothèses émergent. Soit c’est une épave qui s’est mise à fuir, ballottée par la très forte houle, qui a pu avoir un impact au fond de la mer. Tout le monde a pensé aux pétroliers Erika , coulé au large de Belle-Ile en 1999 ou au Prestige , coulé au large de l’Espagne en 2002. Total avait déployé un énorme chantier pour vider le pétrole encore contenu dans l’ Erika . Aurait-on « oublié » une partie de la cargaison ? Non, les fiouls de l’ Erika et du Prestige sont très bien connus des experts et leur signature chimique aurait été identifiée. Cela écarte aussi la possibilité d’une remontée de nappes issues de ces marées noires, encore tapies près des côtes. Aucune autre épave susceptible de fuir autant n’est identifiée. Reste l’idée d’un navire pollueur, un seul, victime peut-être d’un problème de vanne, laissant échapper une bonne partie de sa cargaison ou de son fioul de propulsion. Avec l’historique des vents et courants, les experts ont établi des cartes de dérive, à partir des sites d’échouage pour tenter de retrouver le point d’origine et identifier un bateau de passage ou une épave. Sans succès pour l’instant. Mais le dossier est toujours entre les mains de la justice. Article de Sébastien PANOU.

Voir mon billet du 11 février 2014

22 mai 2014

V Magazine

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22 mai 2014

Résistance : « Nous représentions peu de force, mais une volonté sans limite »

Entretien

Margot Caudan ,94 ans, résistante pendant la Seconde Guerre mondiale.

A l’occasion du 70e anniversaire du débarquement des alliés, quels souvenirs vous restent en mémoire ?

En 1944, j’étais en prison à la Roquette. Nous attendions depuis longtemps ce moment. Nous sentions la fin de cette période difficile. En prison, nous étions gardées par des religieuses et ce sont elles qui nous ont informées du débarquement. J’avais toujours gardé mon énergie, je ne baissais pas les bras. En prison, nous nous soutenions. C’était difficile, nos camarades étaient déportées régulièrement. Nous attendions notre tour sans bien comprendre comment nous étions sélectionnées pour l’enfer.

Avec le recul, comment réagissez-vous au regard de cette période de votre vie ?

Je repense maintenant à ces minorités courageuses dispersées qui se sont engagées par conviction. Nous n’étions qu’une poignée, nous représentions peu de force, mais une volonté sans limite. Il faut dire qu’une minorité s’engageait, une autre faisait de la délation et une majorité était attentiste. Il y avait des gestes symboliques. A Paris, où je vivais, le dernier métro était réservé aux juifs, de nombreux Parisiens le prenaient par opposition. Il faut dire que c’était difficile de rentrer dans la résistance quand on n’avait pas accès aux filières. Enfant, à l’école, j’ai été témoin d’injustices vécues par mes petits camarades juifs échappés des pogroms d’Europe centrale, cela me révoltait. J’ai découvert la fraternité sans frontières, c’est ce qui m’a amenée à militer.

Quel rôle les femmes ont-elles joué dans la Résistance ?

Un grand rôle, souvent comme agents de liaison pour transporter les armes, les munitions, les documents. J’étais membre du mouvement communiste l’Union des jeunes filles de France (UJFF) en 1936. Ce fut le motif de ma première arrestation en 1940, j’étais mariée depuis 8 jours. J’ai été emprisonnée à deux reprises à Fresnes puis à la Roquette. J’ai échappé deux fois à la déportation par chance, par hasard. Ce qui était très difficile à vivre, c’était la peur d’être suivie, d’être prise dans une fusillade, l’anxiété était permanente. J’ai vu dans la cour de la prison huit camarades être fusillées, c’est très dur. Individuellement, nous étions portées par notre engagement. Nous avions conscience que chaque résistant était un maillon dans la chaîne de la liberté. Nous ressentions une grande responsabilité et nous avions le sentiment de faire peu de chose.

Avez-vous un message à transmettre ?

Je suis optimiste par nature. Nous vivons une période difficile, les inégalités se creusent et nous sommes gouvernés par la finance, la spéculation, une autre époque. Je suis toujours communiste dans le sens philosophique, celui du partage de la richesse du savoir, de l’humanité, de la réflexion du cerveau humain. C’est ce qui devrait être remis dans notre système. Réfléchir et analyser par soi-même, c’est le message à transmettre aux jeunes. Quand on s’engage pour défendre quelqu’un d’autre, on se défend soi-même. Il ne faut pas se laisser entraîner, mais réfléchir et agir. Les bourreaux de l’époque étaient des gens normaux, les Allemands étaient un peuple cultivé qui s’est laissé tromper. Cela peut se reproduire et guetter n’importe quel peuple. Il faut rester vigilant.

À lire, "Les femmes dans la nuit" , de France Hamelin, livre collectif de résistantes internées.

22 mai 2014

Tendance underboob : le nouveau décolleté à la mode

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Dernière sensation mode : l'underboob, ou comment dévoiler le dessous de sa poitrine grâce à un top un peu trop court...

22 mai 2014

Chen Wenling: The Suspence

Chen Wenling is one of China’s youngest and most well known sculptors. Each year he puts all his time and effort into a large scale sculpture installation, therefore each year the Chinese contemporary art world waits in anticipation for Chen Wenling’s solo show. Last year his gigantic installation Emergency Escape opened as the American economy collapsed. It was a comical and cynical representation of Bernie Madoff therefore being a perfect image for international mainstream media. 2009

http://www.chenwenling.com/chenwenling/Style_Twenty_Three/cnindex.shtml

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21 mai 2014

70ème anniversaire du Débarquement en Normandie

21 mai 2014

CANNES : Deux jours, une nuit, film magnifique des Dardenne Marion Cotillard au top de l’émotion

Et revoilà les frères Dardennne à Cannes et sur les écrans français. Tels qu’on les avait quittés après Le gamin au vélo, il y a trois ans. Percutants, sensibles, douloureux et magnifiques. Tout proches d’aller cueillir une troisième récompense suprême sous les palmiers de la Croisette. Dans Deux jours, une nuit , ils racontent cette fois la précarité du marché du travail. À travers le destin de Sandra, une ouvrière de la banlieue de Liège en situation incertaine. Ses collègues de travail viennent de lui signifier par un vote la porte de sortie de l’entreprise. C’était elle ou leur prime. Tous, ils ont de bonnes raisons de choisir la sécurité d’un petit plus sur leur bulletin de salaire. Ils en ont besoin, pour payer ceci ou cela dans des fins de mois difficiles. Pourtant, poussée, épaulée, requinquée par son mari, Sandra se donne le temps d’un week-end pour remettre en cause le verdict de ce scrutin formel. Elle ira frapper à la porte des uns et des autres pendant des deux jours d’incertitude. Elle entreprend de les convaincre de revenir sur leur choix, au cours d’un nouveau vote, à la reprise du boulot le lundi matin. Sandra, c’est Marion Cotillard. Tellement engagée et immergée dans la composition de son personnage qu’on en oublie l’Oscar et tout le tralala autour de sa jeune carrière. Dans ce festival de Cannes qui fait la part belle aux femmes, elle prend toute sa place avec un tempérament, une énergie et une sensibilité de toutes les scènes. Femme fragile et vulnérable peut-être, mais femme combattante, volontaire et déterminée surtout. Qui retrouve toute sa dignité en relevant la tête dans le défi que lui impose la vie sociale.

Du mélo dans l’air

Il y a du mélo dans l’air, mais comme à leur meilleure habitude, les frères belges trouvent le ton (celui du tact et de la mesure) pour raconter l’extrême cruauté des conditions d’insertion dans le monde du travail. Adieu solidarité, bonjour l’égoïsme. Pourtant, au-delà des rigueurs de ce chacun pour soi, leur humanité croit saisir aussi l’espoir d’un salut possible. Celui qu’apporte une dignité retrouvée. 1h35.

Article de Pierre FORNEROD.

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Profil

Avec son Marcel rose délavé, son sac en bandouillère, ses cheveux en bataille, elle arpente l’anoymat d’une banlieue belge. On a fréquenté Marion Cotillard dans des prestations plus glamour. C’est sûr. Mais plus émouvantes, il faut chercher. C’est la magie des frères Dardenne. Il y a trois ans, ils offraient à Cécile de France de ressusciter avec Le gamin au vélo, au sortir d’une expérience américaine ratée sous la direction de Clint Eastwood. Cette fois-ci, ils permettent à La môme de revenir dans un rôle d’une profonde humanité qui fera oublier sa participation à The Dark Night Rises (Batman) Mais toute la carrière, de Cotillard, débutée sous la direction d’Arnaud Depleschin dans Comment je me suis disputé ma vie sexuelle, aura été marquée du signe du contrepied. Trois Taxi, ça n’est sans doute pas ce qu’elle a fait de mieux. Mais ils l’ont déposée au pied des caméras de Tim Burton ( Big Fish ), Jean-Pierre Jeunet ( Un long dimanche de fiançailles) , Abel Ferrara ( Mary ), Ridley Scott (A Good Year) , Woddy Allen (Midnight in Paris ), Jacques Audiard (De rouille et d’os )… Avec séjours répétés auprès de son chéri, Guillaume Canet, pour Les petits mouchoirs et Blood Ties. Marion Cotillard s’est parfois égarée dans ses choix. Mais c’est toujours la même comédienne, travailleuse et déterminée, qui revient à l’écran. À Cannes, elle prend une longueur d’avance sur la concurrence. Poignante à vous tirer des larmes. Mais c’est peut-être l’équipe de son film qui lui barrera l’accès à une récompense. Si les frères Dardennne devaient décrocher une Palme d’Or, la troisième pour eux, ils interdiraient toute autre récompense à leur film…

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